{"id":341191,"date":"2016-07-31T02:00:00","date_gmt":"2016-07-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/y-aura-t-il-bientot-un-vaccin-contre-le-mesotheliome-malin\/"},"modified":"2016-07-31T02:00:00","modified_gmt":"2016-07-31T00:00:00","slug":"y-aura-t-il-bientot-un-vaccin-contre-le-mesotheliome-malin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/y-aura-t-il-bientot-un-vaccin-contre-le-mesotheliome-malin\/","title":{"rendered":"Y aura-t-il bient\u00f4t un vaccin contre le m\u00e9soth\u00e9liome malin ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une fois de plus, la Conf\u00e9rence europ\u00e9enne sur le cancer du poumon s&#8217;est tenue \u00e0 Gen\u00e8ve. Cette fois encore, l&#8217;accent a surtout \u00e9t\u00e9 mis sur le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules. Les th\u00e9rapies qui ciblent les variants mut\u00e9s et non mut\u00e9s de l&#8217;EGFR sont \u00e9tudi\u00e9es seules ou en combinaison avec la chimioth\u00e9rapie. Plusieurs de ces m\u00e9dicaments sont d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9s dans l&#8217;UE et aux \u00c9tats-Unis. En outre, une approche innovante de l&#8217;immunologie a \u00e9t\u00e9 discut\u00e9e avec un traitement du m\u00e9soth\u00e9liome.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les choses bougent dans le traitement du cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (NSCLC). Lors du congr\u00e8s, les r\u00e9sultats des \u00e9tudes sur l&#8217;osimertinib ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s. Il s&#8217;agit d&#8217;un puissant inhibiteur irr\u00e9versible de la tyrosine kinase EGFR de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, d\u00e9j\u00e0 approuv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis et dans l&#8217;UE (pas encore en Suisse). Deux late breaking abstracts ont confirm\u00e9 son efficacit\u00e9 dans le NSCLC mut\u00e9 EGFR, notamment en pr\u00e9sence d&#8217;une mutation T790M. Une mise \u00e0 jour de l&#8217;AURA P1 (phase I) et des donn\u00e9es regroup\u00e9es de l&#8217;AURA extension et de l&#8217;AURA 2 (toutes deux des \u00e9tudes de phase II) ont montr\u00e9 les r\u00e9sultats suivants pour l&#8217;osimertinib \u00e0 la dose recommand\u00e9e de 80 mg\/j (par voie orale) :<\/p>\n<ul>\n<li>Sur les 63 patients de l&#8217;AURA P1, 71% ont pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9ponse objective qui a dur\u00e9 9,6 mois en moyenne. La survie sans progression a \u00e9t\u00e9 de 9,7 mois. Les effets secondaires causaux les plus fr\u00e9quents ont \u00e9t\u00e9 les \u00e9ruptions cutan\u00e9es (37%, aucun de grade 3) et les diarrh\u00e9es (35%, dont 2% de grade 3).<\/li>\n<li>Sur les 411 patients des deux \u00e9tudes de phase II regroup\u00e9es, 66% ont pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9ponse objective (selon la revue ind\u00e9pendante) qui s&#8217;est maintenue pendant 12,5 mois en moyenne. La survie sans progression a \u00e9t\u00e9 de 11 mois. Apr\u00e8s un an, 47,5% des participants n&#8217;avaient toujours pas progress\u00e9. L\u00e0 encore, l&#8217;\u00e9ruption cutan\u00e9e (41%, dont 1% de grade 3) et la diarrh\u00e9e (38%, dont 1% de grade 3) ont \u00e9t\u00e9 les effets secondaires causaux les plus fr\u00e9quents.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les donn\u00e9es group\u00e9es de la phase II confirment clairement les r\u00e9sultats de l&#8217;AURA P1 et des publications pr\u00e9c\u00e9dentes, ont d\u00e9clar\u00e9 les pr\u00e9sentateurs. Chez les patients atteints de NSCLC avanc\u00e9 et de la mutation T790M de l&#8217;EGFR qui ont progress\u00e9 sous un pr\u00e9c\u00e9dent traitement par EGFR-TKI, l&#8217;osimertinib 80&nbsp;mg\/d permet d&#8217;obtenir un taux de r\u00e9ponse \u00e9lev\u00e9 sur une dur\u00e9e relativement longue, avec une survie sans progression encourageante (surtout par rapport aux quatre \u00e0 cinq mois sous chimioth\u00e9rapie) et un profil d&#8217;effets secondaires contr\u00f4lable.<\/p>\n<p>Selon les auteurs, le diagnostic mol\u00e9culaire de la mutation T790M devrait d\u00e9sormais \u00eatre la norme. Les donn\u00e9es montreraient clairement que les patients pr\u00e9sentant un m\u00e9canisme de r\u00e9sistance correspondant b\u00e9n\u00e9ficient de l&#8217;osimertinib.<\/p>\n<h2 id=\"losimertinib-egalement-efficace-en-premiere-ligne\">L&#8217;osimertinib \u00e9galement efficace en premi\u00e8re ligne<\/h2>\n<p>La deuxi\u00e8me pr\u00e9sentation a montr\u00e9 les donn\u00e9es de deux cohortes de phase I avec l&#8217;osimertinib \u00e0 la dose de 80&nbsp;ou 160&nbsp;mg\/j, administr\u00e9 cette fois en premi\u00e8re ligne, c&#8217;est-\u00e0-dire chez 60 patients na\u00effs de traitement. Il s&#8217;agissait l\u00e0 aussi d&#8217;une mise \u00e0 jour de l&#8217;\u00e9tude AURA. Les patients avaient un NSCLC localement avanc\u00e9 ou m\u00e9tastas\u00e9, mut\u00e9 par EGFR (cinq d&#8217;entre eux \u00e9taient T790M-positifs). La dur\u00e9e m\u00e9diane du suivi \u00e9tait de 16,6 mois. Le taux de r\u00e9ponse objective global \u00e9tait de 77% (67% dans la cohorte 80&nbsp;mg et 87% dans la cohorte 160&nbsp;mg). Les patients sont rest\u00e9s en m\u00e9diane 19,3 mois sans progression. Au bout d&#8217;un an et demi, on a constat\u00e9 une am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie dans 55% des cas et dans 20% des cas respectivement. selon la cohorte, 57% (80&nbsp;mg) et 53% (160&nbsp;mg) n&#8217;ont pas progress\u00e9.<\/p>\n<p>Les effets secondaires les plus fr\u00e9quents \u00e9taient la diarrh\u00e9e (60% et 87%, dont 0% et 7% de grade 3 ou plus), la stomatite (43% et 50%, dont 0% et 3% de grade 3 ou plus) et la paronychie (30% et 53%, dont 0% et 7% de grade 3 ou plus). A 10% (80 mg), respectivement 47% (160 mg) des patients ont d\u00fb r\u00e9duire la dose pour ma\u00eetriser les effets secondaires.<\/p>\n<h2 id=\"la-prise-dosimertinib-modifie-t-elle-la-biologie-des-tumeurs\">La prise d&#8217;osimertinib modifie-t-elle la biologie des tumeurs ?<\/h2>\n<p>Les auteurs concluent que l&#8217;osimertinib pr\u00e9sente \u00e9galement un potentiel en premi\u00e8re ligne. Il s&#8217;agirait de l&#8217;un des meilleurs taux de r\u00e9ponse globale obtenus avec les traitements de premi\u00e8re ligne des NSCLC \u00e0 EGFR mut\u00e9, et la survie sans progression d\u00e9passerait de loin l&#8217;exp\u00e9rience acquise avec les m\u00e9dicaments \u00e9quivalents de premi\u00e8re et deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration (environ 10-13 mois). De nombreux patients n&#8217;ont pas encore montr\u00e9 de progression et continuent de b\u00e9n\u00e9ficier de l&#8217;osimertinib.<\/p>\n<p>En outre, chez ceux dont la maladie progresse, la mutation T790M ne semble pas \u00eatre responsable de la r\u00e9sistance, comme le montrent les donn\u00e9es initiales. Il est donc possible que l&#8217;utilisation de l&#8217;osimertinib en premi\u00e8re ligne modifie la biologie de la tumeur. Le profil de s\u00e9curit\u00e9 est bon, en particulier \u00e0 la dose la plus faible (autoris\u00e9e), un taux de 10% de patients avec des r\u00e9ductions de dose est consid\u00e9r\u00e9 comme faible.<\/p>\n<h2 id=\"autres-etudes-en-preparation\">Autres \u00e9tudes en pr\u00e9paration<\/h2>\n<p>L&#8217;inhibition de l&#8217;EGFR est actuellement la norme th\u00e9rapeutique pour les patients atteints de NSCLC pr\u00e9sentant des mutations activant l&#8217;EGFR. Via la mutation T790M, 50 \u00e0 60% des patients d\u00e9veloppent une r\u00e9sistance au traitement. L&#8217;osimertinib est particuli\u00e8rement utile pour ces patients, car il inhibe puissamment les mutations EGFR initiales (exons 19 et 21), mais aussi la mutation EGFR-T790M. Avec l&#8217;osimertinib, la r\u00e9sistance peut \u00eatre retard\u00e9e, la tumeur doit apparemment chercher de nouveaux m\u00e9canismes de r\u00e9sistance en plus de la mutation EGFR-T790M. Une \u00e9tude de phase III portant sur plus de 500 patients et comparant l&#8217;osimertinib \u00e0 l&#8217;erlotinib et au gefitinib devrait permettre de clarifier les avantages de cet inhibiteur de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration en premi\u00e8re ligne. Les r\u00e9sultats sont attendus dans environ un an et demi.<\/p>\n<h2 id=\"necitumumab-les-patients-atteints-de-tumeurs-exprimant-legfr-en-beneficient-le-plus\">Necitumumab &#8211; Les patients atteints de tumeurs exprimant l&#8217;EGFR en b\u00e9n\u00e9ficient le plus<\/h2>\n<p>En plus de l&#8217;osimertinib, de nouvelles donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es sur le necitumumab. Cet anticorps monoclonal cible \u00e9galement l&#8217;EGFR et est administr\u00e9 en association avec la chimioth\u00e9rapie (gemcitabine et cisplatine) chez les patients atteints de CBNPC avec un carcinome \u00e9pidermo\u00efde avanc\u00e9. Le necitumumab est d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9 aux \u00c9tats-Unis et dans l&#8217;Union europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es au congr\u00e8s provenaient de l&#8217;\u00e9tude SQUIRE (phase III) et concernaient le sous-groupe de patients atteints de tumeurs exprimant l&#8217;EGFR (95% de la population \u00e9valu\u00e9e [n=982]). Alors qu&#8217;aucun b\u00e9n\u00e9fice n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 chez les 5% de patients sans prot\u00e9ine EGFR, une am\u00e9lioration significative de la survie globale et de la survie sans progression de 21% et 16% a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez les 95% de patients pr\u00e9sentant des tumeurs exprimant l&#8217;EGFR (par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie seule), soit un b\u00e9n\u00e9fice l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieur \u00e0 celui observ\u00e9 dans la population globale. C&#8217;est un r\u00e9sultat \u00e9vident compte tenu du m\u00e9canisme d&#8217;action du necitumumab : l\u00e0 o\u00f9 il n&#8217;y a pas de r\u00e9cepteur et donc pas de cible, le m\u00e9dicament ne peut pas se lier. Selon l&#8217;EMA, le necitumumab n&#8217;est donc autoris\u00e9 que pour les patients atteints de tumeurs exprimant l&#8217;EGFR, tandis que la FDA a pris sa d\u00e9cision sur la base de la population totale de SQUIRE et n&#8217;a pas pr\u00e9cis\u00e9 davantage l&#8217;autorisation.<\/p>\n<p>Cette analyse de sous-groupe ne permet pas non plus de conclure avec certitude, car le groupe de patients ne pr\u00e9sentant pas de tumeurs exprimant l&#8217;EGFR \u00e9tait nettement trop petit (5% ou seulement 47 patients) et le design de l&#8217;\u00e9tude ne visait pas ces patients. Il faut attendre des \u00e9tudes \u00e0 plus grande \u00e9chelle pour pouvoir dire avec certitude si les patients atteints de tumeurs EGFR n\u00e9gatives b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement du necitumumab ou non.<\/p>\n<h2 id=\"une-bacterie-peut-elle-aider-a-lutter-contre-le-mesotheliome\">Une bact\u00e9rie peut-elle aider \u00e0 lutter contre le m\u00e9soth\u00e9liome ?<\/h2>\n<p>Le m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin est une maladie rare, mais tr\u00e8s agressive et de mauvais pronostic. Le traitement est difficile et consiste actuellement de mani\u00e8re standard en du pemetrexed et une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine. Les taux de r\u00e9ponse obtenus sont d&#8217;environ 30%, ce qui signifie que le b\u00e9n\u00e9fice en termes de survie est faible. De nouvelles approches th\u00e9rapeutiques sont donc n\u00e9cessaires. L&#8217;un d&#8217;eux promet l&#8217;immunoth\u00e9rapie avec une bact\u00e9rie vivante appel\u00e9e CRS-207, une forme att\u00e9nu\u00e9e de Listeria monocytogenes avec deux d\u00e9l\u00e9tions de g\u00e8nes, afin de r\u00e9duire la pathog\u00e9nicit\u00e9. La bact\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour exprimer la m\u00e9soth\u00e9line, un antig\u00e8ne surexprim\u00e9 par diff\u00e9rentes tumeurs, dont pr\u00e9cis\u00e9ment le m\u00e9soth\u00e9liome, et qui joue un r\u00f4le important dans la survie cellulaire. Ainsi, CRS-207 induirait une r\u00e9ponse anti-m\u00e9soth\u00e9line et donc une r\u00e9ponse immunitaire adaptative propre \u00e0 l&#8217;organisme et sp\u00e9cifique \u00e0 la tumeur. Associ\u00e9e \u00e0 la chimioth\u00e9rapie, elle modifie le microenvironnement de la tumeur et permet une destruction immuno-m\u00e9di\u00e9e des cellules tumorales.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude de phase Ib a port\u00e9 sur des patients na\u00effs de chimioth\u00e9rapie atteints d&#8217;un m\u00e9soth\u00e9liome de la plaque avanc\u00e9 et non r\u00e9s\u00e9cable. Au moment de la pr\u00e9sentation, les donn\u00e9es de 38 patients avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es. <strong>La figure&nbsp;1 <\/strong>montre le r\u00e9gime th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7485\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s31.png\" style=\"height:646px; width:600px\" width=\"874\" height=\"941\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s31.png 874w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s31-800x861.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s31-120x129.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s31-90x97.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s31-320x345.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s31-560x603.png 560w\" sizes=\"(max-width: 874px) 100vw, 874px\" \/><\/p>\n<p>En immunohistochimie, on a constat\u00e9 une augmentation des lymphocytes infiltrant la tumeur apr\u00e8s le traitement par SRC. Apr\u00e8s un suivi m\u00e9dian de 9,4 mois, 59% des personnes trait\u00e9es ont pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9ponse partielle. Pour 35%, la maladie \u00e9tait stable. Ensemble, cela donne un taux de contr\u00f4le de la maladie de 94%. En m\u00e9diane, les patients ont v\u00e9cu 8,5 mois sans progression.<\/p>\n<p>Le traitement n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 des effets secondaires graves ou \u00e0 des d\u00e9c\u00e8s. Les sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quemment rapport\u00e9s sont la fi\u00e8vre, la baisse de temp\u00e9rature\/rigueur, l&#8217;hypotension, les naus\u00e9es et les vomissements (grade&nbsp;1 et 2). La plupart des effets secondaires \u00e9taient li\u00e9s \u00e0 la perfusion elle-m\u00eame et ont disparu au bout de 24 heures.<\/p>\n<h2 id=\"la-reponse-immunitaire-est-effectivement-stimulee\">La r\u00e9ponse immunitaire est effectivement stimul\u00e9e<\/h2>\n<p>Une r\u00e9ponse de pr\u00e8s de 60% avec un taux de contr\u00f4le global de la maladie de plus de 90% est encourageante, ont r\u00e9sum\u00e9 les pr\u00e9sentateurs. En outre, la nouvelle approche a permis de mesurer non seulement les lymphocytes infiltrant la tumeur, mais aussi les changements correspondants dans les cellules immunitaires circulantes et les biomarqueurs s\u00e9riques. On a par exemple mesur\u00e9 une augmentation des macrophages, des cellules infiltrantes CD8+ et des cellules tueuses naturelles. La r\u00e9ponse immunitaire sp\u00e9cifique et non sp\u00e9cifique vis\u00e9e, suivie d&#8217;une lutte synergique contre la tumeur en association avec la chimioth\u00e9rapie, a donc pu \u00eatre effectivement initi\u00e9e.<\/p>\n<p>Le traitement va maintenant faire l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes de phase III, car il semble \u00e0 premi\u00e8re vue donner de bien meilleurs r\u00e9sultats que la chimioth\u00e9rapie seule. Le profil de s\u00e9curit\u00e9 et de tol\u00e9rance de la nouvelle approche est \u00e9galement \u00e9tonnamment bon, les toxicit\u00e9s cumulatives ne semblent pas se produire.<\/p>\n<p><em>Source : ELCC 2016 European Lung Cancer Conference, 13-16 avril 2016, Gen\u00e8ve<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2016 ; 4(4) : 30-32<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une fois de plus, la Conf\u00e9rence europ\u00e9enne sur le cancer du poumon s&#8217;est tenue \u00e0 Gen\u00e8ve. 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