{"id":341199,"date":"2016-07-19T02:00:00","date_gmt":"2016-07-19T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/aspects-pratiques-de-lutilisation-des-marqueurs-tumoraux\/"},"modified":"2016-07-19T02:00:00","modified_gmt":"2016-07-19T00:00:00","slug":"aspects-pratiques-de-lutilisation-des-marqueurs-tumoraux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/aspects-pratiques-de-lutilisation-des-marqueurs-tumoraux\/","title":{"rendered":"Aspects pratiques de l&#8217;utilisation des marqueurs tumoraux"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le d\u00e9pistage des tumeurs \u00e0 l&#8217;aide des seuls marqueurs tumoraux n&#8217;a pas de sens, sauf pour le PSA\/cancer de la prostate. Le d\u00e9pistage du cancer de la prostate doit \u00eatre discut\u00e9 individuellement avec le patient. Lors du diagnostic initial d&#8217;une tumeur, du suivi du traitement et du suivi post-th\u00e9rapeutique, les marqueurs tumoraux peuvent compl\u00e9ter la norme.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les marqueurs tumoraux s\u00e9riques ou marqueurs tumoraux syst\u00e9miques (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9s marqueurs tumoraux) sont produits et s\u00e9cr\u00e9t\u00e9s par les cellules tumorales malignes. Les marqueurs tumoraux peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s dans le sang p\u00e9riph\u00e9rique. Les marqueurs biochimiques les plus courants sont des mol\u00e9cules sp\u00e9cifiques aux tumeurs, telles que des enzymes, des hormones, des facteurs de croissance ou des m\u00e9tabolites. En fonction de leur sp\u00e9cificit\u00e9 et de leur sensibilit\u00e9, les marqueurs tumoraux sont utilis\u00e9s pour le d\u00e9pistage, le diagnostic, le suivi du traitement tumoral ou le suivi post-th\u00e9rapeutique. Certains marqueurs tumoraux ont ainsi acquis une place de choix dans la pratique clinique quotidienne, mais les indications se rapportent \u00e0 un groupe relativement restreint de patients atteints de tumeurs. Les auteurs de cet article estiment qu&#8217;il y a actuellement trop de dosages de marqueurs tumoraux, ce qui peut dans certains cas \u00eatre source d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et d&#8217;incertitude pour les patients. Cet article vise \u00e0 fournir un bref aper\u00e7u de l&#8217;utilisation recommand\u00e9e des marqueurs tumoraux.<\/p>\n<h2 id=\"marqueurs-tumoraux-dans-les-tumeurs-germinales\">Marqueurs tumoraux dans les tumeurs germinales<\/h2>\n<p>Les tumeurs des cellules germinales (TCC) comprennent le t\u00e9ratome, le dysgerminome, les tumeurs du sac vitellin et le choriocarcinome chez les femmes, et le s\u00e9minome et les TCC non s\u00e9minomateuses (tumeur du sac vitellin, choriocarcinome, carcinome embryonnaire, t\u00e9ratome) chez les hommes. Dans ces tumeurs, l&#8217;alphafoetoprot\u00e9ine (AFP), la \u03b2-gonadotrophine chorionique humaine (\u03b2-HCG) et la lactate d\u00e9shydrog\u00e9nase (LDH) ont une importance en tant que marqueurs tumoraux.<\/p>\n<h2 id=\"alphafoetoproteine-afp\">Alphafoetoprot\u00e9ine (AFP)<\/h2>\n<p>L&#8217;AFP est produite dans le sac vitellin du f\u0153tus, dans le foie du f\u0153tus et dans l&#8217;intestin du f\u0153tus. Le miroir atteint son niveau maximal pendant la p\u00e9riode 12-14. Le taux de glyc\u00e9mie atteint son pic \u00e0 la fin de la 12e semaine de grossesse et diminue ensuite de mani\u00e8re lin\u00e9aire. Jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge d&#8217;un an, l&#8217;AFP a chut\u00e9 \u00e0 des niveaux bas. L&#8217;AFP peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e dans les carcinomes embryonnaires ou t\u00e9ratomes (20-25%), dans les TCC non s\u00e9minomateux (60%) et dans le carcinome h\u00e9patocellulaire (41-65%) [1]. Les carcinomes choro\u00efdiens purs et les s\u00e9minomes purs ne produisent pas d&#8217;AFP. Si l&#8217;AFP est \u00e9lev\u00e9e dans les s\u00e9minomes et les choriocarcinomes purs, c&#8217;est une indication importante de tumeurs mixtes.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7498\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_oh4_s6.png\" style=\"height:465px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"640\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_oh4_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_oh4_s6-800x465.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_oh4_s6-120x70.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_oh4_s6-90x52.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_oh4_s6-320x186.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_oh4_s6-560x326.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>\nL&#8217;APF, la \u03b2-HCG et la LDH font partie de la classification diagnostique et pronostique de la TCC <strong>(tab.&nbsp;1). <\/strong>Des valeurs faussement positives peuvent survenir en cas d&#8217;h\u00e9patopathies (cirrhose, h\u00e9patite), d&#8217;abus de drogues ou d&#8217;alcool et, rarement, sous forme idiopathique familiale. La demi-vie de l&#8217;AFP est de cinq \u00e0 sept&nbsp;jours. Apr\u00e8s un traitement efficace, le taux d&#8217;AFP devrait se normaliser selon cette cin\u00e9tique. Un taux \u00e9lev\u00e9 d&#8217;AFP (&gt;10&#8217;000&nbsp;ng\/ml) est associ\u00e9 \u00e0 un mauvais pronostic dans les s\u00e9minomes et les TCC non s\u00e9minomateuses [2]. L&#8217;AFP et la \u03b2-HCG ont \u00e9galement une valeur diagnostique dans le suivi des tumeurs.<\/p>\n<h2 id=\"%ce%b2-gonadotrophine-chorionique-humaine-%ce%b2-hcg\">\u03b2-gonadotrophine chorionique humaine (\u03b2-HCG)<\/h2>\n<p>La \u03b2-HCG est nettement augment\u00e9e en cas de non-s\u00e9minome ou de choriocarcinome et n&#8217;est que mod\u00e9r\u00e9ment augment\u00e9e en cas de carcinome \u00e0 cellules embryonnaires ou de TCC mixte. Des \u00e9l\u00e9vations de \u03b2-HCG sont \u00e9galement observ\u00e9es en cas de m\u00f4le v\u00e9siculaire et de tumeurs trophoblastiques placentaires. La demi-vie s\u00e9rique de la \u03b2-HCG est de 24 \u00e0 36 heures. Les concentrations plasmatiques de \u03b2-HCG se normalisent apr\u00e8s une orchidectomie conform\u00e9ment \u00e0 cette cin\u00e9tique, respectivement persistent en cas de maladie tumorale r\u00e9siduelle [3].<\/p>\n<p>Des valeurs faussement positives de \u03b2-HCG sont observ\u00e9es en cas d&#8217;hypogonadisme, de syndrome de lyse tumorale, d&#8217;anticorps h\u00e9t\u00e9rophiles, de consommation de marijuana et de grossesse. Dans les s\u00e9minomes de stade I, la \u03b2-HCG est \u00e9lev\u00e9e chez 10 \u00e0 20 % des patients, et dans les s\u00e9minomes diss\u00e9min\u00e9s (secondaires \u00e0 la pr\u00e9sence de portions de syncytiothrophoblaste), chez 30 \u00e0 50 % des patients (rarement &gt;500&nbsp;mUI\/ml). En cas de m\u00f4le v\u00e9sicale, les taux syst\u00e9miques de \u03b2-HCG d\u00e9passent typiquement 100&#8217;000&nbsp;mUI\/ml et sont m\u00eame plus \u00e9lev\u00e9s que pendant la grossesse. Les tumeurs trophoblastiques placentaires pr\u00e9sentent une faible \u00e9l\u00e9vation de la \u03b2-HCG, tandis que les tumeurs trophoblastiques \u00e9pith\u00e9lio\u00efdes pr\u00e9sentent une expression faible ou nulle de la \u03b2-HCG.<\/p>\n<h2 id=\"lactate-deshydrogenase-ldh\">Lactate d\u00e9shydrog\u00e9nase (LDH)<\/h2>\n<p>La LDH est un marqueur tumoral peu sensible et peu sp\u00e9cifique chez les patients atteints de TCC non s\u00e9minomateuses. La LDH est \u00e9lev\u00e9e chez 40 \u00e0 60% des hommes atteints de TCC testiculaire. Le degr\u00e9 d&#8217;\u00e9l\u00e9vation de la LDH a une valeur pronostique chez les hommes atteints de TCC avanc\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"application-clinique-de-lafp-de-la-%ce%b2-hcg-et-de-la-ldh\">Application clinique de l&#8217;AFP, de la \u03b2-HCG et de la LDH<\/h2>\n<p>Les taux s\u00e9riques d&#8217;AFP, de \u03b2-HCG et de LDH sont d\u00e9termin\u00e9s pour permettre une classification correcte des stades lors du premier diagnostic d&#8217;un TCC. Un dosage suppl\u00e9mentaire de ces marqueurs tumoraux est effectu\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;orchidectomie, suivi de contr\u00f4les hebdomadaires jusqu&#8217;\u00e0 la normalisation compl\u00e8te des marqueurs tumoraux initialement \u00e9lev\u00e9s. Apr\u00e8s l&#8217;orchidectomie, les trois marqueurs tumoraux sont utilis\u00e9s pour stratifier le risque (tableau&nbsp;1). Chez les hommes pr\u00e9sentant une TCC non s\u00e9minomateuse et une \u00e9l\u00e9vation persistante de l&#8217;AFP ou de la \u03b2-HCG apr\u00e8s orchidectomie, il faut supposer que la tumeur est \u00e0 un stade m\u00e9tastatique. Une fois le traitement primaire termin\u00e9, les marqueurs tumoraux (\u03b2-HCG, AFP et LDH) sont utilis\u00e9s en compl\u00e9ment du suivi radiologique. Selon l&#8217;histologie, le stade et le traitement ant\u00e9rieur, l&#8217;algorithme pr\u00e9voit des contr\u00f4les trimestriels jusqu&#8217;\u00e0 la troisi\u00e8me ann\u00e9e, suivis de contr\u00f4les semestriels jusqu&#8217;\u00e0 la cinqui\u00e8me ann\u00e9e et de contr\u00f4les annuels jusqu&#8217;\u00e0 la dixi\u00e8me ann\u00e9e [4]. Une \u00e9tude r\u00e9trospective plus ancienne a port\u00e9 sur 125 patients atteints de TCC r\u00e9cidivantes. L&#8217;augmentation des marqueurs tumoraux \u00e9tait l&#8217;indicateur le plus pr\u00e9coce de r\u00e9cidive dans les cas de non-s\u00e9minome (35\/87 patients = 40%). Pour les s\u00e9minomes, l&#8217;imagerie \u00e9tait l&#8217;indicateur le plus pr\u00e9coce de r\u00e9cidive (9\/36 patients = 42%) [5].<\/p>\n<h2 id=\"le-psa-comme-marqueur-tumoral-du-cancer-de-la-prostate\">Le PSA comme marqueur tumoral du cancer de la prostate<\/h2>\n<p>Le PSA (antig\u00e8ne sp\u00e9cifique de la prostate) est produit dans les cellules glandulaires de la prostate sous forme de proenzyme (proPSA). Le proPSA est transform\u00e9 en PSA actif par une prot\u00e9olyse. Le PSA actif est soit prot\u00e9olys\u00e9 et passe dans la circulation sanguine sous forme non li\u00e9e (PSA libre), soit il se lie rapidement sous forme de PSA non prot\u00e9olys\u00e9 \u00e0 des inhibiteurs de prot\u00e9ases tels que l&#8217;\u03b11-antichymotrypsine ou l&#8217;\u03b12-macroglobuline. Le PSA libre et le PSA li\u00e9 sont d\u00e9termin\u00e9s ensemble comme le PSA total. La demi-vie du PSA est de deux \u00e0 trois jours.<\/p>\n<h2 id=\"depistage-du-psa-dans-la-pratique\">D\u00e9pistage du PSA dans la pratique<\/h2>\n<p>Un d\u00e9pistage large du PSA n&#8217;est pas recommand\u00e9. Le d\u00e9pistage s\u00e9lectif du PSA apr\u00e8s une information d\u00e9taill\u00e9e du patient peut \u00eatre envisag\u00e9, en particulier chez les patients \u00e0 risque qui pr\u00e9sentent un risque nettement plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper un cancer de la prostate biologiquement significatif :<\/p>\n<ul>\n<li>Hommes d&#8217;ethnie africaine<\/li>\n<li>Hommes dont le p\u00e8re ou le fr\u00e8re est atteint d&#8217;un cancer de la prostate<\/li>\n<li>Patientes pr\u00e9sentant des mutations germinales de BRCA 1 ou BRCA 2<\/li>\n<li>Hommes atteints du syndrome de Lynch (cancer du c\u00f4lon h\u00e9r\u00e9ditaire non polyposique).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le d\u00e9pistage du PSA commence par un premier dosage du PSA \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 50 ans (45 ans pour les patients \u00e0 risque) et est g\u00e9n\u00e9ralement combin\u00e9 \u00e0 un examen rectal digital. Une seule augmentation du taux de PSA doit \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9e. Plusieurs facteurs influent sur le taux de PSA : l&#8217;augmentation physiologique avec l&#8217;\u00e2ge, les diff\u00e9rences ethniques et les effets des m\u00e9dicaments (augmentation avec les anabolisants, diminution jusqu&#8217;\u00e0 50% avec les inhibiteurs de l&#8217;\u03b11-r\u00e9ductase). Les hommes asymptomatiques de plus de 70 ans ne devraient pas b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un d\u00e9pistage du PSA [6].<\/p>\n<p>A titre indicatif, en cas de d\u00e9pistage du cancer de la prostate et d&#8217;un PSA &lt;1&nbsp;ng\/ml, un prochain contr\u00f4le peut \u00eatre effectu\u00e9 apr\u00e8s trois ans, apr\u00e8s deux ans pour un PSA de 1 \u00e0 &lt;2&nbsp;ng\/ml et apr\u00e8s un an pour un PSA de 2 \u00e0 &lt;3&nbsp;ng\/ml [7]. Des taux de PSA faussement \u00e9lev\u00e9s peuvent \u00e9galement \u00eatre observ\u00e9s chez les patients atteints d&#8217;hyperplasie b\u00e9nigne de la prostate et de prostatite inflammatoire ou infectieuse. La palpation digitale rectale ou la pratique prolong\u00e9e du v\u00e9lo peuvent \u00e9galement entra\u00eener une augmentation du taux de PSA, c&#8217;est pourquoi le taux de PSA doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 au pr\u00e9alable. Apr\u00e8s l&#8217;\u00e9jaculation, le taux de PSA peut \u00eatre augment\u00e9 de 0,4 \u00e0 0,5&nbsp;ng\/ml pendant deux \u00e0 trois jours.<\/p>\n<p>Des propositions alternatives pour un d\u00e9pistage plus large du PSA ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment publi\u00e9es. L&#8217;importance pronostique \u00e0 long terme du PSA est int\u00e9ressante. Il a ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les hommes de 60 ans ayant un PSA &gt;2&nbsp;ng\/ml ont un risque significativement plus \u00e9lev\u00e9 de mourir d&#8217;un cancer de la prostate [8]. Les patients ayant un PSA &gt;&nbsp; ng\/ml au moment du diagnostic ont une survie globale significativement r\u00e9duite. Certains hommes atteints de cancers de la prostate agressifs (neuroendocrines, indiff\u00e9renci\u00e9s) ont un PSA bas, signe d&#8217;une faible diff\u00e9renciation des cellules tumorales. La faible sensibilit\u00e9 du PSA pose probl\u00e8me : elle est de 20% pour un PSA cut-off de 4,0&nbsp;ng\/ml et un risque moyen de maladie ou d&#8217;accident de la circulation. 50% chez les patients \u00e0 risque. Cela peut entra\u00eener un nombre consid\u00e9rable de biopsies n\u00e9gatives, avec l&#8217;incertitude qui en d\u00e9coule pour les patients. Les biopsies de la prostate comportent \u00e9galement un risque de complications telles que fi\u00e8vre, frissons, douleurs, h\u00e9maturie, h\u00e9matoch\u00e9zie (pr\u00e9sence de sang frais dans les selles) et \u00e9jaculation sanglante.<\/p>\n<h2 id=\"etudes-de-depistage-du-psa\">\u00c9tudes de d\u00e9pistage du PSA<\/h2>\n<p>Les avantages cliniques du d\u00e9pistage du PSA ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s dans deux grandes \u00e9tudes randomis\u00e9es (ERSPC = European Randomized Study for Screening for Prostate Cancer [9] et PLCO = Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian Cancer Screening Trial [10]), qui avaient toutes deux pour crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de la prostate.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude ERSPC, 162 243 hommes \u00e2g\u00e9s de 55 \u00e0 69 ans ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s dans un groupe avec d\u00e9pistage du PSA tous les quatre ans ou dans un groupe t\u00e9moin sans d\u00e9pistage du PSA. Apr\u00e8s un suivi m\u00e9dian de neuf ans, l&#8217;incidence cumul\u00e9e des cancers de la prostate \u00e9tait de 8,2% dans le groupe de d\u00e9pistage et de 4,8% dans le groupe t\u00e9moin. Le rapport des d\u00e9c\u00e8s dus au cancer de la prostate \u00e9tait de 0,8 (groupe de d\u00e9pistage du PSA\/groupe t\u00e9moin) <strong>(Fig.&nbsp;1). <\/strong>Il en r\u00e9sulte donc une mortalit\u00e9 inf\u00e9rieure de 20% dans le groupe de d\u00e9pistage, mais avec un risque plus important de surdiagnostic. Les donn\u00e9es apr\u00e8s 11 ans de suivi ont montr\u00e9 que pour \u00e9viter un d\u00e9c\u00e8s, 1055 hommes devaient \u00eatre d\u00e9pist\u00e9s et 37 cancers de la prostate diagnostiqu\u00e9s [9].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7499 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s7.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/737;height:536px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"737\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s7-800x536.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s7-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s7-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s7-320x214.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh4_s7-560x375.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude PLCO, 76 693 hommes ont \u00e9t\u00e9 assign\u00e9s soit au groupe de d\u00e9pistage (PSA annuel pendant six ans et toucher rectal digital annuel pendant quatre ans), soit au groupe de contr\u00f4le. Aucune r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 n&#8217;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans le groupe de d\u00e9pistage [10]. Apr\u00e8s sept ans de suivi, l&#8217;incidence du cancer de la prostate pour 10 000 personnes-ann\u00e9es \u00e9tait de 116 (2 820 tumeurs) dans le groupe de d\u00e9pistage et de 95 (2 322 tumeurs) dans le groupe t\u00e9moin (RR 1,22). L&#8217;incidence des d\u00e9c\u00e8s pour 10 000 personnes-ann\u00e9es \u00e9tait de 2,0 (50 d\u00e9c\u00e8s) dans le groupe de d\u00e9pistage et de 1,7 (44 d\u00e9c\u00e8s) dans le groupe t\u00e9moin (rapport 1:1,13) [10].<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuabilit\u00e9 des grandes \u00e9tudes de d\u00e9pistage du PSA est notamment limit\u00e9e par la &#8220;contamination&#8221; (d\u00e9pistage du PSA dans le bras de contr\u00f4le) et par le fait qu&#8217;une partie des sujets avaient d\u00e9j\u00e0 subi un contr\u00f4le du PSA avant le d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude. Sur la base des donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es, il n&#8217;est actuellement pas recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un d\u00e9pistage non s\u00e9lectif du PSA.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-supplementaire-en-cas-de-taux-eleves-de-psa\">Diagnostic suppl\u00e9mentaire en cas de taux \u00e9lev\u00e9s de PSA<\/h2>\n<p>Les valeurs de PSA comprises entre 2,5 et 10&nbsp;ng\/ml, qui peuvent d\u00e9j\u00e0 repr\u00e9senter une valeur pathologique en fonction de l&#8217;\u00e2ge et du volume de la prostate, constituent un d\u00e9fi diagnostique particulier. Dans ce cas, les &#8220;d\u00e9riv\u00e9s du PSA&#8221; peuvent pr\u00e9senter un avantage diagnostique suppl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Ratio PSA : proportion de PSA libre par rapport au PSA total<\/li>\n<li>Densit\u00e9 du PSA : volume de la prostate divis\u00e9 par le PSA total<\/li>\n<li>PSA-Velocity : augmentation de l&#8217;EPI au fil du temps.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une augmentation annuelle du PSA &gt;0,75&nbsp;ng\/ml est suspecte de la pr\u00e9sence d&#8217;un cancer de la prostate. Le rapport PSA am\u00e9liore la sensibilit\u00e9 du diagnostic du cancer de la prostate lorsque le taux de PSA total se situe dans une fourchette de 4 \u00e0 10&nbsp;ng\/ml. Un taux de PSA bas indique la pr\u00e9sence d&#8217;un cancer de la prostate [11], mais aucun cut-off uniforme n&#8217;a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 (10-25%). En cas de PSA anormal et\/ou de r\u00e9sultat digital-rectal pathologique, il convient d&#8217;envisager une IRM de la prostate qui, si la pathologie le justifie, permet de cibler le pr\u00e9l\u00e8vement de la biopsie.<\/p>\n<h2 id=\"controle-du-psa-apres-prostatectomie\">Contr\u00f4le du PSA apr\u00e8s prostatectomie<\/h2>\n<p>Les patients ayant subi une prostatectomie radicale pr\u00e9sentent une r\u00e9cidive biochimique si le taux s\u00e9rique de PSA est sup\u00e9rieur \u00e0 0,2&nbsp;ng\/ml \u00e0 deux reprises. La radioth\u00e9rapie de sauvetage doit \u00eatre pr\u00e9coce (PSA &lt;0,5&nbsp;ng\/ml) [12]. On parle de r\u00e9cidive biochimique apr\u00e8s radioth\u00e9rapie avec ou sans hormonoth\u00e9rapie lorsque le taux de PSA &gt;2&nbsp;ng\/ml s&#8217;\u00e9l\u00e8ve au-dessus du nadir [13,14].<\/p>\n<h2 id=\"suivi-du-traitement-par-psa\">Suivi du traitement par PSA<\/h2>\n<p>On parle de cancer de la prostate r\u00e9sistant \u00e0 la castration chez les patients qui subissent une progression de la maladie sous traitement de d\u00e9privation androg\u00e9nique, d\u00e9finie par une augmentation s\u00e9quentielle du PSA de \u22652&nbsp;ng\/ml via le nadir en au moins une semaine. La testost\u00e9rone doit \u00eatre supprim\u00e9e de mani\u00e8re ad\u00e9quate, d\u00e9finie par la testost\u00e9rone s\u00e9rique &lt;50&nbsp;ng\/l (1,7&nbsp;nmol\/l). Apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement, les taux de PSA ne doivent pas \u00eatre r\u00e9\u00e9valu\u00e9s avant douze semaines (cave &#8220;PSA flair&#8221;) ; en cas d&#8217;augmentation du PSA, celle-ci doit \u00eatre confirm\u00e9e par un deuxi\u00e8me dosage du PSA apr\u00e8s \u22653 semaines [15].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7500 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_oh4_s8.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/325;height:236px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"325\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_oh4_s8.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_oh4_s8-800x236.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_oh4_s8-120x35.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_oh4_s8-90x27.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_oh4_s8-320x95.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_oh4_s8-560x165.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"autres-marqueurs-tumoraux\">Autres marqueurs tumoraux<\/h2>\n<p>Les marqueurs tumoraux sont le plus souvent utilis\u00e9s pour le suivi du traitement. La sp\u00e9cificit\u00e9 et la sensibilit\u00e9 de la plupart des marqueurs tumoraux s\u00e9riques sont trop faibles pour qu&#8217;ils puissent \u00eatre utilis\u00e9s de mani\u00e8re pertinente pour le diagnostic de tumeurs ou le d\u00e9pistage<strong> (tableau&nbsp;2).<\/strong> Les exceptions sont les syndromes tumoraux familiaux connus, tels que le syndrome de Von Hippel-Lindau (VHL) ou la n\u00e9oplasie endocrinienne multiple (MEN) <strong>(tab.&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7501 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_oh4_s8.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/750;height:545px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"750\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_oh4_s8.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_oh4_s8-800x545.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_oh4_s8-120x82.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_oh4_s8-90x61.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_oh4_s8-320x218.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_oh4_s8-560x382.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>L&#8217;ACE est un marqueur relativement peu sp\u00e9cifique, mais il a sa place dans le suivi des cancers du c\u00f4lon et du rectum trait\u00e9s \u00e0 titre curatif (dosage tous les trois mois la premi\u00e8re ann\u00e9e, tous les six mois la deuxi\u00e8me et la troisi\u00e8me ann\u00e9e, tous les ans la quatri\u00e8me et la cinqui\u00e8me ann\u00e9e).<\/p>\n<p>Le CA-125 est souvent utilis\u00e9 pour le suivi th\u00e9rapeutique et le suivi des cancers de l&#8217;ovaire. Cependant, une r\u00e9cidive biochimique avec une augmentation s\u00e9quentielle du CA-125 sans symptomatologie clinique correspondante ne devrait pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une indication pour un traitement cytotoxique de la r\u00e9cidive [16].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Gupta S, et al. : Test characteristics of alpha-fetoprotein for detecting hepatocellular carcinoma in patients with hepatitis C. A systematic review and critical analysis. Ann Intern Med 2003 ; 139 : 46-50.<\/li>\n<li>Oldenburg J, et al : Testicular seminoma and non-seminoma : ESMO Clinical Practice Guidelines for diagnosis, treatment, follow-up. Ann Oncol 2013 ; 24 Suppl 6 : vi125-132.<\/li>\n<li>Bosl GJ, Motzer RJ : Cancer des cellules germinales testiculaires. N Engl J Med 1997 ; 337 : 242-253.<\/li>\n<li>Milose JC, et al : Role of biochemical markers in testicular cancer : diagnosis, staging, and surveillance. Open Access J Urol 2011 ; 4 : 1-8.<\/li>\n<li>Trigo JM, et al : Marqueurs tumoraux au moment de la r\u00e9cidive chez les patients atteints de tumeurs \u00e0 cellules germinales. Cancer 2000 ; 88 : 162-168.<\/li>\n<li>Parker C, et al : Cancer de la prostate : ESMO Clinical Practice Guidelines for diagnosis, treatment and follow-up. Ann Oncol 2015 ; 26 Suppl 5 : v69-77.<\/li>\n<li>Gasser T, et al. : D\u00e9termination du PSA &#8211; Recommandations de la Soci\u00e9t\u00e9 Suisse d&#8217;Urologie (SSU). Forum Med Suisse 2012 ; 12(6) : 126-128.<\/li>\n<li>Vickers AJ, et al : Concentration de l&#8217;antig\u00e8ne sp\u00e9cifique de la prostate \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 60 ans et d\u00e9c\u00e8s ou m\u00e9tastases d&#8217;un cancer de la prostate : \u00e9tude cas-t\u00e9moins. BMJ 2010 ; 341 : c4521.<\/li>\n<li>Schroder FH, et al : Screening and prostate cancer mortality : results of the European Randomised Study of Screening for Prostate Cancer (ERSPC) at 13 years of follow-up. Lancet 2014 ; 384 : 2027-2035.<\/li>\n<li>Andriole GL, et al : Prostate cancer screening in the randomized Prostate, Lung, Colorectal, and Ovarian Cancer Screening Trial : mortality results after 13 years of follow-up. J Natl Cancer Inst 2012 ; 104 : 125-132.<\/li>\n<li>Catalona WJ, et al : Utilisation du pourcentage d&#8217;antig\u00e8ne sp\u00e9cifique de la prostate libre pour am\u00e9liorer la diff\u00e9renciation du cancer de la prostate de la maladie prostatique b\u00e9nigne : un essai clinique prospectif multicentrique. JAMA 1998 ; 279 : 1542-1547.<\/li>\n<li>Lilja H, et al : Prediction of significant prostate cancer diagnosed 20 to 30 years later with a single measure of prostate specific antigen at or before age 50. Cancer 2011 ; 117 : 1210-1219.<\/li>\n<li>D\u00e9claration de consensus : lignes directrices pour le PSA apr\u00e8s radioth\u00e9rapie. American Society for Therapeutic Radiology and Oncology Consensus Panel. Int J Radiat Oncol Biol Phys 1997 ; 37 : 1035-1041.<\/li>\n<li>Roach M, et al : D\u00e9finition de l&#8217;\u00e9chec biochimique apr\u00e8s radioth\u00e9rapie avec ou sans hormonoth\u00e9rapie chez les hommes atteints de cancer de la prostate cliniquement localis\u00e9 : recommandations de la conf\u00e9rence de consensus RTOG-ASTRO Phoenix. Int J Radiat Oncol Biol Phys 2006 ; 65 : 965-974.<\/li>\n<li>Scher HI, et al : Design and end points of clinical trials for patients with progressive prostate cancer and castrate levels of testosterone : recommendations of the Prostate Cancer Clinical Trials Working Group. J Clin Oncol 2008 ; 26 : 1148-1159.<\/li>\n<li>Rustin GJ, et al : Early versus delayed treatment of relapsed ovarian cancer (MRC OV05\/EORTC 55955) : a randomised trial. Lancet 2010 ; 376 : 1155-1163.<\/li>\n<li>Menon U, et al : \u00c9tude prospective utilisant l&#8217;algorithme de risque de cancer de l&#8217;ovaire pour d\u00e9pister le cancer de l&#8217;ovaire. J Clin Oncol 2005 ; 23 : 7919-7926.<\/li>\n<li>Molina R, et al : Les niveaux s\u00e9riques de C-erbB-2, CEA et CA 15.3 dans le diagnostic pr\u00e9coce de la r\u00e9cidive des patients atteints de cancer du sein. Anticancer Res 1999 ; 19 : 2551-2555.<\/li>\n<li>Ballehaninna UK, Chamberlain RS : The clinical utility of serum CA 19-9 in the diagnosis, prognosis and management of pancreatic adenocarcinoma : An evidence based appraisal. J Gastrointest Oncol 2012 ; 3 : 105-119.<\/li>\n<li>Liu Z, et al : A systematic review and meta-analysis of diagnostic and pronostic serum biomarkers of colorectal cancer. PLoS One 2014 ; 9 : e103910.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2016 ; 4(4) : 5-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9pistage des tumeurs \u00e0 l&#8217;aide des seuls marqueurs tumoraux n&#8217;a pas de sens, sauf pour le PSA\/cancer de la prostate. 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