{"id":341234,"date":"2016-07-13T02:00:00","date_gmt":"2016-07-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-consommation-de-the-mate-reduit-elle-le-risque-de-cancer-du-sein\/"},"modified":"2016-07-13T02:00:00","modified_gmt":"2016-07-13T00:00:00","slug":"la-consommation-de-the-mate-reduit-elle-le-risque-de-cancer-du-sein","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-consommation-de-the-mate-reduit-elle-le-risque-de-cancer-du-sein\/","title":{"rendered":"La consommation de th\u00e9 mat\u00e9 r\u00e9duit-elle le risque de cancer du sein ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les boissons chaudes comme le th\u00e9 ou le caf\u00e9 influencent-elles le risque de cancer du sein ? Et qu&#8217;en est-il de la consommation de telles boissons lorsqu&#8217;une patiente atteinte d&#8217;un cancer du sein doit subir une chimioth\u00e9rapie ? Lors de la conf\u00e9rence sur le cancer du sein \u00e0 Amsterdam, les intervenants et les participants ont notamment abord\u00e9 ces questions. Nous rapportons quatre \u00e9tudes dans les domaines de la nutrition, de la mastectomie et des dysfonctionnements cardiaques apr\u00e8s un traitement anticanc\u00e9reux.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Une \u00e9tude n\u00e9erlandaise s&#8217;est pench\u00e9e sur la question de la chronologie de la reconstruction mammaire apr\u00e8s une mastectomie [1]. Les patientes participantes ont subi une mastectomie suivie d&#8217;une reconstruction mammaire par implant. Dans un groupe, la mastectomie et l&#8217;implantation (soutenue par une matrice dermique acellulaire) ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en un temps, tandis que dans l&#8217;autre groupe, elles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en deux temps. Au total, pr\u00e8s de 120 patientes de huit h\u00f4pitaux des Pays-Bas ont \u00e9t\u00e9 incluses dans l&#8217;\u00e9tude, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tant la qualit\u00e9 de vie. Les interventions ont eu lieu entre avril 2013 et mai 2015. Chez 59 patientes (91 seins), la mastectomie et la reconstruction mammaire ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en un temps, et chez 59 patientes (87 seins) en deux temps.<\/p>\n<p>Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que l&#8217;\u00e9volution \u00e9tait nettement moins bonne dans le groupe avec proc\u00e9dure en un temps : les complications m\u00e9dicales \u00e9taient plus fr\u00e9quentes (38,5% vs 10,3% ; OR=6,28 ; p=0,001), les r\u00e9op\u00e9rations plus fr\u00e9quentes (32,6% vs 9,6% ; OR=3,96, p=0,009) et les implants devaient \u00eatre retir\u00e9s plus souvent (27,0% vs 2,4% ; OR=15, p=0,001). Sur la base de ces r\u00e9sultats, les auteurs recommandent d&#8217;\u00eatre tr\u00e8s prudent lorsqu&#8217;une proc\u00e9dure en un temps est envisag\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"dysfonctionnement-cardiaque-chez-les-femmes-apres-un-traitement-du-cancer-du-sein\">Dysfonctionnement cardiaque chez les femmes apr\u00e8s un traitement du cancer du sein<\/h2>\n<p>Bien que la chimioth\u00e9rapie et la radioth\u00e9rapie du cancer du sein augmentent les chances de survie, elles peuvent avoir pour effet secondaire d&#8217;alt\u00e9rer la fonction cardiaque. La pr\u00e9valence des troubles cardiaques chez les survivantes du cancer du sein n&#8217;est pas connue.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude n\u00e9erlandaise a inclus 350 femmes dont le traitement du cancer du sein par chimioth\u00e9rapie et\/ou radioth\u00e9rapie datait d&#8217;au moins cinq ans [2]. Ces anciennes patientes ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9es \u00e0 un groupe de contr\u00f4le de 350 femmes qui n&#8217;avaient pas eu de cancer. Une dysfonction systolique ou diastolique, d\u00e9finie par une fraction d&#8217;\u00e9jection inf\u00e9rieure \u00e0 54%, a \u00e9t\u00e9 recherch\u00e9e. Les patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9parties en deux groupes : Celles qui avaient re\u00e7u une chimioth\u00e9rapie (en monoth\u00e9rapie ou en combinaison avec une radioth\u00e9rapie) (n=175) et celles qui avaient \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es uniquement par radioth\u00e9rapie (n=173). La fr\u00e9quence des facteurs de risque cardiovasculaire \u00e9tait similaire dans tous les groupes (anciennes patientes et groupe t\u00e9moin). La dur\u00e9e moyenne du suivi \u00e9tait de neuf ans (5-33 ans).<\/p>\n<p>Dans le groupe chimioth\u00e9rapie, 14,7% des patientes pr\u00e9sentaient une dysfonction systolique, 16,6% dans le groupe radioth\u00e9rapie et 6,6% dans le groupe contr\u00f4le. La distribution correspondante de la dysfonction diastolique \u00e9tait de 46,8% (chimioth\u00e9rapie), 40,6% (radioth\u00e9rapie) et 39% (groupe t\u00e9moin). Pour les femmes ayant subi une chimioth\u00e9rapie ou une radioth\u00e9rapie, le risque de d\u00e9velopper une dysfonction systolique \u00e9tait multipli\u00e9 par 2, tandis que le risque de dysfonction diastolique \u00e9tait le m\u00eame que dans le groupe t\u00e9moin.<\/p>\n<h2 id=\"le-the-mate-protege-t-il-du-cancer-du-sein\">Le th\u00e9 mat\u00e9 prot\u00e8ge-t-il du cancer du sein ?<\/h2>\n<p>La consommation de th\u00e9 mat\u00e9 (infusion de la plante <em>Ilex paraguariensis)<\/em> est tr\u00e8s r\u00e9pandue en Am\u00e9rique du Sud <strong>(fig.&nbsp;1). <\/strong>Plusieurs \u00e9tudes indiquent que le th\u00e9 mat\u00e9 peut augmenter le risque de certains cancers, notamment le cancer de l&#8217;\u0153sophage. Il n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 si le th\u00e9 mat\u00e9 peut \u00e9galement jouer un r\u00f4le dans la pathogen\u00e8se du cancer du sein. C&#8217;est pourquoi la pr\u00e9sente \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e \u00e0 Montevideo, la capitale de l&#8217;Uruguay [3].<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7361\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_oh3_s32.jpg\" style=\"height:429px; width:600px\" width=\"913\" height=\"653\"><\/p>\n<p>\nLes participantes ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9es en deux groupes : 111 avaient un cancer du sein et 222 avaient une mammographie normale. Les femmes ont rempli un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires et ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9es sur d&#8217;autres aspects sociod\u00e9mographiques et m\u00e9dicaux (y compris leur mode de vie). L&#8217;\u00e9tude s&#8217;est concentr\u00e9e sur la consommation de boissons chaudes (caf\u00e9, th\u00e9, etc.).<\/p>\n<p>Le tiers des femmes qui consommaient le plus de th\u00e9 mat\u00e9 ou de th\u00e9 normal (infusion de <em>Camellia sinensis) <\/em>voyaient leur risque de cancer du sein consid\u00e9rablement r\u00e9duit ; chez les femmes qui buvaient beaucoup de th\u00e9 mat\u00e9 et beaucoup de th\u00e9 normal, le risque de cancer du sein \u00e9tait encore plus faible (effet additif). Une consommation \u00e9lev\u00e9e de caf\u00e9 n&#8217;\u00e9tait pas associ\u00e9e \u00e0 un risque accru de cancer du sein.<\/p>\n<h2 id=\"modification-de-la-perception-du-gout-pendant-la-chimiotherapie\">Modification de la perception du go\u00fbt pendant la chimioth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>De nombreux patients atteints de cancer voient leur perception des odeurs et des go\u00fbts se modifier pendant la chimioth\u00e9rapie. Pour les patients concern\u00e9s, ces changements sont non seulement p\u00e9nibles, mais ils affectent aussi souvent l&#8217;absorption des aliments. Dans cette petite \u00e9tude, 60 femmes au total ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es et interrog\u00e9es : 30 ont subi une chimioth\u00e9rapie pour un cancer du sein nouvellement diagnostiqu\u00e9, 30 femmes \u00e9taient en bonne sant\u00e9. L&#8217;\u00e2ge moyen des participantes \u00e9tait de 52 ans.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7362 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_oh3_s32.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 858px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 858\/533;height:373px; width:600px\" width=\"858\" height=\"533\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>\nAvant le d\u00e9but, au milieu et une \u00e0 trois semaines apr\u00e8s la fin de la chimioth\u00e9rapie, les fonctions gustatives et olfactives des participantes \u00e0 l&#8217;\u00e9tude ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9es. Parall\u00e8lement, ils ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s sur leurs pr\u00e9f\u00e9rences alimentaires. Les femmes pouvaient choisir les aliments sucr\u00e9s et sal\u00e9s correspondants, qui leur \u00e9taient pr\u00e9sent\u00e9s sous forme d&#8217;images sur l&#8217;ordinateur. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que les patientes \u00e9taient moins capables de go\u00fbter pendant la chimioth\u00e9rapie que les femmes du groupe t\u00e9moin ; aucun changement n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 dans la fonction de l&#8217;odorat. Il en r\u00e9sulte des recommandations pratiques pour la vie quotidienne des patients atteints de cancer <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p><em>Source : European Breast Cancer Conference, 9-11 mars 2016, Amsterdam<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Dikmans R, et al : Two-stage implant-based breast reconstruction is safer than immediate one-stage implant-based breast reconstruction augmented with an acellular dermal matrix : a multicentre randomized controlled trial. European J of Cancer 2016 ; 57, suppl. 2 (abs 1LBA).<\/li>\n<li>Boerman LM, et al : Long-term outcome of cardiac dysfunction in a population-based cohort of breast cancer survivors. European J of Cancer 2016 ; 57, suppl. 2 (abs 2LBA).<\/li>\n<li>Ronco A, et al : Hot infusions and risk of breast cancer : A case-control study in Uruguay. European J of Cancer 2016 ; 57, suppl. 2 (Poster 114).<\/li>\n<li>De Vries Y, et al : Taste, smell and food preferences during chemotherapy in breast cancer patients. European J of Cancer 2016 ; 57, suppl. 2 (poster 182).<\/li>\n<li>Hong J, et al : Taste and Odor Abnormalities in Cancer Patients. J Support Oncol 2009 ; 7:58-65.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2016 ; 4(3) ; 31-32<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les boissons chaudes comme le th\u00e9 ou le caf\u00e9 influencent-elles le risque de cancer du sein ? Et qu&#8217;en est-il de la consommation de telles boissons lorsqu&#8217;une patiente atteinte d&#8217;un&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":57309,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Conf\u00e9rence europ\u00e9enne sur le cancer du sein, Amsterdam","footnotes":""},"category":[11527,11422,11410,11389,11535,11549],"tags":[],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341234","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-gynecologie","category-nutrition-fr","category-oncologie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-18 12:23:33","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341236,"slug":"bere-te-mate-riduce-il-rischio-di-cancro-al-seno","post_title":"Bere t\u00e8 mate riduce il rischio di cancro al seno?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/bere-te-mate-riduce-il-rischio-di-cancro-al-seno\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341240,"slug":"a-ingestao-de-cha-mate-reduz-o-risco-de-cancro-da-mama","post_title":"A ingest\u00e3o de ch\u00e1 mate reduz o risco de cancro da mama?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-ingestao-de-cha-mate-reduz-o-risco-de-cancro-da-mama\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341243,"slug":"beber-mate-reduce-el-riesgo-de-cancer-de-mama","post_title":"\u00bfBeber mate reduce el riesgo de c\u00e1ncer de mama?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/beber-mate-reduce-el-riesgo-de-cancer-de-mama\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341234","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341234"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341234\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341234"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341234"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341234"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341234"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}