{"id":341235,"date":"2016-07-14T02:00:00","date_gmt":"2016-07-14T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/therapie-de-soutien-en-neuro-oncologie\/"},"modified":"2016-07-14T02:00:00","modified_gmt":"2016-07-14T00:00:00","slug":"therapie-de-soutien-en-neuro-oncologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/therapie-de-soutien-en-neuro-oncologie\/","title":{"rendered":"Th\u00e9rapie de soutien en neuro-oncologie"},"content":{"rendered":"<p><strong>La prise en charge m\u00e9dicale des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales malignes, en particulier des gliomes malins, est ax\u00e9e sur les soins palliatifs en raison de la faible dur\u00e9e de survie et de la morbidit\u00e9 concomitante. L&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral vasog\u00e9nique est trait\u00e9 par des corticost\u00e9ro\u00efdes, la dexam\u00e9thasone \u00e9tant la substance th\u00e9rapeutique de r\u00e9f\u00e9rence. La dexam\u00e9thasone est g\u00e9n\u00e9ralement prescrite trop souvent, trop longtemps et \u00e0 des doses trop \u00e9lev\u00e9es. En accord avec le patient et ses proches, la dose efficace la plus faible doit \u00eatre d\u00e9livr\u00e9e. Un traitement anticonvulsivant prophylactique en l&#8217;absence de crises d&#8217;\u00e9pilepsie n&#8217;est pas indiqu\u00e9. Les aspects importants de la phase terminale doivent \u00eatre discut\u00e9s avec toutes les parties concern\u00e9es pendant la phase de communication re\u00e7ue et \u00eatre consign\u00e9s dans des directives anticip\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales du SNC sont divis\u00e9es en gliomes de bas grade (grade I-II de l&#8217;OMS) et en gliomes de haut grade (grade III-IV de l&#8217;OMS). Parmi eux, on trouve les astrocytomes, les oligodendrogliomes et leurs formes mixtes ainsi que, beaucoup plus rarement, les \u00e9pendymomes et autres variantes [1].<\/p>\n<p>Les gliomes malins sont caract\u00e9ris\u00e9s par une croissance tumorale rapide et l&#8217;apparition de n\u00e9croses. Celles-ci surviennent lorsque l&#8217;apport vasculaire \u00e0 la tumeur ne peut plus \u00eatre assur\u00e9. En r\u00e9ponse \u00e0 la carence, des cytokines vasculaires et des facteurs de croissance (dont le vascular endothelial growth factor, VEGF) sont produits \u00e0 la fois par les cellules n\u00e9oplasiques et par les cellules h\u00f4tes afin de r\u00e9tablir l&#8217;hom\u00e9ostasie tissulaire [2]. Les vaisseaux \u00e0 croissance rapide qui alimentent les tumeurs sont immatures et perm\u00e9ables. En cons\u00e9quence, des h\u00e9morragies se d\u00e9veloppent dans la tumeur et un \u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral vasog\u00e9nique p\u00e9ritumoral se produit r\u00e9guli\u00e8rement. Outre la destruction des cellules nerveuses et des tissus de soutien par l&#8217;infiltration maligne, l&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral est un facteur essentiel de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9 dans les gliomes.<\/p>\n<p>De mani\u00e8re caract\u00e9ristique, les cellules malignes tirent leur \u00e9nergie de la glycolyse ana\u00e9robie [3]. Le lactate qui se forme acidifie le milieu ambiant, de sorte que les agents chimioth\u00e9rapeutiques, les anticonvulsivants et autres m\u00e9dicaments p\u00e9n\u00e8trent mal dans les r\u00e9gions tumorales. La formation suppl\u00e9mentaire de neurotransmetteurs excitateurs comme le glutamate interf\u00e8re avec la fonction des cellules nerveuses dans la r\u00e9gion p\u00e9ritumorale et provoque des sympt\u00f4mes neurologiques et des crises d&#8217;\u00e9pilepsie [4].<\/p>\n<h2 id=\"initier-les-soins-palliatifs-le-plus-tot-possible\">Initier les soins palliatifs le plus t\u00f4t possible<\/h2>\n<p>Des progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le traitement multimodal initial, qui comprend une r\u00e9section maximale possible, une radiochimioth\u00e9rapie postop\u00e9ratoire et un traitement syst\u00e9mique d&#8217;entretien et de r\u00e9cidive. N\u00e9anmoins, la prise en charge m\u00e9dicale, en particulier pour les gliomes malins, est ax\u00e9e sur les soins palliatifs en raison de la faible dur\u00e9e de survie et de la morbidit\u00e9 concomitante. C&#8217;est pourquoi les principes m\u00e9dicamenteux et non m\u00e9dicamenteux des soins palliatifs doivent \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s tr\u00e8s t\u00f4t dans le concept th\u00e9rapeutique [5]. L&#8217;objectif des efforts th\u00e9rapeutiques doit alors \u00eatre de pr\u00e9server au mieux la qualit\u00e9 de vie et l&#8217;autonomie du patient. Il s&#8217;agit notamment de la prophylaxie et du traitement de la toxicit\u00e9 dite th\u00e9rapeutique et de la toxicit\u00e9 associ\u00e9e aux gliomes.<\/p>\n<p>Le traitement m\u00e9dicamenteux de l&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral et des crises d&#8217;\u00e9pilepsie ainsi que la prise en charge des troubles de la coagulation dans les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales sont pr\u00e9sent\u00e9s ci-dessous d&#8217;un point de vue pragmatique.<\/p>\n<h2 id=\"oedeme-cerebral-perifocal\">\u0152d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral p\u00e9rifocal<\/h2>\n<p>L&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral vasog\u00e9nique n&#8217;est pas sp\u00e9cifique en tant que r\u00e9action du SNC \u00e0 un processus intrac\u00e9r\u00e9bral en expansion et se produit aussi bien dans les processus malins (gliomes, m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales) que dans les processus inflammatoires (abc\u00e8s, maladies auto-immunes). Dans le cas des gliomes malins en particulier, l&#8217;effondrement de la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique est d\u00fb \u00e0 la croissance rapide des vaisseaux tumoraux immatures [2]. C&#8217;est la condition anatomique pour que le produit de contraste appliqu\u00e9 par voie intraveineuse s&#8217;\u00e9chappe dans la tumeur c\u00e9r\u00e9brale. La croissance tumorale et l&#8217;\u0153d\u00e8me vasog\u00e9nique augmentent initialement la pression intracr\u00e2nienne de mani\u00e8re localis\u00e9e, ce qui entra\u00eene un d\u00e9placement de la substance c\u00e9r\u00e9brale environnante et l&#8217;apparition de sympt\u00f4mes neurologiques focaux. Si la pression intracr\u00e2nienne augmente, il se d\u00e9veloppe un d\u00e9placement de la ligne m\u00e9diane et\/ou un d\u00e9placement caudal des lobes temporaux \u00e0 travers le tentorium (hernie transtemporale), mettant la vie en danger.  <strong>(Fig.1). <\/strong>L&#8217;augmentation de la pression ne peut \u00eatre compens\u00e9e que par la r\u00e9duction du volume sanguin intravasculaire, d&#8217;abord veineux, puis art\u00e9riel, et du liquide c\u00e9phalorachidien, jusqu&#8217;\u00e0 \u00e9puisement des r\u00e9serves physiologiques. La congestion veineuse et les saignements, la diminution de la perfusion art\u00e9rielle et les troubles de la circulation du LCR aggravent \u00e0 leur tour le processus pathologique.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7432\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1__2.jpg\" style=\"height:548px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"753\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1__2.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1__2-800x548.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1__2-120x82.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1__2-90x62.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1__2-320x219.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1__2-560x383.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral p\u00e9ritumoral joue un r\u00f4le important \u00e0 la fois lors du diagnostic initial et au cours de l&#8217;\u00e9volution d&#8217;une tumeur c\u00e9r\u00e9brale. Souvent, les troubles neurologiques initiaux sont uniquement caus\u00e9s par l&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral vasog\u00e9nique et sont rapidement r\u00e9versibles (dans les 24 heures) gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;administration de corticost\u00e9ro\u00efdes [6]. Dans ce cas, les st\u00e9ro\u00efdes sont utilis\u00e9s comme outil th\u00e9rapeutique de diagnostic pour distinguer un trouble fonctionnel (li\u00e9 \u00e0 la pression) d&#8217;une l\u00e9sion structurelle (infiltration, destruction). Cela aide \u00e0 \u00e9valuer les b\u00e9n\u00e9fices et les risques d&#8217;une intervention neurochirurgicale, en particulier dans les situations de r\u00e9cidive. Dans la phase terminale d&#8217;une tumeur c\u00e9r\u00e9brale, l&#8217;augmentation de la pression intracr\u00e2nienne entra\u00eene une opacification progressive et finalement la mort du patient. Ce processus de mort se d\u00e9roule majoritairement de mani\u00e8re pacifique [7].<\/p>\n<h2 id=\"gestion-de-loedeme-cerebral-vasogenique\">Gestion de l&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral vasog\u00e9nique<\/h2>\n<p>Contrairement \u00e0 l&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral cytotoxique, g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;origine hypoxique, l&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral vasog\u00e9nique est trait\u00e9 par des corticost\u00e9ro\u00efdes. La dexam\u00e9thasone est largement utilis\u00e9e comme substance th\u00e9rapeutique de r\u00e9f\u00e9rence dans la pratique clinique quotidienne. Il se caract\u00e9rise par une longue demi-vie biologique, peut \u00eatre administr\u00e9 par voie orale et intraveineuse et permet de soulager rapidement les sympt\u00f4mes. Elle agit en modulant l&#8217;expression du VEGF, en exer\u00e7ant des effets anti-inflammatoires et en inhibant la cascade de l&#8217;acide arachidonique [8]. Cependant, des effets secondaires importants sont \u00e0 pr\u00e9voir en cas de traitement prolong\u00e9, par exemple une myopathie st\u00e9ro\u00efdienne proximale invalidante, une hyperglyc\u00e9mie, une hypalbumin\u00e9mie, des troubles \u00e9lectrolytiques, une immunosuppression, des troubles psychiatriques, une ost\u00e9oporose et des h\u00e9morragies cutan\u00e9es [8]. C&#8217;est pourquoi il est essentiel d&#8217;utiliser ce m\u00e9dicament avec pr\u00e9caution dans le traitement des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales, afin de ne pas mettre en danger de mani\u00e8re substantielle l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 du patient par des interventions iatrog\u00e8nes<strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7433 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__6.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/541;height:393px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"541\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__6.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__6-800x393.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__6-120x59.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__6-90x44.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__6-320x157.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__6-560x275.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Notre exp\u00e9rience montre que la dexam\u00e9thasone est prescrite trop souvent, trop longtemps et \u00e0 des doses trop \u00e9lev\u00e9es. Nous recommandons de d\u00e9livrer la dose efficace la plus faible en concertation avec le patient et ses proches, m\u00eame au risque d&#8217;aggraver temporairement les troubles neurologiques <strong>(tab.&nbsp;2 et 3). <\/strong>En raison de la longue demi-vie biologique, il n&#8217;y a pas d&#8217;argument rationnel pour administrer la dexam\u00e9thasone plusieurs fois par jour. Une dose unique le matin est suffisante. L&#8217;administration matinale est mieux tol\u00e9r\u00e9e (troubles du sommeil, d\u00e9lire nocturne), refl\u00e8te la s\u00e9cr\u00e9tion physiologique de corticost\u00e9ro\u00efdes endog\u00e8nes et augmente l&#8217;adh\u00e9rence au m\u00e9dicament. Les st\u00e9ro\u00efdes lipophiles ont un potentiel d&#8217;interaction critique avec les agents chimioth\u00e9rapeutiques, les anticonvulsivants et les anticoagulants, qui est trop rarement pris en compte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7434 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2__0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/416;height:303px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"416\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2__0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2__0-800x303.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2__0-120x45.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2__0-90x34.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2__0-320x121.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2__0-560x212.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7435 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3__0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/324;height:236px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"324\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3__0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3__0-800x236.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3__0-120x35.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3__0-90x27.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3__0-320x94.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3__0-560x165.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"crises-depilepsie\">Crises d&#8217;\u00e9pilepsie<\/h2>\n<p>Chez 20 \u00e0 40% des patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales, des crises d&#8217;\u00e9pilepsie conduisent au diagnostic d&#8217;une masse intracr\u00e2nienne. Un tiers des patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales souffrent d&#8217;une \u00e9pilepsie structurelle, les gliomes de bas grade et les tumeurs neurog\u00e8nes (par ex. gangliogliomes) \u00e9tant plus \u00e9pileptog\u00e8nes que les gliomes malins ou les m\u00e9tastases [9]. N\u00e9anmoins, un traitement anticonvulsivant prophylactique n&#8217;est pas indiqu\u00e9 [10].<\/p>\n<p>Les crises d&#8217;\u00e9pilepsie affectent la qualit\u00e9 de vie en raison de la probabilit\u00e9 accrue de survenue de crises impr\u00e9vues malgr\u00e9 un traitement anticonvulsivant ad\u00e9quat. Cela a des cons\u00e9quences sur l&#8217;autonomie du patient (peur des crises), limite la mobilit\u00e9 (interdiction de conduire) et peut entra\u00eener des blessures en cas de chute. Dans cette situation, il est important d&#8217;informer les personnes concern\u00e9es afin de lutter contre la peur, g\u00e9n\u00e9ralement exag\u00e9r\u00e9e, des crises d&#8217;\u00e9pilepsie. La prise r\u00e9guli\u00e8re des anticonvulsivants \u00e0 la dose th\u00e9rapeutique, le choix de la pr\u00e9paration optimale du point de vue de la th\u00e9rapie diff\u00e9rentielle ainsi que l&#8217;attention port\u00e9e aux contre-indications et aux interactions (www.cancerdrugs.ch) sont des d\u00e9terminants importants du traitement [10]. Une version diff\u00e9rentielle de l&#8217;utilisation des anticonvulsivants est pr\u00e9sent\u00e9e dans le <strong>tableau&nbsp;4.<\/strong> Du c\u00f4t\u00e9 du patient, il faut \u00e9viter les facteurs qui provoquent les crises, comme la privation de sommeil ou la consommation excessive d&#8217;alcool, et veiller \u00e0 une bonne observance m\u00e9dicamenteuse. Les m\u00e9dicaments qui abaissent le seuil de convulsion (par ex. le bupropion, la clozapine et les antibiotiques b\u00eatalactames) et les hyperglyc\u00e9mies excessives doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7436 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab4.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/955;height:695px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"955\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab4.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab4-800x695.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab4-120x104.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab4-90x78.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab4-320x278.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab4-560x486.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;information sur les crises, qui sont g\u00e9n\u00e9ralement autolimit\u00e9es, et la prescription d&#8217;anticonvulsivants d&#8217;urgence \u00e0 action rapide (Rivotril, Lorazepam, Dormicum) contribuent \u00e0 l&#8217;autonomie du patient et \u00e0 la r\u00e9duction de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Il est tout aussi important de donner des instructions sur ce qu&#8217;il faut faire en cas de crise d&#8217;\u00e9pilepsie (plan de traitement, liste de num\u00e9ros de t\u00e9l\u00e9phone) et sur les activit\u00e9s \u00e0 \u00e9viter (grimper aux arbres, monter sur une \u00e9chelle, se baigner seul, changer les petits enfants sur une table \u00e0 langer plut\u00f4t que sur le sol). Il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de se rendre aux urgences \u00e0 chaque crise d&#8217;\u00e9pilepsie, o\u00f9 le patient doit attendre longtemps et o\u00f9 des imageries inutiles sont demand\u00e9es. Souvent, une consultation t\u00e9l\u00e9phonique avec le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ou avec un m\u00e9decin de garde neurologue suffit pour ma\u00eetriser la situation aigu\u00eb. Cependant, des crises inhabituelles, une longue dur\u00e9e de crise, une perte de conscience prolong\u00e9e ou une agitation post-tictale doivent inciter \u00e0 consulter un m\u00e9decin afin de ne pas passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;une h\u00e9morragie tumorale, d&#8217;une progression tumorale ou de troubles m\u00e9taboliques (hypoglyc\u00e9mie, d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9lectrolytique).<\/p>\n<h2 id=\"troubles-de-la-coagulation\">Troubles de la coagulation<\/h2>\n<p>Le risque de thromboembolie veineuse postop\u00e9ratoire est de 30% cumul\u00e9 chez les patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e [11]. Les facteurs de risque sont les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales malignes, l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9, l&#8217;h\u00e9mipar\u00e9sie, le volume important de la tumeur et la r\u00e9section partielle de la tumeur. En tant qu&#8217;effet paran\u00e9oplasique \u00e0 distance, les gliomes malins s\u00e9cr\u00e8tent des substances vasoactives (VEGF, Tissue factor) qui provoquent des troubles de la coagulation tels que des thromboses et des embolies pulmonaires [12]. Dans l&#8217;\u00e9valuation des risques, la prophylaxie et le traitement des \u00e9v\u00e9nements thromboemboliques sont possibles sans restriction en raison du faible risque d&#8217;h\u00e9morragie intrac\u00e9r\u00e9brale (environ 2%) [13]. Sur le plan th\u00e9rapeutique, des bas de contention et des h\u00e9parines de bas poids mol\u00e9culaire sont utilis\u00e9s dans la phase postop\u00e9ratoire imm\u00e9diate. En cas de preuve de thromboembolie veineuse, une anticoagulation parent\u00e9rale ou orale est \u00e9galement indiqu\u00e9e chez les patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales [11]. Il en va de m\u00eame pour les patients sous traitement anti-angiog\u00e9nique par b\u00e9vacizumab [14].<\/p>\n<h2 id=\"problemes-specifiques-en-fin-de-vie\">Probl\u00e8mes sp\u00e9cifiques en fin de vie<\/h2>\n<p>En fin de vie, les patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales se distinguent des autres patients atteints de tumeurs par l&#8217;apparition de sympt\u00f4mes neurologiques sp\u00e9cifiques [15]. Il s&#8217;agit notamment de probl\u00e8mes de d\u00e9glutition, de troubles de la conscience, de d\u00e9ficits neurologiques progressifs, d&#8217;incontinence et de maux de t\u00eate.<\/p>\n<p>En particulier, la communication alt\u00e9r\u00e9e et les troubles neurocognitifs interf\u00e8rent avec l&#8217;autonomie en fin de vie et poussent \u00e0 leurs limites les concepts g\u00e9n\u00e9raux des soins palliatifs, qui reposent souvent sur l&#8217;expression active de la volont\u00e9. Par cons\u00e9quent, les aspects importants de la phase terminale devraient \u00eatre discut\u00e9s avec toutes les parties concern\u00e9es pendant la phase de communication re\u00e7ue et \u00eatre consign\u00e9s dans un testament de vie. Ces aspects comprennent aussi bien les d\u00e9cisions m\u00e9dicales, telles que l&#8217;alimentation artificielle versus le je\u00fbne de fin de vie, les mesures de r\u00e9animation, le traitement de la douleur et la s\u00e9dation, que les besoins spirituels, le lieu de la mort, les dispositions pour les fun\u00e9railles et l&#8217;organisation des soins palliatifs [5,16,17].<\/p>\n<p>En cas de perte de conscience, il convient d&#8217;examiner d&#8217;un \u0153il critique l&#8217;int\u00e9r\u00eat de poursuivre le traitement m\u00e9dicamenteux par l&#8217;application de liquides, de corticost\u00e9ro\u00efdes, d&#8217;anticonvulsivants et d&#8217;une prophylaxie de la thrombose dans l&#8217;optique de prolonger les souffrances [7].<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Louis DN, et al : The 2007 WHO classification of tumours of the central nervous system. Acta Neuropathol 2007 ; 114 : 97-109.<\/li>\n<li>Wick W, et al : Statut actuel et futures orientations de la th\u00e9rapie anti-angiog\u00e9nique pour les gliomes. Neuro Oncol 2016 ; 18 : 315-328.<\/li>\n<li>Woolf EC, Scheck AC : Le r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne pour le traitement du gliome malin. J Lipid Res 2015 ; 56 : 5-10.<\/li>\n<li>Hundsberger T, et al : Complications neurologiques chez les patients canc\u00e9reux. Praxis 2014 ; 103 : 1009-1016.<\/li>\n<li>Pace A, et al : Soins de support en neurooncologie. Curr Opin Oncol 2010 ; 22 : 621-626.<\/li>\n<li>Wolfson AH, et al : Le r\u00f4le des st\u00e9ro\u00efdes dans la prise en charge du carcinome m\u00e9tastatique du cerveau. Une \u00e9tude pilote prospective. Am J Clin Oncol 1994 ; 17 : 234-238.<\/li>\n<li>Bausewein C, et al : Comment les patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales primaires meurent-ils ? Palliat Med 2003 ; 17 : 558-559.<\/li>\n<li>Roth P, et al : Tumor-associated edema in brain cancer patients : pathogenesis and management. Expert Rev Anticancer Ther 2013 ; 13 : 1319-1325.<\/li>\n<li>van Breemen MS, et al : Epilepsy in patients with brain tumours : epidemiology, mechanisms, and management. Lancet Neurol 2007 ; 6 : 421-430.<\/li>\n<li>Rossetti AO, Stupp R : Corr\u00e9lation entre l&#8217;utilisation d&#8217;anticonvulsivants inducteurs d&#8217;enzymes et l&#8217;issue des patients atteints de glioblastome. Neurology 2010 ; 74 : 1329-1330.<\/li>\n<li>Perry JR, et al : Phase II trial of continuous dose-intense temozolomide in recurrent malignant glioma : RESCUE study. J Clin Oncol 2010 ; 28 : 2051-2057.<\/li>\n<li>Jenkins EO, et al : Thromboembolisme veineux dans les gliomes malins. J of Thrombosis and Haemostasis 2010 ; 8 : 221-227.<\/li>\n<li>Pan E, et al : \u00c9tude r\u00e9trospective des \u00e9v\u00e9nements thromboemboliques veineux et h\u00e9morragiques intrac\u00e9r\u00e9braux chez les patients atteints de glioblastome. Anticancer Research 2009 ; 29 : 4309-4313.<\/li>\n<li>Nghiemphu PL, et al : Bevacizumab et chimioth\u00e9rapie pour le glioblastome r\u00e9cidivant : une exp\u00e9rience mono-institutionnelle. Neurology 2009 ; 72 : 1217-1222.<\/li>\n<li>Sizoo EM, et al : Sympt\u00f4mes et probl\u00e8mes dans la phase de fin de vie des patients atteints de gliome de haut grade. Neuro Oncol 2010 ; 12 : 1162-1166.<\/li>\n<li>Koekkoek JA, et al : Symptoms and medication management in the end of life phase of high-grade glioma patients. J Neurooncol 2014 ; 120 : 589-595.<\/li>\n<li>Pace A, et al : Fin de vie des patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales. J Neurooncol 2009 ; 91 : 39-43.<\/li>\n<li>Kaal EC, Vecht CJ : La gestion de l&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral dans les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales. Curr Opin Oncol 2004 ; 16(6) : 593-600.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(4) : 22-28<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La prise en charge m\u00e9dicale des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales malignes, en particulier des gliomes malins, est ax\u00e9e sur les soins palliatifs en raison de la faible dur\u00e9e de survie et de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":57644,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Palliation des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales","footnotes":""},"category":[11527,11531,11315,11383,11389,11549],"tags":[26523,32610,41701],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341235","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-formation-continue","category-medecine-interne-generale","category-neurologie-fr","category-oncologie","category-rx-fr","tag-neuro-oncologie","tag-palliation-fr","tag-tumeurs-cerebrales-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-11 02:13:30","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341242,"slug":"terapia-di-supporto-in-neuro-oncologia","post_title":"Terapia di supporto in neuro-oncologia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/terapia-di-supporto-in-neuro-oncologia\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341249,"slug":"terapia-de-apoio-em-neuro-oncologia","post_title":"Terapia de apoio em neuro-oncologia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/terapia-de-apoio-em-neuro-oncologia\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341254,"slug":"terapia-de-apoyo-en-neurooncologia","post_title":"Terapia de apoyo en neurooncolog\u00eda","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/terapia-de-apoyo-en-neurooncologia\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341235","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341235"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341235\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/57644"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341235"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341235"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341235"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341235"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}