{"id":341238,"date":"2016-07-08T02:00:00","date_gmt":"2016-07-08T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/en-cas-de-symptomes-anorectaux-pensez-egalement-aux-maladies-veneriennes\/"},"modified":"2016-07-08T02:00:00","modified_gmt":"2016-07-08T00:00:00","slug":"en-cas-de-symptomes-anorectaux-pensez-egalement-aux-maladies-veneriennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/en-cas-de-symptomes-anorectaux-pensez-egalement-aux-maladies-veneriennes\/","title":{"rendered":"En cas de sympt\u00f4mes anorectaux, pensez \u00e9galement aux maladies v\u00e9n\u00e9riennes"},"content":{"rendered":"<p><strong>La proctite v\u00e9n\u00e9rienne n&#8217;est pas rare. 34% des hommes s\u00e9ropositifs ont des probl\u00e8mes ano-rectaux [1]. Il faut toujours penser \u00e0 une infection sexuellement transmissible (IST) chez les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de proctite et\/ou ayant des rapports anaux r\u00e9ceptifs sous quelque forme que ce soit. La proctite est souvent asymptomatique (&gt;85%) en cas de gonorrh\u00e9e et de Chlamydia trachomatis, s\u00e9rovar D-K [2]. La mise en \u00e9vidence directe de l&#8217;agent pathog\u00e8ne (culture bact\u00e9rienne, PCR cibl\u00e9e) \u00e0 partir d&#8217;un frottis pr\u00e9lev\u00e9 par anoscopie est appropri\u00e9e pour la clarification. Une analyse s\u00e9rologique n&#8217;est utile et indiqu\u00e9e que pour le diagnostic de la syphilis. En cas de proctite, la transmission du VIH est facilit\u00e9e [3]. Il faut \u00e9galement penser aux co-infections avec d&#8217;autres IST (y compris le d\u00e9pistage du VIH, de l&#8217;h\u00e9patite B, C). Pour le lymphogranulome v\u00e9n\u00e9rien (LGV), &#8220;l&#8217;ancienne maladie fait peau neuve&#8221; &#8211; m\u00eame en Suisse [4].<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La proctite est d\u00e9finie comme une inflammation des parties distales du rectum. La proctite infectieuse peut \u00eatre transmise sexuellement lors de contacts g\u00e9nito-anaux et oro-g\u00e9nitaux, ainsi que sous forme d&#8217;infection par contact avec des doigts ou des instruments d&#8217;un orifice corporel \u00e0 l&#8217;anus. Les pathog\u00e8nes anorectaux les plus fr\u00e9quemment transmis sont N. gonnorhoeae, C. trachomatis (y compris le lymphogranulome v\u00e9n\u00e9rien), le virus de l&#8217;herp\u00e8s simplex et Treponema pallidum [5]. L&#8217;utilisation du pr\u00e9servatif ne garantit pas une protection contre les IST (&#8220;infections sexuellement transmissibles&#8221;), car d&#8217;autres voies de transmission que la p\u00e9n\u00e9tration p\u00e9nienne sont souvent en jeu [6].<\/p>\n<h2 id=\"symptomes\">Sympt\u00f4mes<\/h2>\n<p>Les sympt\u00f4mes possibles de la <em>proctite<\/em> sont la fluorose mucopurulente, les saignements anorectaux, la constipation, le besoin d&#8217;aller \u00e0 la selle, les t\u00e9nesmes, les douleurs sourdes, la sensation de pl\u00e9nitude rectale ou la d\u00e9f\u00e9cation incompl\u00e8te <strong>(Fig.&nbsp;1). <\/strong>Cependant, la proctite est souvent asymptomatique (gonorrh\u00e9e et chlamydia).<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7330\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_dp3_s16.jpg\" style=\"height:597px; width:600px\" width=\"900\" height=\"896\"><\/p>\n<p>La <em>proctocolite <\/em>se caract\u00e9rise par une diarrh\u00e9e de petit volume, du sang dans les selles, des douleurs abdominales, une pression abdominale douloureuse et une sensation de d\u00e9f\u00e9cation incompl\u00e8te. La transmission peut se faire par des pratiques sexuelles oro-anales. En voyage, les amibes et, chez les patients s\u00e9ropositifs, les shigelles peuvent \u00e9galement \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une proctocolite, c&#8217;est pourquoi il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 une analyse des selles en pr\u00e9sence de ces sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p>L&#8217;<em>ent\u00e9rite<\/em> se caract\u00e9rise par une diarrh\u00e9e aqueuse volumineuse, du sang dans les selles, des douleurs abdominales moyennes, des naus\u00e9es, des vomissements, un malaise, de la fi\u00e8vre et une perte de poids. La muqueuse rectale n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas affect\u00e9e. La shigellose peut \u00eatre transmise par contact oro-anal et provoquer ces sympt\u00f4mes <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7331 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_dp3_s17.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/354;height:257px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"354\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"examen-en-cas-de-proctite\">Examen en cas de proctite<\/h2>\n<p>La proctoscopie est l&#8217;examen de choix. L&#8217;\u00e9valuation porte sur la pr\u00e9sence de mucus ou de fluor purulent dans le rectum, la perte du dessin des vaisseaux, l&#8217;\u0153d\u00e8me des muqueuses, les saignements de contact et les ulc\u00e9rations. En outre, une pr\u00e9paration directe pour la d\u00e9tection des diplocoques (gonocoques) et des \u00e9chantillons pour l&#8217;examen PCR peuvent \u00eatre pr\u00e9lev\u00e9s de mani\u00e8re cibl\u00e9e par le proctoscope. Comme la proctite v\u00e9n\u00e9rienne est souvent asymptomatique, il est recommand\u00e9 d&#8217;effectuer des examens et des pr\u00e9l\u00e8vements r\u00e9guliers en cas d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents de rapports anaux r\u00e9ceptifs (en particulier non prot\u00e9g\u00e9s) afin d&#8217;exclure cette maladie <strong>(fig.&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7332 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb2_dp3_s17.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 896px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 896\/881;height:590px; width:600px\" width=\"896\" height=\"881\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"neisseria-gonorrhoeae\">\nNeisseria gonorrhoeae<\/h2>\n<p>Selon les estimations de l&#8217;OMS, la gonorrh\u00e9e est l&#8217;une des MST les plus courantes, avec 106 millions de nouveaux cas par an. La gonorrh\u00e9e anale survient principalement chez les HSH (&#8220;men who have sex with men&#8221;) ayant des rapports anaux r\u00e9ceptifs. Elle peut \u00e9galement \u00eatre transmise dans le canal anal via l&#8217;introduction de doigts ou d&#8217;instruments. Elle est souvent asymptomatique, mais en cas de proctite floride, il peut y avoir des s\u00e9cr\u00e9tions nutritives abondantes. La gonorrh\u00e9e est diagnostiqu\u00e9e par PCR (r\u00e9action en cha\u00eene par polym\u00e9rase). Toutefois, en raison de r\u00e9sistances fr\u00e9quentes, une culture bact\u00e9rienne doit \u00eatre effectu\u00e9e pour chaque PCR positive pour les gonocoques. Avec le d\u00e9veloppement croissant de la r\u00e9sistance dans le monde entier, la bith\u00e9rapie est actuellement recommand\u00e9e avec 500&nbsp;mg de ceftriaxone i.m. et 2&nbsp;g d&#8217;azithromycine p.o. [7].<\/p>\n<h2 id=\"chlamydia-trachomatis-serovars-d-k\">Chlamydia trachomatis, s\u00e9rovars D-K<\/h2>\n<p>Les s\u00e9rovars A-C de Chlamydia trachomatis entra\u00eenent le trachome (maladie oculaire)&nbsp;, les s\u00e9rovars D-K provoquent l&#8217;ur\u00e9trite, la cervicite, l&#8217;endom\u00e9trite et la proctite. En Europe, les infections \u00e0 Chlamydia trachomatis, s\u00e9rogroupe D-K, sont les infections sexuellement transmissibles les plus fr\u00e9quemment d\u00e9clar\u00e9es [2,8,9]. Encore plus fr\u00e9quente que la gonorrh\u00e9e anale, l&#8217;infection anale \u00e0 chlamydia (s\u00e9rovars D-K) est presque toujours asymptomatique. Cependant, les r\u00e9sultats cliniques sont souvent ceux d&#8217;une proctite. La d\u00e9tection se fait par PCR \u00e0 partir d&#8217;un frottis. Le traitement standard est 100 mg de doxycycline 2\u00d7\/d pendant sept \u00e0 dix jours, avec comme alternative une dose unique d&#8217;azathioprine 1g.<\/p>\n<h2 id=\"chlamydia-trachomatis-serovars-l1-3-ou-lymphogranuloma-venereum-lgv\">Chlamydia trachomatis, s\u00e9rovars L1-3 ou Lymphogranuloma venereum (LGV)<\/h2>\n<p>Les s\u00e9rovars L1-3 provoquent le lymphogranulome v\u00e9n\u00e9rien, qui est invasif, lymphotrope et g\u00e9n\u00e9ralement symptomatique. Cependant, des \u00e9volutions asymptomatiques sont \u00e9galement d\u00e9crites [2,8]. Avant 2004, cette maladie \u00e9tait principalement pr\u00e9sente dans la r\u00e9gion \u00e9quatoriale. Depuis lors, on a observ\u00e9 une apparition end\u00e9mique du LGV chez les HSH s\u00e9ropositifs dans le monde occidental. Une grappe d&#8217;infections \u00e0 LGV a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e \u00e0 Zurich. Comme dans les autres centres europ\u00e9ens, les HSH s\u00e9ropositifs \u00e9taient les plus touch\u00e9s [4]. Le type de s\u00e9rovar le plus courant est L2b [10].<\/p>\n<p>La p\u00e9riode d&#8217;incubation est de une \u00e0 quatre semaines. L&#8217;\u00e9volution en trois phases commence par un ulc\u00e8re g\u00e9nital ou une \u00e9rosion (stade I), puis une lymphad\u00e9nopathie inguinale (Bubo, stade II) et enfin un syndrome ano-g\u00e9nito-rectal avec fibrose et complications irr\u00e9versibles (stade III). Les complications peuvent inclure des fistules, une obstruction lymphatique, un \u00e9l\u00e9phantiasis, des strictions ou des esthiom\u00e8nes (maladies ulc\u00e9reuses de l&#8217;appareil g\u00e9nital f\u00e9minin). En cas d&#8217;infection rectale primaire, on ne trouve g\u00e9n\u00e9ralement que la symptomatologie de la proctite. Contrairement aux infections anales \u00e0 Chlamydia trachomatis, s\u00e9rovar D-K, la LGV provoque souvent des proctites graves qui sont souvent mal interpr\u00e9t\u00e9es comme une maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin. Au niveau mondial, la LGV ne repr\u00e9sente que 2 \u00e0 10% des maladies g\u00e9nito-ulc\u00e9reuses, mais elle est en augmentation [4,9]. La LGV est la troisi\u00e8me cause de proctite chez les HSH, apr\u00e8s le HSV et la gonorrh\u00e9e [11].<\/p>\n<p>La PCR est consid\u00e9r\u00e9e comme l&#8217;\u00e9talon-or pour la d\u00e9tection du s\u00e9rovar. La culture est obsol\u00e8te et la s\u00e9rologie n&#8217;est pas sp\u00e9cifique. Selon les recommandations du consensus europ\u00e9en, le traitement consiste \u00e0 administrer de la doxycycline 2\u00d7100&nbsp;mg\/j pendant 21 jours. Les preuves de l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;une dose unique d&#8217;azithromycine sont insuffisantes. Une autre possibilit\u00e9 est l&#8217;\u00e9rythromycine 4\u00d7500&nbsp;mg\/j pendant 21 jours.<\/p>\n<h2 id=\"treponema-pallidum\">Treponema pallidum<\/h2>\n<p>Depuis le d\u00e9but du mill\u00e9naire, la syphilis conna\u00eet une v\u00e9ritable renaissance. Elle survient principalement chez les hommes, en particulier chez les HSH [7]. Elle favorise \u00e9galement la transmission du VIH, comme toutes les autres maladies sexuellement transmissibles [3]. L&#8217;effet primaire est extrag\u00e9nital dans plus de 20% des cas. Les affections primaires anales sont g\u00e9n\u00e9ralement asymptomatiques, elles sont souvent d\u00e9couvertes de mani\u00e8re fortuite lors d&#8217;examens proctologiques. Cliniquement, on observe des modifications ulc\u00e9reuses et indolores des muqueuses ou des ulc\u00e9rations p\u00e9rianales. Au stade II de la lues, on observe notamment des condylomes lata, qui sont hautement contagieux.<\/p>\n<p>La d\u00e9tection de la l\u00e8pre au premier stade se fait par microscopie \u00e0 fond noir, bien que celle-ci soit aujourd&#8217;hui le plus souvent remplac\u00e9e par l&#8217;examen PCR, plus sensible et beaucoup plus simple. Apr\u00e8s environ cinq semaines, on obtient une preuve s\u00e9rologique fiable de l&#8217;infection (TPPA, VDRL, IgM). Le traitement reste une injection \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e de benzathine-benzylp\u00e9nicilline en une seule fois 2,4 millions d&#8217;unit\u00e9s par voie intramusculaire. Actuellement, aucune r\u00e9sistance n&#8217;est observ\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"virus-de-lherpes-simplex\">Virus de l&#8217;herp\u00e8s simplex<\/h2>\n<p>Les infections g\u00e9nitales par l&#8217;herp\u00e8s sont caus\u00e9es dans plus de 80% des cas par l&#8217;herp\u00e8s simplex de type 2, avec des \u00e9volutions chroniques et r\u00e9currentes dans environ 20% des cas. La clinique caract\u00e9ristique des v\u00e9sicules group\u00e9es est g\u00e9n\u00e9ralement absente en cas de localisation p\u00e9rianale, et l&#8217;on observe des rougeurs atypiques en nappe, des l\u00e9sions ulc\u00e9reuses des muqueuses et des ulc\u00e8res p\u00e9rianaux<strong> (Fig.&nbsp;3).<\/strong> L&#8217;atteinte est souvent associ\u00e9e \u00e0 des d\u00e9mangeaisons et des douleurs. Des formes n\u00e9crosantes et ulc\u00e9reuses sont observ\u00e9es en cas d&#8217;immunod\u00e9ficience. La d\u00e9tection se fait par PCR. Le traitement consiste en valaciclovir 2\u00d7500&nbsp;mg p.o. pendant cinq jours.  &nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7333 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb3_dp3_s18.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 895px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 895\/778;height:522px; width:600px\" width=\"895\" height=\"778\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostics-differentiels\">Diagnostics diff\u00e9rentiels<\/h2>\n<p>Le diagnostic diff\u00e9rentiel d&#8217;une proctite doit \u00e9galement porter sur les causes non veineuses d&#8217;une proctocolite ou d&#8217;une ent\u00e9rite avec les agents pathog\u00e8nes correspondants (Shigella spp, Salmonella spp, Campylobacter spp, cytom\u00e9galovirus, amibiase, giardiase), une infection rectale \u00e0 staphylocoque et les maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin.<br \/>\nEn cas de l\u00e9sions cutan\u00e9es p\u00e9rianales inflammatoires ou ulc\u00e9reuses, il faut \u00e9galement exclure un carcinome anal, une tumeur \u00e9pith\u00e9liale comme le carcinome basocellulaire, une origine toxique irritative, un condylome acumin\u00e9 ou la maladie de Crohn comme causes.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;illustration&nbsp;4<\/strong> montre un algorithme d&#8217;\u00e9valuation et de traitement en cas de rapports anaux r\u00e9ceptifs et\/ou de sympt\u00f4mes de proctite.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7334 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb4_dp3_s18.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/628;height:457px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"628\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">\nConclusion<\/h2>\n<p>Le plus important est de penser \u00e0 une origine v\u00e9n\u00e9rienne lorsque les sympt\u00f4mes ano-rectaux ne sont pas clairs, en particulier chez les HSH ayant des ant\u00e9c\u00e9dents sexuels correspondants. Chez les patients ayant des rapports sexuels anaux r\u00e9ceptifs non prot\u00e9g\u00e9s, il faut \u00e9galement rechercher les proctites asymptomatiques par des pr\u00e9l\u00e8vements r\u00e9guliers.<\/p>\n<p>\n<em><strong>Les remerciements vont bon train :<\/strong> Un grand merci au Dr Christoph Riess, qui a fourni toutes les photos.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Yuhan R, et al : Anorectal disease in HIV-infected patients. Dis Colon Rectum 1998 Nov ; 41(11) : 1367-1370.<\/li>\n<li>Spornraft-Ragaller P, Boashie U, Esser S : Infections sexuellement transmissibles de la r\u00e9gion anorectale. Dermatologue 2015 ; 66 : 430-438.<\/li>\n<li>Cohen MS, et al : R\u00e9duction de la concentration du VIH-1 dans les semences apr\u00e8s traitement de l&#8217;ur\u00e9trite : implications pour la pr\u00e9vention de la transmission sexuelle du VIH-1, AIDSCAP Malawi Research Group. Lancet 1997 Jun 28 ; 349(9069) : 1868-1873.<\/li>\n<li>Kamarashev J, et al : Lymphogranuloma venereum in Z\u00fcrich, Switzerland : Chlamydia trachomatis Serovar L2 proctitis among men who have sex with men. Swiss Med Wkly 2010 ; 140 : 209-212.<\/li>\n<li>Kreuter A : Proctologie &#8211; Maladies de la r\u00e9gion anale. JDDG 2016 ; 14(4) : 352-375.<\/li>\n<li>de Vries HJC, et al : 2013 European Guideline on the management of proctitis, proctocolitis and eneteritis caused by sexually transmissible pathogens. Int Journal of STC &amp; AIDS 2014 ; 25(7) : 465-474.<\/li>\n<li>Sch\u00f6pfer H, et al : S2k Guideline diagnosis an d thereapy of syphilis- short version. J Dtsch Dermatol Ges 2015 ; 13 : 472-480.<\/li>\n<li>Fuchs W, Brockmeyer NH : Infections sexuellement transmissibles. J Dtsch Dermatol Ges 2014 ; 12 : 45-63.<\/li>\n<li>Lanjouw E, et al : 2015 European guideline on the management of Chlamydia trachomatis infections. Int J STD AIDS 2016 Apr ; 27(5) : 333-348.<\/li>\n<li>de Vries HJC, et al. : 2013 European guideline on the management of lymphogranuloma venereum. JEADV 2015 ; 29 : 1-6.<\/li>\n<li>Halse TA, Musser KA, Limberger RJ : A multiplexed real-time PCR assay for rapid detection of Chlamydia trachomatis and identification of serovar L-2, the major cause of Lymphogranuloma venereum in New York. Mol Cell Probes 2006 Oct ; 20(5) : 290-297.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2016 ; 26(3) : 16-19<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La proctite v\u00e9n\u00e9rienne n&#8217;est pas rare. 34% des hommes s\u00e9ropositifs ont des probl\u00e8mes ano-rectaux [1]. Il faut toujours penser \u00e0 une infection sexuellement transmissible (IST) chez les patients pr\u00e9sentant des&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":57184,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Mise \u00e0 jour sur la proctite v\u00e9n\u00e9rienne 2016","footnotes":""},"category":[11362,11531,11414,11428,11549],"tags":[30644,30509,15552,13282,30513,41705,30649,41708,18428,34667,18422],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341238","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dermatologie-et-venerologie","category-formation-continue","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-infectiologie","category-rx-fr","tag-chlamydia-fr-2","tag-gonorrhee","tag-hepatite","tag-herpes-fr","tag-lues-fr","tag-neisseria-fr","tag-proctite","tag-proctocolite","tag-sida","tag-ulkus-fr","tag-vih","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-28 14:14:32","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341250,"slug":"in-caso-di-sintomi-ano-rettali-considerare-anche-le-malattie-veneree","post_title":"In caso di sintomi ano-rettali, considerare anche le malattie veneree.","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/in-caso-di-sintomi-ano-rettali-considerare-anche-le-malattie-veneree\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341257,"slug":"em-caso-de-sintomas-anorretais-considerar-tambem-as-doencas-venereas","post_title":"Em caso de sintomas anorretais, considerar tamb\u00e9m as doen\u00e7as ven\u00e9reas.","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/em-caso-de-sintomas-anorretais-considerar-tambem-as-doencas-venereas\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341260,"slug":"en-caso-de-sintomas-anorrectales-considere-tambien-las-enfermedades-venereas","post_title":"En caso de s\u00edntomas anorrectales, considere tambi\u00e9n las enfermedades ven\u00e9reas.","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/en-caso-de-sintomas-anorrectales-considere-tambien-las-enfermedades-venereas\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341238","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341238"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341238\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/57184"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341238"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341238"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341238"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341238"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}