{"id":341283,"date":"2016-07-05T02:00:00","date_gmt":"2016-07-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/reactions-psychologiques-apres-une-catastrophe-la-violence-la-torture-ou-la-guerre\/"},"modified":"2016-07-05T02:00:00","modified_gmt":"2016-07-05T00:00:00","slug":"reactions-psychologiques-apres-une-catastrophe-la-violence-la-torture-ou-la-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/reactions-psychologiques-apres-une-catastrophe-la-violence-la-torture-ou-la-guerre\/","title":{"rendered":"R\u00e9actions psychologiques apr\u00e8s une catastrophe, la violence, la torture ou la guerre"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les sympt\u00f4mes du trouble de stress post-traumatique (PTSD) et leurs manifestations sont tr\u00e8s variables, et les troubles comorbides fr\u00e9quents. Les crises de la vie ou les petits stress peuvent r\u00e9activer des traumatismes ant\u00e9rieurs, mais ne provoquent pas eux-m\u00eames de PTSD. De nombreuses maladies mentales, notamment les addictions, peuvent masquer un PTSD. Le PTSD peut \u00e9galement passer inaper\u00e7u en cas de traumatisme ancien, de syndrome douloureux chronique, de comportement m\u00e9fiant et hostile ou de maladie organique grave. Le processus th\u00e9rapeutique comprend trois phases : Stabilisation, y compris l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;une s\u00e9curit\u00e9 ext\u00e9rieure et l&#8217;implication de l&#8217;environnement social, exposition au traumatisme et r\u00e9int\u00e9gration, y compris une stabilisation et une r\u00e9\u00e9valuation suppl\u00e9mentaires. Le traitement du traumatisme est g\u00e9n\u00e9ralement suivi d&#8217;un long processus d&#8217;accompagnement, de r\u00e9orientation et de r\u00e9int\u00e9gration sociale.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le trouble de stress post-traumatique (PTSD) est complexe en termes de sympt\u00f4mes et de restrictions qui en r\u00e9sultent dans le contexte de vie bio-psycho-social. Il est \u00e9galement parfois difficile de la distinguer d&#8217;autres maladies mentales, notamment du trouble de la personnalit\u00e9 borderline. Le PTSD est la cons\u00e9quence possible d&#8217;un ou plusieurs \u00e9v\u00e9nements stressants qui entra\u00eeneraient un d\u00e9sespoir prononc\u00e9 chez presque tout le monde.<\/p>\n<p>D\u00e8s la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle, les sympt\u00f4mes correspondants ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s chez les victimes de graves accidents ferroviaires, les soldats des deux guerres mondiales et les survivants de l&#8217;Holocauste. Dans les descriptions syst\u00e9matiques, on trouve les sympt\u00f4mes typiques que nous consid\u00e9rons aujourd&#8217;hui encore comme des r\u00e9actions caract\u00e9ristiques aux exp\u00e9riences traumatiques : pens\u00e9es et souvenirs envahissants et pesants du traumatisme, reviviscence des \u00e9v\u00e9nements&nbsp; dans la m\u00e9moire, dans les r\u00eaves \u00e9veill\u00e9s ou les r\u00eaves (intrusions), comportement d&#8217;\u00e9vitement, engourdissement \u00e9motionnel avec manque d&#8217;int\u00e9r\u00eat ou ali\u00e9nation des autres personnes<strong> (tab.&nbsp;1) <\/strong>[1\u20133].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7392\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_12.jpg\" style=\"height:474px; width:400px\" width=\"1100\" height=\"1304\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_12.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_12-800x948.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_12-120x142.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_12-90x107.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_12-320x379.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_12-560x664.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"epidemiologie\">\u00c9pid\u00e9miologie<\/h2>\n<p>Pour le PTSD, on estime que la pr\u00e9valence \u00e0 vie est de 1 \u00e0 7% [3]. Les diff\u00e9rentes donn\u00e9es sont dues \u00e0 des diff\u00e9rences m\u00e9thodologiques, mais aussi \u00e0 la fr\u00e9quence des \u00e9v\u00e9nements traumatiques dans diff\u00e9rents pays et au nombre \u00e9lev\u00e9 de cas non d\u00e9clar\u00e9s. En outre, la pr\u00e9valence du PTSD est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 la nature de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement, mais n&#8217;est pas lin\u00e9aire. Il n&#8217;existe aucune indication d&#8217;un seuil \u00e0 partir duquel il est tr\u00e8s probable qu&#8217;un trouble manifeste se d\u00e9veloppe. Il est incontestable que les traumatismes de longue dur\u00e9e, dits &#8220;man-made&#8221; (viol, torture, guerre), conduisent le plus souvent au PTSD (environ 50%), suivis par d&#8217;autres crimes violents (jusqu&#8217;\u00e0 25%) [4]. Les facteurs de risque individuels incluent les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux, le manque de soutien social, le faible statut socio-\u00e9conomique, les s\u00e9parations et les pertes pr\u00e9coces, la comorbidit\u00e9, l&#8217;adolescence ou l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9 et, en fonction de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement, la dur\u00e9e, la r\u00e9currence, l&#8217;impuissance, la culpabilit\u00e9 et les pertes irr\u00e9versibles<strong> (tableau&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7393 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_5.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/360;height:360px; width:1100px\" width=\"1100\" height=\"360\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_5.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_5-800x262.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_5-120x39.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_5-90x29.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_5-320x105.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_5-560x183.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Le diagnostic du PTSD est principalement clinique et, depuis 1978, bas\u00e9 sur les crit\u00e8res de la CIM (CIM-9, CIM-11 en cours) ou du DSM (aujourd&#8217;hui DSM-5). Des tests psychom\u00e9triques reconnus au niveau international sont utilis\u00e9s, par exemple l&#8217;\u00e9chelle &#8220;Impact of Event&#8221; (version r\u00e9vis\u00e9e) pour \u00e9valuer les cons\u00e9quences du stress psychologique [5] ou l&#8217;entretien clinique structur\u00e9 pour les troubles dissociatifs du DSM-IV [6]. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, le PTSD a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 parmi les troubles anxieux. La forte incidence de troubles comorbides tels que la d\u00e9pression, d&#8217;autres troubles anxieux, des troubles de somatisation, des addictions ou des troubles du sommeil peut rendre le diagnostic de PTSD difficile [7].<\/p>\n<h2 id=\"etiologie-et-pathogenese\">\u00c9tiologie et pathogen\u00e8se<\/h2>\n<p>Toutes les approches explicatives et th\u00e9rapeutiques reconnues (\u00e9coles psychodynamiques, cognitivo-comportementales et syst\u00e9miques) fondent la gen\u00e8se de la maladie \u00e0 la fois sur un \u00e9v\u00e9nement qui s&#8217;est produit et sur des interpr\u00e9tations subjectives sp\u00e9cifiques de cet \u00e9v\u00e9nement. Si l&#8217;int\u00e9gration \u00e9motionnelle et cognitive de ce qui a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cu comme un traumatisme est insuffisante, les \u00e9v\u00e9nements ne peuvent pas \u00eatre stock\u00e9s de mani\u00e8re coh\u00e9rente dans la m\u00e9moire &#8211; sous la forme de ce que l&#8217;on appelle un r\u00e9cit. Les contenus de la m\u00e9moire restent fragment\u00e9s et les d\u00e9tails du souvenir restent toujours actuels en tant qu&#8217;impressions sensorielles et \u00e9motionnelles, il n&#8217;existe toujours qu&#8217;un &#8220;ici et maintenant&#8221; de (re)d\u00e9couverte, pas de &#8220;l\u00e0 et alors&#8221; du souvenir. Des sentiments intenses et persistants de d\u00e9tresse, d&#8217;impuissance, de menace et de forte anxi\u00e9t\u00e9 d\u00e9clenchent toujours la cascade de stress physiologique [4].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-du-ptsd-en-trois-phases\">Traitement du PTSD en trois phases<\/h2>\n<p>Le but de la th\u00e9rapie du PTSD est de retrouver les fonctions ant\u00e9rieures du moi ou d&#8217;acqu\u00e9rir des fonctions qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es suite au traumatisme [8]. Tout d&#8217;abord, un lien pr\u00e9coce avec des services ambulatoires sp\u00e9cialis\u00e9s est indiqu\u00e9 pour le diagnostic et la mise en place d&#8217;un traitement (par exemple, psychoth\u00e9rapeutes ayant des qualifications et une exp\u00e9rience en traumatologie, centres de psychotraumatologie). Parall\u00e8lement, il est important de cr\u00e9er un environnement s\u00fbr, de rompre les contacts avec les agresseurs et d&#8217;activer les syst\u00e8mes d&#8217;aide sociale [2]. Le traitement proprement dit se d\u00e9roule en plusieurs phases (trois phases sont habituelles) sur la base de m\u00e9thodes reconnues telles que la th\u00e9rapie traumatique psychodynamique multidimensionnelle [2], la th\u00e9rapie traumatique imaginaire psychodynamique [9] ou la psychoth\u00e9rapie centr\u00e9e sur le traumatisme [10].<\/p>\n<p>Habituellement, le continuum de soins primaire est un cadre ambulatoire. Dans les cas de PTSD complexe, un intervalle de traitement hospitalier de plusieurs semaines peut \u00eatre n\u00e9cessaire, suivi de la poursuite du traitement ambulatoire.<\/p>\n<h2 id=\"phase-i-stabilisation\">Phase I : Stabilisation<\/h2>\n<p>La phase I vise \u00e0 \u00e9tablir une relation de travail th\u00e9rapeutique bas\u00e9e sur la confiance et \u00e9ventuellement une pharmacoth\u00e9rapie. La phase I comprend une psycho\u00e9ducation, des exercices de pleine conscience et l&#8217;apprentissage de comp\u00e9tences [11], la gestion des flashbacks et des dissociations ainsi que la r\u00e9activation des ressources existantes. Cette derni\u00e8re aide \u00e0 retrouver l&#8217;autonomie et la capacit\u00e9 d&#8217;action dans le cadre d&#8217;une orientation coh\u00e9rente vers le pr\u00e9sent.<\/p>\n<h2 id=\"phase-ii-confrontation-avec-le-traumatisme\">Phase II : confrontation avec le traumatisme<\/h2>\n<p>La phase II repr\u00e9sente la confrontation avec le traumatisme, sauf contre-indication (mise en danger de soi ou d&#8217;autrui, \u00e9tat dissociatif grave, d\u00e9compensation psychotique, abus de substances psychoactives, contact persistant avec l&#8217;auteur ou manque de compliance). Le traitement du traumatisme doit \u00e9galement \u00eatre report\u00e9 en cas de tendances suicidaires, d&#8217;automutilation s\u00e9v\u00e8re, de sympt\u00f4mes psychotiques, de dissociation s\u00e9v\u00e8re et d&#8217;intol\u00e9rance aux affects.<br \/>\nLes souvenirs et les fragments sensoriels fix\u00e9s de mani\u00e8re traumatique sont consciemment activ\u00e9s dans un cadre prot\u00e9g\u00e9 et transf\u00e9r\u00e9s dans le pr\u00e9sent non menac\u00e9. Cela se fait au moyen de techniques vari\u00e9es, issues \u00e0 l&#8217;origine de diff\u00e9rentes \u00e9coles de th\u00e9rapie, par exemple les techniques de screening [10], la th\u00e9rapie narrative d&#8217;exposition (NET) [12], l&#8217;Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) [13] ou la r\u00e9\u00e9valuation cognitive [4].<\/p>\n<p>L&#8217;exposition au traumatisme conduit \u00e0 la synth\u00e8se du traumatisme, le r\u00e9cit est form\u00e9 et une int\u00e9gration dans la biographie est rendue possible. Les personnes concern\u00e9es ont besoin d&#8217;une motivation ext\u00e9rieure r\u00e9p\u00e9t\u00e9e pour maintenir le processus d&#8217;apprentissage continu par des exercices et de la patience <strong>(tab.&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7394 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_2.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 862px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 862\/443;height:206px; width:400px\" width=\"862\" height=\"443\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_2.jpg 862w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_2-800x411.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_2-120x62.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_2-90x46.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_2-320x164.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_2-560x288.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 862px) 100vw, 862px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"phase-iii-reintegration\">Phase III : R\u00e9int\u00e9gration<\/h2>\n<p>La phase III comprend la r\u00e9int\u00e9gration finale du traumatisme. Cette phase est associ\u00e9e au deuil, \u00e0 l&#8217;abandon et \u00e0 la r\u00e9\u00e9valuation du pass\u00e9. Pour construire une vie apr\u00e8s et avec le traumatisme, il est urgent de poursuivre l&#8217;accompagnement th\u00e9rapeutique, voire la r\u00e9habilitation sociale et professionnelle.<\/p>\n<h2 id=\"situation-en-suisse\">Situation en Suisse<\/h2>\n<p>Le diagnostic, le traitement sp\u00e9cialis\u00e9 ambulatoire et hospitalier ainsi que la r\u00e9int\u00e9gration des personnes souffrant de PTSD constituent un d\u00e9fi dans de nombreux pays. En Suisse, la situation s&#8217;est nettement am\u00e9lior\u00e9e au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie. Ainsi, le premier service de th\u00e9rapie traumatique stationnaire sp\u00e9cifique aux troubles en Suisse, \u00e0 la Clienia Littenheid AG, f\u00eate cette ann\u00e9e son dixi\u00e8me anniversaire. Entre-temps, des offres r\u00e9sidentielles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies sur d&#8217;autres sites, par exemple \u00e0 l&#8217;ipw de Winterthur.<\/p>\n<p>La mise en r\u00e9seau avec des services ambulatoires et des th\u00e9rapeutes m\u00e9dicaux et psychologiques sp\u00e9cialis\u00e9s varie d&#8217;un canton \u00e0 l&#8217;autre. Dans l&#8217;ensemble, la situation en mati\u00e8re de soins \u00e9volue de mani\u00e8re satisfaisante, les \u00e9tablissements de formation suisses y apportant une contribution essentielle (Institut suisse de psychotraumatologie, Winterthur ; Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l&#8217;Universit\u00e9 de Zurich et Clinique de psychiatrie et de psychoth\u00e9rapie de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de Zurich (USZ) ; Institut de psychologie, Psychologie de la sant\u00e9 de l&#8217;enfant et de l&#8217;adolescent, Universit\u00e9 de Zurich). Il semble pr\u00e9matur\u00e9 de pr\u00e9voir une augmentation de la demande de la part des personnes originaires de zones de crise ou de guerre, mais dans l&#8217;ensemble, nous pr\u00e9voyons un besoin croissant de professionnels form\u00e9s en psychotraumatologie.  &nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7395 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/kasten_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1160;height:1160px; width:1100px\" width=\"1100\" height=\"1160\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/kasten_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/kasten_0-800x844.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/kasten_0-120x127.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/kasten_0-90x95.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/kasten_0-320x337.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/kasten_0-560x591.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Dilling H, et al. : Classification internationale des troubles mentaux, CIM-10, chapitre V (F). Lignes directrices cliniques et diagnostiques. Berne : Huber 2013.<\/li>\n<li>Fischer G, Riedesser P : Manuel de psychotraumatologie. 4e \u00e9dition. Munich, Allemagne : UTB Ernst Reinhardt 2009.<\/li>\n<li>Flatten G, et al. (\u00e9d.) : Posttraumatische Belastungsst\u00f6rung, Leitlinie der AWMF und Quellentext, 2\u00e8me \u00e9dition, Stuttgart : Schattauer 2004.<\/li>\n<li>Ehlers A, Clark DM : Un mod\u00e8le cognitif du trouble de stress post-traumatique. Behav Res Ther 2000 ; 38 : 319-345.<\/li>\n<li>Maercker A, Sch\u00fctzwohl M : Evaluation des cons\u00e9quences d&#8217;un stress psychique : L&#8217;\u00e9chelle Impact of Event-version r\u00e9vis\u00e9e. Diagnostica 1998 ; 44 : 130-141.<\/li>\n<li>Gast U, et al. : L&#8217;entretien clinique structur\u00e9 pour les troubles dissociatifs DSM-IV. Entretien et manuel. G\u00f6ttingen, Allemagne : Hogrefe 2000.<\/li>\n<li>Maercker A, Karl, A : Trouble de stress post-traumatique. In Perrez M, Baumann U (\u00e9d.) : Lehrbuch Klinische Psychologie &#8211; Psychotherapie (3\u00e8me \u00e9d.). Berne : Huber, 2005, p. 970-1009.<\/li>\n<li>Rudolf G : Psychoth\u00e9rapie psychodynamique : le travail sur le conflit, la structure et le traumatisme. 2e \u00e9d. Stuttgart : Schattauer 2014.<\/li>\n<li>Reddemann L : Th\u00e9rapie psychodynamique imaginative des traumatismes. 6e \u00e9d. Stuttgart : Klett-Cotta 2011.<\/li>\n<li>Sachsse U (\u00e9d.) : Traumazentrierte Psychotherapie. Stuttgart, New York : Schattauer 2004.<\/li>\n<li>Linehan MM : Th\u00e9rapie dialectique et comportementale du trouble de la personnalit\u00e9 borderline. Munich, Allemagne : CIP-Medien 1996.<\/li>\n<li>Schauer M, et al : Narrative Exposure Therapy (NET). Une intervention \u00e0 court terme pour les troubles li\u00e9s au stress traumatique. 2\u00e8me \u00e9d. Cambridge Mass : Hogrefe &amp; Huber Publ. 2011.<\/li>\n<li>Shapiro F : EMDR : Principes et pratique. Manuel sur le traitement des personnes traumatis\u00e9es. Paderborn : Jungfermann 1998.<\/li>\n<li>Landolt MA : Psychotraumatologie de l&#8217;enfance. G\u00f6ttingen, Allemagne : Hogrefe 2004.<\/li>\n<li>Schelling G : Post-traumatic stress disorder in somatic disease : lessons from critically ill patients. Prog Brain Res 2008 ; 167 : 229-237.<\/li>\n<li>Sack M : Traumath\u00e9rapie douce &#8211; traitement des troubles post-traumatiques ax\u00e9 sur les ressources. Stuttgart : Schattauer 2010.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(4) : 10-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les sympt\u00f4mes du trouble de stress post-traumatique (PTSD) et leurs manifestations sont tr\u00e8s variables, et les troubles comorbides fr\u00e9quents. 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