{"id":341284,"date":"2016-07-04T02:00:00","date_gmt":"2016-07-04T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/seule-une-minorite-des-personnes-concernees-recoit-un-traitement-adequat\/"},"modified":"2016-07-04T02:00:00","modified_gmt":"2016-07-04T00:00:00","slug":"seule-une-minorite-des-personnes-concernees-recoit-un-traitement-adequat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/seule-une-minorite-des-personnes-concernees-recoit-un-traitement-adequat\/","title":{"rendered":"Seule une minorit\u00e9 des personnes concern\u00e9es re\u00e7oit un traitement ad\u00e9quat"},"content":{"rendered":"<p><strong>Il faut penser \u00e0 un trouble anxieux en cas de troubles anxieux ant\u00e9rieurs, de sympt\u00f4mes anxieux somatiques, d&#8217;exp\u00e9riences traumatiques r\u00e9centes ou d&#8217;\u00e9vitement de situations sociales. L&#8217;\u00e9valuation des troubles anxieux doit inclure le type, la dur\u00e9e, la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes et le handicap fonctionnel. En outre, la pr\u00e9sence de facteurs d&#8217;influence et de risque doit \u00eatre clarifi\u00e9e. Quelle que soit la maladie, le NICE demande que le traitement le moins intrusif, mais le plus efficace, soit propos\u00e9. Ainsi, la psychoth\u00e9rapie fond\u00e9e sur les preuves est le traitement de premier choix des troubles anxieux. Les directives allemandes autorisent, en cas de preuves \u00e9quivalentes pour la psychoth\u00e9rapie et la pharmacoth\u00e9rapie ainsi que pour la combinaison des deux m\u00e9thodes, un plan de traitement individuel en fonction des pr\u00e9f\u00e9rences du patient, des tentatives de traitement pr\u00e9c\u00e9dentes, de la gravit\u00e9, de la comorbidit\u00e9, de l&#8217;utilisation de substances et du risque de suicide. La r\u00e9ponse au traitement doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e et document\u00e9e pendant chaque s\u00e9ance.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Bien que les recommandations suisses pour le traitement des troubles anxieux [1], les lignes directrices de la World Federation of Societies of Biological Psychiatry (WFSBP)  [2,3]Le guide S3 de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de psychiatrie et de psychoth\u00e9rapie, de psychosomatique et de neurologie (DGPPN) [4] et les normes publi\u00e9es par le National Institute for Health and Care Excellence  [5\u20137]  ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es il y a plus de deux ans, les preuves n&#8217;ont pas chang\u00e9 entre-temps. Cet article est donc une mise \u00e0 jour des connaissances.<\/p>\n<h2 id=\"epidemiologie\">\u00c9pid\u00e9miologie<\/h2>\n<p>Selon les estimations actuelles, les troubles anxieux font partie des maladies mentales les plus courantes dans le monde, avec une pr\u00e9valence sur la vie enti\u00e8re comprise entre 13% et 17% [8]. Les femmes sont plus de deux fois plus touch\u00e9es que les hommes. Ils apparaissent d\u00e8s l&#8217;enfance et l&#8217;adolescence. Chez les adultes, elles se manifestent g\u00e9n\u00e9ralement entre 35 et 55 ans. La pr\u00e9valence \u00e0 12 mois est de 10% pour les phobies sp\u00e9cifiques, 6% pour l&#8217;agoraphobie\/le trouble panique, 3% pour la phobie sociale et 2% pour le trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"gestion-de-la-qualite\">Gestion de la qualit\u00e9<\/h2>\n<p>Une gestion de la qualit\u00e9 [7] pour l&#8217;identification et le traitement des troubles anxieux est la base d&#8217;une bonne prise en charge. Comme la peur est aussi une r\u00e9action physiologique r\u00e9gulatrice, le taux de d\u00e9tection est souvent mauvais. Seule une minorit\u00e9 des personnes concern\u00e9es re\u00e7oit donc un traitement ad\u00e9quat. Lorsque l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression sont associ\u00e9es, seule la d\u00e9pression est souvent identifi\u00e9e et trait\u00e9e. Lorsqu&#8217;un trouble anxieux est identifi\u00e9, il est g\u00e9n\u00e9ralement trait\u00e9 pharmacologiquement. Afin de fournir les meilleurs soins possibles, le NICE postule quatre normes de qualit\u00e9 [7] :<\/p>\n<ul>\n<li>QS 1 : Les troubles anxieux potentiels n\u00e9cessitent une \u00e9valuation d\u00e9taill\u00e9e afin de clarifier le diagnostic, la gravit\u00e9 des sympt\u00f4mes et le handicap fonctionnel.<\/li>\n<li>QS 2 : Les patients anxieux doivent \u00eatre trait\u00e9s en premier lieu par une psychoth\u00e9rapie fond\u00e9e sur des preuves.<\/li>\n<li>QS 3 : Les patients anxieux ne doivent se voir prescrire des benzodiaz\u00e9pines ou des antipsychotiques qu&#8217;\u00e0 titre exceptionnel.<\/li>\n<li>QS 4 : La r\u00e9ponse au traitement doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e et document\u00e9e pendant chaque s\u00e9ance.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"evaluation-et-diagnostic\">\u00c9valuation et diagnostic<\/h2>\n<p>Les personnes concern\u00e9es sont plus susceptibles de parler de douleurs, de troubles du sommeil ou d&#8217;autres troubles somatiques que de leurs sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 proprement dits. Vous devez donc penser \u00e0 un trouble anxieux en cas de troubles anxieux ant\u00e9rieurs, de sympt\u00f4mes anxieux somatiques, d&#8217;exp\u00e9riences traumatiques r\u00e9centes ou d&#8217;\u00e9vitement de situations sociales. Si vous soup\u00e7onnez un trouble anxieux, les questions du <strong>tableau 1<\/strong> vous aideront \u00e0 y voir plus clair.<br \/>\nLes diagnostics diff\u00e9rentiels incluent les diff\u00e9rents troubles anxieux psychiatriques, la d\u00e9pression et les troubles somatoformes. En tant qu&#8217;affections physiques causales, il s&#8217;agit de maladies cardiovasculaires, de maladies pulmonaires, de maladies neurologiques ou de troubles endocriniens. En cas de comorbidit\u00e9 mutuelle \u00e9lev\u00e9e, on distingue \u00e9galement les troubles anxieux primaires et secondaires. Les troubles anxieux primaires ne sont pas li\u00e9s \u00e0 d&#8217;autres maladies, tandis que les troubles secondaires en sont la cause. Les troubles anxieux primaires peuvent entra\u00eener une d\u00e9pression comorbide. La comorbidit\u00e9 est un facteur pronostique d\u00e9favorable en raison d&#8217;une moins bonne r\u00e9ponse au traitement, g\u00e9n\u00e9ralement plus d&#8217;effets secondaires et une moins bonne r\u00e9mission.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7383\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__4.jpg\" style=\"height:398px; width:400px\" width=\"1100\" height=\"1094\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__4.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__4-800x796.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__4-80x80.jpg 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__4-120x120.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__4-90x90.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__4-320x318.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1__4-560x557.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation des troubles anxieux doit porter sur la nature, la dur\u00e9e, la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes et le handicap fonctionnel. En outre, la pr\u00e9sence de facteurs d&#8217;influence et de risque pertinents doit \u00eatre clarifi\u00e9e : Ant\u00e9c\u00e9dents de troubles psychiques et somatiques chroniques ; ant\u00e9c\u00e9dents familiaux ; tentatives et exp\u00e9riences de traitement ant\u00e9rieures ; ant\u00e9c\u00e9dents sociaux ; qualit\u00e9 des relations ; isolement social ; abus sexuels ; exp\u00e9riences de violence ; situation socio-\u00e9conomique et contexte migratoire. En cas de suspicion de trouble d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, il convient \u00e9galement d&#8217;\u00e9valuer la pr\u00e9sence d&#8217;un trouble de la personnalit\u00e9 \u00e9vitante, d&#8217;un abus de substances, d&#8217;un trouble affectif, d&#8217;une psychose et d&#8217;un autisme. Des instruments psychom\u00e9triques compl\u00e9mentaires d&#8217;auto-\u00e9valuation ou d&#8217;\u00e9valuation par des tiers quantifient les sympt\u00f4mes et conviennent au diagnostic de l&#8217;\u00e9volution ou \u00e0 la mesure des r\u00e9sultats <strong>(tableau 2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7384 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/779;height:283px; width:400px\" width=\"1100\" height=\"779\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation diagnostique est effectu\u00e9e au moyen de la Classification internationale des troubles mentaux CIM10 Chapitre V (F) [9]. Nous nous r\u00e9f\u00e9rons ici \u00e0 l&#8217;agoraphobie\/au trouble panique, au trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, aux phobies sociales et sp\u00e9cifiques en tant que troubles anxieux au sens strict <strong>(tableau 3).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7385 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1303;height:1303px; width:1100px\" width=\"1100\" height=\"1303\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"recommandations-therapeutiques\">Recommandations th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Quelle que soit la maladie, le NICE demande que le traitement le moins contraignant mais le plus efficace soit propos\u00e9 avant de recourir \u00e0 des formes de traitement dont le succ\u00e8s th\u00e9rapeutique\/le profil d&#8217;effets secondaires est moins favorable. Ainsi, la psychoth\u00e9rapie fond\u00e9e sur des preuves est le premier choix pour les troubles anxieux. Les directives allemandes permettent, en cas de preuves \u00e9quivalentes pour la psychoth\u00e9rapie et la pharmacoth\u00e9rapie ainsi que pour la combinaison des deux m\u00e9thodes, une planification individuelle du traitement en fonction de la pr\u00e9f\u00e9rence du patient, des tentatives de traitement pr\u00e9c\u00e9dentes, du degr\u00e9 de gravit\u00e9, de la comorbidit\u00e9, de l&#8217;utilisation de substances et du risque de suicide <strong>(tableau 4).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7386 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab4_.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/486;height:486px; width:1100px\" width=\"1100\" height=\"486\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"psychotherapie-fondee-sur-des-preuves\">Psychoth\u00e9rapie fond\u00e9e sur des preuves<\/h2>\n<p>Les psychoth\u00e9rapies fond\u00e9es sur des preuves sont le traitement de premier choix, avec une absence quasi-totale d&#8217;effets secondaires et une meilleure pr\u00e9vention des rechutes. Pour les troubles anxieux, elles vont des groupes d&#8217;entraide aux psychoth\u00e9rapies \u00e0 haute fr\u00e9quence. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, ils sont propos\u00e9s en ambulatoire. Seuls les troubles tr\u00e8s graves doivent \u00eatre trait\u00e9s en milieu hospitalier. La th\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC) dispose d&#8217;un bon niveau de preuve pour les quatre troubles anxieux et constitue donc une psychoth\u00e9rapie de premier choix. Les TCC doivent \u00eatre appliqu\u00e9es selon des manuels de traitement empiriques. En cas d&#8217;\u00e9vitement \u00e9lev\u00e9, une th\u00e9rapie d&#8217;exposition doit \u00eatre mise en place. Par rapport \u00e0 la TCC, les donn\u00e9es probantes sur les th\u00e9rapies psychodynamiques sont moins bonnes en termes de nombre d&#8217;\u00e9tudes et de qualit\u00e9 m\u00e9thodologique. Dans les \u00e9tudes comparatives directes, la TCC s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e sup\u00e9rieure aux approches psychodynamiques dans le traitement de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Une th\u00e9rapie psychodynamique ne doit donc \u00eatre propos\u00e9e que lorsqu&#8217;une TCC n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 efficace. La dur\u00e9e du traitement est calcul\u00e9e individuellement en fonction de la gravit\u00e9 de la maladie, de la comorbidit\u00e9 et du contexte psychosocial. Les th\u00e9rapies individuelles sont sup\u00e9rieures \u00e0 celles en groupe. Un entra\u00eenement \u00e0 la confiance en soi en groupe n&#8217;est indiqu\u00e9 qu&#8217;en cas de phobie sociale. Les preuves sont insuffisantes pour d&#8217;autres formes de psychoth\u00e9rapie telles que la relaxation appliqu\u00e9e, la th\u00e9rapie interpersonnelle ou la th\u00e9rapie par la parole centr\u00e9e sur le client comme th\u00e9rapie principale.<\/p>\n<h2 id=\"interventions-psychopharmacologiques\">Interventions psychopharmacologiques<\/h2>\n<p>La grossesse, les maladies cardiaques graves ou l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9 doivent \u00eatre pris en compte dans le choix du m\u00e9dicament. Les patients doivent \u00eatre inform\u00e9s du d\u00e9lai d&#8217;action des antid\u00e9presseurs (une \u00e0 six semaines) et de la dur\u00e9e de prise n\u00e9cessaire (au moins six mois). Les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) ou les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (ISRS) sont les m\u00e9dicaments de premier choix (recommandation A : &#8220;devrait&#8221; ; en vert fonc\u00e9 dans le tableau 5). L&#8217;antid\u00e9presseur tricyclique clomipramine (trouble panique) et le modulateur calcique pr\u00e9gabaline (GAS) ont une recommandation B (&#8220;devrait&#8221; \/ surlign\u00e9 en vert clair). Le moclob\u00e9mide, un inhibiteur r\u00e9versible de la monoamine oxydase A (RIMA), est utilis\u00e9 avec un consensus d&#8217;experts dans les phobies sociales lorsque les substances A et B sont inefficaces (surlign\u00e9 en jaune). Les benzodiaz\u00e9pines doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es en raison du d\u00e9veloppement de la tol\u00e9rance et de la d\u00e9pendance. Les antipsychotiques ne sont pas non plus un traitement permanent en raison de leurs effets secondaires. Les deux classes de substances ne doivent \u00eatre administr\u00e9es qu&#8217;en cas de maladie cardiaque grave, de contre-indication aux m\u00e9dicaments standard, de crise d&#8217;angoisse grave ou de tendances suicidaires. Les dosages de m\u00e9dicaments peuvent aider \u00e0 d\u00e9terminer la dose. En traitement d&#8217;entretien, la posologie doit \u00eatre maintenue sans modification. Apr\u00e8s le d\u00e9but de la r\u00e9mission, le traitement est poursuivi pendant six \u00e0 douze mois. Si l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 r\u00e9appara\u00eet \u00e0 l&#8217;arr\u00eat du traitement, mais aussi en cas de trouble anxieux s\u00e9v\u00e8re et d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents de n\u00e9cessit\u00e9 de traitement prolong\u00e9, un traitement plus long peut s&#8217;av\u00e9rer utile. Pour \u00e9viter les ph\u00e9nom\u00e8nes de sevrage, les m\u00e9dicaments doivent \u00eatre supprim\u00e9s<strong> (tableau 5).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7387 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab5_.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/873;height:873px; width:1100px\" width=\"1100\" height=\"873\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"procedure-en-cas-de-resistance-au-traitement\">Proc\u00e9dure en cas de r\u00e9sistance au traitement<\/h2>\n<p>En cas d&#8217;inefficacit\u00e9, il convient de passer \u00e0 une autre substance standard apr\u00e8s quatre \u00e0 six semaines. En cas de r\u00e9ponse partielle, une augmentation de la dose est indiqu\u00e9e. Pour cela, il est recommand\u00e9 de suivre le plan de changement progressif de m\u00e9dicaments en cas de non-r\u00e9ponse\/intol\u00e9rance. Si les m\u00e9dicaments standard ne sont pas efficaces, un m\u00e9dicament de deuxi\u00e8me intention peut \u00eatre prescrit. En cas de traitements off-label avec des m\u00e9dicaments sans autorisation de mise sur le march\u00e9 pour les troubles anxieux, il convient d&#8217;\u00e9valuer les aspects juridiques <strong>(tableau 6).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7388 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab6_.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/738;height:738px; width:1100px\" width=\"1100\" height=\"738\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"complements-sur-les-troubles-anxieux-secondaires\">Compl\u00e9ments sur les troubles anxieux secondaires<\/h2>\n<p>En cas de troubles anxieux secondaires, il convient d&#8217;abord de traiter au mieux le trouble primaire et donc d&#8217;\u00e9liminer\/r\u00e9duire le facteur d\u00e9clenchant. Chaque fois qu&#8217;il y a une r\u00e9sistance au traitement avec des substances standard, la pr\u00e9sence d&#8217;une maladie primaire causale doit \u00eatre reconsid\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"therapies-combinees\">Th\u00e9rapies combin\u00e9es<\/h2>\n<p>Des \u00e9tudes sur la combinaison de la psychoth\u00e9rapie et de la pharmacoth\u00e9rapie montrent un avantage th\u00e9rapeutique dans le cas du trouble panique. Il n&#8217;existe pas d&#8217;\u00e9tudes sur le trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 et les donn\u00e9es sur les phobies sociales sont incoh\u00e9rentes. Ainsi, si un type de th\u00e9rapie ne suffit pas \u00e0 lui seul, l&#8217;autre ou une combinaison des deux peut \u00eatre choisi \u00e0 chaque fois.<\/p>\n<h2 id=\"evaluation-et-documentation\">\u00c9valuation et documentation<\/h2>\n<p>Les patients doivent noter leur r\u00e9ponse au traitement pendant chaque s\u00e9ance de traitement. Cela permet, si n\u00e9cessaire, d&#8217;adapter rapidement le traitement.<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Keck ME, et al : Le traitement des troubles anxieux, partie 1 : trouble panique, agoraphobie, trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, phobie sociale, phobies sp\u00e9cifiques. Forum Med Suisse 2011 ; 11(34) : 558-566.<\/li>\n<li>Bandelow B, et al : World Federation of Societies of Biological Psychiatry (WFSBP) guidelines for the pharmacological treatment of anxiety, obsessive-compulsive and post-traumatic stress disorders &#8211; first revision. World J Biol Psychiatry 2008 ; 9(4) : 248-312.<\/li>\n<li>Hasan A, et al : World Federation of Societies of Biological Psychiatry (WFSBP) Guidelines for Biological Treatment of Schizophrenia, part 1 : update 2012 on the acute treatment of schizophrenia and the management of treatment resistance. World J Biol Psychiatry 2012 ; 13(5) : 318-378.<\/li>\n<li>Bandelow B, et al. : Ligne directrice S3 allemande sur le traitement des troubles anxieux. 2014. www.awmf.org\/leitlinien.html<\/li>\n<li>National Institute for Health and Care Excellence Guideline 113 : Generalised anxiety disorder and panic disorder in adults : management. 2011 ; r\u00e9vis\u00e9 en 2015. www.nice.org.uk\/guidance\/cg113<\/li>\n<li>National Institute for Health and Care Excellence Guideline 159 : Social anxiety disorder : recognition, assessment and treatment. 2013 ; r\u00e9vis\u00e9 en 2015. www.nice.org.uk\/guidance\/cg159<\/li>\n<li>National Institute for Health and Care Excellence Quality Standard 53 : Anxiety Disorders. 2014. www.nice.org.uk\/guidance\/qs53<\/li>\n<li>Steel Z, et al. : The global prevalence of common mental disorders : a systematic review and meta-analysis 1980-2013. Int J Epidemiol 2014 ; 43(2) : 476-493.<\/li>\n<li>Dilling H, et al. (\u00e9d.) : Classification internationale des troubles mentaux : CIM-10 Chapitre V (F). Lignes directrices en mati\u00e8re de diagnostic clinique. Huber 2011.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(4) : 4-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut penser \u00e0 un trouble anxieux en cas de troubles anxieux ant\u00e9rieurs, de sympt\u00f4mes anxieux somatiques, d&#8217;exp\u00e9riences traumatiques r\u00e9centes ou d&#8217;\u00e9vitement de situations sociales. 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