{"id":341307,"date":"2016-07-03T02:00:00","date_gmt":"2016-07-03T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-flux-doit-continuer\/"},"modified":"2016-07-03T02:00:00","modified_gmt":"2016-07-03T00:00:00","slug":"le-flux-doit-continuer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-flux-doit-continuer\/","title":{"rendered":"&#8220;Le flux doit continuer&#8221;"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;inhibition de la coagulation constitue une pierre angulaire du traitement du syndrome coronarien aigu. Les inhibiteurs de l&#8217;agr\u00e9gation plaquettaire, qui ciblent la synth\u00e8se de la thromboxane, le r\u00e9cepteur de l&#8217;ADP, le r\u00e9cepteur des glycoprot\u00e9ines IIb\/IIIa et le r\u00e9cepteur de la thrombine PAR 1, sont utilis\u00e9s en clinique en plus des inhibiteurs de la coagulation plasmatique. Des repr\u00e9sentants plus puissants de substances individuelles ainsi que leur combinaison promettent une meilleure efficacit\u00e9 antithrombotique, mais doivent parfois \u00eatre \u00e9valu\u00e9s individuellement par rapport au risque de saignement.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le chemin parcouru depuis la premi\u00e8re description de l&#8217;angine de poitrine par John Warren comme &#8220;strangling of the chest&#8221; dans la premi\u00e8re \u00e9dition du New England Journal of Medicine en 1812 [1] jusqu&#8217;\u00e0 la compr\u00e9hension actuelle de la maladie coronarienne au niveau g\u00e9n\u00e9tique et mol\u00e9culaire a \u00e9t\u00e9 jalonn\u00e9 de grandes d\u00e9couvertes, d&#8217;innovations et de progr\u00e8s th\u00e9rapeutiques remarquables.<\/p>\n<p>Alors que jusqu&#8217;en 1961, les patients atteints de SCA devaient se reposer le plus tranquillement possible, ce qui entra\u00eenait le d\u00e9c\u00e8s de 30% d&#8217;entre eux, ils sont aujourd&#8217;hui surveill\u00e9s en permanence dans les unit\u00e9s de soins coronariens, ce qui, associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9largissement des possibilit\u00e9s d&#8217;intervention th\u00e9rapeutique, a permis de r\u00e9duire la mortalit\u00e9 hospitali\u00e8re \u00e0 6-7%.<\/p>\n<p>Parmi les possibilit\u00e9s d&#8217;intervention th\u00e9rapeutique, outre le pontage aortocoronarien, qui a f\u00eat\u00e9 ses 50 ans en 2014, on trouve l&#8217;intervention coronarienne percutan\u00e9e (ICP), cr\u00e9\u00e9e en 1977 par Andreas Gr\u00fcntzig \u00e0 Zurich. Il s&#8217;agit d\u00e9sormais de l&#8217;une des interventions les plus courantes de la m\u00e9decine moderne [2], avec un taux d&#8217;implantation annuel d&#8217;environ 500 000 stents \u00e0 rev\u00eatement m\u00e9dicamenteux (DES) de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration aux \u00c9tats-Unis [3]. Compte tenu du m\u00e9canisme pathog\u00e9nique essentiel de la formation locale de thrombus, le traitement anticoagulant est de la plus haute importance. Celle-ci se compose de l&#8217;inhibition de l&#8217;h\u00e9mostase primaire et de la coagulation plasmatique. L&#8217;inhibition th\u00e9rapeutique de l&#8217;adh\u00e9sion\/activation et de l&#8217;agr\u00e9gation des plaquettes passe par l&#8217;inhibition de la synth\u00e8se de la thromboxane, le blocage du r\u00e9cepteur de l&#8217;ADP et l&#8217;inhibition du r\u00e9cepteur GP IIb\/IIIa. L&#8217;inhibition de diff\u00e9rents facteurs de la cascade de coagulation assure l&#8217;anticoagulation plasmatique, qui est utilis\u00e9e dans le cas de l&#8217;ICP par l&#8217;h\u00e9parine, les h\u00e9parines de bas poids mol\u00e9culaire et les inhibiteurs s\u00e9lectifs de facteurs sp\u00e9cifiques (bivalirudine pour l&#8217;inhibition de la thrombine ; fondaparinux pour l&#8217;inhibition de FXa m\u00e9di\u00e9e par l&#8217;antithrombine).<\/p>\n<p>Cet aper\u00e7u a pour but d&#8217;aborder les m\u00e9canismes d&#8217;action et les domaines d&#8217;application des antiplaquettaires utilis\u00e9s aujourd&#8217;hui. L&#8217;anticoagulation en cas d&#8217;ICP, tout aussi importante, n&#8217;est pas trait\u00e9e ici par souci de clart\u00e9 et peut \u00eatre consult\u00e9e ailleurs [4,5].<\/p>\n<h2 id=\"physiologie-des-plaquettes\">Physiologie des plaquettes<\/h2>\n<p>Les plaquettes sont des cellules anucl\u00e9\u00e9es responsables de l&#8217;h\u00e9mostase primaire via l&#8217;adh\u00e9sion, l&#8217;agr\u00e9gation, la s\u00e9cr\u00e9tion et l&#8217;interaction avec les facteurs de coagulation. Une violation de l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 vasculaire avec exposition de la matrice sous-endoth\u00e9liale entra\u00eene une activation imm\u00e9diate des plaquettes. Celle-ci est initialement m\u00e9di\u00e9e par le contact des thrombocytes circulants avec le collag\u00e8ne, le facteur von Willebrand et le fibrinog\u00e8ne via les r\u00e9cepteurs glycoprot\u00e9iques VI, Ib et IIb\/IIIa, et renforc\u00e9e par la s\u00e9cr\u00e9tion, entre autres, de thromboxane et d&#8217;ADP dans le sens d&#8217;une boucle de r\u00e9troaction positive. Le r\u00e9cepteur glycoprot\u00e9ique h\u00e9t\u00e9rodim\u00e8re GP IIb\/IIIa, pr\u00e9sent en grand nombre (environ 80 000\/P), qui pr\u00e9sente une affinit\u00e9 plus faible pour ses ligands dans les plaquettes au repos, subit un changement de conformation via des m\u00e9canismes de signalisation intracellulaires, ce qui entra\u00eene une exposition du site de liaison \u00e0 des ligands tels que le fibrinog\u00e8ne, le vWF et la fibronectine. L&#8217;agr\u00e9gation plaquettaire et l&#8217;adh\u00e9sion solide sont m\u00e9diatis\u00e9es par ce biais.<\/p>\n<p>Dans le cadre du syndrome coronarien aigu, ce processus peut \u00eatre interrompu de mani\u00e8re th\u00e9rapeutique aux endroits suivants <strong>(Fig. 1) :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Inhibition de la synth\u00e8se de la thromboxane (l&#8217;acide ac\u00e9tylsalicylique [ASS] inhibe la cyclooxyg\u00e9nase)<\/li>\n<li>Inhibition du r\u00e9cepteur de l&#8217;ADP P2Y12 (irr\u00e9versible : clopidogrel, prasugrel ; r\u00e9versible : ticagrelor, cangrelor [effet extr\u00eamement bref, convient pour le pontage])<\/li>\n<li>Inhibition du r\u00e9cepteur GP IIb\/IIIa (abciximab, eptifibatide, tirofiban)<\/li>\n<li>Inhibition du r\u00e9cepteur de la thrombine (Vorapaxar)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les paragraphes suivants donnent un aper\u00e7u des diff\u00e9rentes substances et de leurs m\u00e9canismes d&#8217;action.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7306\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb1_hp6_s23.jpg\" style=\"height:588px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"808\"><\/p>\n<h2 id=\"aspirine\">Aspirine<\/h2>\n<p>L&#8217;aspirine inhibe de mani\u00e8re irr\u00e9versible la cyclooxig\u00e9nase 1 (COX-1) et donc la synth\u00e8se du thromboxane A2. Cet effet persiste pendant toute la dur\u00e9e de vie des plaquettes (dix jours, r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale : 10% de Tc &#8220;frais&#8221; par jour). L&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;aspirine a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e chez des patients souffrant d&#8217;angine de poitrine instable (AP). Quatre \u00e9tudes randomis\u00e9es contr\u00f4l\u00e9es datant de l&#8217;\u00e8re pr\u00e9-PCI ont montr\u00e9 une r\u00e9duction de 51% du taux d&#8217;infarctus du myocarde ainsi que de la mortalit\u00e9 [6\u20139]. Une m\u00e9ta-analyse de ces \u00e9tudes a montr\u00e9 une r\u00e9duction de 46% de l&#8217;odds ratio des complications vasculaires chez ces patients apr\u00e8s deux ans de traitement par aspirine.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la posologie, l&#8217;\u00e9tude CURRENT-OASIS 7, qui a port\u00e9 sur environ 25 000 patients atteints de SCA, n&#8217;a montr\u00e9 aucune diff\u00e9rence en termes de r\u00e9sultats entre les posologies plus \u00e9lev\u00e9es (300-325&nbsp;mg) et plus faibles (75-100&nbsp;mg). En fait, les effets antiagr\u00e9gants sont d\u00e9j\u00e0 satur\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tat d&#8217;\u00e9quilibre avec des doses de l&#8217;ordre de 30-75&nbsp;mg, tandis que les effets ind\u00e9sirables gastro-intestinaux et les taux de saignement augmentent en fonction de la dose (m\u00eame dans la plage de doses inf\u00e9rieures). En cons\u00e9quence, la dose standard recommand\u00e9e en Suisse est de 100&nbsp;mg en pr\u00e9vention primaire et secondaire. La pr\u00e9vention primaire, quant \u00e0 elle, n&#8217;est recommand\u00e9e que pour les patients de plus de 50 ans pr\u00e9sentant un profil de risque nettement plus \u00e9lev\u00e9 [4]. Des outils standardis\u00e9s tels que le score de risque de Framingham et les lignes directrices de l&#8217;AGLA devraient \u00eatre utilis\u00e9s pour stratifier le risque.<\/p>\n<h2 id=\"inhibiteurs-de-p2y12\">Inhibiteurs de <sub>P2Y12<\/sub><\/h2>\n<p><strong>Clopidogrel :<\/strong> Le clopidogrel (300-600&nbsp;mg dose de charge et 75&nbsp;mg\/d dose d&#8217;entretien) n\u00e9cessite une oxydation par le syst\u00e8me h\u00e9patique du cytochrome P450 pour \u00eatre transform\u00e9 en m\u00e9tabolite actif. Dans ce cas, environ 85% du prom\u00e9dicament est hydrolys\u00e9 par des est\u00e9rases en une forme inactive. Le m\u00e9tabolite actif inactive le r\u00e9cepteur P2Y12 de mani\u00e8re s\u00e9lective et irr\u00e9versible, emp\u00eachant ainsi l&#8217;activation des plaquettes par la m\u00e9diation de l&#8217;ADP. Alors que la bith\u00e9rapie antiagr\u00e9gante \u00e0 base d&#8217;aspirine et de clopidogrel r\u00e9duit le taux d&#8217;\u00e9v\u00e9nements isch\u00e9miques apr\u00e8s une ICP [10\u201311], jusqu&#8217;\u00e0 10% des patients sous cette association th\u00e9rapeutique pr\u00e9sentent une r\u00e9cidive isch\u00e9mique au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e, avec un taux de thrombose de stent pouvant atteindre 2% [12]. On attribue cela \u00e0 la variabilit\u00e9 interindividuelle parfois importante de la r\u00e9activit\u00e9 des plaquettes, due \u00e0 la biodisponibilit\u00e9 variable. D&#8217;un point de vue pharmacog\u00e9n\u00e9tique, cela est d\u00fb en grande partie \u00e0 des variantes de &#8220;perte de fonction&#8221; sur l&#8217;all\u00e8le CYP 2C19 et en particulier C19*2. Les patients porteurs de cette mutation pr\u00e9sentent des taux plus faibles du m\u00e9tabolite actif et, par cons\u00e9quent, une inhibition r\u00e9duite de l&#8217;agr\u00e9gation plaquettaire. Alors que les tests g\u00e9n\u00e9tiques rapides pour cette mutation sont d\u00e9sormais plus largement disponibles, l&#8217;EMA et la FDA d\u00e9conseillent leur utilisation non s\u00e9lective. Les tests g\u00e9n\u00e9tiques et les analyses de la fonction plaquettaire doivent \u00eatre r\u00e9serv\u00e9s aux patients ayant un statut apr\u00e8s une thrombose de stent sous traitement, un risque \u00e9lev\u00e9 de saignement et des stents dans des vaisseaux critiques (par ex. tronc principal gauche).<\/p>\n<p>Des interactions avec les IPP, en particulier l&#8217;om\u00e9prazole et l&#8217;\u00e9som\u00e9prazole, ont \u00e9t\u00e9 largement d\u00e9crites. Alors que les interactions pharmacodynamiques sont consid\u00e9r\u00e9es comme relativement s\u00fbres, la pertinence clinique n&#8217;a pas pu \u00eatre confirm\u00e9e avec certitude. En g\u00e9n\u00e9ral, les IPP ne devraient pas \u00eatre prescrits automatiquement, m\u00eame chez les patients sous double antiagr\u00e9gation, mais devraient \u00eatre r\u00e9serv\u00e9s aux groupes \u00e0 risque ayant un statut post-h\u00e9morragie digestive, un traitement anticoagulant concomitant, un traitement par st\u00e9ro\u00efdes ou AINS, un \u00e2ge avanc\u00e9 (&gt;65 ans) ou avec une infection \u00e0 H. pylori doivent \u00eatre r\u00e9serv\u00e9s. En cas de n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;un traitement par IPP, les \u00e9tudes pharmacodynamiques plaident en faveur de l&#8217;utilisation de nouvelles substances (p. ex. pantoprazole).<\/p>\n<p><strong>Prasugrel : le prasugrel <\/strong>(60&nbsp;mg dose de charge, 10&nbsp;mg\/j dose d&#8217;entretien) est un inhibiteur irr\u00e9versible du r\u00e9cepteur P2Y12 qui agit plus rapidement et a un effet plus puissant que le clopidogrel. Dans l&#8217;\u00e9tude TRITON-TIMI 38, environ 10 000 patients atteints de SCA (STEMI ou NSTEMI) et devant subir une ICP ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s soit avec du clopidogrel, soit avec du prasugrel, commenc\u00e9 pendant ou apr\u00e8s l&#8217;intervention [13]. Apr\u00e8s 15 mois, les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires r\u00e9currents ont \u00e9t\u00e9 significativement r\u00e9duits dans le groupe prasugrel (de 11,2% \u00e0 9,3% ; risque relatif (RR) 0,82 ; p=0,002). En particulier, le risque d&#8217;infarctus du myocarde \u00e9tait nettement plus faible avec le prasugrel (r\u00e9duction relative du risque de 23,9%). Les patients qui ont subi une h\u00e9morragie grave ou fatale ont \u00e9t\u00e9 plus nombreux que ceux qui n&#8217;en ont pas subi, mais au prix d&#8217;une augmentation significative du taux d&#8217;h\u00e9morragies graves et fatales (2,4% vs 1,8% ; HR 1,4 ; p=0,02). Compte tenu du taux significativement plus faible de thromboses de stents (1,13% vs. 2,35% ; HR 0,48 ; p&lt;0,0001), le prasugrel devrait \u00eatre particuli\u00e8rement envisag\u00e9 chez les patients pr\u00e9sentant des thromboses de stents sous clopidogrel. Chez les patients ayant subi une ICP pour un SCA (STEMI ou NSTEMI), le prasugrel est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 au clopidogrel en l&#8217;absence de contre-indications appropri\u00e9es. Ceux-ci comprennent les statuts apr\u00e8s IVC ou AIT, car il existe un profil b\u00e9n\u00e9fice\/risque d\u00e9favorable pour ce groupe. De m\u00eame, il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas prescrire ce m\u00e9dicament aux personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 75 ans et aux patients dont le poids corporel est faible ( &lt;60&nbsp;kg). Si elle est n\u00e9anmoins jug\u00e9e n\u00e9cessaire, le traitement d&#8217;entretien doit \u00eatre administr\u00e9 \u00e0 une dose r\u00e9duite de 5&nbsp;mg\/jour.<\/p>\n<p><strong>Ticagrelor :<\/strong> le ticagrelor est un inhibiteur r\u00e9versible de P2Y12 qui inhibe \u00e9galement la recapture de l&#8217;ADP via ENT-1 (Equilibrative Nucleoside Transporter). La demi-vie plasmatique est de 6-12&nbsp;h. La dose de charge est de 180&nbsp;mg, suivie d&#8217;une dose d&#8217;entretien de 2\u00d7 90&nbsp;mg\/jour. Comme le prasugrel, le ticagrelor a un d\u00e9but d&#8217;action plus rapide et plus pr\u00e9visible que le clopidogrel et une r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration plus rapide de la fonction plaquettaire apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat. Les m\u00e9tabolites du syst\u00e8me CYP3A4 tels que la simvastatine voient leur taux plasmatique augmenter par le ticagrelor, tandis que les inhibiteurs du CYP3A4 (par ex. le diltiazem) augmentent le taux de ticagrelor. Dans l&#8217;\u00e9tude PLATO, environ 18 000 patients atteints de SCA ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s soit par clopidogrel soit par ticagrelor [14]. Apr\u00e8s 12 mois, une r\u00e9duction significative du crit\u00e8re principal d&#8217;infarctus du myocarde, de d\u00e9c\u00e8s vasculaire et d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e sous ticagrelor (9,8% vs 11,7% ; HR 0,84 ; p=0,001). Le taux de mortalit\u00e9 non vasculaire a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 significativement r\u00e9duit dans le groupe ticagrelor (4% vs 5,1% ; p=0,001). La fr\u00e9quence des h\u00e9morragies graves non li\u00e9es aux PAC s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e significativement plus \u00e9lev\u00e9e sous ticagrelor (4,5% vs 3,8% ; p=0,03). Le taux g\u00e9n\u00e9ral d&#8217;h\u00e9morragies fatales n&#8217;\u00e9tait pas significativement diff\u00e9rent entre les groupes, mais le taux d&#8217;h\u00e9morragies intracr\u00e2niennes fatales \u00e9tait significativement plus \u00e9lev\u00e9 sous ticagrelor (0,1% vs 0,001% ; p=0,02). Le ticagrelor \u00e9tait davantage associ\u00e9 \u00e0 des effets secondaires g\u00e9n\u00e9raux tels que la dyspn\u00e9e sans corr\u00e9lation morphologique (13,8% vs 7,8%), les pauses ventriculaires et l&#8217;hyperuric\u00e9mie asymptomatique. Comme le prasugrel, le ticargrelor est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 un traitement par clopidogrel apr\u00e8s un SCA (1B).<\/p>\n<p><strong>Cangrelor : le cangrelor <\/strong>est un analogue de l&#8217;ATP administr\u00e9 par voie intraveineuse qui se lie de mani\u00e8re r\u00e9versible au r\u00e9cepteur P2Y12 avec une grande affinit\u00e9. La demi-vie plasmatique est tr\u00e8s courte, de l&#8217;ordre de dix minutes. Il d\u00e9ploie une forte inhibition de l&#8217;activation plaquettaire ADP-d\u00e9pendante et permet une r\u00e9cup\u00e9ration rapide de la fonction TC d\u00e8s une \u00e0 deux heures apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat de la perfusion. Trois \u00e9tudes \u00e0 grande \u00e9chelle ont compar\u00e9 le cangrelor &#8211; commenc\u00e9 avant l&#8217;ICP &#8211; au clopidogrel, administr\u00e9 soit avant\/apr\u00e8s l&#8217;ICP, soit selon la pratique locale (CHAMPION-PCI ; CHAMPION-PLATFORM ; CHAMPION-PHOENIX). Dans ce contexte, une m\u00e9ta-analyse [15] a d\u00e9montr\u00e9 une r\u00e9duction de 19% du risque relatif de mortalit\u00e9 p\u00e9riproc\u00e9durale, d&#8217;infarctus du myocarde, de revascularisation des vaisseaux cibles et de thrombose de stent sous cangrelor. Le risque relatif de thrombose de stent seul s&#8217;est m\u00eame av\u00e9r\u00e9 r\u00e9duit de 39%. Ceci au prix d&#8217;un taux de saignement significativement plus \u00e9lev\u00e9 (cangrelor 0,9% vs clopidogrel 0,6% ; OR 1,38 ; p=0,007). Le cangrelor est autoris\u00e9 en compl\u00e9ment de l&#8217;ICP chez les patients non pr\u00e9alablement trait\u00e9s par des inhibiteurs de P2Y12 et sans blocage des r\u00e9cepteurs GP IIb\/IIIa.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7307 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab1_hp6_s25.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/737;height:536px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"737\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>\n<strong>Le tableau&nbsp;1 <\/strong>donne un aper\u00e7u des inhibiteurs de P2Y12 en cours d&#8217;utilisation.<\/p>\n<h2 id=\"inhibiteurs-des-recepteurs-gp-iib-iiia\">Inhibiteurs des r\u00e9cepteurs GP IIb\/IIIa<\/h2>\n<p>Abciximab, eptifibatide, tirofiban : les inhibiteurs de la GP IIb\/IIIa administr\u00e9s par voie intraveineuse inhibent l&#8217;agr\u00e9gation en bloquant la liaison du fibrinog\u00e8ne aux r\u00e9cepteurs GP IIb\/IIIa activ\u00e9s sur les plaquettes adjacentes. Une m\u00e9ta-analyse de six \u00e9tudes cliniques randomis\u00e9es portant sur plus de 29 000 patients a montr\u00e9 une r\u00e9duction de 9% du risque relatif de d\u00e9c\u00e8s et d&#8217;infarctus du myocarde non fatal en ajoutant des inhibiteurs de la GP IIb\/IIIa \u00e0 un traitement par h\u00e9parine [16]. L&#8217;effet positif le plus important a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 chez les patients ayant subi une ICP. Le risque d&#8217;h\u00e9morragies graves, mais pas intracr\u00e2niennes, s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 significativement accru. Il convient de noter ici que la plupart des \u00e9tudes ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l&#8217;utilisation \u00e0 grande \u00e9chelle des inhibiteurs de P2Y12 et que les combinaisons avec le prasugrel et le ticagrelor n&#8217;ont jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es de mani\u00e8re prospective. En cons\u00e9quence, les inhibiteurs de la GP IIb\/IIIa doivent \u00eatre r\u00e9serv\u00e9s aux situations d&#8217;urgence en association avec ces m\u00e9dicaments et \u00e9galement chez les patients sous anticoagulation orale. En cas d&#8217;alt\u00e9ration de la fonction r\u00e9nale avec un DFG &lt;50&nbsp;ml\/min, l&#8217;eptifibatide n\u00e9cessite un ajustement de la dose, tandis que pour le tirofiban, cet ajustement n&#8217;est indiqu\u00e9 qu&#8217;\u00e0 partir d&#8217;un DFG de &lt;30&nbsp;ml\/min et que pour l&#8217;abciximab, les fabricants recommandent une \u00e9valuation minutieuse du rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque. Seul le tirofiban est autoris\u00e9 pour un DFG de 15-30&nbsp;ml\/min, en dessous duquel l&#8217;utilisation de toutes les substances est d\u00e9conseill\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"antagoniste-du-recepteur-par-1\">Antagoniste du r\u00e9cepteur PAR 1<\/h2>\n<p><strong>Vorapaxar :<\/strong> le vorapaxar est un inhibiteur s\u00e9lectif du r\u00e9cepteur de la thrombine plaquettaire PAR 1 actif par voie orale. Dans l&#8217;\u00e9tude TRACER, le vorapaxar a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 \u00e0 un placebo en plus du traitement standard chez pr\u00e8s de 13 000 patients atteints d&#8217;INSTEMI. Aucune r\u00e9duction du crit\u00e8re principal de d\u00e9c\u00e8s cardiovasculaire, d&#8217;IDM, d&#8217;IVC, d&#8217;isch\u00e9mie r\u00e9p\u00e9t\u00e9e ou de nouvelle revascularisation n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e avec le vorapaxar (18,5% vs 19,9% ; HR 0,92 ; p=0,07). D&#8217;autre part, les h\u00e9morragies graves et intracr\u00e2niennes ont \u00e9t\u00e9 significativement plus nombreuses sous vorapaxar (7,2% vs 5,2% ; HR 1,35 ; p&lt;0,001). L&#8217;\u00e9tude TRA 2P-TIMI 50 a compar\u00e9 le vorapaxar \u00e0 un placebo, en plus du traitement standard, chez un peu plus de 24 000 patients souffrant d&#8217;une IDM, d&#8217;une IVC ou d&#8217;une AOP. Ici, le vorapaxar a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 une r\u00e9duction mod\u00e9r\u00e9e des d\u00e9c\u00e8s cardiovasculaires, des IDM et des IVC sur trois ans (9,3% vs 10,5% ; HR 0,87 ; p=0,001). Ceci, \u00e0 nouveau, au prix d&#8217;une augmentation significative des taux d&#8217;h\u00e9morragie intracr\u00e2nienne (1% vs 0,5% ; p&lt;0,001). En cons\u00e9quence, le m\u00e9dicament est contre-indiqu\u00e9 chez les patients souffrant de maladies c\u00e9r\u00e9brovasculaires. Le vorapaxar a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis pour la pr\u00e9vention secondaire de l&#8217;IM, mais le b\u00e9n\u00e9fice mod\u00e9r\u00e9 doit \u00eatre mis en balance avec le risque accru d&#8217;h\u00e9morragie.<\/p>\n<h2 id=\"inhibition-de-lagregation-plaquettaire-apres-icp-utilisation-selon-les-scenarios-cliniques\">Inhibition de l&#8217;agr\u00e9gation plaquettaire apr\u00e8s ICP &#8211; Utilisation selon les sc\u00e9narios cliniques<\/h2>\n<p>Alors que l&#8217;antiagr\u00e9gation plaquettaire fait partie du traitement standard des maladies ath\u00e9roscl\u00e9reuses, la dur\u00e9e et l&#8217;intensit\u00e9 varient en fonction de l&#8217;urgence de la maladie. Diff\u00e9rents sc\u00e9narios sont abord\u00e9s ci-dessous, <strong>le tableau&nbsp;2<\/strong> en donne un aper\u00e7u.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7308 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab2_hp6_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/766;height:557px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"766\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p><strong>Maladie coronarienne stable (SCAD) :<\/strong> il est g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9 d&#8217;utiliser un acc\u00e8s radial pour l&#8217;ICP et d&#8217;utiliser de pr\u00e9f\u00e9rence la derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration de DES (1A). La double th\u00e9rapie antiplaquettaire (DAPT) consiste r\u00e9guli\u00e8rement en de l&#8217;aspirine et du clopidogrel pour les SCAD apr\u00e8s ICP. Tous les patients atteints de SCAD ou suspect\u00e9s de l&#8217;\u00eatre doivent \u00eatre pr\u00e9trait\u00e9s de mani\u00e8re optimale avec de l&#8217;aspirine 100&nbsp;mg. Si ce n&#8217;est pas le cas, une dose de charge orale de 150-300&nbsp;mg doit \u00eatre appliqu\u00e9e avant l&#8217;ICP \u00e9lective. Il n&#8217;y a pas d&#8217;\u00e9vidence pour un pr\u00e9traitement au clopidogrel avant une ICP purement diagnostique. Toutefois, si l&#8217;anatomie coronaire est d\u00e9j\u00e0 connue et qu&#8217;une revascularisation est pr\u00e9vue en cons\u00e9quence, il est recommand\u00e9 d&#8217;administrer une dose de charge de clopidogrel 600&nbsp;mg au moins deux heures avant l&#8217;ICP. Chez les patients non encore trait\u00e9s, une dose de charge de 600&nbsp;mg de clopidogrel est recommand\u00e9e pendant l&#8217;ICP, d\u00e8s que l&#8217;indication de pose d&#8217;un stent est pos\u00e9e. En cas de SCAD, l&#8217;utilisation d&#8217;antagonistes de la GP IIb\/IIIa sous PCI doit \u00eatre r\u00e9serv\u00e9e aux situations d&#8217;urgence (p. ex. thrombose coronaire imminente). Apr\u00e8s l&#8217;ICP, il est recommand\u00e9 de suivre un DAPT avec du clopidogrel 75&nbsp;mg\/d et de l&#8217;aspirine 100&nbsp;mg\/d pendant un mois apr\u00e8s l&#8217;implantation du BMS (1A) et pendant six mois apr\u00e8s l&#8217;implantation du DES (1B). Par la suite, la monoth\u00e9rapie doit g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre poursuivie \u00e0 vie avec de l&#8217;aspirine (1A). Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les circonstances de l&#8217;interruption jouent un r\u00f4le important dans le d\u00e9veloppement de complications coronariennes apr\u00e8s la suspension de la double antiagr\u00e9gation. Dans 50% des cas, l&#8217;interruption a \u00e9t\u00e9 prescrite par un m\u00e9decin et n&#8217;a pas entra\u00een\u00e9 de risque accru d&#8217;incidents ind\u00e9sirables. Dans les 14% de cas o\u00f9 les h\u00e9morragies ou la malcompliance ont entra\u00een\u00e9 l&#8217;interruption, le nombre de complications cardiaques pertinentes a augment\u00e9 de mani\u00e8re substantielle, cet effet s&#8217;att\u00e9nuant apr\u00e8s 30 jours [17]. Il est donc important de bien informer et instruire les patients.<\/p>\n<p><strong>NSTEMI : <\/strong>le DAPT apr\u00e8s un NSTEMI consiste en de l&#8217;aspirine et un inhibiteur de P2Y12, avec une pr\u00e9f\u00e9rence pour le ticagrelor ou le prasugrel (1B). L&#8217;aspirine est recommand\u00e9e pour tous les patients, avec une dose de charge de 150-300&nbsp;mg p.o. (ou 80-150&nbsp;mg i.v.) chez les patients na\u00effs d&#8217;aspirine, suivie d&#8217;une dose d&#8217;entretien \u00e0 long terme de 100&nbsp;mg\/j. Un inhibiteur de P2Y12 est associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;aspirine pendant g\u00e9n\u00e9ralement douze mois (1A). Le ticagrelor avec une dose de charge de 180&nbsp;mg suivie d&#8217;une dose d&#8217;entretien de 2\u00d7 90&nbsp;mg\/j est recommand\u00e9 pour tous les patients pr\u00e9sentant un risque mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 \u00e9lev\u00e9 d&#8217;isch\u00e9mie, quelle que soit la strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique initiale. Les patients pr\u00e9trait\u00e9s par le clopidogrel ne sont pas exclus, mais celui-ci doit \u00eatre suspendu sous ticagrelor. Le prasugrel avec une dose de charge de 60&nbsp;mg, suivie d&#8217;une dose d&#8217;entretien de 10&nbsp;mg\/j est recommand\u00e9 pour les patients pr\u00e9sentant une anatomie coronaire connue et qui seront d\u00e9finitivement soumis \u00e0 une ICP. Le clopidogrel (dose de charge de 300-600&nbsp;mg, suivie de 75&nbsp;mg\/j) ne doit \u00eatre utilis\u00e9 que chez les patients pr\u00e9sentant des contre-indications au ticagrelor ou au prasugrel et sous anticoagulation orale. Les inhibiteurs de la GP IIb\/IIIa pendant l&#8217;ICP peuvent \u00eatre utilis\u00e9s en cas de complications thrombotiques ou dans des situations dites de &#8220;sauvetage&#8221; (par ex. en cas de gros thrombus, de flux lent ou d&#8217;absence de flux). Le cangrelor peut \u00eatre envisag\u00e9 comme traitement antiplaquettaire compl\u00e9mentaire chez les patients sans blocage pr\u00e9alable de la P2Y12 et dont le risque est estim\u00e9 \u00e9lev\u00e9. Bien qu&#8217;un DAPT de douze mois soit g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9, sa dur\u00e9e peut \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 trois \u00e0 six mois, voire prolong\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 30 mois (IIA), en fonction du risque individuel de saignement et d&#8217;isch\u00e9mie chez des patients s\u00e9lectionn\u00e9s [4]. Pour faciliter la prise de d\u00e9cision, l&#8217;AHA recommande dans les directives actuelles l&#8217;utilisation du score DAPT <strong>(tableau&nbsp;3).<\/strong> Celui-ci a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u dans l&#8217;\u00e9tude DAPT et valid\u00e9 dans l&#8217;\u00e9tude PROTECT. Un score de -2 \u00e0 1 d\u00e9signe les patients dont le risque de saignement est multipli\u00e9 par 2,5 par rapport \u00e0 l&#8217;effet anti-isch\u00e9mique protecteur et qui sont donc plus susceptibles de ne pas b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un DAPT \u00e9tendu. Les patients ayant un score de &gt;2 b\u00e9n\u00e9ficient de huit fois plus d&#8217;isch\u00e9mies \u00e9vit\u00e9es par rapport au risque de saignement et sont plus susceptibles de b\u00e9n\u00e9ficier de [18].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7309 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/tab3_hp6_s27.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 875px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 875\/960;height:439px; width:400px\" width=\"875\" height=\"960\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p><strong>STEMI :<\/strong> les patients atteints d&#8217;un STEMI et admis pour une ICP primaire doivent recevoir une DAPT avec de l&#8217;aspirine et un inhibiteur de P2Y12 en plus d&#8217;une anticoagulation parent\u00e9rale d\u00e8s que possible (IA). L&#8217;aspirine \u00e0 une dose de charge de 300&nbsp;mg p.o. est recommand\u00e9e pour tous les patients, ind\u00e9pendamment d&#8217;un \u00e9ventuel traitement pr\u00e9alable, afin d&#8217;assurer un blocage total de la synth\u00e8se de TXA2. Une monoth\u00e9rapie \u00e0 vie \u00e0 100&nbsp;mg\/j est recommand\u00e9e en l&#8217;absence de contre-indications. Un inhibiteur de P2Y12 doit g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;aspirine pendant douze mois apr\u00e8s un STEMI (IA). Dans ce contexte, le prasugrel et le ticagrelor (IB) sont g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9f\u00e9rables, apr\u00e8s qu&#8217;une analyse group\u00e9e de plus de 48 000 patients a montr\u00e9 un avantage de survie sans augmentation significative des taux de saignement chez les patients atteints de STEMI sous ces substances [19]. Il est important de rappeler que les inhibiteurs de la P2Y12, plus r\u00e9cents et plus puissants, doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s en cas d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral (h\u00e9morragique) ou de dysfonctionnement h\u00e9patique mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. Il n&#8217;existe pas non plus de donn\u00e9es sur l&#8217;association avec les (D)OAK, qui doit donc \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. Dans ce cas, ou m\u00eame si les substances ne sont pas disponibles, on continue \u00e0 utiliser le clopidogrel avec une dose de charge de 600&nbsp;mg et une dose d&#8217;entretien de 75&nbsp;mg\/j (IB). L&#8217;utilisation d&#8217;inhibiteurs de la GP IIb\/IIIa pendant l&#8217;ICP semble judicieuse en cas de thrombus volumineux, de flux lent ou absent ou de complications thrombotiques (IIC) et c&#8217;est ce qui est habituellement pratiqu\u00e9 au niveau international, bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;\u00e9tudes randomis\u00e9es de grande envergure \u00e0 ce sujet. L&#8217;application en amont (c&#8217;est-\u00e0-dire avant l&#8217;ICP) des inhibiteurs de la GP IIb\/IIIa est controvers\u00e9e, bien qu&#8217;elle puisse \u00eatre envisag\u00e9e chez les patients \u00e0 haut risque qui doivent encore \u00eatre transf\u00e9r\u00e9s dans un premier temps (IIB). Le Cangrelor peut \u00eatre utilis\u00e9 en tant que relais\/compl\u00e9ment de l&#8217;ICP chez les patients non pr\u00e9trait\u00e9s par des inhibiteurs de P2Y12 et ne recevant pas d&#8217;inhibiteurs de GP IIb\/IIIa suppl\u00e9mentaires, conform\u00e9ment \u00e0 la pratique locale.<\/p>\n<h2 id=\"chirurgie-sous-dapt\">Chirurgie sous DAPT<\/h2>\n<p>Pour les patients atteints de SCAD, le DAPT est recommand\u00e9 pour une dur\u00e9e de un \u00e0 six mois, selon le type de stent, et pour les stents n. ACS, il est g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9 pour une dur\u00e9e de douze mois.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas rare qu&#8217;une intervention chirurgicale soit n\u00e9cessaire pendant cette p\u00e9riode, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une revascularisation chirurgicale (PAC) ou d&#8217;une intervention non cardiaque. La prise en charge d\u00e9pend ici aussi du risque individuel de saignement et d&#8217;isch\u00e9mie et doit \u00eatre discut\u00e9e de mani\u00e8re interdisciplinaire. En cas d&#8217;intervention \u00e0 faible risque h\u00e9morragique, la poursuite de la DAPT doit \u00eatre envisag\u00e9e. Si cela n&#8217;est pas possible, il faut au moins laisser l&#8217;aspirine. Les donn\u00e9es d&#8217;une grande \u00e9tude de cohorte ont montr\u00e9 que le risque de complications cardiaques pertinentes apr\u00e8s une intervention chirurgicale \u00e9tait particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 au cours des six premiers mois suivant l&#8217;ICP. Aucune diff\u00e9rence entre les types de stents n&#8217;a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e.<\/p>\n<p>Les interventions chirurgicales \u00e9lectives devraient id\u00e9alement \u00eatre report\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 la fin de la dur\u00e9e recommand\u00e9e du DAPT. En cas d&#8217;intervention urgente n\u00e9cessitant une interruption, il est recommand\u00e9 d&#8217;interrompre le clopidogrel et le ticagrelor cinq jours avant l&#8217;intervention, et le prasugrel sept jours avant, tout en continuant \u00e0 prendre de l&#8217;AAS. Les donn\u00e9es provenant de patients atteints de PAC sugg\u00e8rent que les mesures de r\u00e9activit\u00e9 TC permettent de d\u00e9terminer un moment s\u00fbr pour l&#8217;op\u00e9ration et de r\u00e9duire la pause de 50%. Ce serait une alternative possible \u00e0 une pause arbitraire.<\/p>\n<p>Chez les patients \u00e0 haut risque, par exemple dans les premiers jours et semaines suivant la pose d&#8217;un stent, il est parfois propos\u00e9 d&#8217;administrer une antiagr\u00e9gation intraveineuse de transition avec des inhibiteurs de la GP IIb\/IIIa jusqu&#8217;\u00e0 quatre heures avant l&#8217;intervention, bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas de donn\u00e9es cliniques prospectives \u00e0 ce sujet. Le cangrelor a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 dans l&#8217;\u00e9tude BRIDGE pour le relais jusqu&#8217;au PAC chez les patients pr\u00e9trait\u00e9s par un inhibiteur de P2Y12. Le cangrelor a entra\u00een\u00e9 une antiagr\u00e9gation mieux pr\u00e9serv\u00e9e sans augmentation de la fr\u00e9quence des saignements [20]. Aucune de ces substances n&#8217;a jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent re\u00e7u d&#8217;autorisation officielle dans ce domaine. Le remplacement d&#8217;une DAPT par des HBPM ou des HNF n&#8217;a pas de sens. En postop\u00e9ratoire, il est recommand\u00e9 de reprendre tous les inhibiteurs de P2Y12 le plus rapidement possible. <strong>La figure&nbsp;2<\/strong> en donne un aper\u00e7u.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7310 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/abb2_hp6_s28.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/795;height:578px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"795\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>L&#8217;anticoagulation est un principe cl\u00e9 du traitement des maladies coronariennes. Divers antiplaquettaires et inhibiteurs de la coagulation plasmatique sont utilis\u00e9s quotidiennement en clinique. Les domaines d&#8217;application et les possibilit\u00e9s de combinaison s&#8217;\u00e9largissent, comme par exemple l&#8217;utilisation du rivaroxaban \u00e0 faible dose apr\u00e8s un SCA en compl\u00e9ment du DAPT. Le succ\u00e8s clinique des diff\u00e9rentes pr\u00e9parations et de leurs combinaisons d\u00e9pend en dernier lieu de la question de savoir si la meilleure efficacit\u00e9 antithrombotique am\u00e9liore effectivement le pronostic, sans que le b\u00e9n\u00e9fice \u00e9ventuel soit annul\u00e9 par des taux de saignement plus \u00e9lev\u00e9s. Compte tenu de la fr\u00e9quence de la maladie et de son impact important sur les statistiques de mortalit\u00e9 &#8211; et pas seulement dans le monde occidental, loin s&#8217;en faut &#8211; il est important pour le clinicien de conna\u00eetre les diff\u00e9rentes substances, leurs indications, leurs avantages et leurs inconv\u00e9nients, afin d&#8217;adopter la meilleure strat\u00e9gie pour un groupe de patients de plus en plus complexe.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Warren J : Remarques sur l&#8217;angine de poitrine. N Engl J Med Surg 1812 ; 1 : 1-11.<\/li>\n<li>Stefanini G, et al : Drug-Eluting Coronary-Artery Stents. N Engl J Med 2013 ; 368 : 254-265.<\/li>\n<li>Roger VL, et al : Heart disease and stroke statistics &#8211; 2012 update : a report from the American Heart Association. Circulation 2012 ; 125(22) : e1002.<\/li>\n<li>The Task Force on Myocardial Revascularization of the European Society of Cardiology (ESC) and the European Association for Cardio-Thoracic Surgery (EACTS) : 2014 ESC\/EACTS guidelines on myocardial revascularization. European Heart Journal 2014 ; 35 : 2541-2619.<\/li>\n<li>Bonetti N, Beer JH : Mise \u00e0 jour de NOAK &#8211; un petit guide \u00e0 travers un paysage en mouvement. D\u00e9p\u00eaches pratiques 2016 ; 12-19.<\/li>\n<li>The RISC Group : Risk of myocardial infarction and death during treatment with low dose aspirin and intravenous heparin in men with unstable coronary artery disease. Le groupe RISC. Lancet 1990 ; 336 : 827-830.<\/li>\n<li>Lewis HD Jr, et al : Protective effects of aspirin against acute myocardial infarction and death in men with unstable angina. R\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude coop\u00e9rative de l&#8217;Administration des V\u00e9t\u00e9rans. N Engl J Med 1983 ; 309 : 396-403.<\/li>\n<li>Theroux P, et al : Aspirine, h\u00e9parine, ou les deux pour traiter l&#8217;angine de poitrine aigu\u00eb instable. N Engl J Med 1988 ; 319 : 1105-1111.<\/li>\n<li>Cairns JA, et al : Aspirine, sulfinpyrazone, ou les deux dans l&#8217;angine de poitrine instable. R\u00e9sultats d&#8217;un essai multicentrique canadien. N Engl J Med 1985 ; 313 : 1369-1375.<\/li>\n<li>Yusuf S, et al : Effets du clopidogrel en plus de l&#8217;aspirine chez les patients atteints de syndromes coronariens aigus sans \u00e9l\u00e9vation du segment ST. N Engl J Med 2001 ; 345 : 494-502.<\/li>\n<li>Mehta SR, et al : Effets du pr\u00e9traitement par le clopidogrel et l&#8217;aspirine suivi d&#8217;un traitement \u00e0 long terme chez les patients subissant une intervention coronarienne percutan\u00e9e : l&#8217;\u00e9tude PCI-CURE. Lancet 2001 ; 358 : 527-533.<\/li>\n<li>Parodi G, et al : Haute r\u00e9activit\u00e9 plaquettaire r\u00e9siduelle apr\u00e8s chargement de clopi- dogrel et \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires \u00e0 long terme chez les patients atteints de syndromes coronariens aigus subissant une ICP. JAMA 2011 ; 306 : 1215-1223.<\/li>\n<li>Wiviott SD, et al : Prasugrel versus clopidogrel chez les patients atteints de syndromes coronariens aigus. N Engl J Med 2007 ; 357 : 2001-2015.<\/li>\n<li>Wallentin L, et al : Ticagrelor vs clopidogrel chez les patients atteints de syndromes coronariens aigus. N Engl J Med 2009 ; 361(11) : 1045-1057.<\/li>\n<li>Steg PG, et al. : Effect of cangrelor on periprocedural out- comes in percutaneous coronary interventions : a pooled analysis of patient-level data. Lancet 2013 ; 382 : 1981-1992.<\/li>\n<li>Roffi M, et al : Inhibition de la glycoprot\u00e9ine plaquettaire IIb\/IIIa dans les syndromes coronariens aigus. Gradient de b\u00e9n\u00e9fice li\u00e9 \u00e0 la strat\u00e9gie de revascularisation. Eur Heart J 2002 ; 23 : 1441-1448.<\/li>\n<li>Mehran R, et al : Cessation du double traitement antiplaquettaire et \u00e9v\u00e9nements cardiaques apr\u00e8s une intervention coronarienne percutan\u00e9e (PARIS) : 2 ans de r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude observationnelle prospective. Lancet 2013 ; 382(9906) : 1714-1722.<\/li>\n<li>Levine GN, et al. : Focused Update Writing Group, 2016 ACC\/AHA Guideline Focused Update on Duration of Dual Antiplatelet Therapy in Patients With Coronary Artery Disease. JACC 2016. doi:10.1016\/j.jacc.2016.03.513 [Epub ahead of Print].<\/li>\n<li>Bellemain-Appaix A, et al : New P2Y12 inhibitors vs. clopidogrel in percutaneous coronary intervention : a meta-analysis. J Am Coll Cardiol 2010 ; 56(19) : 1542-1551.<\/li>\n<li>Angiolillo DJ, et al. : Bridging antiplatelet therapy with cangrelor in patients undergoing cardiac surgery : a randomized controlled trial. JAMA 2012 ; 307(3) : 265-274.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2016 ; 11(6) : 22-29<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;inhibition de la coagulation constitue une pierre angulaire du traitement du syndrome coronarien aigu. 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