{"id":341366,"date":"2016-06-23T02:00:00","date_gmt":"2016-06-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/traitement-systemique-actuel-du-cancer-bronchique-non-a-petites-cellules-metastatique\/"},"modified":"2016-06-23T02:00:00","modified_gmt":"2016-06-23T00:00:00","slug":"traitement-systemique-actuel-du-cancer-bronchique-non-a-petites-cellules-metastatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/traitement-systemique-actuel-du-cancer-bronchique-non-a-petites-cellules-metastatique\/","title":{"rendered":"Traitement syst\u00e9mique actuel du cancer bronchique non \u00e0 petites cellules m\u00e9tastatique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un diagnostic mol\u00e9culaire d\u00e9taill\u00e9 est aujourd&#8217;hui obligatoire pour les cancers bronchiques non \u00e0 petites cellules (NSCLC). En pr\u00e9sence d&#8217;une mutation du driver, l&#8217;inhibiteur de tyrosine kinase correspondant doit \u00eatre utilis\u00e9 en premi\u00e8re ligne si possible. En cas de progression de ces tumeurs, une rebiopsie est tr\u00e8s importante pour identifier les m\u00e9canismes de r\u00e9sistance sp\u00e9cifiquement ciblables. Pour les NSCLC sans mutation du driver, la chimioth\u00e9rapie cytotoxique avec un platine reste le traitement de premi\u00e8re ligne. En deuxi\u00e8me ligne, l&#8217;immunoth\u00e9rapie est clairement sup\u00e9rieure aux traitements existants et peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un nouveau standard.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Aucune autre tumeur ne fait autant de victimes dans le monde que le cancer bronchique [1]. Le tabagisme est le facteur d\u00e9clenchant chez plus de 80% des patients. En Suisse, l&#8217;incidence diminue l\u00e9g\u00e8rement chez les hommes au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies (actuellement 51\/100 000\/an), mais on observe malheureusement une forte augmentation chez les femmes (27\/100 000\/an) en raison du comportement tabagique [2]. L&#8217;incidence du cancer bronchique \u00e0 petites cellules diminue r\u00e9guli\u00e8rement depuis 20 ans et repr\u00e9sente encore 15% de tous les cancers bronchiques. Le terme de carcinome non \u00e0 petites cellules (NSCLC) regroupe les ad\u00e9nocarcinomes (AC, 45%), les carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes (PE, 30%) et les carcinomes \u00e0 grandes cellules (LCC, 10%). Le changement dans les fr\u00e9quences des diff\u00e9rents groupes histologiques est notamment d\u00fb \u00e0 l&#8217;introduction des cigarettes \u00e0 filtre.<\/p>\n<p>La plupart des patients meurent de leur maladie, notamment parce que 38% d&#8217;entre eux sont d\u00e9j\u00e0 au stade m\u00e9tastatique au moment du diagnostic [3]. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, le traitement standard du NSCLC m\u00e9tastatique consistait soit en &#8220;meilleurs soins de support&#8221; (BSC), soit en la participation \u00e0 un essai clinique. Heureusement, cela a fondamentalement chang\u00e9. Gr\u00e2ce notamment aux progr\u00e8s de la m\u00e9decine mol\u00e9culaire, toute une s\u00e9rie d&#8217;options th\u00e9rapeutiques nouvelles et tr\u00e8s efficaces sont aujourd&#8217;hui disponibles.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-pathologique-precis\">Diagnostic pathologique pr\u00e9cis<\/h2>\n<p>Le diagnostic histopathologique pr\u00e9cis est d\u00e9terminant pour le choix du traitement. Le terme NSCLC n&#8217;est pas suffisant : d&#8217;une part, il faut faire la distinction entre AC, LCC et PE, et d&#8217;autre part, au moins pour tous les AC\/LCC, des analyses mol\u00e9culaires sont obligatoires pour rechercher ce que l&#8217;on appelle une mutation pilote (driver mutation). Comme le diagnostic est g\u00e9n\u00e9ralement pos\u00e9 lors d&#8217;une bronchoscopie ou d&#8217;une autre petite biopsie, c&#8217;est un d\u00e9fi d&#8217;obtenir suffisamment de mat\u00e9riel pour tous ces examens. L&#8217;ASCO et d&#8217;autres soci\u00e9t\u00e9s d&#8217;oncologie ont \u00e9labor\u00e9 des algorithmes pour garantir une utilisation optimale du pr\u00e9cieux mat\u00e9riel de biopsie [4].<\/p>\n<p>Dans ce contexte, il est important que le diagnostic puisse \u00e9galement \u00eatre effectu\u00e9 sur du mat\u00e9riel cytologique. Depuis peu, l&#8217;utilisation du &#8220;next generation sequencing&#8221; (NGS) permet une analyse mol\u00e9culaire compl\u00e8te m\u00eame avec peu de mat\u00e9riel. Le NGS est certainement la m\u00e9thodologie de l&#8217;avenir [5]. En outre, de nouvelles technologies permettent de d\u00e9terminer les modifications g\u00e9n\u00e9tiques des tumeurs, m\u00eame \u00e0 partir du sang p\u00e9riph\u00e9rique sur l&#8217;ADN libre circulant (&#8220;liquid biopsy&#8221;).<\/p>\n<h2 id=\"traitement-du-carcinome-epidermoide\">Traitement du carcinome \u00e9pidermo\u00efde<\/h2>\n<p>Dans l&#8217;EP m\u00e9tastatique, le traitement de premi\u00e8re ligne de choix est une combinaison de platine et de gemcitabine ou de paclitaxel. Ce traitement permet une survie m\u00e9diane d&#8217;environ 10-12 mois, contre 4-6 mois sans traitement ou 8 mois avec un platine et les anciens cytostatiques [6]. Il est important de noter que la chimioth\u00e9rapie am\u00e9liore \u00e9galement la qualit\u00e9 de vie par rapport \u00e0 la BSC. Si la tol\u00e9rance est acceptable et que l&#8217;\u00e9volution de la tumeur est au moins stable, 4(-6) cycles sont appropri\u00e9s [7]. Des \u00e9tudes randomis\u00e9es ont montr\u00e9 que ni le traitement prolong\u00e9 ni le traitement d&#8217;entretien n&#8217;am\u00e9liorent la survie globale (SG) [8]. Le cisplatine n&#8217;a pas montr\u00e9 d&#8217;avantage \u00e9vident en termes de survie par rapport au carboplatine, moins toxique, mais il provoque un taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9 [9].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-des-adenocarcinomes-sans-mutation-driver\">Traitement des ad\u00e9nocarcinomes sans mutation Driver<\/h2>\n<p>Pour les AC sans mutations, il existe trois diff\u00e9rences importantes par rapport aux PE :<\/p>\n<ol>\n<li>Une grande \u00e9tude randomis\u00e9e a montr\u00e9 qu&#8217;un traitement associant un platine et le pemetrexed, un analogue de l&#8217;acide folique, \u00e9tait le plus efficace, tant en termes de taux de r\u00e9ponse que d&#8217;OS. La sup\u00e9riorit\u00e9 du pemetrexed sur la gemcitabine et les taxanes pour les AC a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans d&#8217;autres \u00e9tudes [6,10].<\/li>\n<li>Chez les patients qui pr\u00e9sentent une \u00e9volution stable ou une r\u00e9ponse sous quatre cycles de ce traitement, un traitement d&#8217;entretien par le pemetrexed seul peut \u00eatre envisag\u00e9. Cela permet d&#8217;am\u00e9liorer \u00e0 la fois la survie sans progression (PFS) et l&#8217;OS, l&#8217;OS avec ce traitement \u00e9tant sup\u00e9rieur \u00e0 un an&nbsp; (13,9 mois) [11]. Le &#8220;switch maintenance&#8221;, dans lequel le patient re\u00e7oit une nouvelle substance dans le cadre du traitement d&#8217;entretien, est moins courant. Les substances efficaces sont l&#8217;erlotinib et probablement aussi le docetaxel [12,13].<\/li>\n<li>L&#8217;utilisation suppl\u00e9mentaire de bevacizumab, un anticorps monoclonal dirig\u00e9 contre le facteur de croissance endoth\u00e9lial vasculaire (VEGF), peut encore am\u00e9liorer la survie, bien que dans une moindre mesure [14].<\/li>\n<\/ol>\n<h2 id=\"patients-ages-et-patients-en-etat-general-reduit\">Patients \u00e2g\u00e9s et patients en \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9duit<\/h2>\n<p>Pendant longtemps, on n&#8217;a pas su comment traiter les patients \u00e2g\u00e9s et\/ou en \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9duit (ECOG Performance Status 2-3). Deux \u00e9tudes randomis\u00e9es importantes ont permis d&#8217;avancer dans ce domaine. Une \u00e9tude EORTC a compar\u00e9 une monoth\u00e9rapie par Navelbine ou Gemcitabine \u00e0 un traitement combin\u00e9 par carboplatine et paclitaxel chez des patients de plus de 70 ans en bon \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral. Le traitement combin\u00e9 a entra\u00een\u00e9 une am\u00e9lioration significative de l&#8217;OS de 6,2 \u00e0 10,3 mois [15]. De m\u00eame, une \u00e9tude a compar\u00e9 une monoth\u00e9rapie par pemetrexed \u00e0 une combinaison de carboplatine et de pemetrexed chez des patients en mauvais \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral (statut de performance ECOG de 2). L\u00e0 encore, le traitement combin\u00e9 \u00e9tait significativement meilleur (OS m\u00e9dian de 5,3 mois contre 9,3 mois) [16]. En tenant compte de la situation individuelle de chaque patient, il convient, dans la mesure du possible, d&#8217;opter pour un traitement combin\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"adenocarcinomes-avec-mutation-driver\">Ad\u00e9nocarcinomes avec mutation Driver<\/h2>\n<p>En cas de d\u00e9tection d&#8217;une mutation du driver, la strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique change radicalement. Pour ces tumeurs rares, il existe des inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) sp\u00e9cifiques et cibl\u00e9s qui permettent d&#8217;obtenir un taux de r\u00e9ponse \u00e9lev\u00e9 (60-80%) et une PFS longue avec une tol\u00e9rance relativement bonne. Une liste actualis\u00e9e des principales mutations est disponible sur www.mycancergenome.org. La fr\u00e9quence des diff\u00e9rentes mutations est indiqu\u00e9e <strong>dans la figure&nbsp;1.<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7349\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb1_oh3_s7.png\" style=\"height:577px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"794\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb1_oh3_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb1_oh3_s7-800x577.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb1_oh3_s7-120x87.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb1_oh3_s7-90x65.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb1_oh3_s7-320x231.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb1_oh3_s7-560x404.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"mutation-de-legfr\">Mutation de l&#8217;EGFR<\/h2>\n<p>Les mutations activatrices du r\u00e9cepteur du facteur de croissance \u00e9pidermique (EGFR) se produisent principalement dans les exons 19 et 21. Pour les tumeurs pr\u00e9sentant une d\u00e9l\u00e9tion dans l&#8217;exon 19, l&#8217;EGFR-TKI de choix est l&#8217;afatinib, car il est le seul TKI \u00e0 avoir montr\u00e9 un avantage en termes d&#8217;OS par rapport \u00e0 une chimioth\u00e9rapie de premi\u00e8re ligne dans un essai randomis\u00e9, bien qu&#8217;en cas de progression dans le bras chimioth\u00e9rapie, le changement pour un TKI soit autoris\u00e9 [17]. L&#8217;afatinib provoque souvent des diarrh\u00e9es et des toxicit\u00e9s cutan\u00e9es. En cas de mutations dans l&#8217;exon 21 (le plus souvent la mutation ponctuelle L858R), l&#8217;erlotinib ou le gefitinib sont \u00e9galement des options \u00e9tablies. Les rares mutations de l&#8217;exon 20 sont g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es \u00e0 une r\u00e9sistance primaire aux ITK actuellement disponibles.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 une PFS d&#8217;environ un an en moyenne sous TKI, tous les patients d\u00e9veloppent une r\u00e9sistance et voient leur maladie progresser. Dans pr\u00e8s de 50% des cas de r\u00e9sistance, la mutation gatekeeper T790M est \u00e0 l&#8217;origine de la progression. Contre cette mutation, il existe d\u00e9sormais un nouvel ITK, l&#8217;osimertinib, qui pr\u00e9sente un taux de r\u00e9ponse d&#8217;au moins 60% et une PFS de dix mois, m\u00eame apr\u00e8s un traitement pr\u00e9alable avec un ITK standard [18]. Certains patients qui deviennent r\u00e9sistants \u00e0 l&#8217;osimertinib pr\u00e9sentent une autre mutation gatekeeper appel\u00e9e C797S. Cependant, aucun TKI n&#8217;est encore disponible contre cette mutation [19].<\/p>\n<p>D&#8217;autres m\u00e9canismes de r\u00e9sistance sont la transformation en carcinome \u00e0 petites cellules, qui doit alors \u00eatre trait\u00e9 comme tel, ou l&#8217;apparition d&#8217;une amplification MET. Des TKI sp\u00e9cifiques sont \u00e9galement disponibles pour les amplifications MET, notamment le crizotinib, qui est \u00e9galement efficace contre les NSCLC ALK-positifs. Une rebiopsie apr\u00e8s progression est fortement recommand\u00e9e en raison des cons\u00e9quences th\u00e9rapeutiques importantes !<\/p>\n<p>Presque tous les patients atteints d&#8217;une mutation de l&#8217;EGFR re\u00e7oivent \u00e9galement une chimioth\u00e9rapie classique au cours de leur maladie ; le traitement de choix dans ce cas est \u00e9galement un platine et du pemetrexed, comme pour les AC sans mutation du driver.<\/p>\n<h2 id=\"translocation-alk\">Translocation ALK<\/h2>\n<p>4 \u00e0 7% des AC pr\u00e9sentent une translocation du g\u00e8ne &#8220;activated in lymphoma kinase&#8221; (ALK). Il existe un certain nombre d&#8217;ITK contre ces tumeurs rares. Le crizotinib est approuv\u00e9 comme traitement de premi\u00e8re ligne : il entra\u00eene un taux de r\u00e9ponse de &gt;70% et une PFS de 10,9 mois [20]. Les d\u00e9veloppements de r\u00e9sistance sont \u00e9galement in\u00e9vitables pour les mutations ALK, mais ils sont beaucoup plus h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes que pour les mutations EGFR. Environ 50% des patients restent d\u00e9pendants de la voie de signalisation ALK (notamment en raison d&#8217;une mutation de r\u00e9sistance d&#8217;ALK), les autres patients subissent parfois l&#8217;activation de voies de signalisation alternatives.<\/p>\n<p>Dans le traitement de deuxi\u00e8me ligne, le c\u00e9ritinib et l&#8217;alectinib ont fait leurs preuves avec des taux de r\u00e9ponse d&#8217;environ 60% et une PFS d&#8217;environ sept mois dans des \u00e9tudes de phase II [21,22]. Le principal effet secondaire du c\u00e9ritinib est la naus\u00e9e. L&#8217;alectinib montre une tr\u00e8s bonne efficacit\u00e9 dans le SNC, o\u00f9 les m\u00e9tastases sont le plus souvent localis\u00e9es dans les AC ALK-positifs. En cas de r\u00e9sistance secondaire, la principale mutation de r\u00e9sistance est la mutation G1202R, contre laquelle le c\u00e9ritinib et l&#8217;alectinib sont tous deux inefficaces. Des r\u00e9sultats prometteurs ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s dans ces tumeurs avec le lorlatinib, un ITK-ALK de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration [23]. Si une chimioth\u00e9rapie est n\u00e9cessaire, le pemetrexed et un platine sont \u00e9galement utilis\u00e9s pour les NSCLC \u00e0 mutation ALK.<\/p>\n<h2 id=\"translocation-ros1\">Translocation ROS1<\/h2>\n<p>La translocation ROS1, une alt\u00e9ration g\u00e9n\u00e9tique tr\u00e8s rare, est pr\u00e9sente chez environ 1,5% des AC. Le crizotinib a une efficacit\u00e9 similaire \u00e0 celle des AC ALK-positifs et est donc utilis\u00e9 comme traitement de premi\u00e8re ligne (bien qu&#8217;il ne soit pas encore autoris\u00e9) [24]. Le c\u00e9ritinib et l&#8217;alectinib n&#8217;ont pas d&#8217;effet sur ROS1, en revanche le lorlatinib est efficace.<\/p>\n<h2 id=\"surexpression-de-met\">Surexpression de MET<\/h2>\n<p>L&#8217;oncog\u00e8ne &#8220;mesenchymal-epithelial transition factor&#8221; (MET) est le r\u00e9cepteur du &#8220;hepatocyte growth factor&#8221; (HGF). La surexpression ou l&#8217;amplification de MET est un m\u00e9canisme de r\u00e9sistance secondaire relativement fr\u00e9quent dans le cadre d&#8217;un traitement par EGFR-TKI (5-20%), mais ces modifications se produisent \u00e9galement dans les NSCLC non trait\u00e9s (2-4%). Pour les amplifications MET ou les mutations plus rares de l&#8217;exon 14 skip, le crizotinib et le cabozantinib sont tous deux des ITK efficaces [25,26]. De nouveaux ITK, dont l&#8217;INC280, font actuellement l&#8217;objet d&#8217;essais cliniques.<\/p>\n<h2 id=\"mutations-dont-la-signification-nest-pas-encore-claire\">Mutations dont la signification n&#8217;est pas encore claire<\/h2>\n<p>De nombreux NSCLC et surtout AC ont d&#8217;autres mutations rares dont l&#8217;importance th\u00e9rapeutique n&#8217;est pas encore claire, par exemple les mutations BRAF et HER2 ainsi que les translocations RET et NTRK1 [27,28]. Il existe des ITK sp\u00e9cifiques pour toutes ces aberrations g\u00e9n\u00e9tiques et il faut esp\u00e9rer que des strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques tr\u00e8s efficaces seront trouv\u00e9es dans un avenir proche.<\/p>\n<p>La mutation KRAS, de loin la plus fr\u00e9quente dans l&#8217;AC (20-25%), constitue une grande exception. Malheureusement, il n&#8217;existe actuellement aucune approche th\u00e9rapeutique pour ces derniers. Les patients atteints d&#8217;un NSCLC mut\u00e9 KRAS sont trait\u00e9s par une chimioth\u00e9rapie conventionnelle, mais leur pronostic global est moins bon que celui des autres patients.<\/p>\n<h2 id=\"immunotherapies\">Immunoth\u00e9rapies<\/h2>\n<p>La principale innovation de ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es est l&#8217;introduction de l&#8217;immunoth\u00e9rapie. La deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration d&#8217;immunoth\u00e9rapies consiste en des anticorps dirig\u00e9s soit contre PD-1, soit contre son ligand PD-L1, qui entra\u00eenent l&#8217;activation des lymphocytes T cytotoxiques dans la tumeur. Des \u00e9tudes randomis\u00e9es dans le traitement de deuxi\u00e8me ligne du NSCLC ont montr\u00e9 une sup\u00e9riorit\u00e9 de ces inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie standard par doc\u00e9taxel, tant pour l&#8217;EP que pour l&#8217;AC [29,30]. Ils ont non seulement obtenu un meilleur taux de r\u00e9ponse, mais aussi une PFS et un OS plus longs. On peut m\u00eame esp\u00e9rer obtenir une r\u00e9mission longue et \u00e9ventuellement durable chez certains patients. Ainsi, dans l&#8217;EP sous nivolumab, la PFS m\u00e9diane \u00e9tait de 3,5 mois et l&#8217;OS \u00e0 1 an de 42%, contre 2,8 mois et 21% sous doc\u00e9taxel.<\/p>\n<p>Les immunoth\u00e9rapies semblent \u00eatre plus efficaces pour les cancers induits par le tabac que pour les tumeurs avec une mutation Driver. On pense que l&#8217;induction de ce que l&#8217;on appelle les n\u00e9o-antig\u00e8nes par l&#8217;exposition toxique au tabac joue un r\u00f4le. Ces n\u00e9o-antig\u00e8nes s&#8217;offrent au syst\u00e8me immunitaire comme de nouvelles cibles. Les m\u00e9dicaments les plus \u00e9tudi\u00e9s \u00e0 ce jour sont le nivolumab (autoris\u00e9 en Suisse comme traitement de deuxi\u00e8me ligne) et le pembrolizumab.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7350 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb2_oh3_s9.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/592;height:431px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"592\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb2_oh3_s9.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb2_oh3_s9-800x431.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb2_oh3_s9-120x65.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb2_oh3_s9-90x48.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb2_oh3_s9-320x172.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb2_oh3_s9-560x301.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n<h2 id=\"conclusion\">\nConclusion<\/h2>\n<p>Les nouvelles d\u00e9couvertes de ces derni\u00e8res ann\u00e9es ont permis d&#8217;am\u00e9liorer significativement le pronostic du NSCLC. Les progr\u00e8s sont rapides, tant pour les ITK que pour les immunoth\u00e9rapies. Ces nouvelles connaissances permettent de d\u00e9finir un logigramme th\u00e9rapeutique diff\u00e9renci\u00e9<strong> (fig.&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Lozano R, et al : Global and regional mortality from 235 causes of death for 20 age groups in 1990 and 2010 : a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2010. Lancet 2012 ; 380(9859) : 2095-2128.<\/li>\n<li>Arndt V, et al. : Rapport suisse sur le cancer 2015 : \u00e9tat et d\u00e9veloppements. Neuchatel : Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique ; 2015.<\/li>\n<li>Morgensztern D, et al : Trends in stage distribution for patients with non-small cell lung cancer : a National Cancer Database survey. J Thorac Oncol 2010 ; 5(1) : 29-33.<\/li>\n<li>Leighl NB, et al : Molecular testing for selection of patients with lung cancer for epidermal growth factor receptor and anaplastic lymphoma kinase tyrosine kinase inhibitors. J Clin Oncol 2014 ; 32(32) : 3673-3679.<\/li>\n<li>Vigneswaran J, et al : Comprehensive genetic testing identifies targetable genomic alterations in most patients with non-small cell lung cancer, specifically adenocarcinoma, single institute investigation. Oncotarget 2016, Feb 26. doi : 10.18632\/oncotarget.7739.  [Epub ahead of print]<\/li>\n<li>Scagliotti GV, et al : \u00c9tude de phase III comparant le cisplatine plus gemcitabine au cisplatine plus pemetrexed chez des patients na\u00effs de chimioth\u00e9rapie atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en phase avanc\u00e9e. J Clin Oncol 2008 ; 26(21) : 3543-3551.<\/li>\n<li>Rossi A, et al : Six versus fewer planned cycles of first-line platinum-based chemotherapy for non-small-cell lung cancer : a systematic review and meta-analysis of individual patient data. Lancet Oncol 2014 ; 15(11) : 1254-1262.<\/li>\n<li>Brodowicz T, et al : Cisplatine et gemcitabine, chimioth\u00e9rapie de premi\u00e8re ligne suivie d&#8217;une maintenance par gemcitabine ou meilleurs soins de support dans le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en phase avanc\u00e9e : un essai de phase III. Lung Cancer 2006 ; 52(2) : 155-163.<\/li>\n<li>de Castria TB, et al : Cisplatine versus carboplatine en combinaison avec des m\u00e9dicaments de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration pour le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en phase avanc\u00e9e. Cochrane Database Syst Rev 2013 ; 8 : CD009256.<\/li>\n<li>Scagliotti G, et al : Treatment-by-histology interaction analyses in three phase III trials show superiority of pemetrexed in nonsquamous non-small cell lung cancer. J Thorac Oncol 2011 ; 6(1) : 64-70.<\/li>\n<li>Paz-Ares LG, et al : PARAMOUNT : R\u00e9sultats finaux de survie globale de l&#8217;\u00e9tude de phase III du pemetrexed de maintenance versus placebo imm\u00e9diatement apr\u00e8s le traitement d&#8217;induction par pemetrexed plus cisplatine pour le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en phase avanc\u00e9e. J Clin Oncol 2013 ; 31(23) : 2895-2902.<\/li>\n<li>Cappuzzo F, et al : Erlotinib as maintenance treatment in advanced non-small-cell lung cancer : a multicentre, randomised, placebo-controlled phase 3 study. Lancet Oncol 2010 ; 11(6) : 521-529.<\/li>\n<li>Fidias PM, et al : \u00c9tude de phase III du docetaxel imm\u00e9diat compar\u00e9 au docetaxel diff\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s traitement de premi\u00e8re ligne par gemcitabine plus carboplatine dans le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en phase avanc\u00e9e. J Clin Oncol 2009 ; 27(4) : 591-598.<\/li>\n<li>Soria JC, et al : Systematic review and meta-analysis of randomised, phase II\/III trials adding bevacizumab to platinum-based chemotherapy as first-line treatment in patients with advanced non-small-cell lung cancer. Ann Oncol 2013 ; 24(1) : 20-30.<\/li>\n<li>Quoix E, et al : Carboplatine et paclitaxel doublet chimioth\u00e9rapie hebdomadaire compar\u00e9 \u00e0 la monoth\u00e9rapie chez les patients \u00e2g\u00e9s atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en phase avanc\u00e9e : IFCT-0501 randomis\u00e9, essai de phase 3. Lancet 2011 ; 378(9796) : 1079-1088.<\/li>\n<li>Zukin M, et al : Randomized phase III trial of single-agent pemetrexed versus carboplatin and pemetrexed in patients with advanced non-small-cell lung cancer and Eastern Cooperative Oncology Group performance status of 2. J Clin Oncol 2013 ; 31(23) : 2849-2853.<\/li>\n<li>Yang JC, et al : Afatinib versus chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de cisplatine pour les ad\u00e9nocarcinomes pulmonaires EGFR mut\u00e9s positifs (LUX-Lung 3 et LUX-Lung 6) : analyse des donn\u00e9es de survie globale de deux essais randomis\u00e9s de phase 3. Lancet Oncol 2015 ; 16(2) : 141-151.<\/li>\n<li>Janne PA, et al : AZD9291 in EGFR inhibitor-resistant non-small-cell lung cancer. N Engl J Med 2015 ; 372(18) : 1689-1699.<\/li>\n<li>Niederst MJ, et al : Le contexte all\u00e9lique de la mutation C797S acquise apr\u00e8s un traitement par des inhibiteurs de l&#8217;EGFR de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration affecte la sensibilit\u00e9 aux strat\u00e9gies de traitement ult\u00e9rieures. Clin Cancer Res 2015 ; 21(17) : 3924-3933.<\/li>\n<li>Solomon BJ, et al : Premi\u00e8re ligne crizotinib versus chimioth\u00e9rapie dans le cancer du poumon ALK-positif. N Engl J Med 2014 ; 371(23) : 2167-2177.<\/li>\n<li>Shaw AT, et al : Ceritinib in ALK-rearranged non-small-cell lung cancer. N Engl J Med 2014 ; 370(13) : 1189-1197.<\/li>\n<li>Gadgeel SM, et al : Safety and activity of alectinib against systemic disease and brain metastases in patients with crizotinib-resistant ALK-rearranged non-small-cell lung cancer (AF-002JG) : results from the dose-finding portion of a phase 1\/2 study. Lancet Oncol 2014 ; 15(10) : 1119-1128.<\/li>\n<li>Shaw A, et al : Activit\u00e9 clinique et s\u00e9curit\u00e9 du PF-06463922 issu d&#8217;une \u00e9tude d&#8217;escalade de dose chez des patients atteints de NSCLC ALK+ ou ROS1+ en phase avanc\u00e9e. J Clin Oncol 2015 ; 33(suppl ; abstr 8018).<\/li>\n<li>Shaw AT, et al : Crizotinib in ROS1-rearranged non-small-cell lung cancer. N Engl J Med 2014 ; 371(21) : 1963-1971.<\/li>\n<li>Ross Camidge D, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 du crizotinib chez les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (NSCLC) amplifi\u00e9 par c-MET en phase avanc\u00e9e. J Clin Oncol 2014 ; 32(5s, suppl ; abstr 8001).<\/li>\n<li>Paik PK, et al : R\u00e9ponse au crizotinib et au cabozantinib chez les patients atteints d&#8217;ad\u00e9nocarcinome pulmonaire de stade IV avec des mutations provoquant le saut de l&#8217;exon 14 de la MET. J Clin Oncol 2015 ; 33(suppl ; abstr 8021).<\/li>\n<li>Mazieres J, et al : Patients atteints de cancer du poumon avec mutations HER2 trait\u00e9s par chimioth\u00e9rapie et m\u00e9dicaments ciblant HER2 : r\u00e9sultats de la cohorte europ\u00e9enne EUHER2. Ann Oncol 2016 ; 27(2) : 281-186.<\/li>\n<li>Peters S, et al : Dramatic response induced by vemurafenib in a BRAF V600E-mutated lung adenocarcinoma. J Clin Oncol 2013 ; 31(20) : e341-344.<\/li>\n<li>Brahmer J, et al : Nivolumab versus Docetaxel in Advanced Squamous-Cell Non-Small-Cell Lung Cancer. N Engl J Med 2015 ; 373(2) : 123-135.<\/li>\n<li>Borghaei H, et al : Nivolumab versus Docetaxel in Advanced Nonsquamous Non-Small-Cell Lung Cancer. N Engl J Med 2015 ; 373(17) : 1627-1639.<\/li>\n<li>Boolell V, et al : L&#8217;\u00e9volution des th\u00e9rapies dans le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules. Cancers (B\u00e2le) 2015 ; 7(3) : 1815-1846.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2016 ; 4(3) : 6-10<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un diagnostic mol\u00e9culaire d\u00e9taill\u00e9 est aujourd&#8217;hui obligatoire pour les cancers bronchiques non \u00e0 petites cellules (NSCLC). 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