{"id":341405,"date":"2016-06-13T02:00:00","date_gmt":"2016-06-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/poesie-et-verite\/"},"modified":"2016-06-13T02:00:00","modified_gmt":"2016-06-13T00:00:00","slug":"poesie-et-verite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/poesie-et-verite\/","title":{"rendered":"Po\u00e9sie et v\u00e9rit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables post-vaccinaux sont fr\u00e9quents, mais seule une petite partie d&#8217;entre eux sont de v\u00e9ritables effets ind\u00e9sirables vaccinaux. Les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables class\u00e9s \u00e0 tort comme effets secondaires des vaccins emp\u00eachent un traitement ad\u00e9quat de la maladie sous-jacente r\u00e9elle. C&#8217;est pourquoi, en cas de suspicion d&#8217;un &#8220;effet secondaire de la vaccination&#8221;, il faut toujours proc\u00e9der \u00e0 un diagnostic d&#8217;exclusion minutieux. Avant toute vaccination, la personne \u00e0 vacciner ou ses substituts doivent \u00eatre inform\u00e9s des avantages et des risques du ou des vaccins pr\u00e9vus.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Personne n&#8217;aime les &#8220;\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables&#8221; et pourtant, en raison de leur fr\u00e9quence, ils marquent notre quotidien. Dans le contexte m\u00e9dical, en ce qui concerne la pharmacovigilance dans le contexte de l&#8217;administration de m\u00e9dicaments, y compris les vaccins, nous devons distinguer les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables (&#8220;adverse event following immunization&#8221;, AEFI) des effets secondaires (&#8220;side effects&#8221;). La premi\u00e8re de ces deux notions est volontairement tr\u00e8s large et permet de surveiller la s\u00e9curit\u00e9 des m\u00e9dicaments et des produits th\u00e9rapeutiques, y compris les vaccins, avec une grande sensibilit\u00e9, car le lien temporel suffit pour qu&#8217;il y ait suspicion, ind\u00e9pendamment d&#8217;un lien de cause \u00e0 effet suppos\u00e9. En revanche, la sp\u00e9cificit\u00e9 est plut\u00f4t faible. Par exemple, un collapsus dix minutes apr\u00e8s une vaccination doit initialement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9v\u00e9nement ind\u00e9sirable. Si aucune autre cause plausible que le vaccin appliqu\u00e9 juste avant n&#8217;explique l&#8217;\u00e9v\u00e9nement, on peut soup\u00e7onner un effet secondaire, c&#8217;est-\u00e0-dire un lien de cause \u00e0 effet avec le vaccin. Cependant, il n&#8217;est pas toujours possible de prouver ou d&#8217;exclure avec certitude le lien de cause \u00e0 effet, ce qui est particuli\u00e8rement vrai pour les r\u00e9actions syst\u00e9miques.<\/p>\n<p>En revanche, des r\u00e9actions locales telles que des rougeurs ou des gonflements au point d&#8217;injection dans un intervalle de temps biologiquement plausible (l&#8217;exp\u00e9rience montre qu&#8217;il s&#8217;agit de quelques heures \u00e0 quelques jours) sont des exemples typiques d&#8217;effets secondaires \u00e9vidents li\u00e9s \u00e0 la vaccination.<\/p>\n<p>Dans la terminologie de la pharmacovigilance, on utilise volontiers le terme d'&#8221;effet ind\u00e9sirable du m\u00e9dicament&#8221; (EIM) pour d\u00e9signer les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables. Il implique un lien de cause \u00e0 effet (<em>effet du m\u00e9dicament), <\/em>sans que celui-ci soit assur\u00e9 a priori.<\/p>\n<p>&#8220;Po\u00e9sie et v\u00e9rit\u00e9&#8221; &#8211; pourquoi cet ajout inhabituel au titre de cet article ? Je l&#8217;ai choisi parce que les effets secondaires r\u00e9els (&#8220;v\u00e9rit\u00e9&#8221;) sont beaucoup plus rares qu&#8217;on ne le pense g\u00e9n\u00e9ralement. La plupart des \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables ont une autre cause que le(s) vaccin(s) pr\u00e9c\u00e9dent(s) et doivent donc \u00eatre class\u00e9s dans la cat\u00e9gorie &#8220;joint&#8221; dans le contexte de la pharmacovigilance. Mais il faut parfois un certain temps pour que les \u00e9v\u00e9nements correspondants soient d\u00e9masqu\u00e9s comme \u00e9tant des &#8220;pseudo-effets secondaires&#8221;. Pour le patient concern\u00e9, ce processus de clarification rev\u00eat une importance consid\u00e9rable, car seule la recherche r\u00e9ussie de la v\u00e9ritable cause de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement ouvre l&#8217;option d&#8217;un traitement causal, alors que le diagnostic erron\u00e9 d'&#8221;effet secondaire de la vaccination&#8221; entra\u00eene souvent un haussement d&#8217;\u00e9paules r\u00e9sign\u00e9 en ce qui concerne le traitement. Un exemple classique est celui de l'&#8221;enc\u00e9phalopathie vaccinale de la coqueluche&#8221;, souvent cit\u00e9e dans les ann\u00e9es 1990, qui ne s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e \u00eatre une fiction qu&#8217;apr\u00e8s des ann\u00e9es de recherches laborieuses [1,2]. Les vaccins entiers contre la coqueluche utilis\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9poque se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s innocents dans les manifestations postul\u00e9es du SNC et ont donc \u00e9t\u00e9 r\u00e9habilit\u00e9s depuis longtemps [3].<\/p>\n<h2 id=\"verite-ou-realite\">V\u00e9rit\u00e9 (ou r\u00e9alit\u00e9)<\/h2>\n<p>Aucun produit m\u00e9dical, y compris les vaccins, ne pr\u00e9sente une s\u00e9curit\u00e9 absolue dans son utilisation, de sorte que nous ne pouvons garantir ni \u00e0 nous-m\u00eames ni \u00e0 nos patients l&#8217;absence d&#8217;effets secondaires. Mais cela ne doit pas nous rendre pessimistes, car les vaccins disponibles aujourd&#8217;hui pr\u00e9sentent un niveau de s\u00e9curit\u00e9 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, jamais atteint dans l&#8217;histoire de leur d\u00e9veloppement. Les chercheurs, les fabricants et, en tant que dernier maillon d\u00e9cisif de la cha\u00eene d&#8217;assurance qualit\u00e9, les autorit\u00e9s de r\u00e9glementation, en l&#8217;occurrence Swissmedic en Suisse, s&#8217;en portent garants.<\/p>\n<p>Dans les discussions avec des personnes critiques \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de la vaccination, le niveau \u00e9lev\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 des vaccins n&#8217;est malheureusement souvent pas suffisamment soulign\u00e9, bien qu&#8217;il constitue un argument fort en faveur de la vaccination en tant que telle. La raison principale de l&#8217;augmentation significative du niveau de s\u00e9curit\u00e9 au cours des deux ou trois derni\u00e8res d\u00e9cennies est l&#8217;ampleur des essais cliniques r\u00e9alis\u00e9s : les vaccins ne sont plus seulement test\u00e9s sur quelques centaines de personnes, mais g\u00e9n\u00e9ralement sur des dizaines de milliers de volontaires [4]. L&#8217;autorisation du point de vue de la s\u00e9curit\u00e9 du vaccin (l&#8217;efficience ou l&#8217;efficacit\u00e9 doit bien entendu \u00e9galement \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e) n&#8217;est accord\u00e9e que si le type et la fr\u00e9quence des \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables significatifs ou des effets secondaires chez les personnes vaccin\u00e9es ne diff\u00e8rent pas significativement de ceux des participants t\u00e9moins.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 des enqu\u00eates minutieuses sur les cas suspects d&#8217;effets secondaires de la vaccination qui nous ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s, nous savons que ceux-ci repr\u00e9sentent une part plut\u00f4t faible des \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables. Cependant, la perception du public surestime la fr\u00e9quence des effets secondaires des vaccins, notamment parce que les notions de fr\u00e9quence d\u00e9finies dans la pharmacovigilance invitent \u00e0 une surinterpr\u00e9tation par les non-sp\u00e9cialistes <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7280\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab1_hp6_s9.png\" style=\"height:290px; width:400px\" width=\"880\" height=\"638\"><\/p>\n<h2 id=\"faits-concernant-les-effets-secondaires\">Faits concernant les effets secondaires<\/h2>\n<p>Les vaccins peuvent provoquer des effets secondaires typiques au site de vaccination (par exemple, rougeur, gonflement, douleur), qui sont g\u00e9n\u00e9ralement temporaires et facilement tol\u00e9rables. La probabilit\u00e9 de leur survenue d\u00e9pend du type de vaccination et du nombre de doses pr\u00e9c\u00e9dentes. Pour les<em> vaccins inactiv\u00e9s<\/em> (c&#8217;est-\u00e0-dire contenant des agents infectieux inactiv\u00e9s ou des antig\u00e8nes sp\u00e9cifiques), les effets secondaires locaux sont de plus en plus fr\u00e9quents d&#8217;une dose \u00e0 l&#8217;autre, alors que l&#8217;\u00e2ge du vaccinateur joue un r\u00f4le moins important. Ils ne n\u00e9cessitent pas d&#8217;examen compl\u00e9mentaire si l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral du patient n&#8217;est pas significativement affect\u00e9.<\/p>\n<p>En revanche, les r\u00e9actions syst\u00e9miques, telles que la fi\u00e8vre dans les 24 \u00e0 48 heures suivant la vaccination, n\u00e9cessitent un examen approfondi du vaccin\u00e9 afin de pouvoir \u00e9tablir un diagnostic diff\u00e9rentiel avec d&#8217;autres maladies co\u00efncidentes et les traiter le cas \u00e9ch\u00e9ant. Le traitement se limite sinon \u00e0 des mesures symptomatiques (par exemple, des antipyr\u00e9tiques).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&#8217;administration de <em>vaccins vivants<\/em> (agents infectieux att\u00e9nu\u00e9s, capables de se multiplier, par exemple rougeole-oreillons-rub\u00e9ole, varicelle), une maladie vaccinale peut survenir, outre des effets secondaires locaux \u00e0 l&#8217;endroit de la vaccination, g\u00e9n\u00e9ralement dans les premi\u00e8res 48 heures (au plus t\u00f4t le quatri\u00e8me ou le cinqui\u00e8me jour post-vaccinal, c&#8217;est-\u00e0-dire apr\u00e8s la fin de la p\u00e9riode d&#8217;incubation). Celle-ci ressemble, sous une forme att\u00e9nu\u00e9e, \u00e0 la maladie proprement dite caus\u00e9e par le virus de type sauvage. Il s&#8217;agit par exemple d&#8217;un exanth\u00e8me fugace (rougeole, rub\u00e9ole ou varicelle vaccinales) ou d&#8217;un gonflement unilat\u00e9ral ou bilat\u00e9ral de la parotide, g\u00e9n\u00e9ralement peu prononc\u00e9 (oreillons vaccinales). Ces manifestations sont de courte dur\u00e9e (un \u00e0 deux jours), b\u00e9nignes et g\u00e9n\u00e9ralement non contagieuses. Ils ne n\u00e9cessitent donc pas de traitement sp\u00e9cifique ni d&#8217;isolement du vaccin\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"entretien-dinformation-avant-vaccination\">Entretien d&#8217;information avant vaccination<\/h2>\n<p>Avant toute vaccination, la personne \u00e0 vacciner ou ses repr\u00e9sentants l\u00e9gaux doivent \u00eatre inform\u00e9s des avantages et des risques du ou des vaccins envisag\u00e9s. L&#8217;\u00e9ducation doit r\u00e9pondre aux exigences suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Elle doit \u00eatre effectu\u00e9e par un m\u00e9decin.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9tendue et l&#8217;intensit\u00e9 d\u00e9pendent des circonstances individuelles, c&#8217;est-\u00e0-dire en fonction du patient et en tenant compte de son niveau linguistique et intellectuel.<\/li>\n<li>Il doit y avoir suffisamment de temps disponible, c&#8217;est-\u00e0-dire que la personne \u00e0 informer doit avoir la possibilit\u00e9 de poser des questions.<\/li>\n<li>Elle doit se faire oralement, bien que des informations \u00e9crites (par exemple sous la forme d&#8217;une fiche d&#8217;information) soient autoris\u00e9es au pr\u00e9alable et souvent utiles.<\/li>\n<li>Elle doit mentionner le caract\u00e8re volontaire de la ou des vaccinations envisag\u00e9es ; elle ne doit pas donner l&#8217;impression que la ou les vaccinations sont un &#8220;must&#8221; incontournable.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En ce qui concerne le contenu, il est recommand\u00e9 d&#8217;aborder les points suivants lors de l&#8217;entretien d&#8217;information :<\/p>\n<ul>\n<li>Pr\u00e9sentation de l&#8217;utilit\u00e9 de la ou des vaccination(s) pr\u00e9vue(s), c&#8217;est-\u00e0-dire indications sur le succ\u00e8s escompt\u00e9 de la vaccination, ainsi que la pr\u00e9sentation objective des cons\u00e9quences possibles de la maladie en cas de renonciation \u00e0 la vaccination correspondante ;<\/li>\n<li>Pr\u00e9sentation d&#8217;\u00e9ventuelles alternatives \u00e0 la vaccination (par ex. prophylaxie d&#8217;exposition, chimioprophylaxie, etc.) ;<\/li>\n<li>le type et le nombre de vaccins n\u00e9cessaires pour obtenir une protection immunitaire compl\u00e8te ;<\/li>\n<li>des conseils sur les pr\u00e9cautions \u00e0 prendre apr\u00e8s la vaccination chez le vaccin\u00e9 lui-m\u00eame ou chez ses contacts (par exemple, \u00e9viter tout contact avec des personnes immunod\u00e9prim\u00e9es apr\u00e8s une vaccination contre la varicelle) ;<\/li>\n<li>la nature et la fr\u00e9quence des effets ind\u00e9sirables \u00e9ventuels et leurs cons\u00e9quences. Cela doit inclure tous les effets secondaires connus, le contenu de l&#8217;information professionnelle correspondante \u00e9tant d\u00e9terminant.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&#8217;information peut avoir lieu juste avant la vaccination pr\u00e9vue. Un d\u00e9lai de r\u00e9flexion plus long n&#8217;est pas n\u00e9cessaire. Apr\u00e8s l&#8217;entretien d&#8217;information, le consentement \u00e0 la vaccination doit \u00eatre formellement obtenu. Cela peut se faire oralement. Il est toutefois recommand\u00e9 de consigner par \u00e9crit dans le dossier du patient le contenu et l&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;entretien d&#8217;information ainsi que les \u00e9ventuels t\u00e9moins (personnel du cabinet).<\/p>\n<h2 id=\"declaration-obligatoire\">D\u00e9claration obligatoire<\/h2>\n<p>Tout \u00e9v\u00e9nement ind\u00e9sirable post-vaccinal inexpliqu\u00e9 doit \u00eatre d\u00e9clar\u00e9 (via les centres de pharmacovigilance, voir www.swissmedic.ch), \u00e0 condition qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une maladie mena\u00e7ante, qu&#8217;il conduise \u00e0 un traitement m\u00e9dicamenteux ou qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une observation nouvelle pertinente (c&#8217;est-\u00e0-dire non d\u00e9crite dans l&#8217;information professionnelle).<\/p>\n<h2 id=\"joint-detancheite\">Joint d&#8217;\u00e9tanch\u00e9it\u00e9<\/h2>\n<p>De nos jours, les vaccins font souvent l&#8217;objet de critiques publiques parce que l&#8217;on s&#8217;est habitu\u00e9 \u00e0 leur succ\u00e8s (baisse des maladies \u00e9vitables par la vaccination) et que l&#8217;on accorde davantage d&#8217;attention aux effets secondaires suppos\u00e9s ou r\u00e9els. Dans les cas extr\u00eames &#8211; la maladie est fortement repouss\u00e9e, les pr\u00e9occupations en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 sont si fortes que l&#8217;acceptation de la vaccination diminue et que la maladie augmente \u00e0 nouveau en fr\u00e9quence &#8211; les vaccinations r\u00e9ussies creusent en quelque sorte leur propre tombe [5].<\/p>\n<p>Nous devons accepter le fait que la tol\u00e9rance du public vis-\u00e0-vis des effets secondaires des vaccins est beaucoup plus faible que celle des m\u00e9dicaments : Les vaccins sont administr\u00e9s \u00e0 des personnes en bonne sant\u00e9, souvent des nourrissons, et toute modification de leur \u00e9tat de sant\u00e9 ou de leur comportement est jug\u00e9e avec suspicion, alors que les m\u00e9dicaments sont souvent administr\u00e9s \u00e0 des patients malades qui souffrent et dont les effets secondaires sont donc accept\u00e9s \u00e0 bon compte.<\/p>\n<p>Souvent, des rumeurs concernant de pr\u00e9tendues complications ou m\u00eame des dommages li\u00e9s \u00e0 la vaccination se propagent via les m\u00e9dias sociaux (que ce soit consciemment ou non). La plupart du temps, il s&#8217;agit d&#8217;affirmations g\u00e9n\u00e9rales, comme par exemple que les vaccins conduiraient \u00e0 l&#8217;autisme ou \u00e0 la scl\u00e9rose en plaques ou, plus g\u00e9n\u00e9ralement, qu&#8217;ils surchargeraient le syst\u00e8me immunitaire &#8211; des \u00e9tudes scientifiques ont r\u00e9fut\u00e9 ces affirmations et les classent donc dans la cat\u00e9gorie &#8220;fiction&#8221; [6].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Stehr K, et al. : R\u00e9habilitation de la vaccination contre la coqueluche. L\u00e9sions permanentes post-vaccinales : un mythe. P\u00e4diat Prax 1994 ; 47 : 175-183.<\/li>\n<li>Cherry JD : &#8216;Enc\u00e9phalopathie vaccinale de la coqueluche&#8217; : Il est temps de la reconna\u00eetre comme le mythe qu&#8217;elle est. JAMA 1990 ; 263 : 1679-1680.<\/li>\n<li>Heininger U : La r\u00e9\u00e9valuation de la coqueluche et de la parapertussis. Recherches sur le diagnostic, les sympt\u00f4mes, l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie et la prophylaxie vaccinale des coqueluches actuelles (th\u00e8se d&#8217;habilitation). Thieme Verlag : Stuttgart, New York, 1996.<\/li>\n<li>Koch J, et al. : Background paper to the recommendation for routine rotavirus vaccination of infants in Germany. Bundesgesundheitsbl 2013 ; 56 : 957-984.<\/li>\n<li>Heininger U : Le succ\u00e8s de l&#8217;immunisation &#8211; creusant sa propre tombe ? Vaccine 2004 ; 22 : 2071-2072.<\/li>\n<li>Offit PA, et al : Addressing parents&#8217; concerns : do multiple vaccines overwhelm or weak the infant&#8217;s immun system ? Pediatrics 2002 ; 109 : 124-129.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Sites utiles sur la s\u00e9curit\u00e9 des vaccins :<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>Swissmedic : www.swissmedic.ch<\/li>\n<li>Infovac : www.infovac.ch<\/li>\n<li>Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) :<\/li>\n<li>www.who.int\/immunization_safety<\/li>\n<li>Institut pour la s\u00e9curit\u00e9 des vaccins Johns Hopkins :<\/li>\n<li>www.vaccinesafety.edu<\/li>\n<li>Centers for Disease Control and Prevention \u00c9tats-Unis :<\/li>\n<li>www.cdc.gov\/vaccinesafety\/ensuringsafety\/monitoring\/vsd\/index.html<\/li>\n<li>The Brighton Collaboration : www.brightoncollaboration.org<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2016 ; 11(6) : 8-10<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables post-vaccinaux sont fr\u00e9quents, mais seule une petite partie d&#8217;entre eux sont de v\u00e9ritables effets ind\u00e9sirables vaccinaux. 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