{"id":341410,"date":"2016-06-03T02:00:00","date_gmt":"2016-06-03T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-developpement-du-traitement-par-stimulateur-cardiaque-en-suisse\/"},"modified":"2016-06-03T02:00:00","modified_gmt":"2016-06-03T00:00:00","slug":"le-developpement-du-traitement-par-stimulateur-cardiaque-en-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-developpement-du-traitement-par-stimulateur-cardiaque-en-suisse\/","title":{"rendered":"Le d\u00e9veloppement du traitement par stimulateur cardiaque en Suisse"},"content":{"rendered":"<p><strong>En 1958, le professeur \u00c5ke Senning, nomm\u00e9 quelques ann\u00e9es plus tard \u00e0 Zurich, a lanc\u00e9 une \u00e9volution sans pr\u00e9c\u00e9dent de la m\u00e9decine \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital Karolinska de Stockholm : l&#8217;implantation du premier stimulateur cardiaque chez un \u00eatre humain. Au fil des ans, la technique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et perfectionn\u00e9e de plusieurs mani\u00e8res. Alors que l&#8217;on pensait, au tournant du mill\u00e9naire, qu&#8217;il \u00e9tait difficile d&#8217;ajouter quoi que ce soit, les 16 derni\u00e8res ann\u00e9es ont montr\u00e9 qu&#8217;il n&#8217;en \u00e9tait rien. Parmi les d\u00e9veloppements r\u00e9cents, on peut citer la th\u00e9rapie de resynchronisation cardiaque (stimulateur CRT), le monitorage \u00e0 domicile, les syst\u00e8mes compatibles avec l&#8217;IRM et la r\u00e9duction continue de la taille des stimulateurs.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le 8 octobre 1958, le professeur \u00c5ke Senning (1915-2000) a implant\u00e9 pour la premi\u00e8re fois au monde un stimulateur cardiaque chez un \u00eatre humain \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital Karolinska de Stockholm. Il a \u00e9t\u00e9 construit par le Dr Rune Elmqvist (1906-1996), ing\u00e9nieur et m\u00e9decin su\u00e9dois. Le stimulateur cardiaque a \u00e9t\u00e9 construit \u00e0 l&#8217;origine pour une exp\u00e9rience sur des animaux. L&#8217;\u00e9pouse du premier patient, Arne Larsson (1918-2001), avait cependant insist\u00e9 aupr\u00e8s de l&#8217;implanteur jusqu&#8217;\u00e0 ce que le stimulateur soit finalement implant\u00e9 en raison d&#8217;un bloc AV total avec jusqu&#8217;\u00e0 40 syncopes par jour <strong>(fig.&nbsp;1).<\/strong> Apr\u00e8s l&#8217;implantation, le patient a pu mener une vie tout \u00e0 fait normale sans syncopes. C&#8217;est la premi\u00e8re fois qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les cons\u00e9quences d&#8217;un bloc AV total pouvaient \u00eatre trait\u00e9es \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un stimulateur cardiaque [1].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7236\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb1_cv3_s4.jpg\" style=\"height:599px; width:600px\" width=\"888\" height=\"886\"><\/p>\n<p>\n\u00c5ke Senning a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 professeur \u00e0 Zurich et le 16&nbsp;avril 1961, il a pris la direction de la nouvelle clinique chirurgicale A de l&#8217;ancien h\u00f4pital cantonal de Zurich. Il a ramen\u00e9 de Su\u00e8de la technique d&#8217;implantation d&#8217;un stimulateur cardiaque. D\u00e8s 1961, il a implant\u00e9 quatre stimulateurs cardiaques \u00e0 Zurich et six en 1962.<\/p>\n<p>Les stimulateurs cardiaques implantables ont \u00e9t\u00e9 perfectionn\u00e9s. Au d\u00e9part, il n&#8217;existait que des stimulateurs cardiaques asynchrones (V00), qui d\u00e9livraient en g\u00e9n\u00e9ral 60 \u00e0 70 impulsions par minute, ind\u00e9pendamment de l&#8217;activit\u00e9 cardiaque.<\/p>\n<p>En 1968, nous avons pu implanter les premiers pacemakers dits \u00e0 la demande (VVI\/VVT). Ils avaient l&#8217;avantage de ne pas d\u00e9clencher de parasystolie lorsque le patient avait son propre rythme. Le stimulateur VVI n&#8217;\u00e9mettait des impulsions que lorsque la fr\u00e9quence cardiaque \u00e9tait inf\u00e9rieure \u00e0 la fr\u00e9quence du stimulateur. Pour ne pas enfreindre le brevet de la stimulation VVI, Elema a introduit la stimulation VVT. Ce stimulateur stimulait le c\u0153ur d\u00e8s que la fr\u00e9quence cardiaque \u00e9tait inf\u00e9rieure \u00e0 la fr\u00e9quence du stimulateur. Lorsque la fr\u00e9quence cardiaque \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9e, il d\u00e9livrait des stimuli en synchronisation avec le QRS, qui tombaient dans la p\u00e9riode r\u00e9fractaire absolue du complexe QRS et restaient donc inefficaces.<\/p>\n<p>Le premier stimulateur cardiaque auriculaire synchrone (VAT) a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit d\u00e8s 1963 [2]. Celui-ci n&#8217;a toutefois pu \u00eatre utilis\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s le d\u00e9veloppement d&#8217;\u00e9lectrodes auriculaires fiables.<\/p>\n<h2 id=\"les-electrodes\">Les \u00e9lectrodes<\/h2>\n<p>Les premiers stimulateurs stimulaient le c\u0153ur via des \u00e9lectrodes plac\u00e9es au niveau \u00e9picardique. Lagergren et Johansson [3] ont d\u00e9crit les premi\u00e8res implantations de stimulateur cardiaque avec des sondes endocardiques transveineuses. Ils ont rapidement \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s non seulement par Elema, mais aussi par Cordis et Medtronic. Ces derniers fabriquaient \u00e0 la fois des \u00e9lectrodes unipolaires et bipolaires. Ceux-ci \u00e9taient assez \u00e9pais et encombrants et avaient des syst\u00e8mes de connecteurs diff\u00e9rents, ce qui explique que l&#8217;interchangeabilit\u00e9 des stimulateurs n&#8217;\u00e9tait possible qu&#8217;avec des adaptateurs. De m\u00eame, le taux de complications et de dislocation \u00e9tait encore tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 avec ces \u00e9lectrodes.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7237 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb2_cv3_s5.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1047px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1047\/791;height:453px; width:600px\" width=\"1047\" height=\"791\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Bient\u00f4t, les \u00e9lectrodes ont \u00e9t\u00e9 dot\u00e9es de barbillons ou de m\u00e9canismes de vissage afin de r\u00e9duire le taux \u00e9lev\u00e9 de dislocation <strong>(Fig.&nbsp;2). <\/strong>Les fils d&#8217;alimentation sont devenus plus fins et plus flexibles, et la contr\u00f4labilit\u00e9 lors de l&#8217;implantation a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9e &#8211; tout comme les syst\u00e8mes \u00e9picardiques ; Medtronic, en particulier, a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&#8217;avant-garde dans ce domaine <strong>(Fig.&nbsp;3).<\/strong><br \/>\nLes sondes \u00e9picardiques \u00e9taient appr\u00e9ci\u00e9es parce que le temps d&#8217;implantation \u00e9tait pr\u00e9visible et qu&#8217;elles ne pouvaient pas \u00eatre d\u00e9plac\u00e9es. En 1976, le taux de dislocation \u00e9tait de 10%. En Suisse, 30% des sondes ventriculaires ont \u00e9t\u00e9 implant\u00e9es par voie \u00e9picardique. L&#8217;acc\u00e8s \u00e0 celui-ci \u00e9tait sous-xypho\u00efdien et le stimulateur \u00e9tait plac\u00e9 par voie abdominale.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7238 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb3-cv3_s5.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 891px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 891\/662;height:446px; width:600px\" width=\"891\" height=\"662\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"la-source-denergie\">\nLa source d&#8217;\u00e9nergie<\/h2>\n<p>L&#8217;un des principaux probl\u00e8mes techniques rencontr\u00e9s lors du d\u00e9veloppement des stimulateurs cardiaques \u00e9tait la fiabilit\u00e9 de l&#8217;alimentation en \u00e9nergie pendant une p\u00e9riode aussi longue que possible. Le premier stimulateur cardiaque mis au point par Senning et Elmqvist en 1958 utilisait deux accumulateurs rechargeables au nickel-cadmium qui devaient \u00eatre recharg\u00e9s toutes les une \u00e0 deux semaines \u00e0 travers la peau via une bobine d&#8217;induction (plac\u00e9e sur le stimulateur).<\/p>\n<p>Hormis le premier stimulateur cardiaque, les piles dites &#8220;au mercure&#8221; de la soci\u00e9t\u00e9 Mallory ont \u00e9t\u00e9 presque exclusivement utilis\u00e9es comme source d&#8217;\u00e9nergie de 1959 \u00e0 1974. Comme la tension de leurs cellules n&#8217;\u00e9tait que de 1,35 volt, quatre \u00e0 sept cellules d&#8217;une capacit\u00e9 nominale de 0,95 Ah ont \u00e9t\u00e9 connect\u00e9es en s\u00e9rie pour atteindre la tension de sortie n\u00e9cessaire \u00e0 la stimulation. En raison de leur autod\u00e9charge relativement importante, de l&#8217;ordre de 8 \u00e0 10% par an, la dur\u00e9e de fonctionnement des stimulateurs n&#8217;\u00e9tait que de deux \u00e0 quatre ans environ. Comme de l&#8217;hydrog\u00e8ne \u00e9tait produit pendant la d\u00e9charge des cellules, ni la batterie ni le stimulateur cardiaque ne pouvaient \u00eatre encapsul\u00e9s herm\u00e9tiquement sans mesures sp\u00e9ciales. La batterie et l&#8217;\u00e9lectronique \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement noy\u00e9es dans de la r\u00e9sine \u00e9poxy, \u00e0 travers laquelle l&#8217;hydrog\u00e8ne pouvait se diffuser vers l&#8217;ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>En 1972, Pacesetter a tent\u00e9 d&#8217;utiliser des accumulateurs nickel-cadmium rechargeables am\u00e9lior\u00e9s dans des stimulateurs cardiaques. Les premiers stimulateurs utilisant des piles au nickel-cadmium rechargeables par induction \u00e0 travers le corps n\u00e9cessitaient un temps de charge de quatre heures par mois. Leur dur\u00e9e de fonctionnement th\u00e9orique pouvait atteindre 20 ans. Le syst\u00e8me de t\u00e9l\u00e9m\u00e9trie bidirectionnelle r\u00e9cemment d\u00e9velopp\u00e9 pour contr\u00f4ler la charge de la batterie a \u00e9galement permis d&#8217;am\u00e9liorer la dur\u00e9e de vie. N\u00e9anmoins, le nombre de stimulateurs implant\u00e9s n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9 que pr\u00e9vu, car une nouvelle pile primaire \u00e0 base d&#8217;iodure de lithium commercialis\u00e9e a \u00e9galement atteint une dur\u00e9e de fonctionnement allant jusqu&#8217;\u00e0 15 ans, sans l&#8217;inconv\u00e9nient de devoir \u00eatre recharg\u00e9e r\u00e9guli\u00e8rement.  &nbsp;<\/p>\n<p>Cette pile au lithium-iodure WGL-702 a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9e par Wilson Greatbach pour les applications de stimulation cardiaque et a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 1973 dans un mod\u00e8le de stimulateur cardiaque Maxilith 301 de la soci\u00e9t\u00e9 CPI. La tension des cellules de la batterie \u00e9tait de 2,8 volts ; une seule batterie \u00e9tait donc n\u00e9cessaire pour le stimulateur. Les quatre \u00e0 cinq volts de tension de sortie n\u00e9cessaires \u00e0 la stimulation ont pu \u00eatre g\u00e9n\u00e9r\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide de doubleurs de tension. L&#8217;autod\u00e9charge de la batterie \u00e9tait d&#8217;environ 1% par an. La batterie ne produisait pas de gaz pendant la d\u00e9charge, ce qui permettait d&#8217;encapsuler herm\u00e9tiquement la batterie et l&#8217;\u00e9lectronique dans un bo\u00eetier m\u00e9tallique.<\/p>\n<p>La pile lithium\/chlorure de thionyle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e pour concurrencer la pile lithium-iodure et a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par la soci\u00e9t\u00e9 Arco en 1974 dans les stimulateurs cardiaques. La tension de la cellule \u00e9tait de 3,7 volts. La densit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique \u00e9lev\u00e9e de la cellule a permis d&#8217;obtenir des dimensions m\u00e9caniques relativement petites. Cependant, le fait que la tension de la batterie s&#8217;effondrait rapidement \u00e0 la fin de la p\u00e9riode d&#8217;utilisation s&#8217;est rapidement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00eatre un inconv\u00e9nient pour le fonctionnement du stimulateur, ce qui fait qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas possible de pr\u00e9voir \u00e0 temps le remplacement n\u00e9cessaire du stimulateur. Un grand nombre de stimulateurs cardiaques ont donc d\u00fb \u00eatre remplac\u00e9s pr\u00e9matur\u00e9ment dans le monde entier. En Suisse \u00e9galement, le nombre de changements de stimulateur cardiaque a doubl\u00e9 en 1982 par rapport \u00e0 l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<h2 id=\"developpements-dans-les-annees-70\">D\u00e9veloppements dans les ann\u00e9es 70<\/h2>\n<p>Le premier stimulateur cardiaque \u00e0 fr\u00e9quence &#8220;programmable&#8221; (type 5842) a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 Medtronic-Chardac en 1969. La &#8220;programmation&#8221; de la fr\u00e9quence \u00e9tait toutefois un peu plus compliqu\u00e9e qu&#8217;aujourd&#8217;hui. Une aiguille tricuspide st\u00e9rile a \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9e sous anesth\u00e9sie locale \u00e0 travers la peau du patient, \u00e0 travers un mamelon en silicone sur le stimulateur cardiaque, jusqu&#8217;au potentiom\u00e8tre d\u00e9terminant la fr\u00e9quence. En tournant l&#8217;aiguille, il \u00e9tait possible de modifier le potentiom\u00e8tre et donc la fr\u00e9quence du stimulateur. De la m\u00eame mani\u00e8re, l&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;amplitude du stimulus a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e sur un mod\u00e8le ult\u00e9rieur de Medtronic. Quelques ann\u00e9es plus tard, une am\u00e9lioration a \u00e9t\u00e9 apport\u00e9e par la transmission magn\u00e9tique du mouvement de rotation \u00e0 un r\u00e9ducteur m\u00e9canique dans le stimulateur, via lequel le potentiom\u00e8tre \u00e9tait tourn\u00e9.<\/p>\n<p>La programmation \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;impulsions magn\u00e9tiques a rapidement suivi. En 1973, le premier stimulateur cardiaque programmable (VVIP) avec deux circuits CMOS int\u00e9gr\u00e9s a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 Cordis. La fr\u00e9quence de stimulation ainsi que l&#8217;intensit\u00e9 de la stimulation (amplitude ou dur\u00e9e d&#8217;impulsion) pouvaient \u00eatre modifi\u00e9es en six \u00e9tapes chacune par des impulsions magn\u00e9tiques via un commutateur magn\u00e9tique (Reed-Switch).<\/p>\n<p>La complexit\u00e9 croissante des syst\u00e8mes a rapidement n\u00e9cessit\u00e9 une description simple des types de fonctions. Celle-ci a d&#8217;abord eu lieu en 1974 avec le code ICHD (Inter-Society For Heart Disease Resources) compos\u00e9 de trois lettres. En raison du d\u00e9veloppement des stimulateurs programmables, ce code a d\u00fb \u00eatre \u00e9tendu \u00e0 un code \u00e0 cinq lettres en 1981. En 1987 et 2000, la codification a \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9e et le code NBG (NASPE\/BPEG Generic Code) qui en a r\u00e9sult\u00e9 est toujours en vigueur aujourd&#8217;hui <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7239 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab1_cv3_s6.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/557;height:405px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"557\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>En 1978, les premiers stimulateurs multiprogrammables AAIM et VVIM ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s. Ici, pratiquement tous les param\u00e8tres du stimulateur cardiaque pouvaient \u00eatre r\u00e9gl\u00e9s selon les besoins. Malheureusement, la programmation des param\u00e8tres n&#8217;a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e qu&#8217;indirectement. Il manquait la confirmation.<\/p>\n<h2 id=\"implantations-de-stimulateurs-cardiaques-en-suisse\">Implantations de stimulateurs cardiaques en Suisse<\/h2>\n<p>En 1976, 19 h\u00f4pitaux en Suisse avaient d\u00e9j\u00e0 implant\u00e9 des stimulateurs cardiaques <strong>(tab.&nbsp;2). <\/strong>A cette \u00e9poque, l&#8217;implantation de stimulateurs cardiaques posait encore de nombreux probl\u00e8mes techniques et chirurgicaux. En 1975, la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de cardiologie a donc charg\u00e9 le professeur Michel Jaeger de Lausanne d&#8217;assurer la coordination en tant que d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux probl\u00e8mes de stimulation cardiaque et d&#8217;\u00e9tablir des statistiques annuelles sur le nombre d&#8217;implantations et les probl\u00e8mes rencontr\u00e9s dans toute la Suisse. Il a exerc\u00e9 cette fonction jusqu&#8217;en 1981. En 1980, le groupe de travail sur les stimulateurs cardiaques de la SSC a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 et le professeur Jaeger en a \u00e9t\u00e9 le pr\u00e9sident de 1980 \u00e0 1983 (voir \u00e0 ce sujet www.pacemaker.ch).<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7240 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab2_cv3_s6_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/472;height:343px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"472\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab2_cv3_s6_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab2_cv3_s6_0-800x343.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab2_cv3_s6_0-120x51.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab2_cv3_s6_0-90x39.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab2_cv3_s6_0-320x137.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab2_cv3_s6_0-560x240.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>En 1978, Luc Tissot, de Tissot Montres, a fond\u00e9 Precimed S.A. au Locle avec Branco Weiss, fondateur de la soci\u00e9t\u00e9 Kontron (une filiale de Hoffmann-La Roche). Les premiers stimulateurs cardiaques fabriqu\u00e9s industriellement en Suisse sous le nom de Precilith ont \u00e9t\u00e9 construits dans la fabrique de montres Tissot. Tous les stimulateurs ont fait preuve d&#8217;une grande fiabilit\u00e9 et d&#8217;une longue dur\u00e9e de vie. Lorsque le d\u00e9veloppement des premiers stimulateurs programmables a n\u00e9cessit\u00e9 un investissement important, l&#8217;entreprise a \u00e9t\u00e9 vendue en 1983 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine de stimulation Intermedics.<\/p>\n<p>A la fin des ann\u00e9es 70, le nombre d&#8217;entreprises proposant leurs produits en Suisse \u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 douze.<\/p>\n<h2 id=\"le-premier-stimulateur-cardiaque-avec-telemetrie-bidirectionnelle\">Le premier stimulateur cardiaque avec t\u00e9l\u00e9m\u00e9trie bidirectionnelle<\/h2>\n<p>En 1979, le premier stimulateur cardiaque \u00e0 t\u00e9l\u00e9m\u00e9trie bidirectionnelle (Programalith) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 Pacesetter. Pacesetter a profit\u00e9 de l&#8217;exp\u00e9rience qu&#8217;ils avaient acquise avec les accumulateurs rechargeables. Les param\u00e8tres du stimulateur cardiaque pouvaient \u00eatre modifi\u00e9s par des signaux \u00e9lectromagn\u00e9tiques \u00e0 l&#8217;aide du programmateur, et la programmation \u00e9tait confirm\u00e9e par t\u00e9l\u00e9m\u00e9trie. En outre, des donn\u00e9es de mesure telles que la tension de la batterie ou la r\u00e9sistance des \u00e9lectrodes ont \u00e9t\u00e9 transmises du stimulateur au programmateur, ce qui a permis de mieux surveiller l&#8217;\u00e9tat de la batterie et des \u00e9lectrodes.<\/p>\n<h2 id=\"la-stimulation-physiologique\">La stimulation physiologique<\/h2>\n<p>Dans les ann\u00e9es 80, l&#8217;accent a \u00e9t\u00e9 mis de plus en plus sur la stimulation physiologique du c\u0153ur. On a d\u00e9couvert que la stimulation s\u00e9quentielle ou la stimulation auriculaire permettaient d&#8217;obtenir une meilleure h\u00e9modynamique que la stimulation VVI.<\/p>\n<p>Dans un premier temps, des stimulateurs AAI, VAT et DVI ont \u00e9t\u00e9 implant\u00e9s. Le premier stimulateur cardiaque DDD a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par Medtronic en 1980. Celui-ci \u00e9tait encore assez grand, non programmable et pesait 148&nbsp;g. Le premier stimulateur cardiaque double chambre multiprogrammable a \u00e9t\u00e9 introduit en 1981 par Biotronik (Diplos-03) et implant\u00e9 en Suisse.<\/p>\n<p>En 1984, Medtronic a mis au point le premier stimulateur cardiaque \u00e0 fr\u00e9quence adaptative, l&#8217;Activitrax, dot\u00e9 d&#8217;un capteur int\u00e9gr\u00e9 qui acc\u00e9l\u00e9rait la fr\u00e9quence du stimulateur en cas d&#8217;activit\u00e9 physique du patient. Les vibrations g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les mouvements du patient \u00e9taient re\u00e7ues par un cristal pi\u00e9zo\u00e9lectrique et la fr\u00e9quence du stimulateur \u00e9tait modifi\u00e9e en fonction de l&#8217;intensit\u00e9 des signaux. D&#8217;autres fabricants sont rapidement arriv\u00e9s sur le march\u00e9 avec des capteurs d&#8217;activit\u00e9 tr\u00e8s diff\u00e9rents. Une r\u00e9ponse proche de la physio-logie a \u00e9t\u00e9 obtenue avec le syst\u00e8me de contr\u00f4le du volume respiratoire Meta MV de la soci\u00e9t\u00e9 Telectronics.<\/p>\n<p>Dans un premier temps, seuls les syst\u00e8mes \u00e0 chambre unique \u00e9taient contr\u00f4l\u00e9s par le capteur, puis le mode de r\u00e9ponse au taux a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour les syst\u00e8mes \u00e0 deux chambres.<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 la fin des ann\u00e9es 80, pratiquement tous les types de stimulateurs connus aujourd&#8217;hui ont \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9s et implant\u00e9s <strong>(tab.&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7241 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab3_cv3-s7.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 891px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 891\/712;height:479px; width:600px\" width=\"891\" height=\"712\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>En 1985, l&#8217;industrie s&#8217;est finalement mise d&#8217;accord sur un syst\u00e8me de connecteur unique VS-1 (Voluntary Standard), qui a ensuite donn\u00e9 naissance au connecteur IS-1 (3,2&nbsp;mm de diam\u00e8tre au lieu de 5 ou 6&nbsp;mm). Cela a non seulement simplifi\u00e9 le changement de stimulateur cardiaque, mais a \u00e9galement permis de r\u00e9duire consid\u00e9rablement la taille des stimulateurs.<\/p>\n<h2 id=\"developpements-dans-les-annees-90\">D\u00e9veloppements dans les ann\u00e9es 90<\/h2>\n<p>Dans les ann\u00e9es 90, ce sont surtout les programmateurs qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s et optimis\u00e9s. La t\u00e9l\u00e9m\u00e9trie bidirectionnelle a \u00e9t\u00e9 introduite chez pratiquement tous les fabricants et le suivi des patients est devenu de plus en plus facile. Les donn\u00e9es pouvaient \u00eatre imprim\u00e9es \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;imprimante int\u00e9gr\u00e9e au programmateur. \u00c0 partir des valeurs transmises par t\u00e9l\u00e9m\u00e9trie, le programmateur a calcul\u00e9 la dur\u00e9e de fonctionnement pr\u00e9vue du stimulateur et la capacit\u00e9 restante de la batterie. Les potentiels intracardiaques ont pu \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9s et leur taille a pu \u00eatre mesur\u00e9e. Le seuil de stimulation des \u00e9lectrodes connect\u00e9es pouvait \u00e9galement \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 manuellement ou de mani\u00e8re enti\u00e8rement automatique. L&#8217;intensit\u00e9 de la stimulation a \u00e9t\u00e9 automatiquement adapt\u00e9e au seuil de stimulation, ce qui a permis de prolonger la dur\u00e9e de fonctionnement du stimulateur &#8211; des possibilit\u00e9s qui n&#8217;existaient pas des ann\u00e9es auparavant. La s\u00e9curit\u00e9 des patients a ainsi \u00e9t\u00e9 de plus en plus am\u00e9lior\u00e9e.<\/p>\n<p>Les stimulateurs ne sont pas seulement devenus plus &#8220;intelligents&#8221;, ils sont devenus de plus en plus petits pour une dur\u00e9e de vie \u00e9gale ou sup\u00e9rieure. Alors que le premier stimulateur DDD pesait 150&nbsp;g en 1980, un stimulateur DDDR avec t\u00e9l\u00e9m\u00e9trie bidirectionnelle de la m\u00eame soci\u00e9t\u00e9 ne pesait plus que 32&nbsp;g en 1997. Cela a rendu de plus en plus facile non seulement la surveillance des patients, mais aussi l&#8217;implantation des stimulateurs cardiaques.<\/p>\n<h2 id=\"developpements-apres-le-changement-de-millenaire\">D\u00e9veloppements apr\u00e8s le changement de mill\u00e9naire<\/h2>\n<p>En raison de fusions et de regroupements d&#8217;entreprises, leur nombre est tomb\u00e9 \u00e0 cinq.<\/p>\n<p>On pensait que tout avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 et qu&#8217;il n&#8217;y avait rien de nouveau \u00e0 ajouter. Mais le d\u00e9veloppement s&#8217;est poursuivi et de plus en plus d&#8217;automatismes et d&#8217;algorithmes ont \u00e9t\u00e9 introduits \u00e0 la fois dans les stimulateurs et dans les programmateurs. Les fonctions de diagnostic aident au suivi et \u00e0 l&#8217;adaptation optimale de la fonction du stimulateur aux besoins du patient.<\/p>\n<p>Voici quelques exemples de l&#8217;\u00e9volution de ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-de-resynchronisation-cardiaque-stimulateur-crt\">Th\u00e9rapie de resynchronisation cardiaque (stimulateur CRT)<\/h2>\n<p>Pour la resynchronisation cardiaque, des essais ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans les ann\u00e9es 90 avec des stimulateurs cardiaques double chambre ordinaires. Les deux ventricules ont \u00e9t\u00e9 stimul\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un adaptateur en Y et d&#8217;\u00e9lectrodes \u00e9picardiques. Plus tard, l&#8217;\u00e9lectrode \u00e9picardique a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par l&#8217;\u00e9lectrode du sinus coronaire. L&#8217;inconv\u00e9nient de ce syst\u00e8me \u00e9tait qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas possible de r\u00e9gler ind\u00e9pendamment la dur\u00e9e AV \u00e0 gauche et \u00e0 droite.<\/p>\n<p>Cette possibilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e dans le premier stimulateur cardiaque \u00e0 trois chambres, InSynk, lanc\u00e9 en 2001 par la soci\u00e9t\u00e9 Medtronic.<\/p>\n<p>Sur ces stimulateurs, deux sondes ventriculaires pouvaient \u00eatre connect\u00e9es et les temps AV pouvaient \u00eatre programm\u00e9s ind\u00e9pendamment. La sonde ventriculaire gauche a \u00e9t\u00e9 implant\u00e9e par voie veineuse via le sinus veineux coronaire, au niveau de la paroi lat\u00e9rale du ventricule gauche. La stimulation pr\u00e9coce de la paroi post\u00e9ro-lat\u00e9rale excit\u00e9e tardivement a permis de resynchroniser la s\u00e9quence de contraction ventriculaire perturb\u00e9e.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, les syst\u00e8mes biventriculaires sont propos\u00e9s par toutes les soci\u00e9t\u00e9s. En 2015, environ 4% des premi\u00e8res implantations en Suisse \u00e9taient des stimulateurs CRT.<\/p>\n<h2 id=\"surveillance-a-domicile\">Surveillance \u00e0 domicile<\/h2>\n<p>Le monitorage \u00e0 domicile introduit par Biotronik peut r\u00e9duire au minimum le nombre de visites m\u00e9dicales d&#8217;un patient avec un stimulateur cardiaque implant\u00e9. Selon le param\u00e9trage, toutes les informations relatives \u00e0 la sant\u00e9 du patient sont transmises au cabinet ou \u00e0 la clinique une fois par jour \u00e0 une heure donn\u00e9e et sont enregistr\u00e9es pour un suivi r\u00e9gulier. Ils permettent donc au m\u00e9decin de surveiller l&#8217;\u00e9tat du patient de mani\u00e8re enti\u00e8rement automatis\u00e9e et de d\u00e9tecter pr\u00e9cocement les complications graves. Les \u00e9v\u00e9nements tels que les troubles du rythme et les anomalies du syst\u00e8me sont directement signal\u00e9s au m\u00e9decin et ne sont pas d\u00e9couverts lors de l&#8217;examen de routine suivant. Le m\u00e9decin peut ainsi r\u00e9agir imm\u00e9diatement et prendre contact avec le patient si n\u00e9cessaire.<\/p>\n<h2 id=\"systemes-compatibles-avec-lirm\">Syst\u00e8mes compatibles avec l&#8217;IRM<\/h2>\n<p>Lors de l&#8217;examen IRM d&#8217;un patient avec un stimulateur cardiaque ou un DAI implant\u00e9, des tensions \u00e9lev\u00e9es peuvent \u00eatre g\u00e9n\u00e9r\u00e9es dans les \u00e9lectrodes par induction, ce qui provoque des br\u00fblures \u00e0 l&#8217;extr\u00e9mit\u00e9 de l&#8217;\u00e9lectrode sur le myocarde. L&#8217;appareil peut \u00e9galement \u00eatre endommag\u00e9 ou son fonctionnement perturb\u00e9 pour la m\u00eame raison.<\/p>\n<p>Des syst\u00e8mes de stimulation et des \u00e9lectrodes permettant d&#8217;examiner le patient par IRM ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment d\u00e9velopp\u00e9s. Des m\u00e9canismes de protection et des configurations d&#8217;\u00e9lectrodes sp\u00e9cifiques assurent la s\u00e9curit\u00e9 du patient et de l&#8217;appareil.<\/p>\n<p>La compatibilit\u00e9 avec l&#8217;IRM doit toutefois \u00eatre g\u00e9r\u00e9e avec prudence. L&#8217;ensemble du syst\u00e8me, c&#8217;est-\u00e0-dire aussi bien le stimulateur cardiaque ou le DAI que les \u00e9lectrodes connect\u00e9es, doit \u00eatre compatible avec l&#8217;IRM. Il ne doit pas non plus y avoir d&#8217;\u00e9lectrode non r\u00e9sistante \u00e0 l&#8217;IRM d\u00e9class\u00e9e et non connect\u00e9e au dispositif. Il est pr\u00e9f\u00e9rable de contacter la clinique qui a implant\u00e9 le stimulateur avant de passer un examen IRM.<\/p>\n<h2 id=\"des-pacemakers-de-plus-en-plus-petits\">Des pacemakers de plus en plus petits<\/h2>\n<p>Depuis juin 2015, le dernier d\u00e9veloppement de Medtronic, le stimulateur intracardiaque sans \u00e9lectrode VVIR Micra, est \u00e9galement autoris\u00e9 et disponible en Suisse. Il est plac\u00e9 dans le ventricule droit \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un cath\u00e9ter et s&#8217;ancre dans le myocarde \u00e0 l&#8217;aide de crochets en nitinol. L&#8217;\u00e9lectronique et la batterie sont log\u00e9es dans le stimulateur cardiaque. Il est de forme cylindrique, mesure 26 mm de long, 6,7 mm de large et p\u00e8se 1,8 g. Il est \u00e9galement disponible en version imprim\u00e9e. Il est enti\u00e8rement programmable, un histogramme de fr\u00e9quence est enregistr\u00e9 et il poss\u00e8de toutes les caract\u00e9ristiques d&#8217;un stimulateur cardiaque avec des \u00e9lectrodes transveineuses. En 2015, 44 syst\u00e8mes de ce type ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 implant\u00e9s en Suisse.<\/p>\n<h2 id=\"\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7242 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/autorenkasten.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 885px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 885\/562;height:381px; width:600px\" width=\"885\" height=\"562\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"mot-de-la-fin\">Mot de la fin<\/h2>\n<p>Dans ce bref r\u00e9sum\u00e9, nous avons essay\u00e9 de montrer les diff\u00e9rentes \u00e9tapes de d\u00e9veloppement et les obstacles rencontr\u00e9s au cours des 58 derni\u00e8res ann\u00e9es, sans pr\u00e9tendre \u00e0 l&#8217;exhaustivit\u00e9. Nous ne pouvons pas pr\u00e9voir o\u00f9 nous m\u00e8nera l&#8217;\u00e9volution future, tout au plus la deviner.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Senning A : Discussion d&#8217;un article de Stephenson SE, et al : Physiologic P-Wave Cardiac Stimulator. J Thorac Cardiovasc Surg 1959 ; 38 : 604-609. lu \u00e0 la trente-neuvi\u00e8me r\u00e9union annuelle de l&#8217;Association am\u00e9ricaine de chirurgie thoracique, 21-23 avril 1959, Los Angeles.<\/li>\n<li>Nathan DA, et al : An implantable synchronous pacemaker for the long-term correction of complete heart block. Circulation 1963 ; 27 : 682-685.<\/li>\n<li>Lagergren H, et al. : One hundred cases of treatment for Adams-Stokes Syndrome with permanent intravenous pacemaker. J Thorac Cardiovasc Surg 1965 ; 50(5) : 710-714.<br \/>\n\t&nbsp;<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>CARDIOVASC 2016 ; 15(3) : 4-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1958, le professeur \u00c5ke Senning, nomm\u00e9 quelques ann\u00e9es plus tard \u00e0 Zurich, a lanc\u00e9 une \u00e9volution sans pr\u00e9c\u00e9dent de la m\u00e9decine \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital Karolinska de Stockholm : l&#8217;implantation du&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":56809,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"R\u00e9trospective","footnotes":""},"category":[11378,11531,11549],"tags":[42138,42143,42147,27990,34842],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341410","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-formation-continue","category-rx-fr","tag-frequence-cardiaque","tag-pacemaker-fr","tag-pacesetter-fr","tag-stimulateur-cardiaque","tag-stimulateur-cardiaque-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-04 00:54:25","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341422,"slug":"lo-sviluppo-della-terapia-con-pacemaker-in-svizzera","post_title":"Lo sviluppo della terapia con pacemaker in Svizzera","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/lo-sviluppo-della-terapia-con-pacemaker-in-svizzera\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341429,"slug":"o-desenvolvimento-da-terapia-com-pacemaker-na-suica","post_title":"O desenvolvimento da terapia com pacemaker na Su\u00ed\u00e7a","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-desenvolvimento-da-terapia-com-pacemaker-na-suica\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341442,"slug":"el-desarrollo-de-la-terapia-con-marcapasos-en-suiza","post_title":"El desarrollo de la terapia con marcapasos en Suiza","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/el-desarrollo-de-la-terapia-con-marcapasos-en-suiza\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341410","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341410"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341410\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/56809"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341410"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341410"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341410"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341410"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}