{"id":341411,"date":"2016-06-09T02:00:00","date_gmt":"2016-06-09T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-depression-a-un-age-avance\/"},"modified":"2016-06-09T02:00:00","modified_gmt":"2016-06-09T00:00:00","slug":"la-depression-a-un-age-avance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-depression-a-un-age-avance\/","title":{"rendered":"La d\u00e9pression \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><strong>Il n&#8217;est pas rare que la d\u00e9pression ne soit pas diagnostiqu\u00e9e chez les patients \u00e2g\u00e9s, car les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs typiques passent au second plan par rapport aux sympt\u00f4mes physiques. La d\u00e9pression n&#8217;est pas une cons\u00e9quence normale du vieillissement, mais elle peut l&#8217;influencer d\u00e9favorablement et le compliquer de mani\u00e8re durable. Le traitement de la d\u00e9pression est \u00e9galement prometteur chez les seniors, mais il doit prendre soigneusement en compte leur vuln\u00e9rabilit\u00e9 particuli\u00e8re (capacit\u00e9 cognitive, comorbidit\u00e9 physique, polypharmacie). Pour les d\u00e9pressions l\u00e9g\u00e8res, les interventions psychoth\u00e9rapeutiques peuvent suffire. En cas de d\u00e9pression plus grave, une combinaison de m\u00e9dicaments est g\u00e9n\u00e9ralement indiqu\u00e9e. Pour la pharmacoth\u00e9rapie, les ISRS sont le premier choix. Ceux-ci &#8211; ainsi que d&#8217;autres antid\u00e9presseurs possibles &#8211; doivent \u00eatre dos\u00e9s en fonction de leur efficacit\u00e9 et de leur tol\u00e9rance, selon le principe &#8220;start low, go slow&#8221;. Un traitement antid\u00e9presseur efficace doit \u00eatre maintenu \u00e0 la m\u00eame dose pendant une p\u00e9riode prolong\u00e9e &#8211; plusieurs mois &#8211; afin d&#8217;\u00e9viter les rechutes.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La pr\u00e9valence ponctuelle des \u00e9pisodes d\u00e9pressifs majeurs chez les seniors varie entre 5 et 10%, celle des \u00e9pisodes l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s entre 5 et 35%. La grande variabilit\u00e9 s&#8217;explique notamment par des populations diff\u00e9rentes. Ainsi, la pr\u00e9valence de la d\u00e9pression est 10 \u00e0 20 fois plus faible chez les seniors autonomes int\u00e9gr\u00e9s dans la communaut\u00e9 que dans les maisons de retraite et de soins [1]. L&#8217;acceptation parfois limit\u00e9e du diagnostic et le malentendu apparent selon lequel la d\u00e9pression est une cons\u00e9quence normale de l&#8217;\u00e2ge peuvent contribuer aux faibles taux de pr\u00e9valence.<\/p>\n<p>Par rapport aux jeunes d\u00e9pressifs, les principales diff\u00e9rences r\u00e9sident dans l&#8217;interaction entre la d\u00e9pression et le corps vieillissant, notamment les comorbidit\u00e9s somatiques et psychiques qui l&#8217;accompagnent ou la polypharmacie qui en r\u00e9sulte. Les facteurs biologiques, sociaux et psychologiques associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e2ge influencent le diagnostic et le traitement. Le vieillissement peut s&#8217;accompagner de changements sociaux radicaux, comme la perte d&#8217;un conjoint ou un d\u00e9m\u00e9nagement pour cause de maladie. De tels changements peuvent favoriser le d\u00e9veloppement de la d\u00e9pression chez les personnes vuln\u00e9rables.<\/p>\n<h2 id=\"interactions-entre-la-depression-et-les-maladies-somatiques\">Interactions entre la d\u00e9pression et les maladies somatiques<\/h2>\n<p>La d\u00e9pression peut \u00eatre \u00e0 la fois un facteur de risque et une cons\u00e9quence des maladies somatiques. De telles interactions affectent le pronostic et augmentent la mortalit\u00e9 de la d\u00e9pression et de la maladie physique <strong>(tableau 1).<\/strong> Ces interactions existent par exemple entre la d\u00e9pression et l&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique, les maladies pulmonaires obstructives chroniques et les maladies c\u00e9r\u00e9brovasculaires ou cardiovasculaires [2]. Un bon traitement antid\u00e9presseur permet de minimiser les interactions d\u00e9favorables.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7189\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab1_np3_s29.png\" style=\"height:213px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"390\"><\/p>\n<p>Les liens entre la d\u00e9pression et la d\u00e9mence sont multiples. Il existe des preuves que la d\u00e9pression \u00e0 des stades ant\u00e9rieurs de la vie est un facteur de risque potentiel de d\u00e9mence associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge [3]. De plus, la d\u00e9pression peut \u00eatre le prodrome d&#8217;une d\u00e9mence, en particulier si le premier \u00e9pisode d\u00e9pressif survient apr\u00e8s 60 ans. Enfin, la d\u00e9pression survient \u00e9galement au cours de la d\u00e9mence, ce qui peut entra\u00eener des pertes suppl\u00e9mentaires de cognition ou de fonctions quotidiennes. Chez les personnes atteintes de d\u00e9mence, la distinction clinique entre d\u00e9pression et apathie est souvent difficile \u00e0 faire : parfois, seul un essai th\u00e9rapeutique pragmatique avec un antid\u00e9presseur peut aider.<\/p>\n<p>Des troubles cognitifs sont observ\u00e9s chez 30 \u00e0 40% des seniors souffrant de d\u00e9pression. Les troubles de l&#8217;attention, les alt\u00e9rations de la vitesse de traitement et des fonctions ex\u00e9cutives sont typiques. Les troubles ex\u00e9cutifs s\u00e9v\u00e8res dans le contexte d&#8217;une d\u00e9pression sont souvent associ\u00e9s \u00e0 un pronostic plus sombre [4]. La plupart du temps, les profils de performances cognitives des personnes d\u00e9pressives sont peu r\u00e9v\u00e9lateurs par rapport \u00e0 la population normale, car la cognition est affect\u00e9e de mani\u00e8re non sp\u00e9cifique. De nombreux d\u00e9pressifs ont de grandes difficult\u00e9s \u00e0 collaborer de mani\u00e8re motiv\u00e9e et concentr\u00e9e pendant un test cognitif. Ils abandonnent rapidement en situation de test ou s&#8217;expriment de mani\u00e8re nihiliste. Cela doit \u00eatre pris en compte lors de l&#8217;interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats cognitifs. Toutefois, un examen de d\u00e9pistage cognitif au d\u00e9but d&#8217;un traitement antid\u00e9presseur aide \u00e0 \u00e9valuer l&#8217;\u00e9volution et \u00e0 diff\u00e9rencier la d\u00e9pression de la d\u00e9mence.<\/p>\n<h2 id=\"physiopathologie-de-la-depression-chez-les-personnes-agees\">Physiopathologie de la d\u00e9pression chez les personnes \u00e2g\u00e9es<\/h2>\n<p>Les troubles associ\u00e9s au stress et leurs effets sur la r\u00e9gulation de l&#8217;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien jouent \u00e9galement un r\u00f4le dans la gen\u00e8se de la d\u00e9pression chez les personnes \u00e2g\u00e9es. De plus, l&#8217;imagerie fonctionnelle et structurelle r\u00e9v\u00e8le des changements dans le cerveau frontal et sa connexion avec le syst\u00e8me limbique ou striatal. Il s&#8217;agit typiquement de changements atrophiques dans la substance grise ou de changements microvasculaires dans la substance blanche, qui sont en partie corr\u00e9l\u00e9s \u00e0 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes cliniques, par exemple la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la dysfonction ex\u00e9cutive [4]. Les liens entre les modifications vasculaires et la d\u00e9pression sont complexes et ne sont pas d\u00e9finitivement \u00e9tablis.<\/p>\n<h2 id=\"presentation-clinique-de-la-depression-chez-les-personnes-agees\">Pr\u00e9sentation clinique de la d\u00e9pression chez les personnes \u00e2g\u00e9es<\/h2>\n<p>Les crit\u00e8res de d\u00e9pression de la CIM-10 ne tiennent pas compte de l&#8217;\u00e2ge. Les patients \u00e2g\u00e9s rapportent moins d&#8217;abattement et mettent plus souvent en avant des sympt\u00f4mes physiques comme les troubles digestifs, les douleurs, les troubles du sommeil ou la fatigabilit\u00e9 <strong>(tableau 2). <\/strong>D&#8217;autres se font remarquer par un comportement bourru et grincheux. Les troubles cognitifs et les \u00e9tats d&#8217;agitation sont plus fr\u00e9quents chez les seniors que chez les patients plus jeunes. Chez les patients \u00e2g\u00e9s en particulier, la d\u00e9pression compte parmi les facteurs de risque de suicide : les tentatives de suicide sont plut\u00f4t rares chez les seniors, alors que les suicides accomplis sont plus fr\u00e9quents, en particulier chez les hommes. Les changements physiques et sociaux peuvent favoriser le d\u00e9sespoir et le suicide [5].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7190 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tab2_np3_s29.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/609;height:332px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"609\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>L&#8217;anamn\u00e8se (\u00e9ventuellement compl\u00e9t\u00e9e par une anamn\u00e8se externe) rev\u00eat une importance particuli\u00e8re dans le diagnostic, car elle permet de conna\u00eetre les troubles initiaux, leur \u00e9volution et les troubles actuels. L&#8217;anamn\u00e8se permet d&#8217;\u00e9valuer l&#8217;\u00e9volution de la maladie (unipolaire vs bipolaire ou premier \u00e9pisode vs \u00e9volution r\u00e9cidivante). L&#8217;anamn\u00e8se porte sur les risques, en particulier la tendance au suicide, les comorbidit\u00e9s m\u00e9dicales et psychiatriques, l&#8217;abus de substances addictives (benzodiaz\u00e9pines ou alcool) et la m\u00e9dication actuelle.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9chelle &#8220;15item Geriatric Depression Scale&#8221; peut \u00eatre utilis\u00e9e comme outil de d\u00e9pistage de la d\u00e9pression [6]. Comme de nombreux malades pr\u00e9sentent des variations diurnes, la d\u00e9pression peut \u00eatre plus difficile \u00e0 appr\u00e9hender lors d&#8217;une exploration en soir\u00e9e. C&#8217;est pourquoi il est utile de proc\u00e9der \u00e0 des examens de suivi.<\/p>\n<p>L&#8217;anamn\u00e8se est compl\u00e9t\u00e9e par un statut somatique et psychologique ainsi que par un d\u00e9pistage cognitif, par exemple avec le Mini Mental Status (MMS) [7] ou le Montreal Cognitive Assessment (MOCA) [8]. Le MMS permet moins bien de quantifier les troubles ex\u00e9cutifs que le MOCA. Les examens de laboratoire aident \u00e0 identifier les comorbidit\u00e9s somatiques <strong>(figure 1).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7191 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/abb1_np3_s30.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/900;height:491px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"900\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"principes-du-traitement-antidepresseur\">Principes du traitement antid\u00e9presseur<\/h2>\n<p>Le traitement de la d\u00e9pression chez les seniors est trop complexe pour \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 ici de mani\u00e8re exhaustive. Actuellement, un groupe d&#8217;experts en Suisse \u00e9labore de nouvelles directives bas\u00e9es sur des preuves pour le diagnostic et le traitement de la d\u00e9pression chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Nous nous contenterons ici de r\u00e9sumer quelques points essentiels du traitement.<\/p>\n<p>Chez les seniors \u00e9galement, la combinaison de la th\u00e9rapie psychopharmacologique et psychoth\u00e9rapeutique est d&#8217;une efficacit\u00e9 sup\u00e9rieure dans le traitement aigu de la d\u00e9pression mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. Pour les d\u00e9pressions l\u00e9g\u00e8res, la psychoth\u00e9rapie peut \u00eatre sup\u00e9rieure \u00e0 la pharmacoth\u00e9rapie. Les interventions psychoth\u00e9rapeutiques li\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e2ge et aux troubles cognitifs sont utilis\u00e9es avec trop de r\u00e9ticence, bien que des adaptations m\u00e9thodologiques soient disponibles. Des \u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 des interventions de r\u00e9vision de vie ou de r\u00e9solution de probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Les antid\u00e9presseurs sont efficaces chez les personnes \u00e2g\u00e9es, m\u00eame si l&#8217;on peut s&#8217;attendre \u00e0 une r\u00e9sistance au traitement l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9e. La gestion de la m\u00e9dication peut \u00eatre compliqu\u00e9e par des interactions avec des comorbidit\u00e9s physiques, des effets secondaires ou des interactions m\u00e9dicamenteuses r\u00e9sultant d&#8217;une polypharmacie ou d&#8217;une modification de la pharmacocin\u00e9tique et de la pharmacodynamie. Avant de commencer un nouveau traitement antid\u00e9presseur, la m\u00e9dication actuelle doit \u00eatre soigneusement revue afin de minimiser le nombre de m\u00e9dicaments et d&#8217;interactions et d&#8217;exclure les \u00e9tats d\u00e9pressifs co-induits par les m\u00e9dicaments.<\/p>\n<p>Les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) ou les antid\u00e9presseurs \u00e0 double action (s\u00e9rotoninergique et noradr\u00e9nergique) (IRSN) sont souvent utilis\u00e9s dans le traitement aigu. Ces deux groupes sont consid\u00e9r\u00e9s comme le premier choix en raison de leur bonne tol\u00e9rance. Toutefois, dans le cas des substances noradr\u00e9nergiques, il convient de tenir compte, entre autres, de la possible augmentation de la pression art\u00e9rielle en tant qu&#8217;effet secondaire. Il est possible que les syndromes de s\u00e9cr\u00e9tion inappropri\u00e9e d&#8217;ADH (SIADH) et les troubles \u00e9lectrolytiques qui en r\u00e9sultent soient plus fr\u00e9quents chez les seniors que chez les patients plus jeunes. Les antid\u00e9presseurs tricycliques classiques ne sont pas un traitement de premi\u00e8re intention en raison des effets secondaires anticholinergiques (difficult\u00e9s mictionnelles, constipation, dysr\u00e9gulation orthostatique, accentuation des d\u00e9ficits cognitifs).<\/p>\n<p>Une cause fr\u00e9quente de l&#8217;absence de r\u00e9mission est la r\u00e9ticence \u00e0 arr\u00eater le traitement antid\u00e9presseur. La dose antid\u00e9pressive initiale recommand\u00e9e pour les seniors est souvent plus faible que pour les patients plus jeunes (dans le sens &#8220;start low, go slow&#8221;), mais la dose doit \u00eatre soigneusement augment\u00e9e en cas de bonne tol\u00e9rance et de persistance des sympt\u00f4mes, avant d&#8217;envisager des alternatives telles que la conversion, l&#8217;augmentation ou les th\u00e9rapies combin\u00e9es. La dur\u00e9e d&#8217;un traitement antid\u00e9presseur ne peut pas \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e au d\u00e9but du traitement. Si l&#8217;antid\u00e9presseur est bien tol\u00e9r\u00e9, il doit \u00eatre poursuivi \u00e0 dose inchang\u00e9e pendant la r\u00e9mission (&#8220;the dose that gets you well, keeps you well&#8221;).<\/p>\n<p>Chez les seniors, le taux de rechute est \u00e9lev\u00e9 et le risque de rechute augmente en cas de r\u00e9duction de la dose ou d&#8217;arr\u00eat de la m\u00e9dication. Des \u00e9tudes \u00e0 long terme indiquent que les traitements d&#8217;entretien sont efficaces pendant plus de trois ans apr\u00e8s la r\u00e9mission [9].<\/p>\n<p>La prophylaxie au lithium est efficace dans les troubles bipolaires, m\u00eame \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9. Des \u00e9tudes \u00e0 long terme montrent que les troubles bipolaires ne deviennent pas asymptomatiques avec l&#8217;\u00e2ge. Malheureusement, il n&#8217;existe pas de recommandations sur le moment o\u00f9 le traitement prophylactique au lithium doit \u00eatre interrompu en cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique. Certains patients atteints de troubles bipolaires d\u00e9veloppent de graves rechutes apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat de la prophylaxie, ce qui justifie une analyse risque\/b\u00e9n\u00e9fice tr\u00e8s attentive lors de cette d\u00e9cision.<\/p>\n<p>Dans une grande \u00e9tude, aucune diff\u00e9rence n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e entre le traitement par verum et le traitement par placebo chez des patients atteints de d\u00e9mence et de d\u00e9pression trait\u00e9s par la sertraline et la mirtazapine [10]. On ne peut cependant pas conclure de tels r\u00e9sultats que la d\u00e9pression ne doit pas \u00eatre trait\u00e9e dans le contexte de la d\u00e9mence, car les \u00e9tudes montrent des effets antid\u00e9presseurs avec tous les traitements et la d\u00e9pression chez les personnes atteintes de d\u00e9mence est associ\u00e9e \u00e0 une diminution de la qualit\u00e9 de vie ou \u00e0 une accentuation des d\u00e9ficiences.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Chapman DP, Perry GS : Depression as a major component of public health for older adults. Prev Chronic Dis 2008 ; 5(1) : 1-9.<\/li>\n<li>Teply RM, et al : Traitement de la d\u00e9pression chez les patients atteints de maladies cardiaques concomitantes. Prog Cardiovasc Dis 2015 pii : S0033-0620(15)30022-0 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Diniz BS, et al : Late-life depression and risk of vascular dementia and Alzheimer&#8217;s disease : systematic review and meta-analysis of community-based cohort studies. Br J Psychiatry 2013 ; 202(5) : 329-335.<\/li>\n<li>Baldwin R, et al : Treatment response in late-onset depression : relationship to neuropsychological, neuroradiological and vascular risk factors. Psychol Med 2004 ; 34(1) : 125-136.<\/li>\n<li>Minder J, Harbauer G : Le suicide chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Archives suisses de neurologie et de psychiatrie 2015 ; 166(3) : 67-77.<\/li>\n<li>Sheikh JI, Yesavage JA : \u00e9chelle de d\u00e9pression g\u00e9riatrique (GDS) : preuves r\u00e9centes et d\u00e9veloppement d&#8217;une version plus courte. In G\u00e9rontologie clinique : un guide pour l&#8217;\u00e9valuation et l&#8217;intervention, \u00e9d. TL Brink, pp. 165-73. New York : The Haworth Press, 1986.<\/li>\n<li>Folstein MF, et al. : Mini-Mental State (une m\u00e9thode pratique pour \u00e9valuer l&#8217;\u00e9tat des patients pour le clinicien). Journal of Psychiatric Research 1975 ; 12 : 189-198.<\/li>\n<li>Nasreddine ZS, et al : The Montreal Cognitive Assessment, MoCA : A brief screening tool for mild cognitive impairment. JAGS 2005 ; 53 : 695-699.<\/li>\n<li>Reynolds CF 3rd, et al : Maintenance treatment of major depression in old age. N Engl J Med 2006 ; 354(11) : 1130-1138.<\/li>\n<li>Banerjee S, et al : Sertraline or mirtazapine for depression in dementia (HTA-SADD) : a randomised, multicentre, double-blind, placebo-controlled trial. Lancet 2011 ; 378(9789) : 403-411.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(3). 28-30<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il n&#8217;est pas rare que la d\u00e9pression ne soit pas diagnostiqu\u00e9e chez les patients \u00e2g\u00e9s, car les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs typiques passent au second plan par rapport aux sympt\u00f4mes physiques. 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