{"id":341453,"date":"2016-05-24T02:00:00","date_gmt":"2016-05-24T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-depression-peut-elle-etre-eliminee-par-un-entrainement\/"},"modified":"2016-05-24T02:00:00","modified_gmt":"2016-05-24T00:00:00","slug":"la-depression-peut-elle-etre-eliminee-par-un-entrainement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-depression-peut-elle-etre-eliminee-par-un-entrainement\/","title":{"rendered":"La d\u00e9pression peut-elle \u00eatre &#8220;\u00e9limin\u00e9e&#8221; par un entra\u00eenement ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Comme chaque ann\u00e9e, le 7e symposium de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse pour l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9 \u00e0 Zurich par un beau temps printanier. Deux th\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s : les possibilit\u00e9s de pr\u00e9vention primaire des maladies psychiatriques par l&#8217;activit\u00e9 physique et le traitement des personnes \u00e2g\u00e9es souffrant de troubles anxieux et de d\u00e9pression.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Dans quelle mesure le sport et l&#8217;activit\u00e9 physique sont-ils efficaces et fond\u00e9s sur des preuves pour pr\u00e9venir les maladies mentales ? Sur cette question, le professeur Dr. phil. Markus Gerber, D\u00e9partement du sport, de l&#8217;activit\u00e9 physique et de la sant\u00e9, Universit\u00e9 de B\u00e2le, avis. En Suisse, l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral du sport publie des recommandations sur le niveau d&#8217;activit\u00e9 physique. Sont consid\u00e9r\u00e9es comme b\u00e9n\u00e9fiques pour la sant\u00e9 2,5 heures hebdomadaires d&#8217;activit\u00e9 physique d&#8217;intensit\u00e9 moyenne (p. ex. v\u00e9lo, marche, jardinage) ou 1,25 heure d&#8217;activit\u00e9 physique d&#8217;intensit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e (p. ex. jogging, ski de fond).<\/p>\n<p>Il est aujourd&#8217;hui largement prouv\u00e9 que l&#8217;activit\u00e9 physique a un effet positif sur la sant\u00e9. Une \u00e9tude importante a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 1978 : elle a montr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois que les personnes qui faisaient beaucoup d&#8217;exercice avaient un risque significativement plus faible d&#8217;avoir une crise cardiaque [1]. Suite \u00e0 cette \u00e9tude, l&#8217;activit\u00e9 physique a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre int\u00e9gr\u00e9e dans la r\u00e9\u00e9ducation des patients atteints de maladies cardiaques &#8211; auparavant, les patients devaient rester couch\u00e9s pendant plusieurs semaines apr\u00e8s une crise cardiaque.<\/p>\n<h2 id=\"lexercice-physique-protege-de-lanxiete-et-de-la-depression\">L&#8217;exercice physique prot\u00e8ge de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et de la d\u00e9pression<\/h2>\n<p>&#8220;Les effets de l&#8217;activit\u00e9 physique sur les maladies mentales n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s que bien plus tard&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le conf\u00e9rencier. Une premi\u00e8re m\u00e9ta-analyse sur l&#8217;activit\u00e9 physique et les maladies anxieuses a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 1991 [2]. Elle a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que l&#8217;exercice physique d&#8217;une dur\u00e9e d&#8217;au moins 20 minutes permettait de r\u00e9duire l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9tat ; un entra\u00eenement r\u00e9gulier d&#8217;au moins dix semaines r\u00e9duisait \u00e9galement l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e aux caract\u00e9ristiques. Compar\u00e9e \u00e0 d&#8217;autres formes de th\u00e9rapie telles que la musicoth\u00e9rapie, la th\u00e9rapie comportementale ou la th\u00e9rapie de groupe, l&#8217;activit\u00e9 physique est significativement plus efficace (\u00e0 l&#8217;exception de la pharmacoth\u00e9rapie).<\/p>\n<p>La premi\u00e8re m\u00e9ta-analyse examinant l&#8217;influence de l&#8217;exercice sur la d\u00e9pression date de 2001 [3]. Elle a \u00e9galement montr\u00e9 que l&#8217;exercice \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 moins de sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs. Toutefois, une question cruciale restait en suspens \u00e0 ce stade : Le manque d&#8217;activit\u00e9 physique augmente-t-il le risque de d\u00e9pression ou est-il la cons\u00e9quence d&#8217;une d\u00e9pression ? Seule une \u00e9tude prospective danoise a donn\u00e9 des r\u00e9sultats clairs [4] :<\/p>\n<ul>\n<li>Le risque de d\u00e9pression est plus \u00e9lev\u00e9 chez les personnes qui font peu d&#8217;exercice.<\/li>\n<li>L&#8217;inactivit\u00e9 a un impact particuli\u00e8rement n\u00e9gatif sur les femmes.  &nbsp;<\/li>\n<li>Que l&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;exercice soit \u00e9lev\u00e9e ou mod\u00e9r\u00e9e, cela n&#8217;a pas beaucoup d&#8217;importance.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il existe plusieurs hypoth\u00e8ses sur les raisons pour lesquelles l&#8217;activit\u00e9 physique peut pr\u00e9venir les maladies mentales <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong> Il est probable que toutes ces th\u00e9ories contribuent en partie \u00e0 l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;activit\u00e9 physique.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7173\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s39.png\" style=\"height:624px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"858\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s39.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s39-800x624.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s39-120x94.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s39-90x70.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s39-320x250.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s39-560x437.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"lactivite-physique-comme-forme-de-therapie\">L&#8217;activit\u00e9 physique comme forme de th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>D&#8217;autres arguments plaident en faveur de l&#8217;utilisation de l&#8217;activit\u00e9 physique dans le traitement des maladies mentales : L&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques classiques est limit\u00e9e, l&#8217;activit\u00e9 physique prot\u00e8ge \u00e9galement contre les comorbidit\u00e9s et de nombreux patients ont une attitude positive vis-\u00e0-vis de l&#8217;activit\u00e9 physique et du sport. Plusieurs \u00e9tudes et m\u00e9ta-analyses indiquent qu&#8217;une efficacit\u00e9 significative des programmes d&#8217;activit\u00e9 physique sur la d\u00e9pression n&#8217;existe qu&#8217;\u00e0 partir d&#8217;un certain niveau de d\u00e9pense \u00e9nerg\u00e9tique (par exemple, deux fois 50 minutes de jogging ou six fois 30 minutes de marche par semaine) [5]. Les programmes d&#8217;activit\u00e9 physique guid\u00e9s semblent avoir un effet particuli\u00e8rement b\u00e9n\u00e9fique. &#8220;Aujourd&#8217;hui, tous les h\u00f4pitaux psychiatriques de Suisse proposent des programmes d&#8217;activit\u00e9 physique&#8221;, a soulign\u00e9 le professeur Gerber, &#8220;mais malheureusement, seuls 25% des patients y participent&#8221;.<\/p>\n<p>Les effets d&#8217;une th\u00e9rapie sportive ne sont toutefois pas durables &#8211; si vous cessez de faire de l&#8217;exercice, les effets positifs disparaissent. Ni le traitement initial ni la prise d&#8217;antid\u00e9presseurs pendant un suivi de 12 mois ne sont associ\u00e9s au taux de r\u00e9mission. Le seul facteur pr\u00e9dictif significatif du taux de r\u00e9mission est l&#8217;activit\u00e9 physique pendant le suivi. En outre, plusieurs variables cognitives qui contr\u00f4lent le comportement en mati\u00e8re d&#8217;activit\u00e9 physique sont limit\u00e9es chez les personnes d\u00e9pressives &#8211; par rapport aux personnes en bonne sant\u00e9 &#8211; (par exemple, l&#8217;auto-efficacit\u00e9, les intentions de mise en \u0153uvre, les attentes de r\u00e9sultats, la force de l&#8217;intention, etc.) Il est donc important de renforcer le contr\u00f4le volitif du comportement chez les patients d\u00e9pressifs, par exemple par le biais de l&#8217;auto-surveillance (podom\u00e8tre, applications), de plans d&#8217;action, de la gestion des obstacles, de la pr\u00e9vention des rechutes, de la contractualisation, etc.<\/p>\n<h2 id=\"depression-et-anxiete-chez-les-personnes-agees\">D\u00e9pression et anxi\u00e9t\u00e9 chez les personnes \u00e2g\u00e9es<\/h2>\n<p>Le professeur Egemen Savaskan, m\u00e9decin-chef de la clinique de psychiatrie de la personne \u00e2g\u00e9e, clinique universitaire psychiatrique, Zurich, a donn\u00e9 des informations sur les options th\u00e9rapeutiques en cas d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et de d\u00e9pression chez les patients \u00e2g\u00e9s. La pr\u00e9valence de ce que l&#8217;on appelle la &#8220;d\u00e9pression du sujet \u00e2g\u00e9&#8221; est \u00e9lev\u00e9e : une d\u00e9pression majeure survient chez 4,4% des femmes \u00e2g\u00e9es et 2,7% des hommes \u00e2g\u00e9s, une d\u00e9pression mineure peut m\u00eame atteindre 30%. Or, parmi ces maladies, seules 16% sont d\u00e9pist\u00e9es et trait\u00e9es ! &#8220;Il y a encore beaucoup d&#8217;\u00e9ducation \u00e0 faire dans ce domaine&#8221;, a soulign\u00e9 le conf\u00e9rencier. Les troubles anxieux sont encore plus fr\u00e9quents &#8211; on estime que leur taux de pr\u00e9valence est de 5 \u00e0 6%.<\/p>\n<p>Les taux de comorbidit\u00e9 sont \u00e9galement \u00e9lev\u00e9s : 47,5% des patients souffrant de d\u00e9pression majeure ont \u00e9galement un trouble anxieux, et 26,1% des patients souffrant d&#8217;un trouble anxieux souffrent \u00e9galement d&#8217;une d\u00e9pression majeure. Ce &#8220;duo infernal&#8221; est tr\u00e8s pr\u00e9judiciable pour les patients : la comorbidit\u00e9 augmente la gravit\u00e9 et la r\u00e9sistance au traitement de la d\u00e9pression et renforce les sympt\u00f4mes somatiques, les tendances suicidaires et l&#8217;alt\u00e9ration des capacit\u00e9s quotidiennes. Les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs sont similaires chez les patients \u00e2g\u00e9s que chez les jeunes, avec toutefois quelques particularit\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li>Moins de tristesse<\/li>\n<li>Davantage de plaintes somatiques et hypocondriaques (particuli\u00e8rement fr\u00e9quentes : douleurs articulaires, dorsales et maux de t\u00eate)<\/li>\n<li>Troubles de la m\u00e9moire<\/li>\n<li>Plus de sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9<\/li>\n<li>Plus d&#8217;apathie et de manque de motivation (&#8220;Je n&#8217;arrive pas \u00e0 faire le m\u00e9nage avant l&#8217;apr\u00e8s-midi&#8221;).<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"les-comorbidites-compliquent-le-traitement\">Les comorbidit\u00e9s compliquent le traitement<\/h2>\n<p>Chez les patients \u00e2g\u00e9s, les comorbidit\u00e9s somatiques telles que l&#8217;hypertension, l&#8217;arthrose, les maladies coronariennes, l&#8217;insuffisance cardiaque ou le diab\u00e8te sont souvent pr\u00e9sentes. Ceux-ci renforcent la tendance \u00e0 la r\u00e9sistance au traitement de la d\u00e9pression et conduisent \u00e0 la polypharmacie, qui rend \u00e9galement le traitement de la d\u00e9pression plus difficile. &#8220;C&#8217;est pourquoi il est important de v\u00e9rifier r\u00e9guli\u00e8rement la m\u00e9dication des patients qui prennent beaucoup de m\u00e9dicaments et m\u00eame, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de faire des tentatives d&#8217;arr\u00eat&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Savaskan.<\/p>\n<p>Il a mis en \u00e9vidence diff\u00e9rentes maladies et conditions qui augmentent le risque de d\u00e9pression chez les personnes \u00e2g\u00e9es <strong>(tableau 2). <\/strong>Il convient de mentionner en particulier la d\u00e9pression apr\u00e8s un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral (post-stroke depression) : La pr\u00e9valence est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e (31-52%), il existe souvent une r\u00e9sistance au traitement et la comorbidit\u00e9 rend la r\u00e9adaptation difficile. L&#8217;administration pr\u00e9ventive d&#8217;un ISRS apr\u00e8s un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral peut r\u00e9duire le risque que le patient d\u00e9veloppe une d\u00e9pression, mais cela reste controvers\u00e9. La d\u00e9pression dans la maladie de Parkinson peut \u00e9galement \u00eatre tr\u00e8s tenace ; dans ce cas, le probl\u00e8me est que l&#8217;administration d&#8217;antid\u00e9presseurs stimulant la motricit\u00e9 peut aggraver les sympt\u00f4mes moteurs.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7174 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s39.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1557;height:1132px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"1557\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s39.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s39-800x1132.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s39-120x170.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s39-90x127.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s39-320x453.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s39-560x793.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"depression-et-demence\">D\u00e9pression et d\u00e9mence<\/h2>\n<p>Les troubles cognitifs sont \u00e9galement tr\u00e8s fr\u00e9quents dans la d\u00e9pression. C&#8217;est surtout la vitesse de traitement des informations, les fonctions ex\u00e9cutives et la m\u00e9moire de travail qui sont affect\u00e9es. Il existe un effet additif entre la d\u00e9mence et la d\u00e9pression. Les d\u00e9pressions qui apparaissent pour la premi\u00e8re fois au milieu ou \u00e0 la fin de l&#8217;\u00e2ge adulte sont associ\u00e9es \u00e0 un risque accru de d\u00e9mence ; une d\u00e9pression &#8220;tardive&#8221; peut \u00e9galement constituer un stade prodromique de d\u00e9mence. Et chez les personnes souffrant d&#8217;un Mild Cognitive Impairment, une d\u00e9pression suppl\u00e9mentaire augmente le risque de d\u00e9veloppement d&#8217;une d\u00e9mence. Chez les personnes d\u00e9j\u00e0 atteintes de d\u00e9mence, la d\u00e9pression est l&#8217;une des comorbidit\u00e9s les plus courantes : Au moins la moiti\u00e9 des personnes atteintes de la maladie d&#8217;Alzheimer s\u00e9v\u00e8re sont \u00e9galement d\u00e9prim\u00e9es. Ces patients sont plus susceptibles de pr\u00e9senter des sympt\u00f4mes plus graves, y compris des sympt\u00f4mes psychotiques.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-la-depression-plus-que-des-medicaments\">Traitement de la d\u00e9pression : plus que des m\u00e9dicaments<\/h2>\n<p>Avant d&#8217;entamer un traitement chez un patient \u00e2g\u00e9, il est n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 un examen minutieux : S&#8217;agit-il d&#8217;une d\u00e9pression selon la CIM-10 ? Existe-t-il des comorbidit\u00e9s psychiatriques et\/ou somatiques avec une m\u00e9dication appropri\u00e9e ? Quels sont les facteurs de stress psychosocial pr\u00e9sents ? Outre les deux principales mesures th\u00e9rapeutiques, la psychoth\u00e9rapie et la pharmacoth\u00e9rapie, des m\u00e9thodes telles que la psycho\u00e9ducation, le soutien psychosocial, l&#8217;activation ou la th\u00e9rapie par l&#8217;exercice sont \u00e9galement importantes.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la pharmacoth\u00e9rapie, les ISRS et les IRSN sont en premi\u00e8re ligne en raison de leur profil d&#8217;effets secondaires avantageux. En particulier, le risque d&#8217;allongement de l&#8217;intervalle QTc est moins important avec les ISRS\/IRSN qu&#8217;avec les tricycliques ou les antipsychotiques atypiques. En principe, les benzodiaz\u00e9pines ne devraient \u00eatre utilis\u00e9es qu&#8217;en situation de crise et comme traitement d&#8217;appoint jusqu&#8217;\u00e0 ce que les antid\u00e9presseurs commencent \u00e0 agir &#8211; de faibles doses sont recommand\u00e9es pour les patients \u00e2g\u00e9s. Les antipsychotiques atypiques peuvent \u00eatre utilis\u00e9s dans des cas particuliers, notamment en cas de troubles du comportement dans le cadre d&#8217;une d\u00e9mence, de troubles anxieux, d&#8217;insomnie, de psychose cons\u00e9cutive \u00e0 une maladie de Parkinson et pour augmenter les antid\u00e9presseurs. De petites \u00e9tudes indiquent que la luminoth\u00e9rapie pourrait \u00e9galement \u00eatre efficace contre la d\u00e9pression li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge. En cas de r\u00e9sistance au traitement, plusieurs options sont possibles <strong>(tableau 3).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7175 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab3_np3_s40.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/552;height:401px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"552\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab3_np3_s40.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab3_np3_s40-800x401.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab3_np3_s40-120x60.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab3_np3_s40-90x45.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab3_np3_s40-320x161.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab3_np3_s40-560x281.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><em>Source : 7e symposium de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse pour l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression : &#8220;Depression, anxi\u00e9t\u00e9 et vieillissement&#8221;, 14 avril 2016, Zurich<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Paffenbarger RS, et al : Physical activity as an index of heart attack risk in college alumni. Am J of Epidemiology 1978 ; 180 : 161-175.<\/li>\n<li>Petruzello SJ, et al. : A meta-analysis on the anxiety-reducing effects of acute and chronic exercise. R\u00e9sultats et m\u00e9canismes. Sports Medicine 1991 ; 11 : 143-182.<\/li>\n<li>Dunn AL, et al : Physical activity dose-response effects on outcomes of depression. Med Sci Sport Exerc 2001 ; 33 : 587-597.<\/li>\n<li>Mikkelsen SS, et al : A cohort study of leisure time physical activity and depression. Prev Med 2010 ; 51(6) : 471-475.<\/li>\n<li>Dunn AL, et al : Exercise treatment for depression : efficacy and dose response. Am J Prev Med 2005 ; 28(1) : 1-8.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(3) : 38-40<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme chaque ann\u00e9e, le 7e symposium de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse pour l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9 \u00e0 Zurich par un beau temps printanier. Deux th\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s :&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":56574,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"D\u00e9pression, anxi\u00e9t\u00e9 et vieillissement","footnotes":""},"category":[11368,11329,11489,11535,11549],"tags":[17945,42139,14976,15368,18681,14978,28183,30463],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341453","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-geriatrie-fr","category-medecine-du-sport","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-antidepresseurs","tag-b12-fr","tag-depression-fr","tag-depression-liee-a-lage","tag-insomnie-fr","tag-peur","tag-psychose-fr","tag-sgad-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-04 11:44:35","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341458,"slug":"la-depressione-puo-essere-allontanata","post_title":"La depressione pu\u00f2 essere \"allontanata\"?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/la-depressione-puo-essere-allontanata\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341475,"slug":"a-depressao-pode-ser-treinada-para-longe","post_title":"A depress\u00e3o pode ser \"treinada para longe\"?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-depressao-pode-ser-treinada-para-longe\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341476,"slug":"se-puede-entrenar-la-depresion","post_title":"\u00bfSe puede \"entrenar\" la depresi\u00f3n?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/se-puede-entrenar-la-depresion\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341453","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341453"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341453\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341453"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341453"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341453"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341453"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}