{"id":341501,"date":"2016-05-12T02:00:00","date_gmt":"2016-05-12T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/botulinum-ii-pratique-tiers-superieur-du-visage\/"},"modified":"2016-05-12T02:00:00","modified_gmt":"2016-05-12T00:00:00","slug":"botulinum-ii-pratique-tiers-superieur-du-visage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/botulinum-ii-pratique-tiers-superieur-du-visage\/","title":{"rendered":"Botulinum II &#8211; Pratique : tiers sup\u00e9rieur du visage"},"content":{"rendered":"<p><strong>La classification des rides selon Glogau, Kreyden et de Maio a des cons\u00e9quences sur la th\u00e9rapie. Il est donc important de reconna\u00eetre les diff\u00e9rents groupes de patients, de poser un diagnostic correct et de cibler le traitement. Le principe est le suivant : &#8220;technique follows function ! Le domaine principal du traitement BTX est le tiers sup\u00e9rieur du visage. Cela s&#8217;explique par le fait que dans le tiers sup\u00e9rieur du visage, les rides sont majoritairement de nature mim\u00e9tique, que la lipatrophie ne joue un r\u00f4le que dans la zone sous-orbitaire et que nous avons un nombre et une disposition relativement clairs des structures musculaires. Les rides de col\u00e8re (glabelle), les rides d&#8217;inqui\u00e9tude (front) et les rides du sourire (contour lat\u00e9ral de l&#8217;\u0153il) sont les indications les plus fr\u00e9quentes du BTX pour le tiers sup\u00e9rieur du visage.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>&#8220;Bei Mir Bistu Shein&#8221; (Chez moi tu es belle), titre d&#8217;un morceau de swing, Andrews Sisters de la com\u00e9die musicale yiddish &#8220;Men ken lebn nor men lost nisht&#8221; (On pourrait vivre, mais ils ne nous laissent pas), New York, 1938<\/em><\/p>\n<p>Les rides peuvent \u00eatre class\u00e9es selon diff\u00e9rents crit\u00e8res. Cette classification est utile et a des cons\u00e9quences th\u00e9rapeutiques, comme nous le verrons. D&#8217;une part, selon Glogau [1], nous distinguons quatre types de rides avec l&#8217;\u00e2ge, en fonction de leur s\u00e9v\u00e9rit\u00e9<strong> (Fig.&nbsp;1) :<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7104\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb1_dp2_s31.jpg\" style=\"height:616px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"847\"><\/p>\n<ul>\n<li>Type I : pas de rides<\/li>\n<li>Type II : rides li\u00e9es aux mouvements mim\u00e9tiques<\/li>\n<li>Type III : rides m\u00eame sans expressions faciales<\/li>\n<li>Type IV : les rides dominent l&#8217;ensemble de l&#8217;apparence.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une autre classification des rides, parfois plus importante sur le plan clinique, concerne l&#8217;\u00e9tiologie de la formation des rides [2] <strong>(Fig.&nbsp;2) :<\/strong><\/p>\n<p>Rides dues \u00e0 une hyperfonctionnalit\u00e9 mim\u00e9tique<br \/>\nRides dues \u00e0 une diminution du volume sous-cutan\u00e9 (tissu adipeux, muscle, atrophie osseuse)<br \/>\nRides dues \u00e0 des modifications cutan\u00e9es (au sens strict, \u00e9lastose actinique, mais aussi alt\u00e9rations actiniques de la peau telles que lentigines, k\u00e9ratoses actiniques, etc.)<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7105 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb2_dp2_s31.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/517;height:376px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"517\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Enfin, De Maio divise (au lieu des rides) les patients pr\u00e9sentant des rides faciales mim\u00e9tiques hyperfonctionnelles en trois groupes, qu&#8217;il souhaite \u00e9galement voir trait\u00e9s diff\u00e9remment [3] <strong>(fig.&nbsp;3) :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>patients cin\u00e9tiques (mimiques conscientes, &#8220;je bouge quand je veux&#8221;)<\/li>\n<li>patients hyperkin\u00e9tiques (mimiques inconscientes, &#8220;victimes des mimiques involontaires&#8221;)<\/li>\n<li>les patients hypertoniques (mimiques persistantes, &#8220;je ne peux pas me d\u00e9tendre&#8221;).<\/li>\n<\/ul>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7106 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb3_dp2_s32.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/342;height:249px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"342\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>La classification la plus ancienne, celle de Glogau, recommande que le type I ne n\u00e9cessite aucun traitement ou tout au plus un traitement topique. Les types II et III sont adapt\u00e9s au traitement \u00e0 la toxine botulique, tandis que le type IV devrait plut\u00f4t faire l&#8217;objet d&#8217;un traitement chirurgical ou d&#8217;un peeling profond. Cette classification claire, qui \u00e9tait encore valable il y a dix ans, est quelque peu relativis\u00e9e par la longue exp\u00e9rience acquise avec le m\u00e9dicament toxine botulique (BTX). D&#8217;une part, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que les traitements multiples avec le BTX (et en particulier les traitements de comblement) permettent d&#8217;obtenir une am\u00e9lioration de l&#8217;aspect de la peau et de son apparence. En outre, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que de meilleurs r\u00e9sultats \u00e0 long terme sont obtenus lorsque le traitement est mis en place le plus t\u00f4t possible. Cela a conduit \u00e0 la conclusion que les traitements esth\u00e9tiques en g\u00e9n\u00e9ral et les applications BTX en particulier devraient \u00eatre effectu\u00e9s de mani\u00e8re prophylactique plut\u00f4t que th\u00e9rapeutique. Le groupe pr\u00e9sentant une mimique cin\u00e9tique (correspondant \u00e0 Glogau I) est celui qui b\u00e9n\u00e9ficie le plus du traitement BTX, car c&#8217;est l\u00e0 que la dur\u00e9e d&#8217;efficacit\u00e9 est la plus longue. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, un traitement par an suffit comme prophylaxie, nonobstant la perte d&#8217;efficacit\u00e9 apr\u00e8s environ six mois. Dans le groupe des patients hyperkin\u00e9tiques, la dur\u00e9e d&#8217;efficacit\u00e9 est plus courte (trois \u00e0 quatre mois) et il n&#8217;est pas rare que des injections ult\u00e9rieures soient effectu\u00e9es pour am\u00e9liorer le r\u00e9sultat clinique. Les patients pr\u00e9sentant des mimiques hyperkin\u00e9tiques constituent le groupe le plus souvent trait\u00e9. Le patient hypertonique avec une contracture mimique permanente est le plus difficile \u00e0 traiter car, d&#8217;une part, l&#8217;efficacit\u00e9 du BTX est tr\u00e8s limit\u00e9e (parfois seulement un \u00e0 deux mois) et, d&#8217;autre part, la ride du lion ne dispara\u00eet g\u00e9n\u00e9ralement pas compl\u00e8tement. L&#8217;objectif est de faire passer ces patients dans la cat\u00e9gorie hyperkin\u00e9tique et, au mieux, dans la cat\u00e9gorie kin\u00e9tique. Il n&#8217;est pas rare d&#8217;y parvenir par des traitements r\u00e9p\u00e9titifs jusqu&#8217;\u00e0 quatre fois par an. Au fil du temps, les patients &#8220;oublient&#8221; de contracter leurs muscles, devenant ainsi des patients cin\u00e9tiques. Ce groupe de patients souffre \u00e9galement d&#8217;une fr\u00e9quence disproportionn\u00e9e de migraines ou de troubles du sommeil. les c\u00e9phal\u00e9es de tension, qui sont \u00e9galement bien trait\u00e9es par le traitement BTX.<\/p>\n<p>Le BTX ne convient pas \u00e0 tous les types de rides. Cette affirmation, qui peut sembler anodine, rev\u00eat une importance consid\u00e9rable dans la pratique clinique quotidienne. Il n&#8217;est pas rare que les th\u00e9rapeutes tentent de traiter les rides non mim\u00e9tiques, c&#8217;est-\u00e0-dire les rides dues \u00e0 un d\u00e9ficit de volume du visage ou \u00e0 une \u00e9lastose actinique, avec le BTX. Cela provient g\u00e9n\u00e9ralement du fait que le m\u00e9decin traitant a suivi une formation compl\u00e9mentaire unilat\u00e9rale (&#8220;je ne sais qu&#8217;injecter du BTX selon un sch\u00e9ma donn\u00e9&#8221;) ou n&#8217;a pas pos\u00e9 de diagnostic, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il ne s&#8217;est pas demand\u00e9 quelle \u00e9tait la cause de la formation clinique des rides. Cela a conduit \u00e0 la classification \u00e9tiologique (&#8220;technique follows function !&#8221;) [2]. Le BTX permet de traiter exclusivement les rides d&#8217;origine mim\u00e9tique, c&#8217;est-\u00e0-dire les rides qui apparaissent en raison d&#8217;une hyperactivit\u00e9 musculaire. Si les rides existent en raison d&#8217;une perte de volume sous-cutan\u00e9e due \u00e0 une lipatrophie, voire \u00e0 une atrophie osseuse dans les cas avanc\u00e9s, on n&#8217;obtiendra aucune am\u00e9lioration avec un traitement au BTX, voire le plus souvent une aggravation du tableau clinique. Les rides sous-orbitales dues \u00e0 la lipatrophie dans la r\u00e9gion des pommettes en sont des exemples. Si l&#8217;on traite ici avec du BTX, il en r\u00e9sulte des poches disgracieuses sous les yeux, car le muscle orbiculaire occuli repr\u00e9sente encore la seule structure de maintien. Les patients atteints d&#8217;\u00e9lastose actinique (Glogau IV) ne b\u00e9n\u00e9ficient pas non plus d&#8217;un traitement au BTX, car la formation de rides sous-jacente est due \u00e0 des modifications structurelles de la peau. Pour cette raison, ce groupe de patients a besoin d&#8217;un rafra\u00eechissement de la peau elle-m\u00eame (peeling, traitement au laser), voire d&#8217;une intervention chirurgicale.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, on peut donc constater que les diff\u00e9rentes classifications des rides ont une cons\u00e9quence clinique et qu&#8217;il est tr\u00e8s important de reconna\u00eetre \u00e0 l&#8217;avance les diff\u00e9rents groupes de patients afin de pouvoir appliquer le bon traitement apr\u00e8s avoir pos\u00e9 le bon diagnostic (&#8220;technique follows function !&#8221;).<\/p>\n<h2 id=\"utilisation-de-la-toxine-botulique-dans-le-tiers-superieur-du-visage\">Utilisation de la toxine botulique dans le tiers sup\u00e9rieur du visage<\/h2>\n<p>Disons-le tout de suite : Le domaine de pr\u00e9dilection du traitement BTX est le tiers sup\u00e9rieur du visage. Cela s&#8217;explique par le fait que dans le tiers sup\u00e9rieur du visage, les rides sont majoritairement de nature mim\u00e9tique, que la lipatrophie ne joue un r\u00f4le que dans la zone sous-orbitaire et que nous avons un nombre et une disposition relativement clairs des structures musculaires. Les indications les plus fr\u00e9quentes de BTX dans le tiers sup\u00e9rieur du visage sont les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Rides du front (glabella)<\/li>\n<li>Rides d&#8217;inqui\u00e9tude (front)<\/li>\n<li>Rides du sourire (contour lat\u00e9ral de l&#8217;\u0153il)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Des indications plus rares, r\u00e9serv\u00e9es aux th\u00e9rapeutes plus exp\u00e9riment\u00e9s, sont le lifting des sourcils, les rides dites &#8220;bunny lines&#8221; (rides du nez), le rel\u00e8vement de la pointe du nez et les asym\u00e9tries faciales. Nous n&#8217;aborderons ci-apr\u00e8s que les principales indications.<\/p>\n<p><strong>Les rides du front (glabella) :<\/strong> Les rides du front sont provoqu\u00e9es par trois muscles :<\/p>\n<ul>\n<li>M. corrugator supercilii : tire les sourcils m\u00e9dians vers le bas<\/li>\n<li>M. depressor supercilii : tire les sourcils m\u00e9dians vers le m\u00e9dial<\/li>\n<li>M. procerus : tire l&#8217;espace interoculaire vers le bas.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Tous les muscles sont dits d\u00e9presseurs, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;ils tirent la peau du visage vers la r\u00e9gion caudale. En cas d&#8217;affaiblissement correspondant de la musculature, il y a donc un effet de lifting de la zone trait\u00e9e. Le but du traitement est de faire dispara\u00eetre les rides verticales dans la r\u00e9gion interoculaire (muscle corrugator ou depressor supercilii) ainsi que la ride horizontale \u00e0 la racine du nez (muscle procerus). La quantit\u00e9 totale de BTX d&#8217;environ 20 unit\u00e9s de Ona- resp. Incobotulinum resp. 60 unit\u00e9s d&#8217;abobotulinum<a href=\"https:\/\/www.medizinonline.com\/artikel\/botulinum-i-grundlagen\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">(voir la premi\u00e8re partie du num\u00e9ro 1\/2015<\/a>) est r\u00e9parti sur quatre points d&#8217;injection, voire cinq en cas de traitement conjoint du muscle procerus <strong>(fig.&nbsp;4).<\/strong> Si les points d&#8217;injection sont plac\u00e9s trop haut, la partie m\u00e9diale du muscle frontal est \u00e9galement trait\u00e9e. Dans ce cas, on observe une ptose sourcili\u00e8re m\u00e9diale (avec un regard fatigu\u00e9 en cons\u00e9quence) et, par compensation, une \u00e9l\u00e9vation lat\u00e9rale des sourcils (&#8220;Spock-eye&#8221; ou &#8220;sourcils de M\u00e9phisto&#8221;). Une complication redoutable est la ptose des paupi\u00e8res apr\u00e8s le traitement de la glabelle. Cette complication ne se produit pas si la pointe de l&#8217;aiguille est toujours plac\u00e9e dans le sens inverse de l&#8217;\u0153il.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7107 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb4_dp2_s33.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/620;height:451px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"620\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p><strong>Rides de souci (front) : <\/strong>Les rides horizontales du front (rides de souci) sont le r\u00e9sultat d&#8217;une activit\u00e9 accrue du muscle frontalis (releveur des yeux et du front). La plupart du temps, celui-ci est trop sollicit\u00e9, car le patient compense involontairement une bl\u00e9pharochalasis croissante. Le muscle frontal est le seul muscle qui tire vers le haut dans le tiers sup\u00e9rieur du visage. Ceci est important dans la mesure o\u00f9 nous devons toujours nous attendre \u00e0 une ptose des sourcils lors d&#8217;un traitement des rides d&#8217;inqui\u00e9tude (traitement du front, M. frontalis), en particulier si les points d&#8217;injection sont plac\u00e9s trop bas sur le front. Dans ce cas, le r\u00e9sultat ne sera pas le rafra\u00eechissement souhait\u00e9, mais au contraire, il en r\u00e9sultera une expression faciale fatigu\u00e9e et d\u00e9prim\u00e9e. La patiente le remarque en se maquillant les paupi\u00e8res tous les jours. Comme le sourcil et donc la partie apicale de la paupi\u00e8re sup\u00e9rieure sont abaiss\u00e9s, l&#8217;application de l&#8217;ombre \u00e0 paupi\u00e8res ne peut se faire qu&#8217;\u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une tension de la main non dominante. Cliniquement, cela est facile \u00e0 v\u00e9rifier : On demande au patient d&#8217;adopter une expression faciale d\u00e9tendue en regardant devant lui. Avec la main qui examine, il est tr\u00e8s facile de simuler l&#8217;ampleur de l&#8217;affaissement frontal et donc de d\u00e9terminer avec pr\u00e9cision la hauteur des points d&#8217;injection. Toutefois, dans certains cas, une bl\u00e9pharoplastie doit \u00eatre recommand\u00e9e avant le traitement BTX du front afin d&#8217;obtenir un r\u00e9sultat satisfaisant pour tous. En fonction de l&#8217;\u00e9tendue du traitement, six \u00e0 dix points d&#8217;injection de 2 unit\u00e9s d&#8217;Ona- ou Incobotulinum ou de 2 unit\u00e9s d&#8217;Incobotulinum sont inject\u00e9s. 6 unit\u00e9s d&#8217;Abobotulinum.<\/p>\n<p><strong>les rides du sourire (yeux lat\u00e9raux, &#8220;pattes d&#8217;oie&#8221;) : <\/strong>Il y a des rides qui sont plut\u00f4t associ\u00e9es \u00e0 une expression amicale du visage et d&#8217;autres o\u00f9 c&#8217;est le contraire. En principe, les rides superficielles et radiaires de la partie lat\u00e9rale de l&#8217;\u0153il (\u00e9galement appel\u00e9es &#8220;pattes d&#8217;oie&#8221;) font partie des rides &#8220;sympathiques&#8221;, d&#8217;autant plus qu&#8217;elles ne sont g\u00e9n\u00e9ralement visibles qu&#8217;en cas de rire franc, raison pour laquelle l&#8217;expression &#8220;rides du sourire&#8221; est plus appropri\u00e9e. Cependant, ces rides peuvent \u00eatre esth\u00e9tiquement g\u00eanantes, en particulier pour les peaux claires (Fitzpatrick I et II). Tant qu&#8217;ils ne sont visibles que sous forme de mimiques, le traitement par BTX est extr\u00eamement efficace. Selon l&#8217;\u00e9tendue, trois \u00e0 quatre points d&#8217;injection de 2 unit\u00e9s d&#8217;ona- ou d&#8217;incobotulinum, ou de 2 points d&#8217;injection de 2 unit\u00e9s d&#8217;incobotulinum sont effectu\u00e9s. 6 unit\u00e9s d&#8217;abobotulinum n\u00e9cessaires pour harmoniser la partie lat\u00e9rale de l&#8217;\u0153il. Le traitement concerne la partie lat\u00e9rale du muscle orbiculaire occulte. Si les points d&#8217;injection sont choisis trop bas, il y a un risque d&#8217;atteinte du muscle grand zygomatique ou du muscle grand dorsal. mineur. La fonction de ces deux muscles est de soulever la l\u00e8vre sup\u00e9rieure ainsi que le philtrum. R\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9crite dans la litt\u00e9rature comme une complication fr\u00e9quente du traitement par BTX de la r\u00e9gion lat\u00e9rale et sous-orbitaire, cette complication est de facto n\u00e9gligeable. Le th\u00e9rapeute devrait en effet choisir des points d&#8217;injection tr\u00e8s caudaux et tr\u00e8s profonds pour risquer un &#8220;sourire fig\u00e9&#8221;.<\/p>\n<p>Le traitement du tiers inf\u00e9rieur du visage sera le th\u00e8me du prochain bloc de formation. R\u00e9jouissez-vous, cela va \u00eatre passionnant !<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Glogau RG, Matarasso SL : Peaux chimiques. Acide trichloroac\u00e9tique et ph\u00e9nol. Dermatol Clin 1995 ; 13 : 263-276.<\/li>\n<li>Kreyden OP : Botox et les hommes &#8211; Concepts th\u00e9rapeutiques sp\u00e9cifiques au genre. In : Ruzicka T, et al. (\u00e9d.) : Fortschritt der praktischen Dermatologie und Venerologie 2008 ; Volume 21 : 452-458.<\/li>\n<li>De Maio M, Rzany B : S\u00e9lection du patient. In : De Maio M, Rzany B (\u00e9d.) : Botulinum Toxin in Aesthetic Medicine. Springer 2007 ; 11-21.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2016 ; 26(2) : 30-33<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La classification des rides selon Glogau, Kreyden et de Maio a des cons\u00e9quences sur la th\u00e9rapie. 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