{"id":341507,"date":"2016-05-16T02:00:00","date_gmt":"2016-05-16T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/principes-de-la-therapie-medicamenteuse-2\/"},"modified":"2016-05-16T02:00:00","modified_gmt":"2016-05-16T00:00:00","slug":"principes-de-la-therapie-medicamenteuse-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/principes-de-la-therapie-medicamenteuse-2\/","title":{"rendered":"Principes de la th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une clarification approfondie de la cause des crises d&#8217;\u00e9pilepsie est indispensable pour prendre une d\u00e9cision th\u00e9rapeutique. Le grand nombre de pr\u00e9parations disponibles permet de personnaliser le traitement pour chaque personne concern\u00e9e. Le risque de r\u00e9cidive est un facteur d\u00e9terminant dans la d\u00e9cision d&#8217;un traitement pr\u00e9coce.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La pharmacoth\u00e9rapie est la base du traitement de l&#8217;\u00e9pilepsie depuis la d\u00e9couverte des premiers m\u00e9dicaments efficaces contre les crises. Toutes les substances actuellement disponibles ont un effet purement symptomatique de suppression des crises et n&#8217;influencent pas la pathophysiologie sous-jacente, c&#8217;est pourquoi il convient de parler de m\u00e9dicament anticonvulsivant et non anti\u00e9pileptique. Cependant, comme toutes les crises d&#8217;\u00e9pilepsie ne se manifestent pas par des &#8220;convulsions&#8221; &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire des secousses musculaires -, le terme d&#8217;anticonvulsivant n&#8217;est pas non plus tout \u00e0 fait appropri\u00e9. L&#8217;Institute of Medicine (IOM) propose d&#8217;appeler les substances utilis\u00e9es pour traiter les crises d&#8217;\u00e9pilepsie des &#8220;seizure medication&#8221; (m\u00e9dicaments contre les crises) [1].<\/p>\n<p>Outre les anciennes substances standard toujours utilis\u00e9es, telles que la ph\u00e9nyto\u00efne, la primidone, la carbamaz\u00e9pine, l&#8217;\u00e9thosuximide et l&#8217;acide valpro\u00efque, d&#8217;autres substances sont disponibles <strong>(fig.&nbsp;1).<\/strong> Certains de ces nouveaux m\u00e9dicaments contre les crises sont utilis\u00e9s depuis longtemps et leurs avantages et inconv\u00e9nients sont bien connus.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7166\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb1_np3_s9.png\" style=\"height:616px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"847\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb1_np3_s9.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb1_np3_s9-800x616.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb1_np3_s9-120x92.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb1_np3_s9-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb1_np3_s9-320x246.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/abb1_np3_s9-560x431.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"traitement-des-la-premiere-crise-non-provoquee\">Traitement d\u00e8s la premi\u00e8re crise non provoqu\u00e9e ?<\/h2>\n<p>Une clarification approfondie de la cause des crises d&#8217;\u00e9pilepsie est indispensable pour prendre une d\u00e9cision th\u00e9rapeutique. Selon la derni\u00e8re classification de l&#8217;\u00e9pilepsie de l&#8217;International League Against Epilepsy (ILAE), le diagnostic d&#8217;\u00e9pilepsie peut \u00eatre pos\u00e9 apr\u00e8s une premi\u00e8re crise non provoqu\u00e9e si, d&#8217;apr\u00e8s les r\u00e9sultats des examens correspondants, il existe un risque de r\u00e9cidive d&#8217;une autre crise d&#8217;au moins 60% en dix ans et que le risque de r\u00e9cidive est donc similaire \u00e0 celui observ\u00e9 apr\u00e8s deux crises non provoqu\u00e9es.<\/p>\n<p>Si le risque de r\u00e9cidive est \u00e9lev\u00e9, un traitement anticonvulsivant peut \u00eatre instaur\u00e9 d\u00e8s la premi\u00e8re crise non provoqu\u00e9e, conform\u00e9ment aux directives internationales, comme celles de la soci\u00e9t\u00e9 allemande de neurologie. Dans l&#8217;ensemble, il s&#8217;agit toutefois le plus souvent d&#8217;une d\u00e9cision th\u00e9rapeutique individuelle qui tient \u00e9galement compte de l&#8217;attitude du patient vis-\u00e0-vis des m\u00e9dicaments, de la peur des effets secondaires et \u00e9galement du besoin de s\u00e9curit\u00e9 ou de la propension au risque du patient (et de ses proches) [2].<\/p>\n<p>Deux grandes \u00e9tudes multicentriques (FIRST &#8211; First Seizure Trail Group ; MESS &#8211; Multicentre Epilepsy and Single Seizure Study) ont examin\u00e9 le risque de r\u00e9cidive et le pronostic \u00e0 long terme en cas de traitement imm\u00e9diat ou diff\u00e9r\u00e9 des crises [3\u20136]. Les deux \u00e9tudes ont montr\u00e9 que le traitement imm\u00e9diat apr\u00e8s une premi\u00e8re crise non provoqu\u00e9e r\u00e9duisait le risque d&#8217;une nouvelle crise de 50 et 30% respectivement ; cependant, la moiti\u00e9 des participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude n&#8217;ont pas eu de deuxi\u00e8me crise. Dans les deux \u00e9tudes, un d\u00e9but de traitement pr\u00e9coce n&#8217;a pas eu d&#8217;effet sur la fr\u00e9quence des crises apr\u00e8s trois et cinq ans.<\/p>\n<p>Selon les donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude MESS, le Number needed to treat (NNT) pour pr\u00e9venir une nouvelle crise d&#8217;\u00e9pilepsie est de 14 apr\u00e8s une premi\u00e8re crise et de 5 apr\u00e8s une deuxi\u00e8me crise d&#8217;\u00e9pilepsie. Le pronostic th\u00e9rapeutique \u00e0 long terme ne se d\u00e9t\u00e9riore pas si l&#8217;on attend une \u00e9ventuelle deuxi\u00e8me crise d&#8217;\u00e9pilepsie [4,5].<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, de nombreuses \u00e9tudes ont montr\u00e9 que le risque de r\u00e9cidive est le plus \u00e9lev\u00e9 peu apr\u00e8s la premi\u00e8re crise. 80 \u00e0 90% des patients qui continuent \u00e0 avoir des crises ont une r\u00e9cidive dans les deux premi\u00e8res ann\u00e9es. Cependant, les r\u00e9sultats des \u00e9tudes actuellement disponibles sont souvent difficiles \u00e0 appliquer \u00e0 la pratique clinique quotidienne actuelle, car, par exemple, dans l&#8217;essai MESS, l&#8217;imagerie structurelle n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e chez tous les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude. C&#8217;est ce que demandent aujourd&#8217;hui les lignes directrices et c&#8217;est aussi une pratique courante, car les l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales structurelles entra\u00eenent un risque accru de r\u00e9cidive et peuvent donc justifier un traitement anticonvulsivant pr\u00e9coce [7\u20139].<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes actuelles ne permettent toutefois pas de recommander de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale si un traitement anticonvulsivant est indiqu\u00e9 d\u00e8s la premi\u00e8re crise d&#8217;\u00e9pilepsie. Il existe cependant des r\u00e9sultats d&#8217;analyses ou des Diagnostics pour lesquels on doit supposer un risque accru de r\u00e9cidive et qui incitent donc \u00e0 une pharmacoth\u00e9rapie plus pr\u00e9coce <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7167 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s9.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 903px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 903\/850;height:565px; width:600px\" width=\"903\" height=\"850\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s9.png 903w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s9-800x753.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s9-120x113.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s9-90x85.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s9-320x301.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab1_np3_s9-560x527.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 903px) 100vw, 903px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"traitement-anticonvulsivant-de-premiere-intention\">Traitement anticonvulsivant de premi\u00e8re intention<\/h2>\n<p>Il est g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9 de commencer par une monoth\u00e9rapie et de la doser dans un premier temps. Le choix d&#8217;un m\u00e9dicament pour le traitement initial n&#8217;est pas \u00e9vident compte tenu du grand nombre de m\u00e9dicaments disponibles. Cependant, certains crit\u00e8res doivent \u00eatre pris en compte lors de la s\u00e9lection : Le type de crise, la classification du syndrome \u00e9pileptique, le sexe, les maladies associ\u00e9es, la m\u00e9dication concomitante et l&#8217;urgence du traitement. Au total, environ 60 \u00e0 70% des patients adultes ne font plus de crises gr\u00e2ce au premier m\u00e9dicament anticonvulsivant administr\u00e9. Le choix de la substance doit avant tout tenir compte de la tol\u00e9rance et de l&#8217;influence des comorbidit\u00e9s, car environ 60% des patients doivent prendre les m\u00e9dicaments pour contr\u00f4ler les crises \u00e0 vie.<\/p>\n<p>Selon les lignes directrices, tous les anticonvulsivants conviennent \u00e0 la monoth\u00e9rapie initiale des \u00e9pilepsies focales, \u00e0 l&#8217;exception de l&#8217;\u00e9thosuximide, qui n&#8217;est utilis\u00e9 qu&#8217;en cas d&#8217;\u00e9pilepsie par absences (crises de petit mal).<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que la lamotrigine et le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam ont une efficacit\u00e9 \u00e9quivalente ; ils sont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00e0 la carbamaz\u00e9pine en raison de leur meilleure tol\u00e9rance [10]. Le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam, en particulier, est souvent utilis\u00e9 en routine clinique, car il ne n\u00e9cessite pas de longues doses, n&#8217;induit pas d&#8217;enzymes et entra\u00eene moins d&#8217;interactions avec d&#8217;autres m\u00e9dicaments. Le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam et la lamotrigine ne provoquent g\u00e9n\u00e9ralement pas de crises dans les \u00e9pilepsies g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es idiopathiques (EGI), contrairement \u00e0 la carbamaz\u00e9pine, par exemple. Dans la r\u00e9cente grande \u00e9tude randomis\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e SANAD (Standard And New Antiepileptic Drugs), la lamotrigine s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 la carbamaz\u00e9pine, \u00e0 la gabapentine et au topiramate dans les \u00e9pilepsies focales (bras A) en termes de d\u00e9lai d&#8217;arr\u00eat du traitement et d&#8217;effets secondaires non tol\u00e9rables [11]. Dans une autre \u00e9tude, la pr\u00e9gabaline s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e moins efficace que la lamotrigine en comparaison directe [12].<\/p>\n<p>Le valproate, la lamotrigine et le topiramate, qui ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s dans le bras B de l&#8217;\u00e9tude SANAD, sont notamment adapt\u00e9s \u00e0 la monoth\u00e9rapie initiale des \u00e9pilepsies g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es ou non class\u00e9es [13]. Le valproate a montr\u00e9 une meilleure efficacit\u00e9 par rapport \u00e0 la lamotrigine et une meilleure tol\u00e9rance par rapport au topiramate. Pour obtenir une absence de crises pendant un an, le topiramate \u00e9tait comparable au valproate.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-des-femmes-en-age-de-procreer\">Traitement des femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er<\/h2>\n<p>Une contraception fiable est indiqu\u00e9e pour les femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er trait\u00e9es par anticonvulsivant. Il faut faire attention aux interactions cliniquement significatives entre les contraceptifs et les m\u00e9dicaments contre les crises (par exemple la lamotrigine), car les contraceptifs peuvent diminuer l&#8217;effet des m\u00e9dicaments contre les crises, et vice versa. Pour la plupart des nouvelles substances, il n&#8217;existe actuellement pas de donn\u00e9es suffisantes pour permettre une \u00e9valuation d\u00e9finitive d&#8217;un \u00e9ventuel effet sur l&#8217;enfant \u00e0 na\u00eetre. Une grande \u00e9tude de registre a montr\u00e9 que les femmes trait\u00e9es par des m\u00e9dicaments de crise pendant la grossesse n&#8217;avaient qu&#8217;un tr\u00e8s faible risque de malformations cong\u00e9nitales majeures de 4,2% (2-4% de taux de malformation dans la population normale) [14]. Une \u00e9tude danoise [15] n&#8217;a pas montr\u00e9 d&#8217;augmentation du risque de malformations cong\u00e9nitales graves en cas de prise d&#8217;un nouveau m\u00e9dicament contre les crises pendant la grossesse. Dans une \u00e9tude publi\u00e9e en 2014, le topiramate a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 un possible retard de croissance plus important chez l&#8217;enfant \u00e0 na\u00eetre [16].<\/p>\n<p>Le valproate doit \u00eatre utilis\u00e9 avec la plus grande prudence chez les femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er. Les raisons sont le risque t\u00e9ratog\u00e8ne et l&#8217;effet n\u00e9gatif sur le d\u00e9veloppement cognitif \u00e0 long terme des enfants expos\u00e9s in utero au valproate [17]. Sur la base des donn\u00e9es actuelles, la recommandation est de n&#8217;utiliser le valproate qu&#8217;en cas de n\u00e9cessit\u00e9 absolue, et alors sous forme retard\u00e9e et \u00e0 la dose la plus faible possible, si possible inf\u00e9rieure \u00e0 1000&nbsp;mg\/jour.<\/p>\n<h2 id=\"poursuite-du-traitement-apres-echec-du-traitement-initial\">Poursuite du traitement apr\u00e8s \u00e9chec du traitement initial<\/h2>\n<p>Il y a pharmacor\u00e9sistance lorsque, apr\u00e8s des essais de traitement ad\u00e9quats avec deux anti\u00e9pileptiques bien tol\u00e9r\u00e9s, appropri\u00e9s et utilis\u00e9s \u00e0 des doses suffisamment \u00e9lev\u00e9es (soit en monoth\u00e9rapie, soit en association), aucune absence durable de crises n&#8217;est obtenue. Le diagnostic d&#8217;\u00e9pilepsie doit alors \u00eatre r\u00e9examin\u00e9 de mani\u00e8re critique, par exemple \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un vid\u00e9o-EEG de 24 heures, et les diagnostics diff\u00e9rentiels doivent \u00e9galement \u00eatre recherch\u00e9s. Il convient \u00e9galement d&#8217;envisager rapidement une \u00e9ventuelle intervention chirurgicale de l&#8217;\u00e9pilepsie. Les causes possibles de la r\u00e9sistance au traitement sont \u00e9num\u00e9r\u00e9es dans le<strong> tableau&nbsp;2<\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7168 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s10.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 866px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 866\/643;height:445px; width:600px\" width=\"866\" height=\"643\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s10.png 866w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s10-800x594.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s10-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s10-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s10-320x238.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/tab2_np3_s10-560x416.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 866px) 100vw, 866px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>En principe, toutes les substances autoris\u00e9es sont envisageables pour un traitement combin\u00e9. La prudence est de mise en cas d&#8217;administration concomitante d&#8217;inhibiteurs des canaux sodiques, car cela peut entra\u00eener des effets secondaires plus importants au niveau du syst\u00e8me nerveux central. Les nouvelles substances autoris\u00e9es pour le traitement combin\u00e9, dont le m\u00e9canisme d&#8217;action est en partie diff\u00e9rent, comme le lacosamide, le rufinamide, la r\u00e9tigabine et le p\u00e9rampanel, laissent esp\u00e9rer que des effets synergiques et additifs permettront, dans certains cas, d&#8217;obtenir la disparition des crises en cas de pharmacor\u00e9sistance.<\/p>\n<h2 id=\"utilisation-de-medicaments-generiques\">Utilisation de m\u00e9dicaments g\u00e9n\u00e9riques<\/h2>\n<p>Un traitement initial peut \u00eatre facilement administr\u00e9 avec un produit g\u00e9n\u00e9rique. En cas d&#8217;\u00e9pilepsie non encore trait\u00e9e avec succ\u00e8s, des m\u00e9dicaments g\u00e9n\u00e9riques peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s ou substitu\u00e9s. En raison de la biodisponibilit\u00e9 variable et du risque accru de crise qui en r\u00e9sulte, le passage du m\u00e9dicament original au m\u00e9dicament g\u00e9n\u00e9rique, du m\u00e9dicament g\u00e9n\u00e9rique au m\u00e9dicament original ou m\u00eame d&#8217;un m\u00e9dicament g\u00e9n\u00e9rique \u00e0 un autre doit \u00eatre d\u00e9conseill\u00e9 chez les patients ne souffrant pas de crises [18].<\/p>\n<h2 id=\"fin-de-la-therapie\">Fin de la th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Il existe peu de donn\u00e9es fiables sur la question de l&#8217;arr\u00eat de la m\u00e9dication en l&#8217;absence de crises depuis de nombreuses ann\u00e9es. La pratique clinique consiste \u00e0 poursuivre le traitement tant qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;effets secondaires graves. L&#8217;arr\u00eat n&#8217;est recommand\u00e9 que si la situation d\u00e9clenchant la crise n&#8217;est plus pr\u00e9sente. En outre, certaines formes d&#8217;\u00e9pilepsie infantile et juv\u00e9nile peuvent &#8220;\u00e9voluer&#8221;. Avant d&#8217;arr\u00eater le traitement, la personne concern\u00e9e doit \u00eatre inform\u00e9e des cons\u00e9quences possibles de l&#8217;arr\u00eat du traitement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Epilepsy Across the Spectrum : Promoting Health and Understanding &#8211; Institute of Medicine [Internet], 2012. www.iom.edu\/epilepsy<\/li>\n<li>Elger CE : Premi\u00e8re crise d&#8217;\u00e9pilepsie et \u00e9pilepsies de l&#8217;adulte &#8211; Quoi de neuf ? Les principales recommandations en un coup d&#8217;\u0153il. D\u00e9finition et classification 2016 ; 1-23.<\/li>\n<li>First Seizure Trial Group (FIR.S.T. Group) : Essai clinique randomis\u00e9 sur l&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques dans la r\u00e9duction du risque de rechute apr\u00e8s une premi\u00e8re crise tonico-clonique non provoqu\u00e9e. Neurology 1993 ; 43(3 Pt 1) : 478-483.<\/li>\n<li>Musicco M, et al : Le traitement de la premi\u00e8re crise tonico-clonique n&#8217;am\u00e9liore pas le pronostic de l&#8217;\u00e9pilepsie. Premier groupe d&#8217;essai sur le seizure. Neurology 1997 ; 49(4) : 991-998.<\/li>\n<li>Marson A, et al : Traitement m\u00e9dicamenteux anti\u00e9pileptique imm\u00e9diat versus diff\u00e9r\u00e9 pour l&#8217;\u00e9pilepsie pr\u00e9coce et les crises uniques : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9. Lancet 2005 ; 365(9476) : 2007-2013.<\/li>\n<li>Kim LG, et al : Prediction of risk of seizure recurrence after a single seizure and early epilepsy : Further results from the MESS trial. Lancet Neurol 2006 ; 5(4) : 317-322.<\/li>\n<li>Eickhoff SB, et al : Connectivit\u00e9 anatomique et fonctionnelle des aires cytoarchitectoniques au sein de l&#8217;opercule pari\u00e9tal humain. J Neurosci 2010 ; 30(18) : 6409-6421.<\/li>\n<li>Hauser W, et al : R\u00e9currence de l&#8217;\u00e9pilepsie apr\u00e8s une premi\u00e8re \u00e9pilepsie non provoqu\u00e9e : un suivi prolong\u00e9. Neurology 1990 ; 40(8) : 1163-1170.<\/li>\n<li>Krumholz A, et al. : Evidence-based guideline : Management of an unprovoked first seizure in adults : Report of the Guideline Development Subcommittee of the American Academy of Neurology and the American Epilepsy Society. Neurology 2015 Oct ; 85(17) : 1526-1527.<\/li>\n<li>Rosenow F, et al : The LaLiMo Trial : lamotrigine compar\u00e9e au l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam dans les 26 semaines initiales de monoth\u00e9rapie pour l&#8217;\u00e9pilepsie focale et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e &#8211; une \u00e9tude multicentrique prospective, randomis\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e en open-label. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2012 ; 83(11) : 1093-1098.<\/li>\n<li>Marson AG, et al : The SANAD study of effectiveness of carbamazepine, gabapentin, lamotrigine, oxcarbazepine, or topiramate for treatment of partial epilepsy : an unblinded randomised controlled trial. Lancet 2007 ; 369(9566) : 1000-1015.<\/li>\n<li>Kwan P, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de la pr\u00e9gabaline versus lamotrigine chez les patients atteints de seizures partiels nouvellement diagnostiqu\u00e9s : un essai de phase 3, en double aveugle, randomis\u00e9, en groupes parall\u00e8les. Lancet Neurol 2011 ; 10(10) : 881-890.<\/li>\n<li>Marson AG, et al : The SANAD study of effectiveness of valproate, lamotrigine, or topiramate for generalized and unclassifiable epilepsy : an unblinded randomised controlled trial. Lancet 2007 ; 369(9566) : 1016-1026.<\/li>\n<li>Morrow J, et al : Malformation risks of antiepileptic drugs in pregnancy : a prospective study from the UK Epilepsy and Pregnancy Register. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2006 ; 77(2) : 193-198.<\/li>\n<li>M\u00f8lgaard-Nielsen D, Hviid A : M\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques de nouvelle g\u00e9n\u00e9ration et risque d&#8217;anomalies cong\u00e9nitales majeures. JAMA 2011 ; 305(19) : 1996-2002.<\/li>\n<li>Veiby G, et al : Restriction de la croissance f\u0153tale et d\u00e9fauts d&#8217;accouchement avec des m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques r\u00e9cents et anciens pendant la grossesse. J Neurol 2014 ; 261(3) : 579-588.<\/li>\n<li>Meador KJ, et al : Fetal antiepileptic drug exposure and cognitive outcomes at age 6 years (NEAD study) : a prospective observational study. Lancet Neurol 2013 ; 12(3) : 244-252.<\/li>\n<li>Rueegg S, et al. : Utilisation des anti\u00e9pileptiques g\u00e9n\u00e9riques dans le traitement de l&#8217;\u00e9pilepsie &#8211; Prise de position de la Ligue suisse contre l&#8217;\u00e9pilepsie (LSCE). Schweizer Arch f\u00fcr Neurol und Psychiatr 2012 ; 163(3) : 104-106.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(3) : 8-11<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une clarification approfondie de la cause des crises d&#8217;\u00e9pilepsie est indispensable pour prendre une d\u00e9cision th\u00e9rapeutique. Le grand nombre de pr\u00e9parations disponibles permet de personnaliser le traitement pour chaque personne&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":56549,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"\u00c9pilepsie \u00e0 l'\u00e2ge adulte  ","footnotes":""},"category":[11531,11383,11464,11549],"tags":[42334,32145,13999,42328,42346,42342,32144],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341507","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-neurologie-fr","category-pharmacologie-et-toxicologie","category-rx-fr","tag-absences-fr","tag-carbamazepine-fr","tag-epilepsie-fr","tag-lamotrigine-fr","tag-levatiracetam-fr","tag-petit-mal-fr","tag-valproate-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-26 12:10:32","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341521,"slug":"principi-della-terapia-farmacologica-2","post_title":"Principi della terapia farmacologica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/principi-della-terapia-farmacologica-2\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341529,"slug":"principios-da-terapia-medicamentosa-2","post_title":"Princ\u00edpios da terapia medicamentosa","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/principios-da-terapia-medicamentosa-2\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341533,"slug":"principios-de-la-farmacoterapia-2","post_title":"Principios de la farmacoterapia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/principios-de-la-farmacoterapia-2\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341507","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341507"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341507\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/56549"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341507"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341507"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341507"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341507"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}