{"id":341509,"date":"2016-05-17T02:00:00","date_gmt":"2016-05-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/chirurgie-de-lepilepsie-une-option-importante-pour-les-patients-concernes\/"},"modified":"2016-05-17T02:00:00","modified_gmt":"2016-05-17T00:00:00","slug":"chirurgie-de-lepilepsie-une-option-importante-pour-les-patients-concernes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/chirurgie-de-lepilepsie-une-option-importante-pour-les-patients-concernes\/","title":{"rendered":"Chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie : une option importante pour les patients concern\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><strong>Bien plus d&#8217;un tiers des \u00e9pilepsies ne peuvent pas \u00eatre trait\u00e9es de mani\u00e8re satisfaisante par des mesures conservatrices, et un grand nombre de ces patients se pr\u00eatent \u00e0 un traitement chirurgical. La chirurgie diagnostique de l&#8217;\u00e9pilepsie permet de localiser avec pr\u00e9cision les foyers \u00e9pileptog\u00e8nes et les zones c\u00e9r\u00e9brales fonctionnelles lorsque le diagnostic conventionnel a atteint les limites de ses possibilit\u00e9s. La chirurgie th\u00e9rapeutique de l&#8217;\u00e9pilepsie comprend diff\u00e9rentes proc\u00e9dures microchirurgicales, neuromoductrices et neuroablatives tr\u00e8s efficaces. La morbidit\u00e9 p\u00e9riproc\u00e9durale est rare et la mortalit\u00e9 op\u00e9ratoire est exceptionnelle. En particulier, pour les \u00e9pilepsies du lobe temporal r\u00e9sistantes \u00e0 la pharmacoth\u00e9rapie, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les r\u00e9sultats de la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie \u00e9taient les meilleurs, avec une gu\u00e9rison de la maladie dans 60 \u00e0 80% des cas. Avec une s\u00e9lection appropri\u00e9e des patients, une \u00e9valuation pr\u00e9-chirurgicale minutieuse et la r\u00e9alisation de l&#8217;intervention, la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie peut non seulement contr\u00f4ler durablement les crises, mais aussi am\u00e9liorer de mani\u00e8re d\u00e9cisive l&#8217;esp\u00e9rance et la qualit\u00e9 de vie et r\u00e9duire consid\u00e9rablement les co\u00fbts de traitement.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les \u00e9pilepsies, certaines des maladies neurologiques les plus fr\u00e9quentes, les plus vari\u00e9es et les plus graves, constituent un d\u00e9fi diagnostique et th\u00e9rapeutique pour tout m\u00e9decin traitant. Jusqu&#8217;\u00e0 40% des patients concern\u00e9s souffrent de crises persistantes malgr\u00e9 un traitement m\u00e9dicamenteux ad\u00e9quat. Plus de cinq millions de patients \u00e9pileptiques dans le monde repr\u00e9sentent des candidats potentiels pour un traitement neurochirurgical. Cet article de synth\u00e8se r\u00e9sume les connaissances actuelles sur la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie et examine les indications, les m\u00e9thodes, les possibilit\u00e9s, les risques et les chances de succ\u00e8s du traitement neurochirurgical moderne de l&#8217;\u00e9pilepsie.<\/p>\n<h2 id=\"objectifs-de-la-chirurgie-de-lepilepsie\">Objectifs de la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie<\/h2>\n<p>Le traitement chirurgical de l&#8217;\u00e9pilepsie est une branche de la neurochirurgie. Les interventions chirurgicales de l&#8217;\u00e9pilepsie devraient \u00eatre envisag\u00e9es pour clarifier de mani\u00e8re plus approfondie et invasive les crises qui ne peuvent pas \u00eatre suffisamment diagnostiqu\u00e9es autrement, ainsi que pour traiter les maladies insuffisamment contr\u00f4l\u00e9es pharmacologiquement. Le but ultime de la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie est l&#8217;absence totale de crises. Si cet objectif n&#8217;est pas r\u00e9alisable, une r\u00e9duction maximale des crises et donc une minimisation des risques d&#8217;\u00e9pilepsie et des effets secondaires des m\u00e9dicaments sont recherch\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"selection-des-patients\">S\u00e9lection des patients<\/h2>\n<p>En principe, les patients pr\u00e9sentant tous les types de crises et de syndromes doivent d&#8217;abord \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des candidats potentiels \u00e0 la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie, qui sont de plus en plus difficiles \u00e0 traiter pharmacologiquement et pour lesquels au moins deux anti\u00e9pileptiques \u00e0 des doses appropri\u00e9es ne suffisent pas. La chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie est particuli\u00e8rement indiqu\u00e9e lorsque des effets secondaires de la m\u00e9dication doivent d\u00e9j\u00e0 \u00eatre pris en compte. Plusieurs questions doivent \u00eatre abord\u00e9es en pr\u00e9op\u00e9ratoire :<\/p>\n<ul>\n<li>Les crises sont-elles vraiment d&#8217;origine \u00e9pileptique ?<\/li>\n<li>Le d\u00e9but est-il focal et unilat\u00e9ral ?<\/li>\n<li>S&#8217;agit-il d&#8217;un focus unique ?<\/li>\n<li>O\u00f9 la mise au point est-elle localis\u00e9e exactement ?<\/li>\n<li>L&#8217;excision peut-elle \u00eatre compl\u00e8te et sans d\u00e9ficits neurologiques potentiels ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation chirurgicale pr\u00e9-\u00e9pileptique est complexe, multidisciplinaire et doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e, tout comme l&#8217;intervention elle-m\u00eame, dans des centres hautement sp\u00e9cialis\u00e9s. Elle comprend l&#8217;examen des ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux et une \u00e9valuation clinique r\u00e9cente, un examen neuroradiologique par imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) selon des protocoles sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;\u00e9pilepsie et une \u00e9valuation par un neuroradiologue exp\u00e9riment\u00e9, l&#8217;enregistrement des crises par vid\u00e9o-\u00e9lectroenc\u00e9phalographie (EEG) stationnaire de longue dur\u00e9e (t\u00e9l\u00e9m\u00e9trie) et une \u00e9valuation neuropsychologique et psychiatrique. Dans certains cas, il est \u00e9galement n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 des examens compl\u00e9mentaires sp\u00e9cifiques, tels que des imageries fonctionnelles et des enregistrements EEG intracr\u00e2niens (appel\u00e9s bilan chirurgical pr\u00e9-\u00e9pileptique de phase II).<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-prechirurgical-invasif-de-lepilepsie\">Diagnostic pr\u00e9chirurgical invasif de l&#8217;\u00e9pilepsie<\/h2>\n<p>La d\u00e9limitation la plus pr\u00e9cise possible de la zone d&#8217;origine des crises (foyer \u00e9pileptog\u00e8ne) et des zones \u00e9loquentes (fonctionnellement importantes) voisines est d&#8217;une importance capitale pour la r\u00e9alisation, la s\u00e9curit\u00e9 et le succ\u00e8s d&#8217;une intervention chirurgicale de l&#8217;\u00e9pilepsie. Si un EEG de surface non invasif (Phase I) ne permet pas \u00e0 elle seule de d\u00e9terminer de mani\u00e8re satisfaisante la lat\u00e9ralisation et la localisation de la zone d&#8217;origine des crises, il convient, dans le cadre de la chirurgie diagnostique de l&#8217;\u00e9pilepsie, de proc\u00e9der \u00e0 un EEG invasif suppl\u00e9mentaire (phase II) comme pour le st\u00e9r\u00e9o-EEG. C&#8217;est notamment le cas lorsque<\/p>\n<ul>\n<li>m\u00eame une imagerie \u00e0 haute r\u00e9solution n&#8217;a pas permis de d\u00e9tecter une l\u00e9sion \u00e9pileptog\u00e8ne,<\/li>\n<li>il existe des r\u00e9sultats discordants concernant la propagation de l&#8217;activit\u00e9 \u00e9pileptog\u00e8ne dans le cerveau,<\/li>\n<li>multifocalit\u00e9 doit \u00eatre exclue,<\/li>\n<li>une r\u00e9section \u00e9troitement circonscrite est indiqu\u00e9e afin d&#8217;\u00e9pargner les tissus c\u00e9r\u00e9braux \u00e9loquents adjacents.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Des \u00e9lectrodes intrac\u00e9r\u00e9brales profondes et des \u00e9lectrodes en bande ou en plaque \u00e9pidurales ou sous-durales sont temporairement guid\u00e9es de mani\u00e8re st\u00e9r\u00e9otaxique par des tr\u00e9panations et des craniotomies et introduites par neuronavigation. De cette mani\u00e8re, en plus d&#8217;une d\u00e9rivation EEG invasive avec d\u00e9termination de la position et d\u00e9limitation de la zone \u00e9pileptog\u00e8ne, il est possible de r\u00e9aliser une stimulation intracr\u00e2nienne qui permet d&#8217;\u00e9valuer la relation entre les l\u00e9sions \u00e9pileptog\u00e8nes et les zones c\u00e9r\u00e9brales \u00e9loquentes. Les \u00e9lectrodes implant\u00e9es permettent une d\u00e9tection tr\u00e8s sensible des crises, mais ne peuvent d\u00e9river que des excitations spatialement limit\u00e9es des zones c\u00e9r\u00e9brales imm\u00e9diatement adjacentes. En raison du risque accru li\u00e9 aux implantations polyfocales multiples, il n&#8217;est pas non plus possible d&#8217;ins\u00e9rer les \u00e9lectrodes en nombre et en emplacement quelconques. C&#8217;est pourquoi une planification pr\u00e9op\u00e9ratoire prudente (\u00e9laboration d&#8217;une hypoth\u00e8se sur la localisation de la zone d&#8217;origine des crises, d\u00e9termination du type, du nombre et de l&#8217;emplacement des \u00e9lectrodes) et une ex\u00e9cution minutieuse de l&#8217;implantation elle-m\u00eame sont essentielles.<\/p>\n<p>La plupart du temps, il faut enregistrer au moins deux crises typiques du patient avant de pouvoir prendre la d\u00e9cision d&#8217;une chirurgie th\u00e9rapeutique de l&#8217;\u00e9pilepsie. Habituellement, les \u00e9lectrodes, souvent ins\u00e9r\u00e9es uniquement par tr\u00e9panation, sont retir\u00e9es \u00e0 la fin du monitoring invasif et l&#8217;intervention th\u00e9rapeutique est r\u00e9alis\u00e9e lors d&#8217;une deuxi\u00e8me s\u00e9ance en tenant compte des \u00e9ventuelles incisions et tr\u00e9panations ant\u00e9rieures. Si des \u00e9lectrodes \u00e0 bande ou des \u00e9lectrodes \u00e0 plaque ont \u00e9t\u00e9 implant\u00e9es par craniotomie, l&#8217;intervention th\u00e9rapeutique de chirurgie \u00e9pileptique peut \u00eatre effectu\u00e9e en m\u00eame temps que l&#8217;explantation afin d&#8217;\u00e9viter au patient une anesth\u00e9sie et une op\u00e9ration suppl\u00e9mentaires inutiles.<\/p>\n<p>Les interventions chirurgicales diagnostiques de l&#8217;\u00e9pilepsie sont associ\u00e9es \u00e0 une morbidit\u00e9 temporaire d&#8217;environ 8%, et les morbidit\u00e9s permanentes sont tr\u00e8s rares (0,6%). Il n&#8217;y a g\u00e9n\u00e9ralement pas de mortalit\u00e9. L&#8217;utilisation d&#8217;\u00e9lectrodes parenchymateuses au lieu d&#8217;\u00e9lectrodes \u00e9pidurales ou sous-durales permet de minimiser les risques. Les origines des crises sont d\u00e9tect\u00e9es de mani\u00e8re fiable dans plus de 99% des cas, de sorte que les avantages du monitoring invasif l&#8217;emportent sur les risques potentiels. La chirurgie diagnostique de l&#8217;\u00e9pilepsie conduit dans 95% des cas \u00e0 une intervention chirurgicale th\u00e9rapeutique de l&#8217;\u00e9pilepsie.<\/p>\n<h2 id=\"classification-du-traitement-chirurgical-de-lepilepsie\">Classification du traitement chirurgical de l&#8217;\u00e9pilepsie<\/h2>\n<p>Les interventions chirurgicales th\u00e9rapeutiques de l&#8217;\u00e9pilepsie comprennent diff\u00e9rentes techniques microchirurgicales, st\u00e9r\u00e9otaxiques et fonctionnelles. Les interventions peuvent en principe \u00eatre class\u00e9es cliniquement en curatives et palliatives, et m\u00e9thodologiquement en r\u00e9s\u00e9ctives, d\u00e9connectives, destructives, neuromoductrices et neuroablatives. Les interventions r\u00e9s\u00e9quatives et destructives \u00e9liminent ou d\u00e9truisent des zones \u00e9pileptog\u00e8nes et les proc\u00e9dures d&#8217;isolement d\u00e9connectif et de neurostimulation fonctionnelle rompent ou modulent les r\u00e9seaux \u00e9pileptog\u00e8nes. Les proc\u00e9dures \u00e0 vis\u00e9e curative comprennent les r\u00e9sections, les l\u00e9sions ectomies et les interventions h\u00e9misph\u00e9riques, tandis que les callosotomies, les transsections sous-piales multiples et les proc\u00e9dures neuromodulaires ont un objectif palliatif. Les techniques neuroablatives constituent une exception \u00e0 cette r\u00e8gle et sont utilis\u00e9es \u00e0 la fois dans le cadre d&#8217;une approche th\u00e9rapeutique curative et palliative.<\/p>\n<p>D&#8217;un point de vue anatomique, environ deux tiers des op\u00e9rations sont r\u00e9alis\u00e9es de mani\u00e8re temporale, toutes les autres sont extratemporelles ou multifocales et combin\u00e9es.<\/p>\n<p>De plus, les proc\u00e9dures sont diff\u00e9renci\u00e9es selon le degr\u00e9 d&#8217;invasivit\u00e9 chirurgicale. Ainsi, les h\u00e9misph\u00e9rectomies sont les plus invasives et les stimulations des nerfs p\u00e9riph\u00e9riques les moins invasives. Certaines proc\u00e9dures neuroablatives assist\u00e9es par ultrasons et radiochirurgicales n&#8217;impliquent pas d&#8217;invasivit\u00e9 chirurgicale. Plusieurs facteurs favorisent les chances de contr\u00f4le des crises par la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie, notamment la possibilit\u00e9 de circonscrire la l\u00e9sion, l&#8217;exhaustivit\u00e9 de l&#8217;\u00e9limination, l&#8217;absence de crises tonico-cloniques bilat\u00e9rales et la pr\u00e9cocit\u00e9 de l&#8217;intervention.<\/p>\n<h2 id=\"chirurgie-resequante-de-lepilepsie\">Chirurgie r\u00e9s\u00e9quante de l&#8217;\u00e9pilepsie<\/h2>\n<p>Les interventions chirurgicales \u00e9pileptiques r\u00e9s\u00e9qu\u00e9es sont g\u00e9n\u00e9ralement temporaires et ont une approche th\u00e9rapeutique curative en premier lieu. Les patients dont l&#8217;origine des crises est focale ou r\u00e9gionale sont g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9ligibles. Le tissu c\u00e9r\u00e9bral \u00e9pileptog\u00e8ne \u00e0 exciser peut \u00eatre localis\u00e9 de diff\u00e9rentes mani\u00e8res, \u00eatre uni- ou multifocal et avoir une taille allant de quelques millim\u00e8tres \u00e0 un h\u00e9misph\u00e8re entier. Les zones \u00e9pileptog\u00e8nes doivent \u00eatre suffisamment circonscrites et ne pas \u00eatre situ\u00e9es dans une zone \u00e9loquente du cerveau, de sorte qu&#8217;une \u00e9limination compl\u00e8te et s\u00fbre soit possible et puisse conduire \u00e0 une absence totale de crises. Les interventions r\u00e9s\u00e9cables comprennent les r\u00e9sections temporales, extratemporelles et n\u00e9ocorticales, les l\u00e9sions ectomiques et les interventions h\u00e9misph\u00e9riques.  &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"resections-temporaires\">R\u00e9sections temporaires<\/h2>\n<p>Les lobectomies temporales avec ablation \u00e9tendue du lobe temporal, y compris des structures m\u00e9siales, sont tr\u00e8s rares de nos jours. En revanche, la lobectomie temporale ant\u00e9rieure ou r\u00e9section du lobe temporal, avec ses diff\u00e9rentes variations, est l&#8217;intervention la plus fr\u00e9quente en chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie (70 \u00e0 80%). Alors qu&#8217;\u00e0 l&#8217;origine, les r\u00e9sections des deux tiers du lobe temporal \u00e9taient r\u00e9alis\u00e9es avec ou sans amygdalohippocampectomies (corticoamygdalohippocampectomies), il existe aujourd&#8217;hui diff\u00e9rentes, moins r\u00e9s\u00e9quantes, telles que les lobectomies partielles ant\u00e9rieures, les hippocampectomies, les amygdalohippocampectomies corticales et s\u00e9lectives, les corticoamygdalectomies, les topectomies ou les transsections hippocampiques multiples, r\u00e9alis\u00e9es isol\u00e9ment ou en combinaison. Les perspectives de disparition des crises sont globalement \u00e9lev\u00e9es, de l&#8217;ordre de 60 \u00e0 80%.  &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"resections-extratemporelles\">R\u00e9sections extratemporelles<\/h2>\n<p>Les r\u00e9sections extratemporelles incluent les lobectomies solitaires, les multilobectomies, les h\u00e9misph\u00e9rectomies, les h\u00e9misph\u00e9rotomies, les l\u00e9sionnectomies et les topectomies. Les taux de r\u00e9ussite sont globalement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des interventions temporales, avec des taux d&#8217;absence de crises compris entre 30 et 60%. Apr\u00e8s les r\u00e9sections du lobe temporal, les interventions du lobe frontal sont les proc\u00e9dures r\u00e9s\u00e9qu\u00e9es les plus fr\u00e9quentes, suivies par les op\u00e9rations du lobe pari\u00e9tal et les r\u00e9sections du lobe occipital. Les taux d&#8217;absence de crises sont sup\u00e9rieurs \u00e0 45% dans chaque cas.<\/p>\n<h2 id=\"resections-neocorticales\">R\u00e9sections n\u00e9ocorticales<\/h2>\n<p>Les interventions sur le n\u00e9ocortex comprennent des op\u00e9rations temporales et extratemporelles au niveau d&#8217;un ou plusieurs lobes c\u00e9r\u00e9braux. En fonction de la l\u00e9sion sous-jacente, des r\u00e9sections importantes peuvent \u00eatre n\u00e9cessaires pour \u00e9liminer les zones \u00e9pileptog\u00e8nes, en tenant compte de la relation avec les zones \u00e9loquentes et du risque de perte de fonction. Les r\u00e9sections n\u00e9ocorticales comprennent \u00e9galement les topectomies, des r\u00e9sections circonscrites de zones \u00e9pileptog\u00e8nes pr\u00e9cis\u00e9ment localis\u00e9es au sein d&#8217;un lobe c\u00e9r\u00e9bral. Selon la localisation, l&#8217;absence de crises est d\u00e9crite chez environ 60% des patients.  &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"ectomies-de-lesions\">Ectomies de l\u00e9sions<\/h2>\n<p>Les \u00e9pilepsies l\u00e9sionnelles sont caract\u00e9ris\u00e9es par des l\u00e9sions structurelles \u00e9pileptog\u00e8nes telles que des malformations vasculaires, des dysplasies corticales focales, des scl\u00e9roses temporales m\u00e9siales, des enc\u00e9phalomalacies et des n\u00e9oplasies de bas grade. Leur ablation entra\u00eene l&#8217;absence de crises dans 70 \u00e0 90% des cas, en fonction de l&#8217;exhaustivit\u00e9 de la r\u00e9section de la zone \u00e9pileptog\u00e8ne. Les l\u00e9sions multifocales et \u00e9loquentes ne peuvent souvent \u00eatre retir\u00e9es que de mani\u00e8re incompl\u00e8te et les interventions sont par cons\u00e9quent associ\u00e9es \u00e0 des taux de r\u00e9ussite plus faibles. Selon la pathologie sous-jacente, des proc\u00e9dures neuroradiologiques, oncologiques et radio-oncologiques adjuvantes sont utilis\u00e9es en compl\u00e9ment.  &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"interventions-hemispheriques\">Interventions h\u00e9misph\u00e9riques<\/h2>\n<p>La chirurgie h\u00e9misph\u00e9rique comprend les h\u00e9misph\u00e9rectomies, les h\u00e9mid\u00e9cortications ainsi que les&nbsp; h\u00e9misph\u00e9rectomies et leurs variations respectives. Elles font partie des interventions chirurgicales de l&#8217;\u00e9pilepsie les plus efficaces, mais aussi les plus invasives et radicales. Les candidats sont principalement des enfants pr\u00e9sentant des l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales h\u00e9misph\u00e9riques \u00e9tendues et une \u00e9pilepsie lat\u00e9ralis\u00e9e. Les pathologies sous-jacentes sont par exemple les kystes porophysaires, les h\u00e9miatrophies, les h\u00e9mim\u00e9galoenc\u00e9phalies, les enc\u00e9phalites de Rasmussen, les angiomes de Sturge-Weber ou les l\u00e9sions traumatiques graves.<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res h\u00e9misph\u00e9rectomies anatomiques classiques \u00e9taient associ\u00e9es \u00e0 des taux de complications \u00e9lev\u00e9s et ne sont g\u00e9n\u00e9ralement plus utilis\u00e9es. Les modifications telles que l&#8217;h\u00e9misph\u00e9rectomie fonctionnelle de Rasmussen sont beaucoup moins r\u00e9s\u00e9cables et principalement d\u00e9connect\u00e9es ; elles comprennent l&#8217;ablation du lobe temporal et du cortex central avec dissociation du n\u00e9ocortex frontal et occipitotemporal des structures sous-corticales et du corps calleux, qui restent toutefois anatomiquement intacts. Les h\u00e9misph\u00e9rotomies fonctionnelles repr\u00e9sentent un autre raffinement technique et ne comprennent que des r\u00e9sections tr\u00e8s limit\u00e9es de tissus c\u00e9r\u00e9braux. L&#8217;h\u00e9misph\u00e8re ipsilat\u00e9ral \u00e9pileptog\u00e8ne est largement d\u00e9connect\u00e9 des centres sous-corticaux et de l&#8217;h\u00e9misph\u00e8re controlat\u00e9ral, mais anatomiquement pr\u00e9serv\u00e9.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une intervention h\u00e9misph\u00e9rique, plus de 73% des patients n&#8217;ont plus de crises ; chez les enfants, l&#8217;absence de crises peut \u00eatre obtenue dans 70-80% des cas et jusqu&#8217;\u00e0 90% chez les adultes.<\/p>\n<h2 id=\"chirurgie-non-resequative-de-lepilepsie\">Chirurgie non r\u00e9s\u00e9quative de l&#8217;\u00e9pilepsie<\/h2>\n<p>Les interventions chirurgicales \u00e9pileptiques non r\u00e9s\u00e9cables, isolatives et fonctionnelles sont beaucoup plus rares, g\u00e9n\u00e9ralement moins prometteuses et ont g\u00e9n\u00e9ralement une approche th\u00e9rapeutique palliative. L&#8217;objectif est de r\u00e9duire la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&#8217;\u00e9pilepsie. Les perspectives de disparition totale des crises sont faibles, mais la fr\u00e9quence des crises peut \u00eatre r\u00e9duite de mani\u00e8re significative chez environ 50% des patients. Les op\u00e9rations non r\u00e9s\u00e9ctives comprennent les proc\u00e9dures de d\u00e9connexion et d&#8217;ablation ainsi que les implants neuromodulateurs ; elles sont envisag\u00e9es lorsque les interventions r\u00e9s\u00e9ctives ne sont pas utiles ou possibles.<\/p>\n<p><strong>Les callosotomies : <\/strong>Les callosotomies avec section partielle ou totale du corps calleux sont g\u00e9n\u00e9ralement pratiqu\u00e9es sur des enfants. Les patients pr\u00e9sentant une origine bih\u00e9misph\u00e9rique synchrone \u00e9tendue des crises sans foyer r\u00e9s\u00e9cable identifiable sont des candidats potentiels. L&#8217;objectif est d&#8217;emp\u00eacher l&#8217;activit\u00e9 \u00e9pileptog\u00e8ne de se propager au-del\u00e0 de la barre vers l&#8217;h\u00e9misph\u00e8re oppos\u00e9. Les principales indications sont g\u00e9n\u00e9ralement les crises de chute atone non traitables par d&#8217;autres moyens, les syndromes de Lennox-Gastaut et les \u00e9pilepsies multifocales.<\/p>\n<p>L&#8217;intervention se d\u00e9roule g\u00e9n\u00e9ralement en une ou deux \u00e9tapes. Lors d&#8217;une premi\u00e8re s\u00e9ance chirurgicale, les deux tiers ant\u00e9rieurs de la poutre sont sectionn\u00e9s afin de minimiser le risque de syndrome de dislocation. Si cela ne suffit pas, il est possible de sectionner l&#8217;ensemble du corps calleux lors d&#8217;une deuxi\u00e8me intervention. Selon le type et l&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;\u00e9pilepsie, on peut s&#8217;attendre \u00e0 une absence de crises dans 5 \u00e0 35% des cas et \u00e0 une r\u00e9duction significative de la fr\u00e9quence des crises dans 60 \u00e0 65% des cas.<\/p>\n<p><strong>Transsections sous-piales multiples :<\/strong> Si la zone \u00e9pileptog\u00e8ne se trouve dans une r\u00e9gion du cerveau fonctionnellement importante, les transsections sous-piales multiples sont une option pour le traitement palliatif de l&#8217;apparition et de la propagation des crises au sein des zones \u00e9loquentes. Les transsections consistent en des incisions n\u00e9ocorticales verticales dans la substance grise ou dans l&#8217;hippocampe, dans le but de pr\u00e9server la fonction anatomique de la r\u00e9gion et de supprimer le d\u00e9clenchement des crises. Elles sont g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9alis\u00e9es en m\u00eame temps que des interventions r\u00e9s\u00e9ctives.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des transsections seules, une r\u00e9duction de plus de 95% de la fr\u00e9quence des crises est d\u00e9crite chez 60 \u00e0 70% des patients, selon le type de crise. Si les transsections sont r\u00e9alis\u00e9es en m\u00eame temps que les r\u00e9sections, des taux de r\u00e9ussite de 70 \u00e0 90% peuvent \u00eatre atteints.<\/p>\n<h2 id=\"neuromodulation\">Neuromodulation<\/h2>\n<p>Les options de th\u00e9rapie neuromodulatrice augmentative implantables pour le traitement des \u00e9pilepsies, surtout multifocales, et des formes s\u00e9v\u00e8res de la maladie comprennent la neurostimulation directe des structures c\u00e9r\u00e9brales centrales au moyen d&#8217;une stimulation c\u00e9r\u00e9brale superficielle profonde et continue, et la neurostimulation indirecte par l&#8217;interm\u00e9diaire de nerfs p\u00e9riph\u00e9riques tels que les nerfs vague et trijumeau. Les proc\u00e9d\u00e9s non implantables et non invasifs tels que la stimulation magn\u00e9tique transcr\u00e2nienne et la stimulation \u00e9lectrique directe ne rel\u00e8vent que partiellement de la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie et ne seront donc pas abord\u00e9s en d\u00e9tail ici. Les m\u00e9canismes d&#8217;action respectifs de ces proc\u00e9d\u00e9s ne sont pas encore totalement \u00e9lucid\u00e9s. Leurs modes comprennent une stimulation continue et p\u00e9riodique ind\u00e9pendante des crises (&#8220;en boucle ouverte&#8221;) et une stimulation intermittente associ\u00e9e aux crises (&#8220;en boucle ferm\u00e9e&#8221;).<\/p>\n<p><strong>Stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde : <\/strong>la stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde, qui consiste \u00e0 ins\u00e9rer des \u00e9lectrodes dans des noyaux profonds pour une stimulation chronique via des neuro-p\u00e9dulateurs, est utilis\u00e9e comme option th\u00e9rapeutique palliative. Les \u00e9lectrodes sont implant\u00e9es soit directement dans la zone \u00e9pileptog\u00e8ne, soit \u00e0 distance dans des noyaux circonscrits tels que l&#8217;hippocampe, le cervelet et le thalamus. Des cibles alternatives rares sont la substantia nigra, le locus coeruleus et les noyaux sous-thalamiques et caudatus. La stimulation est g\u00e9n\u00e9ralement continue et ind\u00e9pendante des crises, bien qu&#8217;il existe des approches de stimulation adaptative, li\u00e9e aux crises. L&#8217;absence de crises n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas attendue avec ce traitement. Cependant, selon le site d&#8217;action de la stimulation, des r\u00e9ductions de la fr\u00e9quence des crises sont d\u00e9crites chez 15% (hippocampe), 20% (cortex) et 26% (thalamus) des patients.<\/p>\n<p><strong>Stimulation c\u00e9r\u00e9brale superficielle : <\/strong>la stimulation c\u00e9r\u00e9brale superficielle est effectu\u00e9e chez les patients ne pr\u00e9sentant pas plus de deux foyers \u00e9pileptog\u00e8nes, au moyen d&#8217;\u00e9lectrodes implant\u00e9es dans la r\u00e9gion sous-durale et parenchymateuse proche de la zone \u00e9pileptog\u00e8ne. Au cours des stimulations corticales r\u00e9actives, les crises sont d\u00e9tect\u00e9es et une zone limit\u00e9e du cortex est stimul\u00e9e via un neurostimulateur et un algorithme appropri\u00e9. Cela entra\u00eene l&#8217;interruption des d\u00e9charges ictales. Environ 38% des patients obtiennent ainsi une r\u00e9duction des crises d&#8217;au moins 50%.<\/p>\n<p><strong>Stimulation du nerf vague : <\/strong>les stimulations du nerf vague sont indiqu\u00e9es chez les patients \u00e9pileptiques chez lesquels aucune zone \u00e9pileptog\u00e8ne circonscrite accessible \u00e0 la chirurgie n&#8217;a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e et pour lesquels les proc\u00e9dures r\u00e9s\u00e9quables ne sont pas appropri\u00e9es. Les \u00e9lectrodes sont appliqu\u00e9es sur le nerf vague gauche au niveau du cou et reli\u00e9es \u00e0 un neurostimulateur. La stimulation peut \u00eatre intermittente ou induite par l&#8217;ECG en raison de crises imminentes et peut combiner les deux modes. L&#8217;absence de crises n&#8217;est observ\u00e9e en moyenne que chez 14% des patients trait\u00e9s, mais la fr\u00e9quence des crises peut \u00eatre r\u00e9duite chez environ 51% d&#8217;entre eux.<\/p>\n<p><strong>Stimulation du nerf trijumeau :<\/strong> cette proc\u00e9dure consiste \u00e0 stimuler les branches du nerf trijumeau par voie transcutan\u00e9e ou invasive (respectivement les nerfs ophtalmique, supraorbitaire et infraorbitaire des deux c\u00f4t\u00e9s). Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, il n&#8217;existe que peu de r\u00e9sultats sur cette nouvelle m\u00e9thode. Des r\u00e9ductions soutenues de la fr\u00e9quence des crises de plus de 50% ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9es chez 44-59% des patients.<\/p>\n<h2 id=\"neuroablation\">Neuroablation<\/h2>\n<p>Les m\u00e9thodes de traitement neuroablatif occupent une place particuli\u00e8re dans la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie. L&#8217;approche th\u00e9rapeutique est \u00e0 la fois curative et palliative, elle provoque des l\u00e9sions permanentes, sert en particulier \u00e0 traiter les \u00e9pilepsies du lobe temporal m\u00e9sial ainsi que les foyers \u00e9pileptog\u00e8nes profonds circonscrits et comprend des interventions thermocoagulantes (y compris des m\u00e9thodes guid\u00e9es par IRM telles que l&#8217;ablation par ultrasons focalis\u00e9s et par laser) et des proc\u00e9dures assist\u00e9es par st\u00e9r\u00e9otaxie (ablation par radiofr\u00e9quence et radiochirurgie). Selon le type d&#8217;\u00e9pilepsie et la m\u00e9thode utilis\u00e9e, les taux d&#8217;\u00e9limination des crises peuvent atteindre 25% (ablation par radiofr\u00e9quence), 77% (radiochirurgie) et 86% (ablation par laser). En ce qui concerne le nouveau traitement par ultrasons, il faut attendre les r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes significatives avec des indications sur la fr\u00e9quence des crises.<br \/>\nLes avantages de ces proc\u00e9dures sont une invasivit\u00e9 minimale, comme dans le cas de l&#8217;ablation par radiofr\u00e9quence et par laser, voire l&#8217;absence d&#8217;invasivit\u00e9 chirurgicale, comme dans le cas de l&#8217;ablation par ultrasons et de la radiochirurgie. L&#8217;exp\u00e9rience et les r\u00e9sultats obtenus jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent sont encore limit\u00e9s et in\u00e9gaux. Il n&#8217;est donc pas possible de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation d\u00e9finitive \u00e0 l&#8217;heure actuelle. La radiochirurgie a permis d&#8217;obtenir des taux de r\u00e9ussite comparables \u00e0 ceux des s\u00e9ries r\u00e9s\u00e9cables, mais il faut garder \u00e0 l&#8217;esprit que les r\u00e9sultats ne sont connus qu&#8217;avec un temps de latence de plusieurs mois, alors que pendant cette p\u00e9riode, des \u0153d\u00e8mes c\u00e9r\u00e9braux n\u00e9cessitant un traitement apparaissent souvent et que les sympt\u00f4mes peuvent s&#8217;aggraver, ce qui peut n\u00e9cessiter une th\u00e9rapie st\u00e9ro\u00efdienne prolong\u00e9e, avec les effets secondaires que cela implique.<\/p>\n<h2 id=\"possibilites-risques-et-chances-de-succes\">Possibilit\u00e9s, risques et chances de succ\u00e8s<\/h2>\n<p>Les complications chirurgicales de l&#8217;\u00e9pilepsie sont rares, g\u00e9n\u00e9ralement sans gravit\u00e9 et temporaires. Ils comprennent les risques g\u00e9n\u00e9raux d&#8217;une intervention, tels que les infections et les saignements, ainsi que des risques sp\u00e9cifiques, en fonction du type et de l&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;intervention et de sa localisation. Les taux de complications, toutes proc\u00e9dures confondues, se situent globalement entre 5 et 11%. Les interventions chirurgicales \u00e9pileptiques r\u00e9siduelles sont associ\u00e9es \u00e0 une morbidit\u00e9 temporaire d&#8217;environ 5% et \u00e0 une morbidit\u00e9 permanente de 1,5%. La mortalit\u00e9 p\u00e9riop\u00e9ratoire est faible et se situe globalement entre 0,1 et 0,5%. Pour les proc\u00e9dures temporales, la mortalit\u00e9 p\u00e9ri-op\u00e9ratoire est de 0,4%, pour les proc\u00e9dures extra-temporelles de 1,2%. Les complications neurologiques temporaires sont plus fr\u00e9quentes chez les enfants et apr\u00e8s des interventions extra-temporelles et peuvent atteindre jusqu&#8217;\u00e0 11%. Des d\u00e9ficits persistants ne sont constat\u00e9s que chez environ 5%. Les r\u00e9op\u00e9rations en raison de complications ou pour traiter des crises postop\u00e9ratoires persistantes sont rarement n\u00e9cessaires. Toutefois, si l&#8217;indication est pos\u00e9e avec soin, une deuxi\u00e8me intervention peut \u00eatre effectu\u00e9e de mani\u00e8re s\u00fbre et efficace pour poursuivre le traitement de l&#8217;\u00e9pilepsie si l&#8217;op\u00e9ration initiale n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 suffisamment efficace ou a \u00e9chou\u00e9.<\/p>\n<p>Les chances de succ\u00e8s de la chirurgie th\u00e9rapeutique de l&#8217;\u00e9pilepsie d\u00e9pendent du type d&#8217;\u00e9pilepsie, de la pathologie sous-jacente, de l&#8217;emplacement de la zone \u00e9pileptog\u00e8ne, de la pr\u00e9cision de la localisation et de l&#8217;exhaustivit\u00e9 de la r\u00e9section. En moyenne, le taux d&#8217;absence de crises apr\u00e8s toutes les interventions est de 62,5%. Les \u00e9pilepsies temporales repr\u00e9sentent jusqu&#8217;\u00e0 76% des cas et les \u00e9pilepsies extratemporelles 34 \u00e0 56%. Dans les \u00e9tudes \u00e0 long terme, on constate une absence durable de crises apr\u00e8s un total de 48% de toutes les op\u00e9rations chirurgicales de l&#8217;\u00e9pilepsie. Les chances de r\u00e9ussite sont comparables chez les enfants et les adultes. Les r\u00e9sections pour les scl\u00e9roses de l&#8217;hippocampe et les tumeurs b\u00e9nignes et de bas grade montrent une absence de crises plus fr\u00e9quente par rapport \u00e0 toutes les autres entit\u00e9s provoquant une \u00e9pilepsie. En outre, l&#8217;\u00e9volution est en principe plus favorable apr\u00e8s une chirurgie l\u00e9sionnelle de l&#8217;\u00e9pilepsie lorsque des anomalies \u00e9pileptog\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence par l&#8217;imagerie morphologique pr\u00e9op\u00e9ratoire.<\/p>\n<h2 id=\"neuroprotection-par-la-chirurgie-de-lepilepsie\">Neuroprotection par la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie<\/h2>\n<p>Les \u00e9pilepsies accompagn\u00e9es de crises chroniques incontr\u00f4lables sont cliniquement des maladies malignes&nbsp;. Alors que les patients \u00e9pileptiques sans crises ont une esp\u00e9rance de vie comparable \u00e0 celle de la population g\u00e9n\u00e9rale, la mortalit\u00e9 des patients souffrant de crises persistantes est augment\u00e9e de 4,7%. En outre, les \u00e9pilepsies insuffisamment trait\u00e9es peuvent \u00eatre associ\u00e9es \u00e0 un risque d&#8217;atrophie corticale croissante et de d\u00e9clin cognitif. Les effets secondaires du traitement m\u00e9dicamenteux continu sont \u00e9galement fr\u00e9quents.<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les interventions chirurgicales de l&#8217;\u00e9pilepsie peuvent augmenter l&#8217;esp\u00e9rance et la qualit\u00e9 de vie des patients concern\u00e9s et r\u00e9duire les co\u00fbts de traitement. L&#8217;absence de crises, surtout \u00e0 un jeune \u00e2ge, r\u00e9duit le risque de probl\u00e8mes cognitifs, comportementaux et psychologiques et am\u00e9liore l&#8217;int\u00e9gration sociale. Si le foyer \u00e9pileptog\u00e8ne peut \u00eatre d\u00e9limit\u00e9 avec pr\u00e9cision en pr\u00e9op\u00e9ratoire et compl\u00e8tement retir\u00e9 en perop\u00e9ratoire avec un faible risque, le traitement neurochirurgical des \u00e9pilepsies pharmacor\u00e9sistantes a plus de chances d&#8217;aboutir \u00e0 la disparition des crises que toute autre tentative de traitement conservateur. En \u00e9vitant les dommages neurologiques progressifs, la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie a un effet neuroprotecteur et r\u00e9duit le risque de blessures ou m\u00eame de d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<h2 id=\"une-efficacite-superieure-mais-trop-peu-utilisee\">Une efficacit\u00e9 sup\u00e9rieure, mais trop peu utilis\u00e9e<\/h2>\n<p>La chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie a \u00e9norm\u00e9ment \u00e9volu\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies et comprend d\u00e9sormais diff\u00e9rentes options neuromoductrices et neuroablatives, en plus des proc\u00e9dures microchirurgicales classiques r\u00e9s\u00e9quantes et disconnectives. La mise en \u0153uvre du traitement chirurgical de l&#8217;\u00e9pilepsie fait appel \u00e0 diff\u00e9rents principes modernes d&#8217;imagerie, de st\u00e9r\u00e9otaxie et d&#8217;\u00e9lectrophysiologie, ainsi qu&#8217;\u00e0 des m\u00e9thodes sp\u00e9ciales, telles que la neuronavigation, la cartographie c\u00e9r\u00e9brale, la radiofr\u00e9quence, la technologie laser, les ultrasons et la radiochirurgie. Si l&#8217;\u00e9valuation pr\u00e9op\u00e9ratoire interdisciplinaire, la s\u00e9lection des patients et l&#8217;indication sont effectu\u00e9es avec soin dans un centre sp\u00e9cialis\u00e9, les chances de succ\u00e8s de la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie sont \u00e9lev\u00e9es et les risques sont faibles. Bien que l&#8217;efficacit\u00e9 et la sup\u00e9riorit\u00e9 du traitement chirurgical par rapport au traitement m\u00e9dicamenteux dans le traitement des \u00e9pilepsies pharmacor\u00e9sistantes aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9es, la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie est encore trop rarement et trop tardivement envisag\u00e9e comme option th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Barbaro NM, et al : A multicenter, prospective pilot study of gamma knife radiosurgery for mesial temporal lobe epilepsy : seizure response, adverse events, and verbal memory. Ann Neurol 2009 ; 65(2) : 167-175.<\/li>\n<li>Bergey GK, et al : Traitement \u00e0 long terme par stimulation c\u00e9r\u00e9brale r\u00e9active chez les adultes souffrant de seizures partielles r\u00e9fractaires. Neurology 2015 ; 84(8) : 810-817.<\/li>\n<li>Connor DE Jr, et al : Vagal nerve stimulation for the treatment of medically refractory epilepsy : a review of the current literature. 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