{"id":341597,"date":"2016-04-26T02:00:00","date_gmt":"2016-04-26T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-traitement-du-psoriasis-est-aujourdhui-plus-efficace-mais-aussi-plus-complique\/"},"modified":"2016-04-26T02:00:00","modified_gmt":"2016-04-26T00:00:00","slug":"le-traitement-du-psoriasis-est-aujourdhui-plus-efficace-mais-aussi-plus-complique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-traitement-du-psoriasis-est-aujourdhui-plus-efficace-mais-aussi-plus-complique\/","title":{"rendered":"Le traitement du psoriasis est aujourd&#8217;hui plus efficace, mais aussi plus compliqu\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les th\u00e9rapies syst\u00e9miques du psoriasis ont beaucoup \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Auparavant, on utilisait g\u00e9n\u00e9ralement la phototh\u00e9rapie ou les traitements syst\u00e9miques conventionnels comme le m\u00e9thotrexate, l&#8217;acitr\u00e9tine, la ciclosporine A et les esters d&#8217;acide fumarique. Aujourd&#8217;hui, ils sont de plus en plus remplac\u00e9s au cours du traitement par un traitement avec les nouveaux produits biologiques et le groupe des petites mol\u00e9cules.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>En fonction de leur importance dans le d\u00e9clenchement des pouss\u00e9es de la maladie, les facteurs de pr\u00e9cipitation du psoriasis doivent \u00eatre syst\u00e9matiquement \u00e9limin\u00e9s : Il s&#8217;agit en premier lieu des infections, du stress, des m\u00e9dicaments et du manque de soins de la peau.<\/p>\n<p>Outre les infections streptococciques, souvent accus\u00e9es d&#8217;\u00eatre \u00e0 l&#8217;origine de la maladie, le stress psychologique est consid\u00e9r\u00e9 comme un facteur de provocation important, en particulier chez les enfants et les adolescents. Les jeunes souffrent plus souvent de la stigmatisation, ce qui peut conduire \u00e0 des situations de conflits psychosociaux importants, en particulier \u00e0 l&#8217;adolescence. Les adolescents subissent une perte de qualit\u00e9 de vie aussi importante \u00e0 cause du psoriasis qu&#8217;\u00e0 cause de l&#8217;acn\u00e9.<\/p>\n<p>Des m\u00e9dicaments tels que les \u03b22-bloquants, les inhibiteurs de l&#8217;ECA, les antimalariques, le lithium et les AINS peuvent \u00e9galement provoquer un psoriasis, d&#8217;o\u00f9 l&#8217;importance d&#8217;une anamn\u00e8se m\u00e9dicamenteuse approfondie.<\/p>\n<p>Enfin, il convient de prendre soin de la peau m\u00eame en l&#8217;absence de sympt\u00f4mes ou lorsque la maladie est minime. L&#8217;utilisation r\u00e9guli\u00e8re de pr\u00e9parations de soin de la peau aide non seulement \u00e0 r\u00e9tablir la fonction de barri\u00e8re perturb\u00e9e de la peau, mais a \u00e9galement pour but de pr\u00e9venir l&#8217;apparition de nouvelles manifestations cutan\u00e9es dues \u00e0 des irritations telles que la d\u00e9shydratation (bains ou douches fr\u00e9quents, s\u00e9jour dans des pi\u00e8ces chauff\u00e9es et peu humides). C&#8217;est pourquoi la peau doit \u00eatre soign\u00e9e quotidiennement avec des produits adapt\u00e9s.<\/p>\n<p>Des gammes compl\u00e8tes de soins sp\u00e9cialement con\u00e7ues pour les patients atteints de psoriasis (par exemple <sup>Aqeo\u00ae<\/sup>), mais aussi des formules dermatologiques \u00e9prouv\u00e9es ou d&#8217;autres produits de soin de la peau conviennent pour les soins quotidiens de la peau, \u00e0 condition qu&#8217;ils soient bien tol\u00e9r\u00e9s par le patient.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-topique\">Th\u00e9rapie topique<\/h2>\n<p>Pour les plaques squameuses infiltr\u00e9es, un traitement desquamant avec des k\u00e9ratolytiques est d&#8217;abord utile, notamment pour am\u00e9liorer la p\u00e9n\u00e9tration des principes actifs. Dans ce cas, il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser de l&#8217;acide salicylique \u00e0 des concentrations comprises entre 5 et 10%, selon la localisation, dans une base de vaseline, de carbowax ou d&#8217;huile. Les autres k\u00e9ratolytiques sont l&#8217;ur\u00e9e (Urea), l&#8217;acide lactique et le soufre collo\u00efdal.<\/p>\n<p>Alors que l&#8217;acide salicylique est essentiellement utilis\u00e9 pour d\u00e9tacher les pellicules, l&#8217;ur\u00e9e (\u00e0 des concentrations comprises entre 8 et 12%), l&#8217;acide lactique (2,5-10%) et le soufre conviennent pour le soin et le traitement sous forme d&#8217;additifs dans les cr\u00e8mes, les lotions ou les bains d&#8217;huile soufr\u00e9e.<\/p>\n<p>Chez les enfants de moins de 12 ans, l&#8217;application locale \u00e0 grande \u00e9chelle d&#8217;un excipient contenant de l&#8217;acide salicylique peut entra\u00eener une toxicit\u00e9 par r\u00e9sorption (salicylisme) avec atteinte du syst\u00e8me nerveux central et des reins. C&#8217;est pourquoi il est plut\u00f4t recommand\u00e9 d&#8217;utiliser des cr\u00e8mes \u00e9mulsifiantes comme Unguentum emulsificans aquosum, \u00e9ventuellement avec de l&#8217;ur\u00e9e (5%), pour la desquamation chez les enfants.<\/p>\n<p>Une fois que les plaques sont desquam\u00e9es, des corticost\u00e9ro\u00efdes topiques sont utilis\u00e9s. Ils font partie des traitements locaux les plus utilis\u00e9s pour le psoriasis. Ils se caract\u00e9risent par une tr\u00e8s bonne efficacit\u00e9 et une bonne tol\u00e9rance ainsi que, lorsqu&#8217;ils sont utilis\u00e9s correctement, par des effets ind\u00e9sirables limit\u00e9s, avec un rapport qualit\u00e9-prix relativement favorable.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation n\u00e9gative de la cortisone par la population n&#8217;a aucun fondement m\u00e9dical et dermatologique. Seule une dur\u00e9e de traitement trop longue (traitement ininterrompu de plus de six semaines) entra\u00eene une atrophie cutan\u00e9e, qui peut toutefois \u00eatre irr\u00e9versible dans de nombreux cas. Typiquement, les st\u00e9ro\u00efdes de classe III-IV, \u00e0 la fois anti-inflammatoires et antiprolif\u00e9ratifs, comme le dipropionate de clob\u00e9tasol (<sup>Dermovate\u00ae<\/sup>), la b\u00e9tam\u00e9thasone (<sup>Betnovate\u00ae<\/sup>) ou, surtout chez les enfants, le furoate de mom\u00e9tasone (<sup>Elocom\u00ae<\/sup>), sont bien efficaces, de pr\u00e9f\u00e9rence en association avec des analogues topiques de la vitamine D comme le calcipotriol (<sup>Daivobet\u00ae<\/sup>), le tacalcitol (<sup>Curatoderm\u00ae<\/sup>) et le calcitriol (<sup>Silkis\u00ae<\/sup>). Ils existent \u00e9galement en combinaison fixe de b\u00e9tam\u00e9thasone et de calcipotriol, tant pour l&#8217;application cutan\u00e9e (<sup>Daivobet\u00ae<\/sup>) que pour l&#8217;application au bistouri (<sup>Xamiol\u00ae<\/sup>) [1]. Pour les foyers localis\u00e9s, les corticost\u00e9ro\u00efdes peuvent \u00e9galement \u00eatre appliqu\u00e9s de mani\u00e8re occlusive pour renforcer leur efficacit\u00e9, par exemple sous forme de patch (<sup>Betesil\u00ae<\/sup>).<\/p>\n<p>En principe, une corticoth\u00e9rapie ininterrompue au-del\u00e0 d&#8217;un mois n&#8217;est pas recommand\u00e9e, d&#8217;une part en raison de l&#8217;atrophie et d&#8217;autres effets secondaires cutan\u00e9s, d&#8217;autre part en raison de l&#8217;absorption et du risque d&#8217;atrophie corticosurr\u00e9nale. Comme alternative aux corticost\u00e9ro\u00efdes, les inhibiteurs topiques de la calcineurine, le tacrolimus ou le pim\u00e9crolimus (<sup>Protopic\u00ae<\/sup>, <sup>Elidel\u00ae<\/sup>), sont appropri\u00e9s dans les zones intertrigineuses (psoriasis invers\u00e9).<\/p>\n<h2 id=\"phototherapie\">Phototh\u00e9rapie<\/h2>\n<p>La phototh\u00e9rapie occupe une place importante dans le traitement du psoriasis mod\u00e9r\u00e9 et s\u00e9v\u00e8re. Elle est simple \u00e0 utiliser, cosm\u00e9tiquement acceptable, peu contraignante et peu co\u00fbteuse. Enfin, elle peut \u00eatre avantageusement combin\u00e9e avec des traitements topiques. Aujourd&#8217;hui, on utilise surtout des lampes UVB qui \u00e9mettent 311&nbsp;nm [2]. Les rayons UVA de grande longueur d&#8217;onde peuvent \u00e9galement \u00eatre tr\u00e8s efficaces lorsqu&#8217;ils sont associ\u00e9s \u00e0 des psoral\u00e8nes photosensibilisants et \u00e0 des r\u00e9tino\u00efdes [3].<\/p>\n<h2 id=\"therapie-systemique\">Th\u00e9rapie syst\u00e9mique<\/h2>\n<p>Les traitements syst\u00e9miques sont indiqu\u00e9s dans les cas de psoriasis mod\u00e9r\u00e9s \u00e0 s\u00e9v\u00e8res qui ne peuvent pas \u00eatre suffisamment contr\u00f4l\u00e9s par les mesures locales et la phototh\u00e9rapie, ainsi que dans l&#8217;arthrite psoriasique. On distingue les traitements syst\u00e9miques standard \u00e0 base de m\u00e9thotrexate, d&#8217;acitr\u00e9tine, de ciclosporine A et d&#8217;esters d&#8217;acide fumarique des traitements \u00e0 base de produits biologiques plus r\u00e9cents.<\/p>\n<p>Le m\u00e9thotrexate (MTX) est une option rentable, mais dont les perspectives \u00e0 long terme sont limit\u00e9es. Faible dosage (7,5 \u00e0 max. 30&nbsp;mg\/semaine), le MTX se montre particuli\u00e8rement efficace dans toutes les formes pustuleuses de psoriasis, dans l&#8217;\u00e9rythrodermie psoriasique ainsi que dans l&#8217;arthrite psoriasique, mais aussi dans le psoriasis en plaques \u00e9tendu. Le MTX exerce une action antiprolif\u00e9rative et anti-inflammatoire en inhibant l&#8217;enzyme dihydrofolate r\u00e9ductase, emp\u00eachant ainsi la formation d&#8217;un m\u00e9tabolite important, l&#8217;acide t\u00e9trahydrofolique, \u00e0 partir de l&#8217;acide folique. Il entra\u00eene une am\u00e9lioration de 75% de l&#8217;atteinte superficielle du psoriasis dans environ 60% des cas (60% PASI75) [4,5]. Une r\u00e9ponse est observ\u00e9e dans les deux \u00e0 six semaines [6]. L&#8217;administration initiale est de 7,5&nbsp;mg\/semaine, la forme parent\u00e9rale est pr\u00e9f\u00e9rable en raison de la cin\u00e9tique d&#8217;absorption variable lors de l&#8217;administration orale. Au cours des deux premi\u00e8res semaines, la dose doit \u00eatre augment\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 la dose d&#8217;entretien normale de 10-15&nbsp;mg par semaine, la dose devant \u00eatre ajust\u00e9e toutes les trois \u00e0 quatre semaines. L&#8217;administration de 5&nbsp;mg d&#8217;acide folique p.o. 24-48 heures plus tard am\u00e9liore la tol\u00e9rance. Le principal inconv\u00e9nient du MTX est sa dose cumul\u00e9e limit\u00e9e \u00e0 environ 1,5&nbsp;g, qui est typiquement atteinte apr\u00e8s deux \u00e0 quatre ans. A cette limite, il est aujourd&#8217;hui recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 des dosages de procollag\u00e8ne III ou \u00e0 des biopsies du foie afin d&#8217;exclure une fibrose h\u00e9patique.<\/p>\n<p>Les r\u00e9tino\u00efdes sont des analogues de la vitamine A liposoluble vitale. Ils ont une action antiprolif\u00e9rative et immunomodulatrice. Le r\u00e9tino\u00efde syst\u00e9mique le plus utilis\u00e9, l&#8217;acitr\u00e9tine (<sup>Neotigason\u00ae<\/sup>), administr\u00e9 \u00e0 une dose de 20-75&nbsp;mg, pr\u00e9sente un PASI75 chez 25-41% des patients dans un d\u00e9lai de huit \u00e0 douze semaines [7,8]. Les doses plus faibles n&#8217;ont aucun effet. L&#8217;acitr\u00e9tine est utilis\u00e9e de pr\u00e9f\u00e9rence dans les formes pustuleuses du psoriasis et dans l&#8217;\u00e9rythrodermie psoriasique. La dose initiale est g\u00e9n\u00e9ralement de 0,5-1&nbsp;mg\/kg\/j. Apr\u00e8s r\u00e9ponse, la dose peut \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 0,3-0,5&nbsp;mg\/kg\/j en traitement d&#8217;entretien. En raison des effets secondaires fr\u00e9quents, bien que g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9versibles, et de l&#8217;inf\u00e9riorit\u00e9 du m\u00e9dicament en monoth\u00e9rapie par rapport aux autres pr\u00e9parations, il n&#8217;est pratiquement utilis\u00e9 qu&#8217;en association pour la photochimioth\u00e9rapie. Dans ce cas, des taux de r\u00e9mission de plus de 94% sont atteints [3]. Dans tous les cas, les patientes doivent \u00eatre inform\u00e9es de l&#8217;effet t\u00e9ratog\u00e8ne et une anticonception efficace est obligatoire pendant deux ans.<\/p>\n<p>La ciclosporine A (Sandimmun <sup>Neoral\u00ae<\/sup>), un peptide gastro-r\u00e9sistant d\u00e9riv\u00e9 de la moisissure du sol Tolypocladium inflatum, inhibe les facteurs de transcription nucl\u00e9aires dans les lymphocytes T. Elle est utilis\u00e9e dans le traitement de la maladie d&#8217;Alzheimer. On obtient ainsi une immunosuppression cellulaire rapide. Avec une administration orale de 2,5-3&nbsp;mg\/kgKG\/d en deux doses uniques (dose la plus faible d\u00e9crite pour un traitement \u00e0 long terme [9,10]), un PASI75 est atteint dans 50-70% des cas apr\u00e8s 8-16&nbsp;semaines de traitement [11,12]. La ciclosporine A pr\u00e9sente l&#8217;inconv\u00e9nient de nombreux effets secondaires, dont le d\u00e9veloppement d&#8217;une hypertension art\u00e9rielle, d&#8217;une insuffisance r\u00e9nale, de tremblements, d&#8217;infections et d&#8217;une hypertrichose. La plupart du temps, il ne peut pas \u00eatre utilis\u00e9 plus de quelques mois, c&#8217;est pourquoi il ne convient g\u00e9n\u00e9ralement pas comme traitement \u00e0 long terme pour les personnes atteintes de psoriasis. Aujourd&#8217;hui, il est principalement utilis\u00e9 comme traitement de secours dans les situations o\u00f9 l&#8217;\u00e9tat de la peau doit \u00eatre am\u00e9lior\u00e9 rapidement (dans les quatre semaines), comme dans le cas du psoriasis \u00e9rythrodermique.<\/p>\n<p>Depuis leur mise au point par le chimiste Schweckendiek, lui-m\u00eame atteint de psoriasis, les esters d&#8217;acide fumarique (<sup>Fumaderm\u00ae<\/sup>) ont fait la preuve de leur efficacit\u00e9 dans des \u00e9tudes en double aveugle [13\u201315]. Cette classe de substances est un sous-produit du cycle du citrate et pr\u00e9sente l&#8217;avantage d&#8217;un profil d&#8217;action tr\u00e8s s\u00fbr, bien qu&#8217;elle se manifeste souvent par des effets secondaires g\u00eanants lors de l&#8217;initiation du traitement, tels que flush, c\u00e9phal\u00e9es, naus\u00e9es, diarrh\u00e9e et lymphop\u00e9nie passag\u00e8re. Mais s&#8217;il est tol\u00e9r\u00e9, il peut \u00eatre pris pendant des d\u00e9cennies et supprimer compl\u00e8tement le psoriasis. Le PASI75 est atteint par 50 \u00e0 70% des patients apr\u00e8s 16 semaines [13\u201315]. Il n&#8217;est pas autoris\u00e9 en Suisse, mais peut \u00eatre obtenu facilement aupr\u00e8s de pharmacies internationales apr\u00e8s obtention d&#8217;une garantie de prise en charge par la caisse d&#8217;assurance maladie.<\/p>\n<h2 id=\"biologics\">Biologics<\/h2>\n<p>Le psoriasis \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9 comme une maladie immunitaire \u00e0 m\u00e9diation par les cellules T, dans laquelle les cytokines jouent \u00e9galement un r\u00f4le essentiel, il en r\u00e9sulte des cibles sp\u00e9cifiques pour le traitement. Les produits biologiques, \u00e0 savoir les anticorps recombinants ou les r\u00e9cepteurs solubles, peuvent inhiber efficacement les cytokines activant les lymphocytes T. Ils peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s dans le traitement du cancer du sein. Les antagonistes du facteur de n\u00e9crose tumorale (TNF) \u03b1, l&#8217;infliximab (<sup>Remicade\u00ae<\/sup>), l&#8217;\u00e9tanercept (<sup>Enbrel\u00ae<\/sup>) et l&#8217;adalimumab (<sup>Humira\u00ae<\/sup>), l&#8217;ust\u00e9kinumab (<sup>Stelara\u00ae<\/sup>), un bloqueur de l&#8217;IL-12\/23, et le s\u00e9cukinumab (<sup>Cosentyx\u00ae<\/sup>), un antagoniste de l&#8217;IL-17A, sont actuellement autoris\u00e9s en Suisse pour le traitement du psoriasis en plaques mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re chez l&#8217;adulte, sous certaines conditions.<\/p>\n<p><strong>Antagonistes du TNF-\u03b1 :<\/strong> les produits biologiques actuellement les plus utilis\u00e9s pour le traitement du psoriasis et de l&#8217;arthrite psoriasique sont les antagonistes du TNF-\u03b1.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tanercept (<sup>Enbrel\u00ae<\/sup>) est un r\u00e9cepteur soluble du TNF-\u03b1 qui est administr\u00e9 par voie s.c.. On utilise 50&nbsp;mg par semaine, ou 50&nbsp;mg deux fois par semaine dans les cas graves. Le m\u00e9dicament entra\u00eene une am\u00e9lioration de 75% du PASI chez 30% des patients en l&#8217;espace de douze semaines [16]. Il est le seul m\u00e9dicament biologique autoris\u00e9 pour le psoriasis p\u00e9diatrique [17]. Pour l&#8217;avenir, la question se pose, en particulier pour l&#8217;arthrite psoriasique de l&#8217;enfant, de savoir dans quelle mesure un traitement pr\u00e9coce par l&#8217;\u00e9tanercept peut pr\u00e9venir une \u00e9volution destructrice et invalidante.<\/p>\n<p>L&#8217;infliximab (<sup>Remicade\u00ae<\/sup>) est un anticorps chim\u00e9rique murin-humain dirig\u00e9 contre le TNF-\u03b1, qui est administr\u00e9 en perfusion toutes les huit semaines apr\u00e8s une dose initiale suppl\u00e9mentaire. L&#8217;infliximab convient aux patients lourds, car il peut \u00eatre administr\u00e9 en fonction du poids. Actuellement, il s&#8217;agit de l&#8217;un des m\u00e9dicaments biologiques les plus efficaces, mais il pr\u00e9sente l&#8217;inconv\u00e9nient d&#8217;une diminution de l&#8217;efficacit\u00e9 \u00e0 long terme en raison de la formation d&#8217;anticorps.<\/p>\n<p>L&#8217;adalimumab (<sup>Humira\u00ae<\/sup>) est un anticorps anti-TNF-\u03b1 enti\u00e8rement humanis\u00e9, inject\u00e9 par voie s.c. toutes les deux semaines, qui combine une bonne efficacit\u00e9 et une grande autonomie du patient <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong> L&#8217;infliximab et l&#8217;adalimumab sont tous deux sup\u00e9rieurs \u00e0 l&#8217;\u00e9tanercept en termes de puissance d&#8217;action.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7094\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/abb1_dp2_s13.jpg\" style=\"height:823px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"1132\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/abb1_dp2_s13.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/abb1_dp2_s13-800x823.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/abb1_dp2_s13-120x123.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/abb1_dp2_s13-90x93.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/abb1_dp2_s13-320x329.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/abb1_dp2_s13-560x576.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p><strong>Bloqueur d&#8217;IL-12\/23 :<\/strong> l&#8217;ustekinumab (<sup>Stelara\u00ae<\/sup>), un bloqueur d&#8217;IL-12\/23, est un anticorps enti\u00e8rement humanis\u00e9 qui se lie \u00e0 la sous-unit\u00e9 commune d&#8217;IL-12 et -23. Ces cytokines sont importantes dans les r\u00e9actions immunitaires locales. Bien qu&#8217;ils soient indispensables au d\u00e9veloppement des l\u00e9sions cutan\u00e9es psoriasiques, ils ne semblent pas \u00eatre essentiels \u00e0 l&#8217;immunit\u00e9 normale, car aucun effet ind\u00e9sirable significatif n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 dans les \u00e9tudes par rapport au placebo. Les \u00e9tudes \u00e0 long terme n&#8217;ont pas non plus montr\u00e9 d&#8217;augmentation des taux d&#8217;infection, ce qui fait de ce m\u00e9dicament l&#8217;un des traitements du psoriasis les plus s\u00fbrs qui soient [18,19].<\/p>\n<p><strong>Antagoniste de l&#8217;IL-17A :<\/strong> un nouveau produit biologique a \u00e9t\u00e9 mis sur le march\u00e9 en 2015, le s\u00e9cukinumab (<sup>Cosentyx\u00ae<\/sup>), un bloqueur de l&#8217;IL-17A. L&#8217;IL-17A est un messager chimique produit, entre autres, par le sous-groupe de lymphocytes T auxiliaires Th17 et est tr\u00e8s sp\u00e9cifiquement responsable de l&#8217;inflammation locale en recrutant localement des granulocytes neutrophiles et des monocytes sur les sites de l&#8217;inflammation. L&#8217;avantage de cette inhibition s\u00e9lective de la r\u00e9ponse immunitaire est que les effets secondaires dus \u00e0 l&#8217;inhibition de ces cytokines sont limit\u00e9s. Le s\u00e9cukinumab est administr\u00e9 \u00e0 raison de 300&nbsp;mg s.c. par semaine pendant le premier mois, puis une fois par mois \u00e0 partir de la semaine 5. Deux \u00e9tudes de phase III sur le s\u00e9cukinumab dans le psoriasis mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re ont montr\u00e9 qu&#8217;une am\u00e9lioration du PASI75 \u00e0 la semaine 12 du traitement du psoriasis (par rapport \u00e0 l&#8217;\u00e9tat avant traitement) est obtenue chez 77,1-81,6% de tous les patients [20]. Une \u00e9tude comparative a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e contre un traitement par \u00e9tanercept. Dans cette \u00e9tude, seuls 44,0% des patients ont atteint un PASI75 \u00e0 la semaine 12 avec l&#8217;\u00e9tanercept, alors que le placebo a atteint ce crit\u00e8re dans moins de 5% des cas. Jusqu&#8217;\u00e0 la semaine 52, une r\u00e9ponse PASI90 a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 39% des patients sous <sup>Enbrel\u00ae<\/sup> vs 70,6% sous s\u00e9cukinumab 300&nbsp;mg. Les effets secondaires des antagonistes de l&#8217;IL-17 ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s dans des \u00e9tudes de phase III [20]. Le m\u00e9dicament a pr\u00e9sent\u00e9 un profil d&#8217;innocuit\u00e9 et d&#8217;effets secondaires similaire \u00e0 celui des anciens produits biologiques. Par rapport au placebo, une l\u00e9g\u00e8re augmentation de l&#8217;incidence des effets ind\u00e9sirables a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e pendant la p\u00e9riode d&#8217;induction, en particulier ceux de nature infectieuse non dangereuse. L&#8217;IL-17 joue un r\u00f4le cl\u00e9 dans la d\u00e9fense contre les agents microbiens cutan\u00e9o-muqueux. Ces derniers sont notamment d\u00e9fendus par les granulocytes neutrophiles, pour lesquels l&#8217;IL-17-A joue un r\u00f4le important dans la migration et la granulopo\u00ef\u00e8se. Cela explique pourquoi l&#8217;incidence des infections \u00e0 Candida non compliqu\u00e9es est plus \u00e9lev\u00e9e en fonction de la dose. Toutes les infections \u00e0 Candida ont pu \u00eatre trait\u00e9es avec des agents th\u00e9rapeutiques standard et n&#8217;ont pas entra\u00een\u00e9 d&#8217;interruption du traitement biologique. En outre, quelques neutrop\u00e9nies ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es, mais elles ont spontan\u00e9ment r\u00e9gress\u00e9.<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que le s\u00e9cukinumab constitue \u00e9galement une bonne alternative th\u00e9rapeutique dans l&#8217;arthrite psoriasique. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation utilis\u00e9 est l&#8217;ACR20, un score standard qui mesure l&#8217;am\u00e9lioration de 20 % des sympt\u00f4mes de l&#8217;arthrite psoriasique. Jusqu&#8217;\u00e0 la semaine 24, celui-ci a atteint environ 50% des patients trait\u00e9s par s\u00e9cukinumab contre 18% des patients sous placebo. Dans une deuxi\u00e8me \u00e9tude, 39% des patients trait\u00e9s par 300&nbsp;mg de s\u00e9cukinumab ont obtenu un ACR20 contre 15% dans le groupe placebo [21].<\/p>\n<h2 id=\"petites-molecules\">Petites mol\u00e9cules<\/h2>\n<p>Un autre m\u00e9dicament autoris\u00e9 en Suisse en 2015 est l&#8217;apr\u00e9milast (Otezla\u00ae), un inhibiteur de la phosphodiest\u00e9rase 4 (PDE4) de petite mol\u00e9cule administr\u00e9 par voie orale pour le traitement du psoriasis (PsO) et de l&#8217;arthrite psoriasique (PsA), qui fait partie du groupe des &#8220;petites mol\u00e9cules cibl\u00e9es&#8221;. L&#8217;inhibiteur de la PDE4, l&#8217;apr\u00e9milast, r\u00e9gule de mani\u00e8re intracellulaire la production de cytokines inflammatoires, qui jouent un r\u00f4le dans l&#8217;immunopathophysiologie de la PsO, en augmentant le taux d&#8217;AMPc intracellulaire. La production de cytokines pro-inflammatoires (telles que TNF-\u03b1, IL-23, IL-17) est r\u00e9duite, tandis que la production de cytokines anti-inflammatoires est favoris\u00e9e. Dans les \u00e9tudes ESTEEM 1 et 2, environ six fois plus de patients sous apr\u00e9milast que sous placebo ont obtenu une r\u00e9ponse PASI75 \u00e0 la semaine 16 (concr\u00e8tement, un tiers des patients sous apr\u00e9milast ont vu leur psoriasis s&#8217;am\u00e9liorer de 75% en 16 semaines). La r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 maintenue pendant 52 semaines. 22% des patients trait\u00e9s par apr\u00e9milast ont \u00e9galement obtenu une gu\u00e9rison presque compl\u00e8te de la PsO apr\u00e8s seulement 16 semaines (sPGA : 21,7% vs. 3,9%). De plus, l&#8217;apr\u00e9milast a donn\u00e9 de bons r\u00e9sultats d\u00e8s la semaine 16 dans des localisations difficiles \u00e0 traiter comme le scalp (scPGA) et l&#8217;atteinte ungu\u00e9ale (NAPSI). Les d\u00e9mangeaisons ont diminu\u00e9 davantage pendant cette p\u00e9riode que sous placebo, mais l\u00e0 encore, certains produits biologiques agissent plus rapidement et peut-\u00eatre plus fortement. La qualit\u00e9 de vie s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9e de mani\u00e8re cliniquement significative par rapport au groupe placebo (r\u00e9duction DLQI \u22655 : 70% vs. 34%) [22]. Le traitement par apr\u00e9milast a \u00e9t\u00e9 bien tol\u00e9r\u00e9 (pas d&#8217;augmentation du risque d&#8217;infection) et a donc entra\u00een\u00e9 un taux plus faible d&#8217;abandon du traitement. Les effets ind\u00e9sirables rencontr\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 les suivants : diarrh\u00e9e, naus\u00e9es, maux de t\u00eate et infections des voies respiratoires sup\u00e9rieures, g\u00e9n\u00e9ralement au cours des deux premi\u00e8res semaines de traitement. Les sympt\u00f4mes de diarrh\u00e9e ont g\u00e9n\u00e9ralement disparu sans intervention m\u00e9dicale lorsque le traitement par <sup>Otezla\u00ae<\/sup> a \u00e9t\u00e9 poursuivi, dans un d\u00e9lai de quatre semaines [22,23]. L&#8217;apr\u00e9milast est administr\u00e9 par voie intiale sous forme de titration pendant cinq jours (bo\u00eete de titration de 10\/20\/30&nbsp;mg), puis en traitement d&#8217;entretien \u00e0 30&nbsp;mg 2\u00d7\/d. Le traitement d&#8217;entretien est administr\u00e9 par voie orale. L&#8217;apr\u00e9milast peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 pour traiter l&#8217;arthrite psoriasique, comme l&#8217;a montr\u00e9 l&#8217;\u00e9tude PALACE1 (n=504). Le traitement par apr\u00e9milast a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9ponse ACR20 significativement plus \u00e9lev\u00e9e (38,1% vs 19,0%) par rapport au placebo \u00e0 la semaine 16. Le taux de r\u00e9ponse ACR20 s&#8217;est progressivement am\u00e9lior\u00e9 entre les semaines 24 et 52 pour atteindre 63% (apremilast 20 mg BID) et 55% (apremilast 30&nbsp;mg BID). L&#8217;apr\u00e9milast a \u00e9galement montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes de la PsA (gonflement, douleur, enth\u00e9site, dactylite), de la capacit\u00e9 fonctionnelle physique et de la qualit\u00e9 de vie (SF36, HAQ-DI). Les am\u00e9liorations des param\u00e8tres pertinents ont \u00e9t\u00e9 maintenues jusqu&#8217;\u00e0 la semaine 52 [23].<\/p>\n<h2 id=\"perspectives\">Perspectives<\/h2>\n<p>Les progr\u00e8s de l&#8217;immunologie dans la compr\u00e9hension de la pathogen\u00e8se du psoriasis, le d\u00e9veloppement de m\u00e9dicaments \u00e0 s\u00e9lectivit\u00e9 accrue et la reconnaissance du caract\u00e8re syst\u00e9mique du psoriasis ont permis d&#8217;am\u00e9liorer la th\u00e9rapie. En m\u00eame temps, elle est devenue plus compliqu\u00e9e. En particulier, l&#8217;int\u00e9gration des produits biologiques et des petites mol\u00e9cules dans le traitement du psoriasis s\u00e9v\u00e8re a entra\u00een\u00e9 un changement de paradigme en dermatologie : La peau fait d\u00e9sormais \u00e0 nouveau partie de l&#8217;ensemble du corps, qui est tout autant touch\u00e9 par le psoriasis au niveau psychique, cardiovasculaire ou musculo-squelettique que le t\u00e9gument. Les \u00e9tudes cliniques sur les m\u00e9dicaments biologiques ont notamment attir\u00e9 l&#8217;attention sur les instruments de mesure de la qualit\u00e9 de vie, qui constituent une autre mesure de la r\u00e9ussite du traitement. Nous sommes impatients de voir dans quelle mesure l&#8217;utilisation des produits biologiques aura un impact positif \u00e0 long terme sur les comorbidit\u00e9s et l&#8217;esp\u00e9rance de vie. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une clinique ou d&#8217;un cabinet de dermatologie, l&#8217;indication m\u00e9dicale et l&#8217;absence d&#8217;alternatives th\u00e9rapeutiques r\u00e9elles moins co\u00fbteuses sont d\u00e9terminantes dans chaque cas. Le psoriasis et l&#8217;arthrite psoriasique doivent \u00eatre trait\u00e9s par une \u00e9quipe compos\u00e9e de dermatologues, de rhumatologues et de m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes.<\/p>\n<p>Il est essentiel d&#8217;identifier pr\u00e9cocement et de traiter efficacement \u00e0 la fois les manifestations cutan\u00e9es du psoriasis et les comorbidit\u00e9s li\u00e9es au psoriasis.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Jemec GB, et al : A new scalp formulation of calcipotriene plus betamethasone compared to its active ingredients and the vehicle in the treatment of scalp psoriasis. Un essai randomis\u00e9, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9. J Am Acad Dermatol 2008 ; 59 : 455-463.<\/li>\n<li>Barbagallo J, et al : Narrowband UVB phototherapy for the treatment of psoriasis. Une revue et mise \u00e0 jour. Cutis 2001 ; 68 : 345-347.<\/li>\n<li>Saurat JH, et al : \u00c9tude multicentrique randomis\u00e9e en double aveugle comparant l&#8217;acitr\u00e9tine-PUVA, l&#8217;\u00e9tr\u00e9tinate-PUVA et le placebo-PUVA dans le traitement du psoriasis s\u00e9v\u00e8re. Dermatologica 1988 ; 177 : 218-224.<\/li>\n<li>Heydendael VM, et al : Methotrexate versus cyclosporine dans le psoriasis en plaques chronique mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. N Engl J Med 2003 ; 349 : 658-665.<\/li>\n<li>Nyfors A : Benefits and adverse drug experiences during long-term methotrexate treatment of 248 psoriatics. Dan Med Bull 1978 ; 25 : 208-211.<\/li>\n<li>Tr\u00fceb RM : Recommandations de consensus sur le m\u00e9thotrexate. Gebro Pharma 2008.<\/li>\n<li>van de Kerkhof PC, et al : The effect of addition of calcipotriol ointment (50 micrograms\/g) to acitretin therapy in psoriasis. Br J Dermatol 1998 ; 138 : 84-89.<\/li>\n<li>Gupta AK, et al : Side-effect profile of acitretin therapy in psoriasis. J Am Acad Dermatol 1989 ; 20 : 1088-1093.<\/li>\n<li>Griffiths CE, et al : Clearance of psoriasis with low dose cyclosporin. Br Med J (Clin Res Ed) 1986 ; 293 : 731-732.<\/li>\n<li>Lowe NJ, et al : Traitement \u00e0 long terme \u00e0 faible dose de cyclosporine pour le psoriasis s\u00e9v\u00e8re. Effets sur la fonction et la structure r\u00e9nales. J Am Acad Dermatol 1996 ; 35 : 710-719.<\/li>\n<li>Koo J : Une \u00e9tude randomis\u00e9e en double aveugle comparant l&#8217;efficacit\u00e9, la s\u00e9curit\u00e9 et la dose optimale de deux formulations de cyclosporine, N\u00e9oral et Sandimmun, chez des patients atteints de psoriasis s\u00e9v\u00e8re. Groupe d&#8217;\u00e9tude OLP302. Br J Dermatol 1998 ; 139 : 88-95.<\/li>\n<li>Laburte C, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de la cyclosporine A orale (CyA ; Sandimmun) pour le traitement \u00e0 long terme du psoriasis en plaques s\u00e9v\u00e8re chronique. Br J Dermatol 1994 ; 130 : 366-375.<\/li>\n<li>Altmeyer PJ, et al : Effet antipsoriasique des d\u00e9riv\u00e9s de l&#8217;acide fumarique. R\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude multicentrique en double aveugle chez 100 patients. J Am Acad Dermatol 1994 ; 30 : 977-981.<\/li>\n<li>Gollnick H, et al : Le calcipotriol topique plus acide fumarique oral est plus efficace et agit plus rapidement que la monoth\u00e9rapie par acide fumarique oral dans le traitement du psoriasis vulgaire en plaques chronique s\u00e9v\u00e8re. Dermatology 2002 ; 205 : 46-53.<\/li>\n<li>Altmeyer P, Hartwig R, Matthes U : [Efficacit\u00e9 et profil de s\u00e9curit\u00e9 des esters d&#8217;acide fumarique dans le traitement oral \u00e0 long terme du psoriasis vulgaire s\u00e9v\u00e8re r\u00e9fractaire au traitement. A study of 83 patients]. Dermatologue 1996 ; 47 : 190-196.<\/li>\n<li>Gottlieb AB, et al : A randomized trial of etanercept as monotherapy for psoriasis. Arch Dermatol 2003 ; 139 : 1627-1632 ; discussion 32.<\/li>\n<li>Paller AS, et al : Traitement \u00e0 l&#8217;\u00e9tanercept pour les enfants et adolescents atteints de psoriasis en plaques. N Engl J Med 2008 ; 358 : 241-251.<\/li>\n<li>Leonardi CL, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;ustekinumab, un anticorps monoclonal humain contre l&#8217;interleukine-12\/23, chez les patients atteints de psoriasis : 76-week results from a randomised, double-blind, placebo-controlled trial (PHOENIX 1). Lancet 2008 ; 371 : 1665-1674.<\/li>\n<li>Papp KA, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;ustekinumab, un anticorps monoclonal humain contre l&#8217;interleukine-12\/23, chez les patients atteints de psoriasis : 52-week results from a randomised, double-blind, placebo-controlled trial (PHOENIX 2). Lancet 2008 ; 371 : 1675-1684.<\/li>\n<li>Langley RG, et al : Secukinumab in plaque psoriasis-results of two phase 3 trials. N Engl J Med 2014 ; 371 : 326-338.<\/li>\n<li>McInnes IB, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 du secukinumab, un anticorps monoclonal enti\u00e8rement humain anti-interleukine-17A, chez les patients atteints d&#8217;arthrite psoriasique mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re : un essai de 24 semaines, randomis\u00e9, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9 par placebo, phase II de preuve de concept. Ann Rheum Dis 2014 ; 73 : 349-356.<\/li>\n<li>Papp K, et al : Apremilast, un inhibiteur oral de la phosphodiest\u00e9rase 4 (PDE4), chez les patients atteints de psoriasis en plaques mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. R\u00e9sultats d&#8217;un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 de phase III (Efficacy and Safety Trial Evaluating the Effects of Apremilast in Psoriasis [ESTEEM] 1). J Am Acad Dermatol 2015 ; 73 : 37-49.<\/li>\n<li>Schafer PH, et al : L&#8217;impact pharmacodynamique de l&#8217;apremilast, un inhibiteur oral de la phosphodiest\u00e9rase 4, sur les niveaux de circulation des biomarqueurs inflammatoires chez les patients atteints d&#8217;arthrite psoriasique. R\u00e9sultats de sous-\u00e9tude d&#8217;un essai de phase III, randomis\u00e9 et contr\u00f4l\u00e9 par placebo (PALACE 1). J Immunol Res 2015 ; 2015 : 906349.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>PRATIQUE DERMATOLOGIQUE 2016 : 26(2) : 10-16<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les th\u00e9rapies syst\u00e9miques du psoriasis ont beaucoup \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Auparavant, on utilisait g\u00e9n\u00e9ralement la phototh\u00e9rapie ou les traitements syst\u00e9miques conventionnels comme le m\u00e9thotrexate, l&#8217;acitr\u00e9tine, la ciclosporine A et&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":56284,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Psoriasis - Options th\u00e9rapeutiques actuelles","footnotes":""},"category":[11362,11531,11505,11549],"tags":[17579,23393,20611,12945,14035,12608],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341597","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dermatologie-et-venerologie","category-formation-continue","category-rhumatologie","category-rx-fr","tag-ains","tag-inhibiteurs-de-leca","tag-phototherapie-fr","tag-psoriasis-fr","tag-psoriasis-fr-2","tag-therapie-systemique","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-30 15:05:00","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341604,"slug":"la-terapia-della-psoriasi-e-oggi-piu-efficace-ma-anche-piu-complicata","post_title":"La terapia della psoriasi \u00e8 oggi pi\u00f9 efficace, ma anche pi\u00f9 complicata.","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/la-terapia-della-psoriasi-e-oggi-piu-efficace-ma-anche-piu-complicata\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341611,"slug":"a-terapia-da-psoriase-e-mais-eficaz-hoje-em-dia-mas-tambem-mais-complicada","post_title":"A terapia da psor\u00edase \u00e9 mais eficaz hoje em dia, mas tamb\u00e9m mais complicada","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-terapia-da-psoriase-e-mais-eficaz-hoje-em-dia-mas-tambem-mais-complicada\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341615,"slug":"la-terapia-de-la-psoriasis-es-hoy-mas-eficaz-pero-tambien-mas-complicada","post_title":"La terapia de la psoriasis es hoy m\u00e1s eficaz, pero tambi\u00e9n m\u00e1s complicada","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-terapia-de-la-psoriasis-es-hoy-mas-eficaz-pero-tambien-mas-complicada\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341597","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341597"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341597\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/56284"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341597"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341597"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341597"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341597"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}