{"id":341652,"date":"2016-04-11T03:00:00","date_gmt":"2016-04-11T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/mise-a-jour-sur-le-diagnostic-et-le-traitement-de-la-sla\/"},"modified":"2016-04-11T03:00:00","modified_gmt":"2016-04-11T01:00:00","slug":"mise-a-jour-sur-le-diagnostic-et-le-traitement-de-la-sla","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/mise-a-jour-sur-le-diagnostic-et-le-traitement-de-la-sla\/","title":{"rendered":"Mise \u00e0 jour sur le diagnostic et le traitement de la SLA"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;esp\u00e9rance et la qualit\u00e9 de vie des personnes atteintes de SLA peuvent \u00eatre am\u00e9lior\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 un traitement moderne. La volont\u00e9 du patient est primordiale et doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 chaque fois. Il n&#8217;y a pas de nouveaut\u00e9s en mati\u00e8re de traitement m\u00e9dicamenteux &#8211; le riluzole doit \u00eatre commenc\u00e9 t\u00f4t. Au d\u00e9but de la maladie, il est utile de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation d\u00e9taill\u00e9e dans le cadre hospitalier d&#8217;une clinique neurologique. La poursuite du traitement dans des centres sp\u00e9cialis\u00e9s au cours de l&#8217;\u00e9volution de la maladie est recommand\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique (SLA), qui est la maladie du motoneurone la plus fr\u00e9quente, se caract\u00e9rise par la destruction progressive des cellules nerveuses du syst\u00e8me moteur. Les premiers motoneurones de la voie pyramidale et les deuxi\u00e8mes motoneurones des cellules de la corne ant\u00e9rieure sont typiquement concern\u00e9s. Les signes du premier ou du deuxi\u00e8me motoneurone peuvent \u00eatre pr\u00e9dominants. L&#8217;\u00e9ventail des maladies du motoneurone comprend d&#8217;autres maladies telles que la scl\u00e9rose lat\u00e9rale primaire (SLA) ou l&#8217;amyotrophie spinale (SMA), qui ne touchent respectivement que le premier ou le deuxi\u00e8me nerf moteur. deuxi\u00e8me motoneurone.<\/p>\n<p>L&#8217;incidence de la SLA est rare par rapport \u00e0 d&#8217;autres maladies. L&#8217;incidence est tout de m\u00eame d&#8217;environ 2\/100 000 habitants, ce qui n&#8217;est que l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieur \u00e0 l&#8217;incidence de la scl\u00e9rose en plaques, par exemple. En revanche, la pr\u00e9valence est tr\u00e8s faible, de 3 \u00e0 8\/100 000 habitants [1]. Cela refl\u00e8te indirectement la courte survie moyenne des patients apr\u00e8s le diagnostic, qui n&#8217;est que de deux \u00e0 quatre ans dans la majorit\u00e9 des cas. Il est toutefois int\u00e9ressant de noter qu&#8217;environ 10% des patients ont une \u00e9volution beaucoup plus lente, avec une survie sup\u00e9rieure \u00e0 dix ans.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 un traitement de soutien moderne et maximal, il est d\u00e9sormais possible de prolonger consid\u00e9rablement la survie des malades et d&#8217;am\u00e9liorer leur qualit\u00e9 de vie, du moins en ce qui concerne les sympt\u00f4mes essentiels tels que la douleur, la faim et la d\u00e9tresse respiratoire. Mais \u00e0 la lumi\u00e8re de l&#8217;am\u00e9lioration des possibilit\u00e9s m\u00e9dicales, il est tr\u00e8s important de toujours placer le souhait de la personne concern\u00e9e au centre des d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques [2]. Pour cela, il convient de r\u00e9diger tr\u00e8s t\u00f4t des directives anticip\u00e9es d\u00e9taill\u00e9es, qui devront \u00eatre revues au fur et \u00e0 mesure de l&#8217;\u00e9volution de la maladie.<\/p>\n<h2 id=\"principes-de-diagnostic\">Principes de diagnostic<\/h2>\n<p>Les pierres angulaires du diagnostic de la SLA restent l&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;examen clinique. Lorsqu&#8217;elles sont effectu\u00e9es par un neurologue exp\u00e9riment\u00e9, elles fournissent g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9j\u00e0 des indications claires sur la pr\u00e9sence d&#8217;une l\u00e9sion progressive du premier et\/ou du deuxi\u00e8me motoneurone. Ce seul \u00e9l\u00e9ment permet de diagnostiquer une SLA probable ou certaine selon les crit\u00e8res de diagnostic en vigueur [3]. Les r\u00e9sultats cliniques peuvent \u00eatre \u00e9tay\u00e9s par des r\u00e9sultats \u00e9lectrophysiologiques, qui sont d\u00e9sormais de plus en plus pris en compte dans l&#8217;algorithme de diagnostic<strong> (Fig.&nbsp;1)<\/strong> [4].<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6961\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/abb1_np2_s27.png\" style=\"height:392px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"539\"><\/p>\n<p>\nMalheureusement, les crit\u00e8res actuels ne permettent souvent de poser un diagnostic s\u00fbr que tardivement dans l&#8217;\u00e9volution de la maladie, ce qui peut, d&#8217;une part, inqui\u00e9ter les prescripteurs, les patients et leurs proches et, d&#8217;autre part, ne constitue pas une bonne base pour des \u00e9tudes scientifiques. C&#8217;est pourquoi la r\u00e9vision des crit\u00e8res de diagnostic reste d&#8217;une grande importance.<\/p>\n<p>Une t\u00e2che diagnostique essentielle consiste \u00e0 exclure tout diagnostic diff\u00e9rentiel susceptible de provoquer une constellation de sympt\u00f4mes comparable. Celles-ci sont clairement r\u00e9sum\u00e9es dans les lignes directrices actuelles de l&#8217;EFNS [2]. A titre d&#8217;exemple, l&#8217;association pas si rare d&#8217;une st\u00e9nose du canal rachidien cervical et d&#8217;une polyneuropathie peut tout \u00e0 fait fournir la combinaison de signes du premier et du deuxi\u00e8me motoneurone n\u00e9cessaire au diagnostic de la SLA. Une \u00e9valuation hospitali\u00e8re dans une clinique neurologique au d\u00e9but de la maladie a fait ses preuves, afin de disposer de suffisamment d&#8217;espace et de temps pour l&#8217;\u00e9valuation clinique, l&#8217;exclusion des diagnostics diff\u00e9rentiels et la communication empathique du diagnostic.<\/p>\n<h2 id=\"examen-clinique\">Examen clinique<\/h2>\n<p>L&#8217;examen clinique vise d&#8217;abord \u00e0 rechercher des signes d&#8217;atteinte du premier et du deuxi\u00e8me motoneurone dans les quatre r\u00e9gions du corps (bulbaire, membres sup\u00e9rieurs, tronc, membres inf\u00e9rieurs). Les signes du premier motoneurone comprennent la spasticit\u00e9, le clonisme, l&#8217;hyperr\u00e9flexie et les ph\u00e9nom\u00e8nes de d\u00e9sinhibition centrale. Les signes cliniques du deuxi\u00e8me motoneurone sont principalement des fasciculations et des atrophies. En outre, il convient de rechercher des signes atypiques lors de l&#8217;examen clinique.<\/p>\n<p>Par exemple, l&#8217;implication des muscles oculaires ou l&#8217;absence de progression orientent le regard vers d&#8217;autres diagnostics. En revanche, les troubles de la sensibilit\u00e9 n&#8217;excluent pas compl\u00e8tement une SLA, mais ils doivent certainement eux aussi donner lieu \u00e0 un examen approfondi des diagnostics diff\u00e9rentiels.<\/p>\n<h2 id=\"electrophysiologie\">\u00c9lectrophysiologie<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9lectroneurographie (ENG) permet d&#8217;exclure une polyneuropathie. \u00c0 l&#8217;\u00e9lectromyographie (EMG), une constellation de sympt\u00f4mes comprenant des signes de l\u00e9sions aigu\u00ebs, subaigu\u00ebs et \u00e9ventuellement chroniques est typique de la SLA, refl\u00e9tant l&#8217;\u00e9volution de la maladie et la capacit\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9e des axones p\u00e9riph\u00e9riques \u00e0 se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer. Outre la recherche d&#8217;une activit\u00e9 spontan\u00e9e pathologique sur le muscle au repos, une attention particuli\u00e8re est accord\u00e9e \u00e0 la stabilit\u00e9 et \u00e0 la taille des unit\u00e9s motrices dans l&#8217;analyse du potentiel individuel. Un r\u00e9sultat pathologique appropri\u00e9 \u00e0 l&#8217;EMG est un \u00e9l\u00e9ment essentiel du diagnostic de la SLA et peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un signe clinique selon les crit\u00e8res de diagnostic modifi\u00e9s [4].<\/p>\n<p>Les potentiels \u00e9voqu\u00e9s moteurs peuvent d\u00e9tecter des l\u00e9sions subcliniques de la voie pyramidale. Les m\u00e9thodes de quantification des unit\u00e9s motrices (estimation du nombre d&#8217;unit\u00e9s motrices) sont des m\u00e9thodes encore plus scientifiques. Ces m\u00e9thodes pourraient rev\u00eatir une importance croissante, notamment pour l&#8217;\u00e9volution de la maladie et donc pour les \u00e9tudes cliniques [5].<\/p>\n<h2 id=\"imagerie\">Imagerie<\/h2>\n<p>La place de l&#8217;\u00e9chographie dans le diagnostic de la SLA augmente depuis quelques ann\u00e9es, m\u00eame s&#8217;il est peu probable que cette m\u00e9thode atteigne l&#8217;importance qu&#8217;elle a dans les maladies nerveuses p\u00e9riph\u00e9riques. L&#8217;\u00e9chographie nerveuse peut surtout aider \u00e0 exclure des diagnostics diff\u00e9rentiels pertinents tels que les neuropathies \u00e0 m\u00e9diation immunitaire. Les ultrasons permettent \u00e9galement d&#8217;examiner les muscles. Pour la d\u00e9tection des fasciculations, l&#8217;\u00e9chographie musculaire, avec une excellente sensibilit\u00e9 mais une sp\u00e9cificit\u00e9 un peu plus faible, pourra peut-\u00eatre \u00e0 l&#8217;avenir remplacer, du moins en partie, l&#8217;\u00e9lectromyographie, notamment pour les examens d&#8217;\u00e9volution [6]. L&#8217;IRM est surtout importante pour exclure les diagnostics diff\u00e9rentiels. Dans la plupart des cas, le cerveau et l&#8217;ensemble de la colonne vert\u00e9brale sont repr\u00e9sent\u00e9s. En outre, les muscles et les nerfs p\u00e9riph\u00e9riques peuvent \u00e9galement \u00eatre visualis\u00e9s, bien que l&#8217;accent soit encore une fois mis sur le domaine scientifique plut\u00f4t que sur la pratique clinique.<br \/>\nse trouve.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-genetique\">Diagnostic g\u00e9n\u00e9tique<\/h2>\n<p>Le diagnostic g\u00e9n\u00e9tique de la SLA s&#8217;est enrichi de plusieurs aspects au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Pendant de nombreuses ann\u00e9es, on a recherch\u00e9 en particulier des mutations dans le g\u00e8ne de la superoxyde dismutase SOD1 de Cu\/Zn, qui sont responsables d&#8217;environ 10 \u00e0 15% des cas familiaux de SLA. Paradoxalement, il existe des familles dans lesquelles la d\u00e9tection de la mutation n&#8217;est pas corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 l&#8217;apparition de la maladie, ce qui indique qu&#8217;il doit exister d&#8217;autres facteurs ou g\u00e8nes responsables de la maladie [7]. Entre-temps, un nouveau locus important a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 : le g\u00e8ne C9orf72. Des mutations dans ce g\u00e8ne sont responsables d&#8217;environ 25% des cas familiaux et d&#8217;environ 10% des cas sporadiques. Il est int\u00e9ressant de noter que des mutations dans ce g\u00e8ne existent \u00e9galement dans une proportion similaire de cas de d\u00e9mence fronto-temporale, ce qui illustre le lien entre les deux maladies, y compris au niveau g\u00e9n\u00e9tique [8].<\/p>\n<p>Des tests g\u00e9n\u00e9tiques des mutations les plus courantes sont aujourd&#8217;hui disponibles dans le commerce. Il est d&#8217;autant plus important de souligner que le diagnostic g\u00e9n\u00e9tique doit \u00eatre confi\u00e9 \u00e0 des mains exp\u00e9riment\u00e9es, en particulier dans le cas de la SLA. Elle ne devrait \u00eatre demand\u00e9e qu&#8217;apr\u00e8s un examen approfondi et des conseils de neurologues et de g\u00e9n\u00e9ticiens humains familiaris\u00e9s avec la maladie, car le r\u00e9sultat peut, dans certaines circonstances, avoir une grande pertinence, notamment pour les conseils aux membres de la famille asymptomatiques.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6962 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/tab1_np2_s28.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/818;height:595px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"818\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"diagnostics-supplementaires\">Diagnostics suppl\u00e9mentaires<\/h2>\n<p>En cas de suspicion de troubles cognitifs, un test neuropsychologique est recommand\u00e9. Selon la dur\u00e9e de la maladie, jusqu&#8217;\u00e0 50% des patients atteints de SLA d\u00e9veloppent des sympt\u00f4mes dysex\u00e9cutifs, et chez environ 15% d&#8217;entre eux, un diagnostic de d\u00e9mence fronto-temporale peut \u00eatre pos\u00e9. Cette observation va \u00e0 l&#8217;encontre des doctrines ant\u00e9rieures qui ne voyaient pas d&#8217;alt\u00e9ration cognitive dans la SLA. Par ailleurs, les patients atteints de d\u00e9mence fronto-temporale doivent \u00e9galement faire l&#8217;objet d&#8217;une recherche approfondie des signes d&#8217;une maladie du motoneurone, qui est \u00e9galement fr\u00e9quente au cours de l&#8217;\u00e9volution de la maladie. Sinon, le reste du diagnostic sert essentiellement \u00e0 exclure les diagnostics diff\u00e9rentiels [2].<\/p>\n<h2 id=\"therapie-medicamenteuse\">Th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n<p>De plus, le riluzole est le seul m\u00e9dicament autoris\u00e9 pour le traitement de la SLA et il est recommand\u00e9 de le prescrire le plus t\u00f4t possible dans l&#8217;\u00e9volution de la maladie. Le m\u00e9dicament est sans danger et, outre une l\u00e9g\u00e8re fatigue, on observe rarement une augmentation des enzymes h\u00e9patiques. Le riluzole permet de ralentir quelque peu l&#8217;\u00e9volution de la maladie. En outre, d&#8217;autres traitements m\u00e9dicamenteux peuvent \u00eatre utilis\u00e9s en fonction des sympt\u00f4mes, comme par exemple l&#8217;amitriptyline ou des gouttes d&#8217;atropine en cas de salivation g\u00eanante. Les m\u00e9dicaments potentiellement s\u00e9datifs tels que les benzodiaz\u00e9pines et les opiac\u00e9s peuvent \u00eatre tr\u00e8s bien utilis\u00e9s pour traiter l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, la douleur et la dyspn\u00e9e, en tenant compte de limites th\u00e9rapeutiques relativement \u00e9troites.<\/p>\n<h2 id=\"nutrition\">Nutrition<\/h2>\n<p>La perte de poids est un marqueur pronostique n\u00e9gatif qui doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9 autant que possible. Les malades et leur famille peuvent recevoir des conseils appropri\u00e9s et des suppl\u00e9ments alimentaires peuvent \u00eatre offerts. Un suivi orthophonique rapproch\u00e9 pour d\u00e9tecter pr\u00e9cocement une dysphagie est essentiel pour que la proposition d&#8217;une alimentation ent\u00e9rale percutan\u00e9e par sonde PEG puisse \u00eatre faite le plus t\u00f4t possible. Plus la pose d&#8217;un PEG est pr\u00e9coce dans l&#8217;\u00e9volution de la maladie, plus le risque de complications est faible et plus cette mesure peut contribuer \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie et la dur\u00e9e de survie. Ce qui est important pour les personnes concern\u00e9es, c&#8217;est qu&#8217;une alimentation orale suppl\u00e9mentaire reste bien entendu possible.<\/p>\n<h2 id=\"respiration-artificielle\">Respiration artificielle<\/h2>\n<p>A tout moment de l&#8217;\u00e9volution de la maladie, il faut \u00eatre attentif aux sympt\u00f4mes d&#8217;hypoventilation, surtout nocturnes. Outre la dyspn\u00e9e, il s&#8217;agit de la somnolence diurne, des maux de t\u00eate matinaux ou de l&#8217;orthopn\u00e9e. Ces sympt\u00f4mes peuvent \u00eatre trait\u00e9s tr\u00e8s efficacement par une ventilation non invasive \u00e0 domicile, ce qui am\u00e9liore consid\u00e9rablement la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es. Ce traitement symptomatique efficace devrait \u00eatre abord\u00e9 rapidement avec toutes les personnes concern\u00e9es d\u00e8s l&#8217;apparition des sympt\u00f4mes correspondants, car il peut, comme peu d&#8217;autres traitements, am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es, du moins pendant une p\u00e9riode limit\u00e9e [9]. En revanche, la ventilation invasive n&#8217;est envisageable que pour un groupe de patients s\u00e9lectionn\u00e9s. Si, \u00e0 un moment donn\u00e9 de l&#8217;\u00e9volution de la maladie, le patient souhaite arr\u00eater la ventilation, il faut respecter ce souhait et l&#8217;accompagner en cons\u00e9quence. En g\u00e9n\u00e9ral, cette mesure entra\u00eene rapidement une<sub>r\u00e9tention de CO2<\/sub>, les patients d\u00e9c\u00e9dant dans une<sub>anesth\u00e9sie au CO2<\/sub> qui s&#8217;installe lentement.<\/p>\n<h2 id=\"autre-therapie\">Autre th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Un traitement sp\u00e9cialis\u00e9 et multiprofessionnel \u00e9troit, tel qu&#8217;il est dispens\u00e9 dans un centre SLA ou une institution similaire, est essentiel pour une prise en charge optimale des personnes atteintes de SLA. D&#8217;autre part, d&#8217;autres mesures th\u00e9rapeutiques telles que la physioth\u00e9rapie, l&#8217;ergoth\u00e9rapie et l&#8217;orthophonie peuvent \u00eatre compl\u00e9t\u00e9es de mani\u00e8re judicieuse afin de pr\u00e9server le plus longtemps possible les fonctions encore pr\u00e9serv\u00e9es, comme par exemple la capacit\u00e9 de communication.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Schweikert K : Scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique. Swiss Medical Forum 2015 ; 15 : 1068-1073.<\/li>\n<li>Andersen PM, et al : Lignes directrices de l&#8217;EFNS sur la prise en charge clinique de la scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique (SLA) &#8211; rapport r\u00e9vis\u00e9 d&#8217;un groupe de travail de l&#8217;EFNS. Eur J Neurol 2012 ; 19 : 360-375.<\/li>\n<li>Brooks BR, et al : El Escorial revisit\u00e9 : crit\u00e8res r\u00e9vis\u00e9s pour le diagnostic de la scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique. Amyotroph Lateral Scler Other Motor Neuron Disord 2000 ; 1 : 293-299.<\/li>\n<li>Carvalho MD, et al : Awaji algorithm diagnostic increases sensitivity of El Escorial criteria for ALS diagnosis. Amyotroph Lateral Scler 2009 ; 10 : 53-57.<\/li>\n<li>Schulte-Mattler WJ, et al : MUNIX &#8211; un biomarqueur prometteur dans la SLA. Neurophysiol clinique 2015 ; 46 : 186-189.<\/li>\n<li>Schreiber S, et al. : Exp\u00e9rience et place des m\u00e9thodes d&#8217;imagerie dans les changements neuromusculaires induits par la SLA. Neurophysiol clinique 2016 ; 46 : 173-181.<\/li>\n<li>Felbecker A, et al. : Quatre pedigrees familiaux SLA discordants pour deux mutations SOD1 : toutes les mutations SOD1 sont-elles pathog\u00e8nes ? J Neurol Neurosurg Psychiatry 2010 ; 81 : 572-577.<\/li>\n<li>Rohrer JD, et al : C9orf72 expansions in frontotemporal dementia and amyotrophic lateral sclerosis. Lancet Neurol 2015 ; 14 : 291-301.<\/li>\n<li>Boentert M, et al : Ventilation et gestion des s\u00e9cr\u00e9tions dans la scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique. Neurophysiol clinique 2015 ; 46 : 163-172.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(2) : 26-29<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;esp\u00e9rance et la qualit\u00e9 de vie des personnes atteintes de SLA peuvent \u00eatre am\u00e9lior\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 un traitement moderne. La volont\u00e9 du patient est primordiale et doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e \u00e0&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":55748,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique","footnotes":""},"category":[11531,11383,11549],"tags":[24476,42659,42654,42649,42665],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341652","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-neurologie-fr","category-rx-fr","tag-als-fr","tag-emg-fr","tag-eng-fr","tag-motoneuron-fr","tag-riluzole-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-16 15:28:00","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341664,"slug":"aggiornamento-sulla-diagnostica-e-sulla-terapia-della-sla","post_title":"Aggiornamento sulla diagnostica e sulla terapia della SLA","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/aggiornamento-sulla-diagnostica-e-sulla-terapia-della-sla\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341673,"slug":"actualizacao-sobre-diagnostico-e-terapia-de-als","post_title":"Actualiza\u00e7\u00e3o sobre diagn\u00f3stico e terapia de ALS","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/actualizacao-sobre-diagnostico-e-terapia-de-als\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341678,"slug":"actualizacion-sobre-el-diagnostico-y-la-terapia-de-la-ela","post_title":"Actualizaci\u00f3n sobre el diagn\u00f3stico y la terapia de la ELA","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/actualizacion-sobre-el-diagnostico-y-la-terapia-de-la-ela\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341652","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341652"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341652\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/55748"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341652"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341652"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341652"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341652"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}