{"id":341700,"date":"2016-04-05T02:00:00","date_gmt":"2016-04-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comment-augmenter-les-benefices-de-la-therapie-et-minimiser-les-risques\/"},"modified":"2016-04-05T02:00:00","modified_gmt":"2016-04-05T00:00:00","slug":"comment-augmenter-les-benefices-de-la-therapie-et-minimiser-les-risques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comment-augmenter-les-benefices-de-la-therapie-et-minimiser-les-risques\/","title":{"rendered":"Comment augmenter les b\u00e9n\u00e9fices de la th\u00e9rapie et minimiser les risques ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors du symposium sur la scl\u00e9rose en plaques qui s&#8217;est tenu \u00e0 Berne, des experts ont pass\u00e9 au crible les traitements symptomatiques et modificateurs actuels de la maladie. Les progr\u00e8s fulgurants de ces derni\u00e8res ann\u00e9es ne doivent pas faire oublier que l&#8217;adh\u00e9rence reste un pilier central du traitement de la SEP. De plus, il faut trouver des marqueurs de risque et des pr\u00e9dicteurs d&#8217;un mauvais r\u00e9sultat \u00e0 long terme. Quel est l&#8217;int\u00e9r\u00eat du concept NEDA pour la pratique clinique ? Dans le domaine du traitement symptomatique, il y a encore beaucoup de questions en suspens, mais aussi des d\u00e9veloppements qui sont porteurs d&#8217;espoir. Dans le cadre d&#8217;approches exp\u00e9rimentales, on essaie par exemple d&#8217;int\u00e9grer la vitamine D dans la th\u00e9rapie de choc \u00e0 la cortisone et d&#8217;am\u00e9liorer ainsi la r\u00e9ponse.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Andrew Chan, nouveau directeur du Centre neurologique ambulatoire universitaire (ANZ) de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne, a abord\u00e9 le th\u00e8me de l&#8217;\u00e9valuation des b\u00e9n\u00e9fices et des risques dans le traitement actuel de la SEP : &#8220;Actuellement, nous disposons de nombreuses options th\u00e9rapeutiques qui se distinguent par leur activit\u00e9, mais aussi, bien s\u00fbr, par leur profil de s\u00e9curit\u00e9. Les lignes directrices, les autorisations de mise sur le march\u00e9, les aspects \u00e9conomiques et, justement, les effets secondaires parfois graves jouent un r\u00f4le central dans notre d\u00e9cision en faveur d&#8217;un m\u00e9dicament donn\u00e9. N\u00e9anmoins, le choix reste exigeant compte tenu de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la maladie et de la difficult\u00e9 parfois \u00e0 transposer les donn\u00e9es des \u00e9tudes dans la pratique clinique quotidienne&#8221;. L&#8217;objectif doit \u00eatre un traitement adapt\u00e9 \u00e0 l&#8217;activit\u00e9\/la phase, dont les b\u00e9n\u00e9fices probables d\u00e9passent les risques. Mais c&#8217;est plus facile \u00e0 dire qu&#8217;\u00e0 faire : d&#8217;une part, il n&#8217;y a souvent pas de comparaison directe entre les traitements et, d&#8217;autre part, les donn\u00e9es \u00e0 long terme sur l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 doivent encore \u00eatre collect\u00e9es avec les nouvelles mol\u00e9cules. D&#8217;autre part, comme l&#8217;a montr\u00e9 une \u00e9tude r\u00e9trospective r\u00e9alis\u00e9e en 2010, l&#8217;adh\u00e9sion au traitement est d\u00e9terminante pour son utilit\u00e9 [1]. Seuls 4% des 1606 patients atteints de SEP trait\u00e9s par interf\u00e9ron-\u03b2 ont \u00e9t\u00e9 adh\u00e9rents pendant trois ans, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;ils avaient un Medication Possession Ratio (MPR) \u226585%. Les participants dont l&#8217;adh\u00e9rence \u00e9tait mauvaise pr\u00e9sentaient un risque relatif plus \u00e9lev\u00e9 de pouss\u00e9e, d&#8217;hospitalisation ou de pr\u00e9sentation aux urgences au cours des trois ann\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude.<\/p>\n<h2 id=\"resultats-a-long-terme\">R\u00e9sultats \u00e0 long terme<\/h2>\n<p>&#8220;Globalement, il semble qu&#8217;environ un tiers des patients atteints de scl\u00e9rose en plaques r\u00e9currente-r\u00e9mittente (SEP-RR) subissent une ou plusieurs pouss\u00e9es dans l&#8217;ann\u00e9e, malgr\u00e9 un traitement de premi\u00e8re ligne, comme le montrent les donn\u00e9es r\u00e9trospectives sur la vie r\u00e9elle [2]&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur. Dans d&#8217;autres \u00e9tudes, \u00e0 peine 9% atteignent apr\u00e8s dix ans ce que l&#8217;on appelle une &#8220;no evidence of disease activity&#8221; (NEDA 3) [3], d\u00e9finie par trois param\u00e8tres : absence de pouss\u00e9e, absence de progression de l&#8217;EDSS, absence d&#8217;activit\u00e9 IRM (dans le cas de NEDA-4, l&#8217;atrophie c\u00e9r\u00e9brale est un param\u00e8tre suppl\u00e9mentaire). La question est maintenant de savoir si cela est r\u00e9ellement significatif. Quelle est la pertinence r\u00e9elle de chaque facteur pour l&#8217;outcome \u00e0 long terme ? Un groupe d&#8217;\u00e9tude espagnol a montr\u00e9 qu&#8217;une pouss\u00e9e dans l&#8217;ann\u00e9e n&#8217;augmentait probablement pas de mani\u00e8re significative la probabilit\u00e9 d&#8217;une augmentation d&#8217;au moins deux points sur l&#8217;\u00e9chelle Expanded Disability Status Scale (EDSS) apr\u00e8s huit ans. En revanche, les facteurs suivants s&#8217;\u00e9taient r\u00e9v\u00e9l\u00e9s \u00eatre des pr\u00e9dicteurs \u00e0 1 an : \u22651 point sur l&#8217;EDSS (hazard ratio 2,4), nouvelles l\u00e9sions actives (HR 2,1), \u22653 nouvelles l\u00e9sions T2 (HR 2,9), \u22651 l\u00e9sion enrichie en gadolinium (HR 2,1), 1 pouss\u00e9e plus 1 l\u00e9sion enrichie en gadolinium (HR 3,5), score de Rio (HR 3,3). &#8220;Il convient de noter que ces donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 recueillies sp\u00e9cifiquement pour chaque substance (interf\u00e9ron-\u03b2) et qu&#8217;elles n\u00e9cessitent bien entendu une validation ind\u00e9pendante&#8221;, a indiqu\u00e9 le conf\u00e9rencier.<\/p>\n<p>Une autre question est la suivante : NEDA enregistre-t-il vraiment tout ce que nous devons savoir ? Le facteur &#8220;d\u00e9ficience cognitive&#8221;, par exemple, est \u00e9galement li\u00e9 \u00e0 la progression de l&#8217;EDSS. Si des d\u00e9ficits cognitifs sont constat\u00e9s lors d&#8217;un nouveau diagnostic de RRMS, la probabilit\u00e9 d&#8217;obtenir un score EDSS d&#8217;au moins 4 apr\u00e8s dix ans est multipli\u00e9e par plus de trois selon les \u00e9tudes (HR 3,18 ; p&lt;0,001) [4]. &#8220;L&#8217;absence d&#8217;activit\u00e9 de la maladie est en principe un concept utile, car il nous rappelle sans cesse de v\u00e9rifier la th\u00e9rapie et de l&#8217;adapter si n\u00e9cessaire. Il s&#8217;agit d&#8217;un objectif vers lequel nous pouvons nous orienter dans un premier temps. La r\u00e9\u00e9valuation constante est cependant un point central&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Chan.<\/p>\n<p>Afin de mieux \u00e9valuer le risque \u00e0 long terme d&#8217;un traitement, des recherches intensives sont actuellement men\u00e9es sur les marqueurs de risque. Lors de l&#8217;ECTRIMS de l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re, des donn\u00e9es sur le fumarate de dim\u00e9thyle ont montr\u00e9 que la lymphop\u00e9nie \u00e9tait un probl\u00e8me : La lymphop\u00e9nie pr\u00e9coce, d\u00e9finie par un taux de lymphocytes abaiss\u00e9 au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e de traitement &lt;500\/\u00b5l, augmente le risque de rester aussi nettement lymphop\u00e9nique de mani\u00e8re durable (&gt;6 mois) [5]. Un algorithme de suivi possible sous fumarate de dim\u00e9thyle pourrait \u00eatre<\/p>\n<ul>\n<li>un examen clinique tous les trois mois<\/li>\n<li>une IRM initiale<\/li>\n<li>la premi\u00e8re ann\u00e9e : h\u00e9mogramme diff\u00e9rentiel toutes les six \u00e0 huit semaines, puis tous les trois mois.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En cas de lymphop\u00e9nie de grade 3, il convient de suspendre le traitement, et en cas de grade 2, de r\u00e9aliser un bilan sanguin diff\u00e9rentiel toutes les quatre semaines. &#8220;Avec des biomarqueurs non valid\u00e9s, par exemple des sous-populations lymphocytaires ou des anticorps anti-JCV sous fumarate de dim\u00e9thyle ou fingolimod, la vigilance clinique est en principe toujours de mise&#8221;, a averti le Pr Chan.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-symptomatique\">Traitement symptomatique<\/h2>\n<p><strong>Traitement des pouss\u00e9es :<\/strong>  Le Dr Christian Kamm, m\u00e9decin-chef de la clinique universitaire de neurologie de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne, a notamment parl\u00e9 du traitement des pouss\u00e9es : le traitement par glucocortico\u00efdes \u00e0 haute dose se fait avec Solu-Medrol<sup>\u00ae<\/sup>soit par voie i.v. 500&nbsp;mg\/j pendant 5 jours avec une d\u00e9croissance per os (prednisone 3 jours 100, 50, 25 et 12,5&nbsp;mg) ou i.v. 1000&nbsp;mg\/d pendant trois jours sans diminution per os. Si les sympt\u00f4mes graves persistent malgr\u00e9 le traitement ci-dessus, il est possible de prolonger l&#8217;administration i.v. de m\u00e9thylprednisolone (1&nbsp;g\/j) jusqu&#8217;\u00e0 un maximum de dix jours. Si les sympt\u00f4mes restent inchang\u00e9s apr\u00e8s une \u00e0 deux semaines, il est conseill\u00e9 de prendre 2&nbsp;g\/j suppl\u00e9mentaires pendant cinq jours. Si la situation ne s&#8217;am\u00e9liore toujours pas apr\u00e8s deux semaines suppl\u00e9mentaires, il ne reste plus que la plasmaph\u00e9r\u00e8se (PE) ou l&#8217;immunoadsorption (IA) pendant cinq \u00e0 six cycles. &#8220;La premi\u00e8re th\u00e9rapie aux st\u00e9ro\u00efdes a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9e dans des conditions hospitali\u00e8res ou dans des conditions de travail. surveillance doit \u00eatre effectu\u00e9e. La m\u00e9thylprednisolone intraveineuse peut \u00eatre remplac\u00e9e par le <sup>Medrol\u00ae<\/sup> oral \u00e0 dose \u00e9quivalente [6]&#8221;, a-t-il expliqu\u00e9. &#8220;Pendant le traitement, Calcimagon <sup>D3\u00ae<\/sup> ainsi qu&#8217;une protection gastrique (IPP) doivent \u00eatre utilis\u00e9s et des contr\u00f4les de la glyc\u00e9mie doivent \u00eatre effectu\u00e9s&#8221;.<\/p>\n<p><strong>Spasticit\u00e9 :  <\/strong>Outre les approches physioth\u00e9rapeutiques, le traitement m\u00e9dicamenteux peut inclure du baclof\u00e8ne per os (Lioresal<sup>\u00ae<\/sup>), Tizanidinum per os (Sirdalud<sup>\u00ae<\/sup>) ou, plus r\u00e9cemment, la pr\u00e9paration \u00e0 base de cannabis Sativex<sup>\u00ae<\/sup>  est disponible. Ce dernier est \u00e0 mon avis efficace, mais il ne peut \u00eatre obtenu que par le biais d&#8217;une garantie de prise en charge des co\u00fbts, la caisse ne doit donc pas le prendre en charge&#8221;. Les injections intramusculaires de Botox (Dysport<sup>\u00ae<\/sup>), des r\u00e9sultats tout \u00e0 fait satisfaisants ont \u00e9t\u00e9 obtenus dans des \u00e9tudes randomis\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es [7]. Pour les patients immobiles r\u00e9fractaires, une <sup>pompe<\/sup> \u00e0 baclof\u00e8ne\u00ae intrath\u00e9cale est une option possible.<\/p>\n<p><strong>Fatigue : <\/strong>&#8220;Dans ce cas, les traitements m\u00e9dicamenteux, par exemple l&#8217;amantadine (<sup>PK-Merz\u00ae<\/sup>), les ISRS ou le modafinil, sont toujours plut\u00f4t d\u00e9cevants d&#8217;apr\u00e8s mon exp\u00e9rience&#8221;, a not\u00e9 le Dr Kamm. ), l&#8217;exercice d&#8217;endurance a\u00e9robie (ergom\u00e8tre, tapis roulant) et le refroidissement avec la climatisation, les douches froides et le port de gilets\/pantalons r\u00e9frig\u00e9rants sont plus efficaces.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9ficits cognitifs : <\/strong>&#8220;M\u00eame en ce qui concerne les troubles cognitifs, il n&#8217;existe aucune preuve certaine que les m\u00e9dicaments soient efficaces. Cela rend la th\u00e9rapie non m\u00e9dicamenteuse d&#8217;autant plus importante&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur. Un entra\u00eenement cognitif sp\u00e9cifique au trouble, l&#8217;enseignement de strat\u00e9gies de compensation ou encore une approche ludique comme cognifit.com sont possibles. La psychoth\u00e9rapie d&#8217;accompagnement et le conseil aux proches sont d&#8217;autres options \u00e0 examiner.<\/p>\n<p><strong>Troubles mictionnels : <\/strong>Les troubles mictionnels peuvent \u00eatre un sympt\u00f4me initial de la SEP. Mais au plus tard au cours des ann\u00e9es d&#8217;\u00e9volution de la maladie, la fr\u00e9quence augmente encore fortement, ce qui r\u00e9duit sensiblement la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es (voir InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 1\/2016). Parmi les approches non m\u00e9dicamenteuses, on peut tout d&#8217;abord citer la th\u00e9rapie comportementale (journaux de miction, r\u00e9duction de la quantit\u00e9 de boissons, etc.) et l&#8217;entra\u00eenement du plancher pelvien avec\/sans \u00e9lectrostimulation et biofeedback EMG. Pour les volumes d&#8217;urine r\u00e9siduelle &gt;100&nbsp;ml, l&#8217;auto-sondage intermittent est une option. Si cela n&#8217;est pas possible (par exemple en raison de d\u00e9ficits cognitifs, de troubles visuels graves ou d&#8217;une ataxie), le drainage suprapubique permanent peut \u00eatre envisag\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Nystagmus et tremblements :<\/strong> &#8220;Dans ce domaine, il n&#8217;existe pour l&#8217;instant que des approches exp\u00e9rimentales&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur. Pour le traitement du nystagmus, il existe des exp\u00e9riences avec la gabapentine (nystagmus pendulaire) [8] et la 3,4-diaminopyridine (nystagmus down-beat) [9] ou encore la m\u00e9mantine.<\/p>\n<p>En cas de tremblements, on a notamment recours \u00e0 la physioth\u00e9rapie ou \u00e0 l&#8217;ergoth\u00e9rapie. &#8220;La stimulation du cerveau profond peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9e pour traiter les tremblements, mais elle ne constitue pas une proc\u00e9dure de routine et est r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 des cas sp\u00e9cifiques&#8221; a comment\u00e9 le Dr Kamm. Mais dans l&#8217;ensemble, de nombreuses questions restent en suspens. Cela vaut en particulier pour les traitements m\u00e9dicamenteux. Il n&#8217;est donc pas possible de faire des recommandations d\u00e9finitives [10]. &#8220;Les programmes d&#8217;entra\u00eenement standardis\u00e9s \u00e0 domicile sont \u00e9galement efficaces pour am\u00e9liorer la dext\u00e9rit\u00e9. Nous avons pu le montrer r\u00e9cemment dans une \u00e9tude [11]&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le Dr Kamm.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-combinee-avec-la-vitamine-d-pour-la-sep\">Th\u00e9rapie combin\u00e9e avec la vitamine D pour la SEP ?<\/h2>\n<p>Les st\u00e9ro\u00efdes et la vitamine D ont des effets immunologiques similaires (diff\u00e9renciation des cellules T, cytokines, migration, etc.). Par cons\u00e9quent, la vitamine D peut-elle am\u00e9liorer l&#8217;efficacit\u00e9 de la th\u00e9rapie de choc \u00e0 la cortisone ? Josef-Hospital \u00e0 Bochum (D), se sont pench\u00e9s sur cette question dans une \u00e9tude non publi\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, dont les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s, entre autres, \u00e0 l&#8217;ECTRIMS 2015 [12]. Les chercheurs sont arriv\u00e9s \u00e0 la conclusion suivante :<\/p>\n<ol>\n<li>L&#8217;ajout de vitamine D \u00e0 la m\u00e9thylprednisolone a encore augment\u00e9 de mani\u00e8re significative l&#8217;apoptose des cellules T humaines induite par les glucocortico\u00efdes de 1,4 \u00e0 1,7 fois in vitro.<\/li>\n<li>La vitamine D a augment\u00e9 de mani\u00e8re dose-d\u00e9pendante l&#8217;expression des r\u00e9cepteurs aux glucocortico\u00efdes sur les cellules T humaines.<\/li>\n<li>Ensemble, les deux agents ont exerc\u00e9 des effets synergiques positifs in vivo sur l&#8217;\u00e9volution de l&#8217;enc\u00e9phalomy\u00e9lite auto-immune (EAE) exp\u00e9rimentale MOG35-55.<\/li>\n<li>Cet effet synergique d\u00e9pendait de l&#8217;expression des r\u00e9cepteurs aux glucocortico\u00efdes sur les lymphocytes T.<\/li>\n<li>Par rapport aux patients souffrant d&#8217;une SEPR stable et \u00e0 ceux qui ont r\u00e9pondu aux st\u00e9ro\u00efdes pendant une pouss\u00e9e, les taux s\u00e9riques de vitamine D \u00e9taient significativement plus bas chez les patients souffrant d&#8217;une SEP r\u00e9sistante aux st\u00e9ro\u00efdes.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&#8220;Nos r\u00e9sultats, s&#8217;ils sont confirm\u00e9s de mani\u00e8re prospective, ont une pertinence th\u00e9rapeutique pour les pouss\u00e9es de SEP r\u00e9sistantes aux st\u00e9ro\u00efdes. Il est possible que l&#8217;administration de vitamine D permette malgr\u00e9 tout d&#8217;obtenir une r\u00e9ponse chez ces patients&#8221;, a suppos\u00e9 le Dr Hoepner.<\/p>\n<p><em>Source : Symposium sur la scl\u00e9rose en plaques, 21 janvier 2016, Berne<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Steinberg SC, et al : Impact de l&#8217;adh\u00e9sion aux interf\u00e9rons dans le traitement de la scl\u00e9rose en plaques. Une \u00e9tude non exp\u00e9rimentale, r\u00e9trospective, de cohorte. Clin Drug Investig 2010 ; 30(2) : 89-100.<\/li>\n<li>M\u00e4urer M, et al : Health care situation of patients with relapsing-remitting multiple sclerosis receiving immunomodulatory therapy. Une enqu\u00eate r\u00e9trospective sur plus de 9000 patients allemands atteints de SEP. Eur J Neurol 2011 ao\u00fbt ; 18(8) : 1036-1045.<\/li>\n<li>De Stefano N, et al : Long-term assessment of no evidence of disease activity in relapsing-remitting MS. Neurology 2015 Nov 10 ; 85(19) : 1722-1723.<\/li>\n<li>Moccia M, et al : Cognitive impairment at diagnosis predicts 10-year multiple sclerosis progression. Mult Scler 2015 Sep 11. pii : 1352458515599075. [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Fox RJ, et al : Caract\u00e9risation des profils de num\u00e9ration lymphocytaire absolue chez les patients atteints de SEP trait\u00e9s avec du fumarate de dim\u00e9thyle \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e : consid\u00e9rations pour la prise en charge des patients. ECTRIMS 2015 ; Abstract P606.<\/li>\n<li>Le Page E, et al. : m\u00e9thylprednisolone \u00e0 haute dose par voie orale ou intraveineuse pour le traitement des rechutes chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques (COPOUSEP). A randomised, controlled, double-blind, non-inferiority trial. Lancet 2015 Sep 5 ; 386(9997) : 974-981.<\/li>\n<li>Hyman N, et al : Traitement par toxine botulique (Dysport) de la spasticit\u00e9 de l&#8217;adducteur de la hanche dans la scl\u00e9rose en plaques. Une \u00e9tude prospective, randomis\u00e9e, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9e par placebo et \u00e0 doses progressives. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2000 Jun ; 68(6) : 707-712.<\/li>\n<li>Averbuch-Heller L, et al : A double-blind controlled study of gabapentin and baclofen as treatment for acquired nystagmus. Ann Neurol 1997 Jun ; 41(6) : 818-825.<\/li>\n<li>Strupp M, et al : Traitement du nystagmus downbeat avec la 3,4-diaminopyridine. Une \u00e9tude contr\u00f4l\u00e9e par placebo. Neurology 2003 Jul 22 ; 61(2) : 165-170.<\/li>\n<li>Mills RJ, Yap L, Young CA : Traitement de l&#8217;ataxie dans la scl\u00e9rose en plaques. 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