{"id":341761,"date":"2016-03-15T01:00:00","date_gmt":"2016-03-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-reduction-de-la-pression-arterielle-apporte-t-elle-un-quelconque-benefice-et-a-quelle-profondeur-faut-il-aller\/"},"modified":"2016-03-15T01:00:00","modified_gmt":"2016-03-15T00:00:00","slug":"la-reduction-de-la-pression-arterielle-apporte-t-elle-un-quelconque-benefice-et-a-quelle-profondeur-faut-il-aller","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-reduction-de-la-pression-arterielle-apporte-t-elle-un-quelconque-benefice-et-a-quelle-profondeur-faut-il-aller\/","title":{"rendered":"La r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle apporte-t-elle un quelconque b\u00e9n\u00e9fice et \u00e0 quelle profondeur faut-il aller ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Avec l&#8217;\u00e2ge, la pression art\u00e9rielle systolique augmente de mani\u00e8re continue, tandis que la pression art\u00e9rielle diastolique augmente jusqu&#8217;\u00e0 la sixi\u00e8me d\u00e9cennie de la vie et diminue ensuite. La plupart des personnes \u00e2g\u00e9es souffrent donc d&#8217;une hypertension systolique isol\u00e9e. En g\u00e9n\u00e9ral, les preuves justifient un traitement antihypertenseur chez les patients \u00e2g\u00e9s. Dans cette population en particulier, la d\u00e9cision de suivre ou non un traitement antihypertenseur doit cependant toujours \u00eatre prise dans un contexte m\u00e9dical global. Les modifications du mode de vie constituent \u00e9galement la base du traitement antihypertenseur chez les patients \u00e2g\u00e9s. La perte de poids n&#8217;est toutefois pas conseill\u00e9e dans tous les cas, car la perte de muscle \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9 a souvent des cons\u00e9quences n\u00e9fastes et est souvent irr\u00e9versible. Les m\u00e9dicaments les plus \u00e9tudi\u00e9s dans l&#8217;hypertension systolique isol\u00e9e sont les diur\u00e9tiques et les antagonistes du calcium. N\u00e9anmoins, le choix du traitement m\u00e9dicamenteux doit \u00eatre guid\u00e9 en premier lieu par les comorbidit\u00e9s existantes. En principe, &#8220;Start low, go slow&#8221; !<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;hypertension art\u00e9rielle reste le principal facteur de risque de mortalit\u00e9 et de morbidit\u00e9 cardiovasculaires dans le monde. En Suisse, leur pr\u00e9valence est d&#8217;environ 30-35% et augmente avec l&#8217;\u00e2ge jusqu&#8217;\u00e0 70% [1].<\/p>\n<p>17% de la population suisse est actuellement \u00e2g\u00e9e de plus de 65 ans. Les pr\u00e9visions de l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique parlent d&#8217;environ 2,1 millions de personnes de plus de 65 ans et d&#8217;environ 685 000 personnes de plus de 80 ans en 2030 [2]. Il faut donc s&#8217;attendre \u00e0 une augmentation massive de la pr\u00e9valence de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle. Celle-ci diff\u00e8re sur des points importants chez les personnes \u00e2g\u00e9es par rapport \u00e0 l&#8217;hypertension chez les plus jeunes. Cela a une importance capitale, tant en termes de diagnostic que de traitement.<\/p>\n<p>Nous allons maintenant pr\u00e9senter les preuves actuellement disponibles sur le diagnostic et le traitement de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle chez les personnes \u00e2g\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"quand-est-on-vieux\">Quand est-on vieux ?<\/h2>\n<p>Le moment o\u00f9 l&#8217;on est &#8220;vieux&#8221; n&#8217;est pas d\u00e9fini de mani\u00e8re universelle. Les Nations unies d\u00e9finissent la &#8220;vieillesse&#8221; comme \u00e9tant au-del\u00e0 de 60 ans, en Afrique on est d\u00e9j\u00e0 \u00e2g\u00e9 de 50 ans et en Suisse on est consid\u00e9r\u00e9 comme &#8220;vieux&#8221; \u00e0 partir de l&#8217;\u00e2ge de la retraite de 65 ans [3]. Tout comme les d\u00e9finitions officielles, l&#8217;utilisation du terme &#8220;\u00e2ge&#8221; dans la litt\u00e9rature m\u00e9dicale n&#8217;est pas uniforme. Les termes &#8220;young old&#8221; (60-69 ans), &#8220;middle old&#8221; (70-79 ans), &#8220;very old&#8221; (\u226580 ans) ou encore &#8220;young old&#8221; (65-74 ans), &#8220;old&#8221; (75-84 ans) et &#8220;old old&#8221; (\u226585 ans) sont souvent utilis\u00e9s ici [4,5].<\/p>\n<p>Face \u00e0 un groupe croissant de personnes \u00e2g\u00e9es qui m\u00e8nent une vie active pendant de nombreuses ann\u00e9es apr\u00e8s la retraite et qui ne montrent souvent que relativement tard des signes de d\u00e9ficience ou de fragilit\u00e9 mentale et\/ou physique, il est logique de ne pas d\u00e9finir la vieillesse uniquement par le nombre d&#8217;ann\u00e9es de vie [6].<\/p>\n<p>En tenant compte de cet aspect, la vieillesse se d\u00e9finit plut\u00f4t par la perte des r\u00f4les traditionnels ou le potentiel d&#8217;assumer de nouveaux r\u00f4les dans la soci\u00e9t\u00e9 et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, par la perte du potentiel individuel \u00e0 participer \u00e0 la vie sociale ou \u00e0 y prendre une part active [3].<\/p>\n<h2 id=\"lhypertension-chez-les-personnes-agees-differente-de-celle-des-patients-plus-jeunes\">L&#8217;hypertension chez les personnes \u00e2g\u00e9es &#8211; diff\u00e9rente de celle des patients plus jeunes<\/h2>\n<p>Avec l&#8217;\u00e2ge, tant chez les hommes que chez les femmes, la pression art\u00e9rielle systolique augmente de mani\u00e8re continue, tandis que la pression art\u00e9rielle diastolique augmente jusqu&#8217;\u00e0 la sixi\u00e8me d\u00e9cennie de la vie et diminue ensuite. C&#8217;est la raison pour laquelle on observe tr\u00e8s majoritairement des hypertensions systoliques isol\u00e9es chez les personnes \u00e2g\u00e9es [7]. Les processus fibrotiques dans la paroi des vaisseaux en sont responsables, avec une perte de l&#8217;extensibilit\u00e9 \u00e9lastique, surtout dans les gros vaisseaux, une augmentation de la vitesse de l&#8217;onde de pouls et donc une augmentation de la pression art\u00e9rielle systolique [8].<\/p>\n<p>La d\u00e9r\u00e9gulation circulatoire autonome fr\u00e9quemment observ\u00e9e chez les personnes \u00e2g\u00e9es favorise l&#8217;apparition d&#8217;une hypotension orthostatique, mais aussi d&#8217;une hypertension. Alors que la premi\u00e8re est associ\u00e9e \u00e0 un risque accru de chutes, de syncopes et d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires, la seconde favorise l&#8217;apparition de l\u00e9sions des organes terminaux telles que l&#8217;hypertrophie ventriculaire gauche, la maladie coronarienne ou les maladies c\u00e9r\u00e9brovasculaires, et d\u00e9t\u00e9riore en outre le contr\u00f4le de la pression art\u00e9rielle [8].<\/p>\n<p>En outre, avec l&#8217;\u00e2ge, on observe une augmentation de la scl\u00e9rose glom\u00e9rulaire et une fibrose r\u00e9nale interstitielle. Au total, cette \u00e9volution entra\u00eene une diminution du taux de filtration glom\u00e9rulaire, une augmentation de la teneur en sodium intracellulaire, une r\u00e9duction des \u00e9changes Na-Ca et, finalement, une expansion du volume. En outre, les l\u00e9sions microvasculaires contribuent \u00e0 l&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique fr\u00e9quemment observ\u00e9e chez les personnes \u00e2g\u00e9es. La r\u00e9duction des tubules r\u00e9naux limite la capacit\u00e9 d&#8217;excr\u00e9tion du potassium par les reins, ce qui constitue un facteur \u00e9tiologique important des hyperkali\u00e9mies fr\u00e9quemment observ\u00e9es chez les personnes \u00e2g\u00e9es [8].<\/p>\n<p>Enfin, les hypertensions secondaires (r\u00e9sultant par exemple d&#8217;un hyperaldost\u00e9ronisme, d&#8217;un dysfonctionnement de la thyro\u00efde, de st\u00e9noses des art\u00e8res r\u00e9nales dues \u00e0 l&#8217;ath\u00e9roscl\u00e9rose) sont plus fr\u00e9quemment observ\u00e9es chez les patients \u00e2g\u00e9s que chez les jeunes. Le syndrome d&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil favorise \u00e9galement l&#8217;apparition d&#8217;une hypertension art\u00e9rielle chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Le mode de vie (exercice physique, tabac, alcool) et la polypharmacie, fr\u00e9quente chez les personnes \u00e2g\u00e9es, jouent \u00e9galement un r\u00f4le important, raison pour laquelle il faut toujours s&#8217;enqu\u00e9rir de la prise de m\u00e9dicaments susceptibles d&#8217;augmenter la pression art\u00e9rielle, tels que les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens, les glucocortico\u00efdes, les hormones, le calcium et\/ou les produits \u00e0 base de plantes et de vitamines [8].<\/p>\n<h2 id=\"le-traitement-antihypertenseur-est-il-utile-chez-les-personnes-agees\">Le traitement antihypertenseur est-il utile chez les personnes \u00e2g\u00e9es ?<\/h2>\n<p>De nombreuses \u00e9tudes montrent que le traitement de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle systolique isol\u00e9e, qui, comme nous l&#8217;avons dit, est surtout observ\u00e9e chez les personnes \u00e2g\u00e9es, peut r\u00e9duire l&#8217;incidence des accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux, des \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires et des d\u00e9c\u00e8s, voire la mortalit\u00e9 globale [9]. Cet effet favorable a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 chez les personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 65 ans non seulement pour les diur\u00e9tiques thiazidiques ou les antagonistes du calcium utilis\u00e9s dans les premi\u00e8res \u00e9tudes, mais aussi pour des groupes de substances plus &#8220;modernes&#8221;, comme les inhibiteurs de l&#8217;ECA ou les bloqueurs des r\u00e9cepteurs de l&#8217;angiotensine [10]. Cependant, en toute rigueur, ces r\u00e9sultats ne peuvent pas \u00eatre appliqu\u00e9s aux personnes de plus de 80 ans, car cette limite d&#8217;\u00e2ge \u00e9tait un crit\u00e8re d&#8217;exclusion dans presque toutes les \u00e9tudes. Des sous-analyses ont toutefois sugg\u00e9r\u00e9 que ce groupe de patients b\u00e9n\u00e9ficiait \u00e9galement d&#8217;une r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle en termes de r\u00e9duction du risque d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral et d&#8217;insuffisance cardiaque [11].<\/p>\n<p>Les preuves directes n&#8217;existent que depuis la publication de l&#8217;\u00e9tude &#8220;Hypertension in the Very Elderly Trial (HYVET)&#8221;, dans laquelle un traitement antihypertenseur \u00e0 base d&#8217;indapamide \u00b1 p\u00e9rindopril a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 \u00e0 un placebo. La pression art\u00e9rielle systolique \u00e0 l&#8217;inclusion devait \u00eatre comprise entre 160 et 199&nbsp;mmHg. Les crit\u00e8res d&#8217;exclusion \u00e9taient une pression art\u00e9rielle &gt;220\/110&nbsp;mmHg sous traitement, la prise de plus d&#8217;un antihypertenseur suppl\u00e9mentaire pendant plus de trois mois, des ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;hypertension secondaire, d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral ou d&#8217;insuffisance cardiaque, ainsi qu&#8217;une insuffisance r\u00e9nale (cr\u00e9atinine \u2265150&nbsp;\u03bcmol\/l) ou une hypo\/hyperkali\u00e9mie. La pression art\u00e9rielle cible \u00e9tait &lt;150\/80&nbsp;mmHg. HYVET a \u00e9t\u00e9 interrompu pr\u00e9matur\u00e9ment car le risque d&#8217;insuffisance cardiaque et la mortalit\u00e9 globale ont \u00e9t\u00e9 significativement r\u00e9duits dans le groupe trait\u00e9 par indapamide \u00b1 p\u00e9rindopril. En outre, des tendances claires ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es en ce qui concerne la r\u00e9duction du risque d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral et la r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 cardiovasculaire et par accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral [12].<\/p>\n<p>Dans d&#8217;autres \u00e9tudes, le traitement antihypertenseur a au moins ralenti le d\u00e9veloppement de la d\u00e9mence et r\u00e9duit le risque de chute chez les patients \u00e2g\u00e9s [13,14]. Par cons\u00e9quent, sur la base des preuves disponibles, un traitement antihypertenseur chez le patient \u00e2g\u00e9 est non seulement justifi\u00e9, mais devrait \u00e9galement &#8211; \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s &#8211; toujours \u00eatre tent\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"recommandations-pour-le-diagnostic\">Recommandations pour le diagnostic<\/h2>\n<p>L&#8217;approche diagnostique des patients \u00e2g\u00e9s n&#8217;est pas tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle des patients plus jeunes. Les objectifs sont la d\u00e9tection et la gradation de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle, la d\u00e9tection de l&#8217;\u00e9tiologie (primaire vs secondaire) et l&#8217;\u00e9valuation compl\u00e8te des autres facteurs de risque cardiovasculaire et des l\u00e9sions hypertensives des organes terminaux. En outre, les patients \u00e2g\u00e9s en particulier doivent \u00eatre inform\u00e9s de leur m\u00e9dication actuelle et de leurs habitudes alimentaires. La mesure de la pression art\u00e9rielle sur 24 heures doit \u00eatre effectu\u00e9e g\u00e9n\u00e9reusement chez ce groupe de patients, car elle permet de diagnostiquer non seulement les phases hypertensives, mais aussi les phases hypotensives (par exemple dans le cadre d&#8217;une d\u00e9r\u00e9gulation autonome). De nombreux m\u00e9dicaments antihypertenseurs sont \u00e9limin\u00e9s par voie r\u00e9nale, c&#8217;est pourquoi l&#8217;\u00e9valuation compl\u00e8te doit inclure une d\u00e9termination des \u00e9lectrolytes et de la cr\u00e9atinine, y compris le taux de filtration glom\u00e9rulaire. Les hypertensions secondaires sont plus fr\u00e9quentes chez les patients \u00e2g\u00e9s que chez les patients plus jeunes. Les principales causes sont la st\u00e9nose de l&#8217;art\u00e8re r\u00e9nale, l&#8217;hypertension r\u00e9nale et les troubles de la fonction thyro\u00efdienne [15]. <strong>Le tableau&nbsp;1<\/strong> r\u00e9sume les examens de base [16].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6884\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab1_hpp3_s16.png\" style=\"height:531px; width:600px\" width=\"647\" height=\"573\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab1_hpp3_s16.png 647w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab1_hpp3_s16-120x106.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab1_hpp3_s16-90x80.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab1_hpp3_s16-320x283.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab1_hpp3_s16-560x496.png 560w\" sizes=\"(max-width: 647px) 100vw, 647px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"recommandations-sur-le-traitement\">Recommandations sur le traitement<\/h2>\n<p>Chez les patients jeunes comme chez les patients \u00e2g\u00e9s, les modifications du mode de vie constituent la base du traitement antihypertenseur. Il s&#8217;agit notamment de l&#8217;abstinence de nicotine et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de la r\u00e9duction de la consommation d&#8217;alcool, d&#8217;une alimentation riche en fruits et l\u00e9gumes et d&#8217;une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re. Une restriction du sel \u00e0 &lt;6&nbsp;g\/d semble particuli\u00e8rement efficace [17]. En revanche, la perte de poids n&#8217;est pas toujours conseill\u00e9e, car la fonte musculaire a souvent des cons\u00e9quences n\u00e9fastes, surtout \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9, et elle est souvent irr\u00e9versible.<\/p>\n<p>Les patients \u00e2g\u00e9s pr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement un risque cardiovasculaire basal accru en raison des comorbidit\u00e9s souvent pr\u00e9existantes, ce qui, conform\u00e9ment aux directives internationales, n\u00e9cessite souvent le d\u00e9but imm\u00e9diat d&#8217;un traitement antihypertenseur. Les m\u00e9dicaments les plus \u00e9tudi\u00e9s dans l&#8217;hypertension systolique isol\u00e9e sont les diur\u00e9tiques et les antagonistes du calcium. N\u00e9anmoins, le choix du traitement m\u00e9dicamenteux doit \u00eatre guid\u00e9 en premier lieu par les comorbidit\u00e9s existantes [18]. <strong>Le tableau&nbsp;2<\/strong> r\u00e9sume les antihypertenseurs recommand\u00e9s pour les comorbidit\u00e9s les plus fr\u00e9quentes [16].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6885 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab2_hp3_s17.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 661px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 661\/783;height:711px; width:600px\" width=\"661\" height=\"783\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab2_hp3_s17.png 661w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab2_hp3_s17-120x142.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab2_hp3_s17-90x107.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab2_hp3_s17-320x379.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab2_hp3_s17-560x663.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 661px) 100vw, 661px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>En outre, il convient de tenir compte de diverses particularit\u00e9s physiologiques, en particulier chez les patients \u00e2g\u00e9s<strong> (tableau&nbsp;3). <\/strong>Le traitement doit \u00eatre commenc\u00e9 \u00e0 faible dose et augment\u00e9 progressivement (&#8220;Start low, go slow !&#8221;). Les patients doivent \u00eatre suivis cliniquement de mani\u00e8re r\u00e9guli\u00e8re et \u00e9troite. Pendant la phase d&#8217;ajustement, en cas de modification de la dose ou de maladies pouvant s&#8217;accompagner d&#8217;une d\u00e9pl\u00e9tion volumique (p. ex. maladies gastro-intestinales, infections f\u00e9briles), il convient de contr\u00f4ler r\u00e9guli\u00e8rement et \u00e9troitement la fonction r\u00e9nale et les \u00e9lectrolytes, en particulier en cas d&#8217;administration de diur\u00e9tiques, d&#8217;inhibiteurs de l&#8217;ECA ou de bloqueurs des r\u00e9cepteurs de l&#8217;angiotensine, et d&#8217;adapter le traitement en cons\u00e9quence si n\u00e9cessaire [18].  &nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6886 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab3_hp3_s18.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 650px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 650\/469;height:433px; width:600px\" width=\"650\" height=\"469\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab3_hp3_s18.png 650w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab3_hp3_s18-120x87.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab3_hp3_s18-90x65.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab3_hp3_s18-320x231.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab3_hp3_s18-560x404.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 650px) 100vw, 650px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"baisse-de-la-tension-arterielle-chez-le-patient-age-a-partir-de-quand-et-jusqua-quel-point\">Baisse de la tension art\u00e9rielle chez le patient \u00e2g\u00e9 &#8211; \u00e0 partir de quand et jusqu&#8217;\u00e0 quel point ?<\/h2>\n<p>Chez les patients de moins de 80 ans sans comorbidit\u00e9 importante, les directives actuelles recommandent un traitement antihypertenseur pour une pression art\u00e9rielle systolique &gt;140&nbsp;mmHg. Il en va de m\u00eame pour les personnes de plus de 80 ans sans signe de fragilit\u00e9 (&#8220;frailty&#8221;) \u00e0 partir d&#8217;une pression art\u00e9rielle systolique de \u2265160&nbsp;mmHg. En cas d&#8217;hypertension systolique isol\u00e9e, ce sont les diur\u00e9tiques et les antagonistes du calcium qui ont le plus d&#8217;effets antihypertenseurs et de protection des organes.<\/p>\n<p>Les traitements d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9s qui sont efficaces et bien tol\u00e9r\u00e9s peuvent et doivent \u00eatre poursuivis sans changement apr\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de 80 ans [18]. L&#8217;objectif tensionnel actuellement recommand\u00e9 chez les personnes de plus de 80 ans est de 140-150&nbsp;mmHg systolique, et chez les personnes de moins de 80 ans et bien tol\u00e9r\u00e9es, de &lt;140&nbsp;mmHg systolique.<\/p>\n<p>Les valeurs cibles pour la pression art\u00e9rielle diastolique n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies. Cependant, il existe des preuves que la pression art\u00e9rielle diastolique ne doit pas \u00eatre abaiss\u00e9e en dessous de 65-70&nbsp;mmHg chez les personnes \u00e2g\u00e9es, car une r\u00e9duction suppl\u00e9mentaire de la pression art\u00e9rielle pourrait augmenter la mortalit\u00e9 cardiovasculaire [19,20].<\/p>\n<p>Contrairement aux patients \u00e2g\u00e9s sans comorbidit\u00e9s importantes, le b\u00e9n\u00e9fice d&#8217;un traitement antihypertenseur n&#8217;est pas clairement \u00e9tabli chez les patients fragiles. La fragilit\u00e9 se caract\u00e9rise par une r\u00e9duction de la force physique et de l&#8217;endurance, ainsi que par une limitation des fonctions physiologiques, et est associ\u00e9e \u00e0 un risque accru de d\u00e9pendance et de d\u00e9c\u00e8s [21]. La pr\u00e9sence d&#8217;une fragilit\u00e9 ou &#8220;frailty&#8221; peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9e, par exemple, par un test de marche de 6 m\u00e8tres. Dans ce cas, le patient marche le plus rapidement possible sur une distance de 6 m\u00e8tres. Si la vitesse de marche &lt;0,8&nbsp;m\/s ou si la distance de marche de 6 m\u00e8tres n&#8217;est pas parcourue, une pression art\u00e9rielle normale semble \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 un moins bon pronostic qu&#8217;une pression art\u00e9rielle \u00e9lev\u00e9e [18,22]. Dans cette situation, l&#8217;indication d&#8217;un traitement antihypertenseur doit certainement \u00eatre pos\u00e9e avec prudence. En outre, chez les patients \u00e2g\u00e9s en particulier, la d\u00e9cision de suivre ou non un traitement antihypertenseur doit toujours \u00eatre prise dans un contexte m\u00e9dical global.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Wolf-Maier K, et al : Hypertension prevalence and blood pressure level in 6 European countries, Canada, and the United States. JAMA 2003 ; 289 : 2363-2369.<\/li>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique : Evolution future de la population. www.bfs.admin.ch\/bfs\/portal\/de\/index\/themen\/01\/03\/blank\/key\/ind_erw.html (dernier acc\u00e8s : 01.11.2015).<\/li>\n<li>OMS : Statistiques de sant\u00e9 et syst\u00e8mes d&#8217;information. www.who.int\/healthinfo (dernier acc\u00e8s : 01.11.2015).<\/li>\n<li>Zizza CA, Ellison KJ, Wernette CM : Total water intakes of community-living middle-old and oldest-old adults. J Gerontol A Biol Sci Med Sci 2009 Apr ; 64(4) : 481-486.<\/li>\n<li>Cicirelli VG : Regards des adultes \u00e2g\u00e9s sur la mort. Springer 2002.<\/li>\n<li>Torpy JM : Frailty in older adults (La fragilit\u00e9 chez les adultes \u00e2g\u00e9s). JAMA 2006 ; 296 : 2280.<\/li>\n<li>Chobanian AV : Pratique clinique. Hypertension systolique isol\u00e9e chez les personnes \u00e2g\u00e9es. New Engl J Med 2007 ; 357 : 789-796.<\/li>\n<li>Aronow WS, et al : ACCF\/AHA 2011 expert consensus document on hypertension in the elderly. Circulation 2011 ; 123 : 2434-2506.<\/li>\n<li>Staessen JA, et al : Risks of untreated and treated isolated systolic hypertension in the elderly : meta-analysis of outcome trials. Lancet 2000 ; 355 : 865-872.<\/li>\n<li>Blood Pressure Lowering Treatment Trialists&#8217; Collaboration : Effets de diff\u00e9rents r\u00e9gimes de r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle sur les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires majeurs chez les adultes \u00e2g\u00e9s et jeunes : m\u00e9ta-analyse des essais randomis\u00e9s. BMJ 2008 ; 336 : 1121-1123.<\/li>\n<li>Gueyffier F, et al : Antihypertensive drugs in very old people : a subgroup meta-analysis of randomised controlled trials. Groupe INDIANA. Lancet 1999 ; 353 : 793-796.<\/li>\n<li>Beckett NS, et al : Treatment of hypertension in patients 80 years of age or older. N Engl J Med 2008 ; 358 : 1887-1898.<\/li>\n<li>Igase M, Kohara K, Miki T : The association between hypertension and dementia in the elderly. Int J Hypertens 2012 ; 2012 : 320648. DOI : 10.1155\/201\/320648.<\/li>\n<li>Gangavati A, et al : Hypertension, hypotension orthostatique, et le risque de chute dans une population de personnes \u00e2g\u00e9es vivant en communaut\u00e9 : le maintien de l&#8217;\u00e9quilibre, la vie ind\u00e9pendante, l&#8217;intellect, et le zeste chez les personnes \u00e2g\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude de Boston. J Am Geriatr Soc 2011 ; 59 : 383-389.<\/li>\n<li>Viera AJ, Neutze DM : Diagnostic de l&#8217;hypertension secondaire : une approche bas\u00e9e sur l&#8217;\u00e2ge. AmFam Physician 2010 ; 82 : 1471-1478.<\/li>\n<li>Sch\u00f6nenberger AW, Erne P, Stuck AE : L&#8217;hypertension art\u00e9rielle chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Ther Umsch 2012 May ; 69(5) : 299-304.<\/li>\n<li>Weinberger MH, Fineberg NS : Sensibilit\u00e9 du sodium et du volume \u00e0 la pression art\u00e9rielle. L&#8217;\u00e2ge et la pression changent au fil du temps. Hypertension 1991 ; 18 : 67-71.<\/li>\n<li>The Task Force for the management of arterial hypertension of the European Society of Hypertension (ESH) and of the European Society of Cardiology (ESC) : 2013 ESH\/ESC Guidelines for the management of arterial hypertension. J Hypertens 2013 ; 31 : 1281-1357.<\/li>\n<li>Somes GW, et al : The role of diastolic blood pressure when treating isolated systolic hypertension. Arch Int Med 1999 ; 159 : 2004-2009.<\/li>\n<li>Denardo SJ, et al : Blood pressure and outcomes in very old hypertensive coronary artery disease patients : an INVEST substudy. Am J Med 2010 ; 123 : 719-726.<\/li>\n<li>Fried LP, et al : Frailty in older adults : evidence for a phenotype. J Gerontol Med Sci 2001 ; 56A : M146-M156.<\/li>\n<li>Odden MC, et al : Repenser l&#8217;association de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle avec la mortalit\u00e9 chez les adultes \u00e2g\u00e9s : l&#8217;impact de la fragilit\u00e9. Arch Int Med 2012 ; 172 : 1162-1168.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2016 ; 11(3) : 14-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec l&#8217;\u00e2ge, la pression art\u00e9rielle systolique augmente de mani\u00e8re continue, tandis que la pression art\u00e9rielle diastolique augmente jusqu&#8217;\u00e0 la sixi\u00e8me d\u00e9cennie de la vie et diminue ensuite. 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