{"id":341816,"date":"2016-03-11T02:00:00","date_gmt":"2016-03-11T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/modifications-du-traitement-neoadjuvant\/"},"modified":"2016-03-11T02:00:00","modified_gmt":"2016-03-11T01:00:00","slug":"modifications-du-traitement-neoadjuvant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/modifications-du-traitement-neoadjuvant\/","title":{"rendered":"Modifications du traitement n\u00e9oadjuvant"},"content":{"rendered":"<p><strong>De nouvelles \u00e9valuations de l&#8217;\u00e9tude GeparSepto ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es au San Antonio Breast Cancer Symposium. Cette \u00e9tude compare le nab-paclitaxel au paclitaxel \u00e0 base de solvants dans le cadre du traitement n\u00e9oadjuvant du cancer du sein primaire op\u00e9rable ou localement avanc\u00e9. Les donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es d\u00e9montrent encore une fois clairement qu&#8217;une dose r\u00e9duite de 125&nbsp;<sup>mg\/m2<\/sup> de nab-paclitaxel est la plus efficace et la mieux tol\u00e9r\u00e9e. En outre, les mutations de PIK3CA semblent \u00eatre pr\u00e9dictives d&#8217;une r\u00e9sistance au traitement dans les tumeurs HER2-positives. L&#8217;\u00e9tude ADAPT TN donne de l&#8217;espoir aux patientes atteintes de carcinomes triple-n\u00e9gatifs et pr\u00e9sentant un mauvais profil b\u00e9n\u00e9fice\/risque sous des r\u00e9gimes contenant des anthracyclines : le taxane combin\u00e9 au carboplatine permet d&#8217;obtenir de bons taux de r\u00e9ponse dans ce groupe avec une toxicit\u00e9 relativement faible.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le nab-paclitaxel (<sup>Abraxane\u00ae<\/sup>) est une forme de paclitaxel li\u00e9e aux prot\u00e9ines, sans solvant, qui pr\u00e9sente un meilleur profil de s\u00e9curit\u00e9 et une dur\u00e9e de perfusion plus courte, tout en offrant un dosage et une concentration de substance active tumorale plus \u00e9lev\u00e9s. Lors du San Antonio Breast Cancer Symposium 2014, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le taux de r\u00e9ponse pathologique compl\u00e8te (pCR = ypT0\/ypN0) chez les patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein pr\u00e9coce pouvait \u00eatre am\u00e9lior\u00e9 de mani\u00e8re significative en rempla\u00e7ant le paclitaxel \u00e0 base de solvants par le nab-paclitaxel dans la chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante. En d\u00e9cembre 2015, de nouvelles \u00e9valuations de l&#8217;\u00e9tude GeparSepto ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es, selon lesquelles le nab-paclitaxel \u00e0 la dose r\u00e9duite de 125&nbsp;<sup>mg\/m2<\/sup> offre un meilleur rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque que le nab-paclitaxel 150&nbsp;<sup>mg\/m2<\/sup>.<\/p>\n<h2 id=\"reduction-de-la-dose-utile\">R\u00e9duction de la dose utile<\/h2>\n<p>Dans GeparSepto, 1206 participantes ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9es soit dans le groupe recevant 150&nbsp;mg\/m2\/semaine de nab-paclitaxel, soit dans le groupe recevant 80&nbsp;<sup>mg\/m2\/semaine<\/sup> de paclitaxel \u00e0 base de solvants. La substance active a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9e une fois par semaine pendant douze semaines, suivie de quatre cycles d&#8217;\u00e9pirubicine\/cyclophosphamide toutes les trois semaines. Le crit\u00e8re d&#8217;inclusion \u00e9tait un cancer du sein primaire (cT2-cT4d) uni- ou bilat\u00e9ral, non trait\u00e9 et histologiquement prouv\u00e9, et l&#8217;absence de comorbidit\u00e9s cardiovasculaires ou autres cliniquement significatives. Les patientes atteintes de tumeurs HER2-positives ont re\u00e7u simultan\u00e9ment du trastuzumab plus du pertuzumab.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s qu&#8217;une analyse interm\u00e9diaire a montr\u00e9 que le nab-paclitaxel \u00e0 la dose de 150&nbsp;<sup>mg\/m2<\/sup> entra\u00eenait davantage d&#8217;interruptions de traitement et de r\u00e9ductions de dose, la dose hebdomadaire a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 125&nbsp;<sup>mg\/m2<\/sup>. Comme les 229 patientes ayant re\u00e7u la substance active \u00e0 la dose sup\u00e9rieure \u00e9taient comparables aux 377 participantes ayant re\u00e7u la dose inf\u00e9rieure et \u00e0 celles sous paclitaxel \u00e0 base de solvants, l&#8217;adaptation a \u00e9t\u00e9 l&#8217;occasion d&#8217;une comparaison de la s\u00e9curit\u00e9 et de l&#8217;efficacit\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li>La pCR \u00e9tait plus faible avec la dose sup\u00e9rieure (33,6%) qu&#8217;avec la dose r\u00e9duite (41,4%). Dans le groupe paclitaxel \u00e0 base de solvants, les taux avant et apr\u00e8s ajustement \u00e9taient respectivement de 23,5% et 32,4% (les deux diff\u00e9rences \u00e9taient significatives par rapport au nab-paclitaxel). Le b\u00e9n\u00e9fice \u00e9tait particuli\u00e8rement net chez les patientes \u00e0 haut risque atteintes d&#8217;un cancer du sein triple n\u00e9gatif. La pCR \u00e9tait, dans l&#8217;ordre ci-dessus, de : 46,9%, 49,3% vs 21,0% et 30,7%.<\/li>\n<li>Le traitement a \u00e9t\u00e9 interrompu chez 26,8% des patientes ayant re\u00e7u une dose plus \u00e9lev\u00e9e. La r\u00e9duction de la dose a permis de ramener ce taux \u00e0 16,6%. Sous paclitaxel \u00e0 base de solvants, le traitement a \u00e9t\u00e9 interrompu chez 13,3% des patientes.<\/li>\n<li>Une neuropathie sensorielle p\u00e9riph\u00e9rique (PNP) de grade 3 ou 4 a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 14,5% des patientes recevant une dose plus \u00e9lev\u00e9e et chez 8,1% des patientes recevant une dose plus faible, contre 2,7% des patientes recevant le paclitaxel \u00e0 base de solvants.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&#8217;ajustement de la dose a donc clairement am\u00e9lior\u00e9 le profil b\u00e9n\u00e9fice\/risque (b\u00e9n\u00e9fice pCR conserv\u00e9, adh\u00e9sion plus \u00e9lev\u00e9e, moins de PNP). Le fait que la pCR soit m\u00eame meilleure que sous la dose plus \u00e9lev\u00e9e pourrait \u00eatre li\u00e9 \u00e0 des diff\u00e9rences dans les caract\u00e9ristiques de base (apr\u00e8s tout, la pCR \u00e9tait \u00e9galement plus \u00e9lev\u00e9e dans le bras de comparaison).<\/p>\n<h2 id=\"les-mutations-de-pik3ca-peuvent-predire-la-resistance\">Les mutations de PIK3CA peuvent pr\u00e9dire la r\u00e9sistance<\/h2>\n<p>Dans le sous-groupe des patientes atteintes de tumeurs HER2-positives, celles pr\u00e9sentant des mutations de PIK3CA ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es \u00e0 nouveau s\u00e9par\u00e9ment. Ces mutations sont courantes dans le cancer du sein et, comme cela a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment d\u00e9montr\u00e9, contribuent \u00e0 une pCR plus faible sous double blocage par trastuzumab\/lapatinib. Qu&#8217;en est-il sous nab-paclitaxel et trastuzumab\/pertuzumab ?<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, la pCR \u00e9tait significativement plus faible dans les tumeurs mut\u00e9es PIK3CA que dans le groupe de type sauvage (47,7% vs 66,7% ; p=0,009). Cet effet, contrairement au double blocage par trastuzumab\/lapatinib, \u00e9tait ind\u00e9pendant du statut des r\u00e9cepteurs hormonaux, mais d\u00e9pendait du taxane utilis\u00e9 : Dans le groupe nab-paclitaxel, la m\u00eame tendance a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e avec une pCR plus faible en cas de mutation (38,7% vs 72,0% ; p=0,001), alors que ce n&#8217;\u00e9tait pas le cas avec le taxane \u00e0 base de solvant (55,9% vs 60,9% ; p=0,690).<\/p>\n<p>Les mutations de PIK3CA dans les cancers du sein HER2-positifs semblent donc pr\u00e9dire si les patientes sont r\u00e9sistantes au trastuzumab\/pertuzumab et au nab-paclitaxel.<\/p>\n<h2 id=\"adapt-tn-le-nab-paclitaxel-et-le-carboplatine-obtiennent-de-bons-resultats\">ADAPT-TN : le nab-paclitaxel et le carboplatine obtiennent de bons r\u00e9sultats<\/h2>\n<p>Le traitement standard du cancer du sein triple n\u00e9gatif est la chimioth\u00e9rapie adjuvante \u00e0 base de taxane et d&#8217;anthracycline. Dans les approches n\u00e9oadjuvantes, par exemple avec le carboplatine, la PCR permet d&#8217;identifier les patientes pr\u00e9sentant des tumeurs chimiosensibles et un meilleur pronostic. Les donn\u00e9es de GeparSixto, \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9es au congr\u00e8s, ont montr\u00e9 un net avantage pour les patientes sous carboplatine (en compl\u00e9ment d&#8217;un r\u00e9gime contenant des anthracyclines) en termes de pCR et de survie sans maladie.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude randomis\u00e9e ADAPT-TN a \u00e9valu\u00e9 une approche n\u00e9oadjuvante sans anthracycline consistant en nab-paclitaxel (125 mg) associ\u00e9 \u00e0 du carboplatine ou de la gemcitabine. Chaque r\u00e9gime a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 pendant douze semaines. Apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration, la pCR a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e et un traitement adjuvant standard \u00e0 base d&#8217;anthracycline a \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9 aux patientes. Les participantes \u00e9taient 336 patientes d&#8217;un \u00e2ge m\u00e9dian de 50 ans atteintes d&#8217;un cancer du sein triple n\u00e9gatif aux stades cT1c-cT4c.<\/p>\n<p>La pCR (ypT0\/ypN0) \u00e9tait de 26,9% dans le groupe gemcitabine et de 46,8% dans le groupe carboplatine (p&lt;0,001). La tol\u00e9rance a \u00e9t\u00e9 nettement meilleure sous carboplatine : alors que sous nab-paclitaxel\/gemcitabine, 13% des patients ont pr\u00e9sent\u00e9 des effets secondaires graves li\u00e9s au traitement et 20,6% ont d\u00fb r\u00e9duire leur dose, les valeurs correspondantes dans le groupe nab-paclitaxel\/carboplatine \u00e9taient significativement plus faibles, avec respectivement 5% et 20%. 11,9% &#8211; il en va de m\u00eame pour les infections de grade 3-4 (6,1% vs 1,3%) et les augmentations de l&#8217;alanine aminotransf\u00e9rase (11,7% vs 3,3%). Outre le traitement en lui-m\u00eame, les facteurs suivants \u00e9taient positivement associ\u00e9s \u00e0 la r\u00e9ponse lors de l&#8217;analyse int\u00e9rimaire pr\u00e9vue : Facteur de prolif\u00e9ration Ki67 au moment de la ligne de base, \u00e2ge &gt;50 ans et faible nombre de cellules tumorales dans la biopsie apr\u00e8s trois semaines (&lt;500 cellules tumorales et\/ou Ki67 \u226410%).<\/p>\n<p>Compte tenu des bons r\u00e9sultats en termes de toxicit\u00e9 et de pCR, qui sont tout \u00e0 fait comparables \u00e0 ceux obtenus avec des r\u00e9gimes plus longs contenant de l&#8217;anthracycline\/taxane\/carboplatine, certaines patientes pourraient \u00eatre surtrait\u00e9es avec quatre cycles suppl\u00e9mentaires d&#8217;anthracycline\/cyclophosphamide et b\u00e9n\u00e9ficier de ces nouvelles approches sans anthracycline.<\/p>\n<p>\n<em>Source : San Antonio Breast Cancer Symposium, 8-12 d\u00e9cembre 2015, San Antonio<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2016 ; 4(1) : 4-5<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nouvelles \u00e9valuations de l&#8217;\u00e9tude GeparSepto ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es au San Antonio Breast Cancer Symposium. 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