{"id":341824,"date":"2016-03-12T01:00:00","date_gmt":"2016-03-12T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/actualites-sur-le-cancer-de-lestomac-la-net-les-tumeurs-de-la-tete-et-du-cou-et-le-nsclc\/"},"modified":"2016-03-12T01:00:00","modified_gmt":"2016-03-12T00:00:00","slug":"actualites-sur-le-cancer-de-lestomac-la-net-les-tumeurs-de-la-tete-et-du-cou-et-le-nsclc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/actualites-sur-le-cancer-de-lestomac-la-net-les-tumeurs-de-la-tete-et-du-cou-et-le-nsclc\/","title":{"rendered":"Actualit\u00e9s sur le cancer de l&#8217;estomac, la NET, les tumeurs de la t\u00eate et du cou et le NSCLC"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors du premier congr\u00e8s de l&#8217;ESMO en Asie (Singapour), les r\u00e9sultats de plusieurs grandes \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s et class\u00e9s en fonction de leur importance internationale. L&#8217;objectif de la conf\u00e9rence \u00e9tait de r\u00e9unir des experts orientaux et occidentaux afin de donner un nouvel \u00e9lan \u00e0 la recherche m\u00e9dicale.<\/strong><strong>de la recherche scientifique. Une grande \u00e9tude chinoise sur le traitement de premi\u00e8re ligne du cancer de l&#8217;estomac avanc\u00e9 a notamment \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e et l&#8217;incidence et la lutte contre les tumeurs de la t\u00eate et du cou, end\u00e9miques en Asie, ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9es plus en d\u00e9tail. Les r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude comparative directe dans le domaine du NSCLC ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de la phase III, tr\u00e8s pertinents pour la pratique, proviennent de l&#8217;\u00e9tude RADIANT 4. Pour la premi\u00e8re fois, une mol\u00e9cule cibl\u00e9e, l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus, montre une bonne activit\u00e9 antitumorale avec un profil de s\u00e9curit\u00e9 acceptable dans un large \u00e9ventail de tumeurs neuroendocrines (TNE). On a administr\u00e9 10&nbsp;mg\/j d&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus \u00e0 205 des 302 patients atteints de TNE non fonctionnelles avanc\u00e9es, progressives et bien diff\u00e9renci\u00e9es des poumons ou du tractus gastro-intestinal, et un placebo aux 97 autres. L&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus est un inhibiteur de la kinase mTOR, qui joue un r\u00f4le cl\u00e9 dans la voie de signalisation PI3K\/AKT. Dans de nombreuses tumeurs malignes, la voie de signalisation PI3K\/AKT est perturb\u00e9e.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e2ge m\u00e9dian des participants \u00e9tait de 63 ans et 53% \u00e9taient des femmes. Environ la moiti\u00e9 des NET \u00e9taient localis\u00e9es dans les poumons, le rectum, l&#8217;estomac ou le c\u00f4lon. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait la survie sans progression. Parmi les autres crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation figurait notamment la survie globale. 97 centres dans le monde ont particip\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tude. Les bras de l&#8217;\u00e9tude \u00e9taient bien \u00e9quilibr\u00e9s en ce qui concerne les traitements ant\u00e9rieurs, par exemple les analogues de la somatostatine.<\/p>\n<h2 id=\"benefice-significatif-en-termes-de-pfs\">B\u00e9n\u00e9fice significatif en termes de PFS<\/h2>\n<p>Le risque de progression a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit de plus de moiti\u00e9 avec l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus (HR 0,48 ; IC \u00e0 95% : 0,35-0,67 ; p&lt;0,00001) : Les patients ont surv\u00e9cu un peu plus de sept mois de plus en m\u00e9diane sans progression (11 mois sous \u00e9v\u00e9rolimus, 3,9 mois sous placebo). La premi\u00e8re analyse interm\u00e9diaire de la survie globale a \u00e9galement donn\u00e9 des r\u00e9sultats prometteurs, m\u00eame si le seuil de signification statistique n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 atteint. Le risque de mortalit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit d&#8217;environ un tiers (HR 0,64) avec l&#8217;inhibiteur mTOR.<\/p>\n<p>Les effets ind\u00e9sirables de grade 3 ou 4 associ\u00e9s aux m\u00e9dicaments \u00e9taient les suivants : stomatite (9% \u00e9v\u00e9rolimus vs 0% placebo), infections (7% vs 0%), diarrh\u00e9e (7% vs 2%), an\u00e9mie (4% vs 1%), fatigue (3% vs 1%) et hyperglyc\u00e9mie (3% vs 0%). Dans l&#8217;ensemble, le profil d&#8217;innocuit\u00e9 \u00e9tait coh\u00e9rent avec ce qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 connu des \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes &#8211; il n&#8217;y a pas eu de surprises fondamentales et la majorit\u00e9 des effets secondaires \u00e9taient de grade 1 et 2. Le taux de mortalit\u00e9 sous traitement \u00e9tait de 3,5% contre 3,1%.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude RADIANT 4 ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien accueillis lors du congr\u00e8s. Ils ont notamment soulign\u00e9 que l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus pr\u00e9sentait un avantage en termes de survie sans progression, quelle que soit la localisation primaire de la tumeur, ce qui signifie que les 30% de patients atteints de TNE du poumon, un groupe pour lequel les options de traitement sont actuellement tr\u00e8s limit\u00e9es, en ont \u00e9galement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9. Pour les TNE de l&#8217;intestin gr\u00eale, les possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques sont \u00e9galement limit\u00e9es apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec des analogues de la somatostatine. L&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus a un potentiel ici, apr\u00e8s tout, 24% des NET \u00e9tudi\u00e9es \u00e9taient localis\u00e9es dans l&#8217;il\u00e9on.<\/p>\n<p>L&#8217;arsenal th\u00e9rapeutique pour les TNE non fonctionnelles est ainsi compl\u00e9t\u00e9 par une option pr\u00e9cieuse qui donne de bons r\u00e9sultats dans les domaines gastro-intestinal et pulmonaire en cas de maladie avanc\u00e9e. Il reste \u00e0 voir quand l&#8217;indication sera \u00e9largie en cons\u00e9quence. Actuellement, l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus est indiqu\u00e9 chez les patients atteints de TNE d&#8217;origine pancr\u00e9atique avanc\u00e9es et progressives, bien ou mod\u00e9r\u00e9ment diff\u00e9renci\u00e9es. L&#8217;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le Lancet [1].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-premiere-ligne-du-cancer-de-lestomac-comment-reduire-la-toxicite\">Traitement de premi\u00e8re ligne du cancer de l&#8217;estomac &#8211; comment r\u00e9duire la toxicit\u00e9 ?<\/h2>\n<p>Un traitement de premi\u00e8re ligne possible pour le cancer de l&#8217;estomac avanc\u00e9 est l&#8217;association de cisplatine et de cap\u00e9citabine. Peut-on r\u00e9duire la toxicit\u00e9 et am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie en rempla\u00e7ant le cisplatine par le paclitaxel et en ajoutant un traitement d&#8217;entretien par cap\u00e9citabine ? Une \u00e9tude de phase III pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s s&#8217;est pench\u00e9e sur cette question. 320 patients atteints d&#8217;un cancer de l&#8217;estomac avanc\u00e9 (ad\u00e9nocarcinomes non r\u00e9s\u00e9cables ou m\u00e9tastatiques de l&#8217;estomac ou de la jonction gastro-\u0153sophagienne confirm\u00e9s par l&#8217;histologie) ont \u00e9t\u00e9 inclus dans 22 centres chinois. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait la survie sans progression. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation secondaires comprenaient la survie globale, le taux de r\u00e9ponse objective, le taux de maladies contr\u00f4l\u00e9es, la qualit\u00e9 de vie et la s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>En termes de survie, la combinaison \u00e9tudi\u00e9e n&#8217;a pas apport\u00e9 de b\u00e9n\u00e9fice par rapport au traitement standard. Ni la survie sans progression (5,1 vs. 5,3 mois ; p=0,4) ni la survie globale (12,6 vs. 11,9 mois ; p=0,21) ne diff\u00e9raient significativement. Les taux de contr\u00f4le de la maladie \u00e9taient \u00e9galement identiques (81,6% vs 80,0% ; p=0,75). En revanche, des diff\u00e9rences nettes ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es en termes de taux de r\u00e9ponse et de tol\u00e9rance : 45,5% des patients trait\u00e9s ont r\u00e9pondu au paclitaxel suivi de la cap\u00e9citabine, contre 31,7% seulement pour le traitement comparatif (p=0,0115). La qualit\u00e9 de vie a \u00e9t\u00e9 significativement am\u00e9lior\u00e9e par rapport \u00e0 trois cycles du r\u00e9gime cisplatine-cap\u00e9citabine. Les effets secondaires associ\u00e9s au traitement tels que leucop\u00e9nie, thrombocytop\u00e9nie, naus\u00e9es, vomissements et diminution de la prise alimentaire ont \u00e9t\u00e9 significativement moins fr\u00e9quents.<\/p>\n<p>Selon les auteurs, l&#8217;\u00e9tude fournit une indication importante selon laquelle la combinaison de paclitaxel et de cap\u00e9citabine en tant que chimioth\u00e9rapie de premi\u00e8re ligne (suivie d&#8217;un traitement d&#8217;entretien par cap\u00e9citabine) dans le cancer gastrique avanc\u00e9 est aussi efficace que l&#8217;une des variantes standard, mais s&#8217;accompagne d&#8217;un profil de s\u00e9curit\u00e9 et de tol\u00e9rance l\u00e9g\u00e8rement am\u00e9lior\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"tumeurs-de-la-tete-et-du-cou-quoi-de-neuf\">Tumeurs de la t\u00eate et du cou : quoi de neuf ?<\/h2>\n<p>Deux autres \u00e9tudes ont attir\u00e9 l&#8217;attention lors du congr\u00e8s, car elles ont pr\u00e9sent\u00e9 de nouvelles strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques et des approches pour une s\u00e9lection optimale des patients dans les tumeurs de la t\u00eate et du cou difficiles \u00e0 traiter : KEYNOTE-028 (phase I) a d\u00e9montr\u00e9 l&#8217;activit\u00e9 anti-tumorale du pembrolizumab dans un petit \u00e9chantillon de 27 patients atteints de carcinomes nasopharyng\u00e9s PD-L1 positifs et LUX-H&amp;N1 (phase III) a mis en \u00e9vidence les sous-groupes de patients atteints de carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes de la t\u00eate et du cou qui b\u00e9n\u00e9ficient particuli\u00e8rement de l&#8217;afatinib en deuxi\u00e8me ligne.<\/p>\n<p><strong>KEYNOTE-028 : <\/strong>Le pembrolizumab est un anticorps monoclonal humanis\u00e9 qui bloque l&#8217;interaction entre le r\u00e9cepteur de point de contr\u00f4le immunitaire PD-1 et son ligand PD-L1\/-L2. Ces ligands sont surexprim\u00e9s dans certaines tumeurs et, par le biais de la voie de signalisation PD1, limitent l&#8217;activit\u00e9 et la prolif\u00e9ration des cellules T ou affaiblissent la r\u00e9ponse immunitaire antitumorale de l&#8217;organisme. Le pembrolizumab est actuellement \u00e9tudi\u00e9 dans de nombreuses indications. Aujourd&#8217;hui, une \u00e9tude de phase Ib a montr\u00e9 que sur 27 patients atteints de carcinome nasopharyng\u00e9 PD-L1-positif, sept ont obtenu une r\u00e9ponse partielle et 14 une maladie stable sous pembrolizumab. Une premi\u00e8re preuve d&#8217;activit\u00e9 clinique dans ce collectif et une importante lueur d&#8217;espoir pour une population fortement pr\u00e9trait\u00e9e avec des tumeurs tr\u00e8s avanc\u00e9es (tous les patients pr\u00e9sentaient des cancers non r\u00e9s\u00e9cables et\/ou m\u00e9tastatiques, environ un tiers avait re\u00e7u plus de cinq traitements ant\u00e9rieurs). Le taux de r\u00e9ponse objective \u00e9tait de 22,2%. La dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse \u00e9tait de 10,8 mois. Cinq participants continuent de prendre la substance active. Les auteurs ont estim\u00e9 que le profil d&#8217;effets secondaires \u00e9tait globalement tol\u00e9rable : 74,1% des patients ont pr\u00e9sent\u00e9 des effets secondaires li\u00e9s au m\u00e9dicament. Les plus fr\u00e9quents \u00e9taient le prurit (25,9%), la fatigue (18,5%), l&#8217;hypothyro\u00efdie (18,5%) ainsi que les \u00e9ruptions cutan\u00e9es, la pneumonie et l&#8217;h\u00e9patite (11% chacun). Pr\u00e8s d&#8217;un tiers d&#8217;entre eux ont subi des effets secondaires de grade 3 ou plus.<\/p>\n<p><strong>LUX-H&amp;N1 :<\/strong> l&#8217;afatinib bloque la signalisation des r\u00e9cepteurs ErbB (la famille ErbB comprend notamment EGFR et HER2, 3 et 4), ce qui entra\u00eene une inhibition de la croissance ou une r\u00e9gression tumorale. La surexpression de l&#8217;EGFR est pr\u00e9sente dans environ 90% des carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes de la t\u00eate et du cou et est associ\u00e9e \u00e0 un mauvais pronostic. L&#8217;\u00e9tude de phase III LUX-H&amp;N1, publi\u00e9e l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re dans le Lancet Oncology, a montr\u00e9 une r\u00e9duction significative de 20% du risque de progression avec l&#8217;afatinib en deuxi\u00e8me ligne par rapport au m\u00e9thotrexate, et ce dans un collectif avec peu d&#8217;options th\u00e9rapeutiques et un tr\u00e8s mauvais pronostic [2]. L&#8217;\u00e9tude a port\u00e9 sur 483 patients atteints de carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes r\u00e9cidivants ou m\u00e9tastatiques de la t\u00eate et du cou ayant progress\u00e9 sous ou apr\u00e8s un traitement \u00e0 base de platine.<\/p>\n<p>L&#8217;analyse de sous-groupe a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l&#8217;ESMO Asia. Il semble que les patients avec un statut HPV n\u00e9gatif, une amplification de l&#8217;EGFR, un HER3 bas, un PTEN \u00e9lev\u00e9 et sans traitement anti-EGFR pr\u00e9alable b\u00e9n\u00e9ficient particuli\u00e8rement de l&#8217;inhibiteur de tyrosine kinase. S&#8217;agit-il de biomarqueurs ou de crit\u00e8res de s\u00e9lection possibles pour pr\u00e9dire un bon r\u00e9sultat avec la substance active ? Trois autres \u00e9tudes de phase III sont actuellement en cours sur le sujet.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de ces deux \u00e9tudes sont \u00e9galement importants pr\u00e9cis\u00e9ment parce que l&#8217;incidence de certaines tumeurs de la t\u00eate et du cou est en augmentation. Alors que le cancer du nasopharynx reste principalement end\u00e9mique en Asie (associ\u00e9 au virus Epstein-Barr), o\u00f9 il constitue un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique beaucoup plus pertinent qu&#8217;en Europe et aux \u00c9tats-Unis, il a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 lors du congr\u00e8s que les cancers oropharyng\u00e9s connaissent actuellement une augmentation inqui\u00e9tante dans certains pays industrialis\u00e9s occidentaux, en lien avec l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie d&#8217;HPV. Les experts du monde entier s&#8217;accordent \u00e0 dire que les programmes de pr\u00e9vention, par exemple l&#8217;abstinence de tabac, sont essentiels pour r\u00e9duire l&#8217;incidence des tumeurs de la t\u00eate et du cou.<\/p>\n<h2 id=\"nsclc-etude-tete-a-tete-avec-un-gagnant-clair\">NSCLC &#8211; \u00c9tude t\u00eate-\u00e0-t\u00eate avec un gagnant clair<\/h2>\n<p>Alors que l&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 de l&#8217;afatinib est encore attendue dans le domaine des tumeurs de la t\u00eate et du cou, la mol\u00e9cule est d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9e dans le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (NSCLC). Concr\u00e8tement, l&#8217;afatinib est indiqu\u00e9 en monoth\u00e9rapie chez les patients de stade IIIb\/IV pr\u00e9sentant des mutations activatrices de l&#8217;EGFR (d\u00e9l\u00e9tions de l&#8217;exon 19 ou substitutions de l&#8217;exon 21 L858R) et qui ne sont pas pr\u00e9trait\u00e9s par des inhibiteurs de la tyrosine kinase de l&#8217;EGFR. L&#8217;ESMO Asia a \u00e9galement donn\u00e9 des nouvelles de cette population. Une \u00e9tude internationale de phase IIb appel\u00e9e LUX-Lung 7 a compar\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 de deux traitements ciblant l&#8217;EGFR, l&#8217;afatinib et le g\u00e9fitinib, en premi\u00e8re ligne. Les 319 patients na\u00effs de traitement ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour recevoir soit 40 mg\/d d&#8217;afatinib, soit 250 mg\/d de gefitinib. Hormis de petites diff\u00e9rences dans la r\u00e9partition par sexe (il y avait un peu plus de femmes dans le bras gefitinib), les deux groupes \u00e9taient bien \u00e9quilibr\u00e9s en ce qui concerne leurs caract\u00e9ristiques de base.<\/p>\n<p>L&#8217;afatinib \u00e9tait significativement sup\u00e9rieur au g\u00e9fitinib sur deux crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires :<\/p>\n<ul>\n<li>Survie sans progression : L&#8217;afatinib a r\u00e9duit le risque de progression de 27% par rapport au g\u00e9fitinib (HR 0,73 ; IC \u00e0 95% 0,57-0,95 ; p=0,0165). A 18 mois, 27 vs. 15% des patients \u00e9taient en vie sans progression (p=0,0176), \u00e0 24 mois 18 vs. 8% (p=0,0184).<\/li>\n<li>D\u00e9lai d&#8217;\u00e9chec du traitement : l&#8217;afatinib a r\u00e9duit le risque d&#8217;\u00e9chec du traitement de 27% par rapport au g\u00e9fitinib (HR 0,73 ; IC \u00e0 95% 0,58-0,92 ; p=0,0073). La dur\u00e9e m\u00e9diane jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9chec du traitement \u00e9tait de 13,7 mois contre 11,5 mois.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les donn\u00e9es finales concernant la survie globale (troisi\u00e8me crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire) n&#8217;\u00e9taient pas encore disponibles au moment du congr\u00e8s. Plusieurs crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation secondaires ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s : par exemple, la r\u00e9ponse objective \u00e9tait de 70% sous afatinib et de 56% seulement sous g\u00e9fitinib (p=0,0083). La dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse \u00e9tait de 10,1 mois contre 8,4 mois. L&#8217;avantage de l&#8217;afatinib a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 dans diff\u00e9rents sous-groupes, notamment selon le type de mutation (Del19, L858R), l&#8217;ethnie (asiatique, non asiatique), l&#8217;\u00e2ge (&lt;65, \u226565 ans) et le sexe.<\/p>\n<p>Dans les deux bras, le m\u00eame nombre de patients, soit 6,3% chacun, ont interrompu le traitement en raison d&#8217;effets ind\u00e9sirables. Avec l&#8217;afatinib, la diarrh\u00e9e, la fatigue et les r\u00e9actions cutan\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 les principales causes d&#8217;arr\u00eat, tandis qu&#8217;avec le gefitinib, les augmentations de l&#8217;alanine\/aspartate aminotransf\u00e9rase (ALAT\/AST) et les pneumonies interstitielles (qui ne se sont pas produites avec l&#8217;afatinib) ont \u00e9t\u00e9 les principales causes d&#8217;arr\u00eat. Alors que le taux global d&#8217;effets ind\u00e9sirables graves \u00e9tait comparable dans les deux bras, les toxicit\u00e9s li\u00e9es au traitement \u00e9taient plus fr\u00e9quentes avec l&#8217;afatinib (10,6% vs 4,4%), de m\u00eame que les r\u00e9ductions de dose cons\u00e9cutives (41,9 vs 1,9%). Les effets secondaires de grade 3 dans le groupe gefitinib comprenaient des augmentations de l&#8217;ALAT (7,5%), des \u00e9ruptions cutan\u00e9es\/acn\u00e9 (3,1%), des augmentations de l&#8217;AST (2,5%) et des diarrh\u00e9es (1,3%) &#8211; dans le groupe afatinib, des diarrh\u00e9es (11,9%), des \u00e9ruptions cutan\u00e9es\/acn\u00e9 (9,4%), une fatigue (5,6%), une stomatite (4,4%), une paronychie (1,9%) et des naus\u00e9es (1,3%). Dans l&#8217;ensemble, les toxicit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 conformes aux attentes et contr\u00f4lables.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion-positive\">Conclusion positive<\/h2>\n<p>Le blocage irr\u00e9versible d&#8217;ErbB par l&#8217;afatinib, un inhibiteur de tyrosine kinase de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, est sup\u00e9rieur \u00e0 l&#8217;inhibition r\u00e9versible de l&#8217;EGFR par le gefitinib, un m\u00e9dicament de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, conclut LUX-Lung-7. La diff\u00e9rence de survie sans progression a augment\u00e9 avec la progression du traitement, ce qui indique un b\u00e9n\u00e9fice accru \u00e0 long terme sous afatinib. Apr\u00e8s deux ans, le taux \u00e9tait plus que doubl\u00e9 par rapport au gefitinib.<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que l&#8217;efficacit\u00e9 accrue n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 obtenue au prix d&#8217;une tol\u00e9rance r\u00e9duite (le taux d&#8217;abandon du traitement a \u00e9t\u00e9 faible dans les deux bras) et que les avantages se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s ind\u00e9pendants du type de mutation, ces donn\u00e9es pourraient influencer le choix du traitement de premi\u00e8re ligne dans cette indication \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n<p><em>Source : ESMO Asia, 18-21 d\u00e9cembre 2015, Singapour<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Yao JC, et al : Everolimus pour le traitement des tumeurs neuroendocrines non fonctionnelles avanc\u00e9es du poumon ou du tractus gastro-intestinal (RADIANT-4) : une \u00e9tude randomis\u00e9e, contr\u00f4l\u00e9e par placebo, de phase 3. Lancet 2015 Dec 15 [Epub ahead of print]. DOI: 10.1016\/S0140-6736(15)00817-X.<\/li>\n<li>Machiels JP, et al : Afatinib versus methotrexate as second-line treatment in patients with recurrent or metastatic squamous-cell carcinoma of the head and neck progressing on or after platinum-based therapy (LUX-Head &amp; Neck 1) : an open-label, randomised phase 3 trial. Lancet Oncol 2015 May ; 16(5) : 583-594.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2016 ; 4(1) : 38-41<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors du premier congr\u00e8s de l&#8217;ESMO en Asie (Singapour), les r\u00e9sultats de plusieurs grandes \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s et class\u00e9s en fonction de leur importance internationale. 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