{"id":341942,"date":"2016-03-19T01:00:00","date_gmt":"2016-03-19T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/desir-denfant-apres-un-traitement-contre-le-cancer\/"},"modified":"2016-03-19T01:00:00","modified_gmt":"2016-03-19T00:00:00","slug":"desir-denfant-apres-un-traitement-contre-le-cancer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/desir-denfant-apres-un-traitement-contre-le-cancer\/","title":{"rendered":"D\u00e9sir d&#8217;enfant apr\u00e8s un traitement contre le cancer"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une consultation interdisciplinaire rapide lors du diagnostic d&#8217;une tumeur maligne est imp\u00e9rative et permet aux personnes concern\u00e9es de prendre une &#8220;d\u00e9cision inform\u00e9e&#8221;. La protection de la fertilit\u00e9 ne doit pas aggraver le pronostic. L&#8217;omission d&#8217;une information peut avoir des cons\u00e9quences en mati\u00e8re de responsabilit\u00e9 civile. En cas d&#8217;affections b\u00e9nignes h\u00e9matologiques, rhumatologiques ou gyn\u00e9cologiques, il faut penser \u00e0 r\u00e9duire la r\u00e9serve ovarienne. M\u00eame en cas de risque moyen ou faible de dommages aux ovaires, il faut s&#8217;attendre \u00e0 un raccourcissement de la phase de vie fertile pouvant aller jusqu&#8217;\u00e0 dix ans. Apr\u00e8s un traitement gonadotoxique dans l&#8217;enfance, la r\u00e9serve de fertilit\u00e9 doit \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e chez la jeune femme. La cryoconservation d&#8217;ovocytes \u00e0 ce stade peut permettre de satisfaire ult\u00e9rieurement le d\u00e9sir d&#8217;enfant.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Selon le registre allemand du cancer, 1 800 enfants &lt;15 ans et 30 000 adultes \u00e2g\u00e9s de 16 \u00e0 45 ans sont atteints de cancer chaque ann\u00e9e en Allemagne, contre environ 250 enfants par an en Suisse. Avec un taux de survie de 80% pour les enfants et de 50% pour tous les groupes d&#8217;\u00e2ge, cela repr\u00e9sente chaque ann\u00e9e des milliers de survivants de moins de 45 ans. Si nous ajoutons les maladies b\u00e9nignes avec traitement gonadotoxique, le nombre total de personnes concern\u00e9es dont la fertilit\u00e9 est r\u00e9duite en raison d&#8217;une maladie et du traitement correspondant est bien plus \u00e9lev\u00e9. Il existe d\u00e9sormais des preuves que la grossesse apr\u00e8s un cancer n&#8217;aggrave pas le pronostic, m\u00eame pour les tumeurs hormonod\u00e9pendantes comme le cancer du sein. La protection de la fertilit\u00e9 n&#8217;est donc pas un sujet exotique, mais concerne les oncologues, les gyn\u00e9cologues et les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes [1]. L&#8217;accent est mis sur la consultation interdisciplinaire en temps r\u00e9el avec des sp\u00e9cialistes de la m\u00e9decine de la reproduction, afin de permettre aux personnes concern\u00e9es de prendre une &#8220;d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e&#8221;, m\u00eame dans une situation exceptionnelle o\u00f9 leur vie est en danger. Pour des raisons de place, je me limiterai dans ce travail \u00e0 la protection de la fertilit\u00e9 chez les femmes.<\/p>\n<h2 id=\"atteinte-a-la-reserve-ovarienne\">Atteinte \u00e0 la r\u00e9serve ovarienne<\/h2>\n<p>La chirurgie, la chimioth\u00e9rapie et la radioth\u00e9rapie sont les piliers du traitement du cancer. Les dommages directs caus\u00e9s par la tumeur elle-m\u00eame ou par des interventions chirurgicales concernent les tumeurs malignes du petit bassin, c&#8217;est-\u00e0-dire les cancers du c\u00f4lon, de l&#8217;ovaire, de l&#8217;ut\u00e9rus et du col de l&#8217;ut\u00e9rus.<\/p>\n<p>L&#8217;effet gonadotoxique d&#8217;une chimioth\u00e9rapie d\u00e9pend de la substance, de la dose et de la dur\u00e9e du traitement ainsi que de l&#8217;\u00e2ge de la patiente et de la r\u00e9serve ovarienne <strong>(tab.&nbsp;1)<\/strong> [2]. Il faut s&#8217;attendre \u00e0 un risque accru d&#8217;avortement ou de malformation au cours des six premiers mois&nbsp; apr\u00e8s la fin de la chimioth\u00e9rapie. Contrairement \u00e0 la chimioth\u00e9rapie, la radioth\u00e9rapie concerne les ovaires et l&#8217;ut\u00e9rus [3].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6853\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab1_oh1_s30.png\" style=\"height:416px; width:600px\" width=\"882\" height=\"611\"><\/p>\n<p>90% des patientes ayant subi une irradiation corporelle totale avant une greffe de cellules souches pr\u00e9sentent une insuffisance ovarienne, et pr\u00e8s de 100% apr\u00e8s une irradiation directe du petit bassin. Les s\u00e9quelles de la radioth\u00e9rapie infantile sur l&#8217;ut\u00e9rus sont la fibrose du myom\u00e8tre et l&#8217;atrophie de l&#8217;endom\u00e8tre, avec un risque accru d&#8217;avortement et d&#8217;accouchement pr\u00e9matur\u00e9. La transposition des ovaires en dehors du champ d&#8217;irradiation n&#8217;est pas sans poser de probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 qui peut \u00eatre propos\u00e9e d\u00e9pend de&nbsp; du diagnostic oncologique et de la fen\u00eatre temporelle jusqu&#8217;au d\u00e9but pr\u00e9vu du traitement <strong>(tab.&nbsp;2). <\/strong>La technique de vitrification des ovocytes a consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 les chances de succ\u00e8s. Parall\u00e8lement, la cryoconservation de tissu ovarien avec retransplantation est sortie du stade exp\u00e9rimental. Pour les deux options, il faut garder \u00e0 l&#8217;esprit que les patientes atteintes d&#8217;une tumeur pr\u00e9sentent souvent un risque plus \u00e9lev\u00e9 de thromboembolie, d&#8217;h\u00e9morragie ou d&#8217;infection. Des pr\u00e9cautions appropri\u00e9es doivent \u00eatre prises.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6854 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab2_oh1_s31.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 860px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 860\/609;height:425px; width:600px\" width=\"860\" height=\"609\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"cryoconservation-dovocytes-ou-de-zygotes\">Cryoconservation d&#8217;ovocytes ou de zygotes<\/h2>\n<p>La cryoconservation de zygotes et d&#8217;embryons est \u00e9tablie depuis des ann\u00e9es. Gr\u00e2ce \u00e0 la technique de vitrification, plus de 90% des ovocytes survivent d\u00e9sormais.&nbsp; Comme le temps est g\u00e9n\u00e9ralement compt\u00e9, des protocoles de stimulation ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s, qui d\u00e9marrent ind\u00e9pendamment du d\u00e9but des r\u00e8gles, avec un d\u00e9lai de deux \u00e0 trois semaines pour la chimioth\u00e9rapie <strong>(fig.&nbsp;1). <\/strong>Il est \u00e9galement possible d&#8217;effectuer des stimulations doubles, en commen\u00e7ant par la phase folliculaire et la phase lut\u00e9ale. Cela permet d&#8217;obtenir deux fois plus d&#8217;ovules en quatre semaines. Ceci est important car chez les patientes de moins de 36 ans, environ 12 \u00e0 14 ovules sont n\u00e9cessaires pour la future naissance d&#8217;un enfant, et plus du double chez les patientes de 37 \u00e0 39 ans [4]. L&#8217;association avec le l\u00e9trozole diminue le taux d&#8217;\u0153strog\u00e8nes, ce qui est important pour les tumeurs hormonod\u00e9pendantes et pour \u00e9viter le syndrome d&#8217;hyperstimulation [5]. En principe, je conseille plut\u00f4t &#8211; m\u00eame dans une relation de couple &#8211; la cryoconservation d&#8217;ovocytes plut\u00f4t que de zygotes, afin que la femme conserve son autonomie reproductive.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6855 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/abb1_oh1_s31.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 927px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 927\/1961;height:1692px; width:800px\" width=\"927\" height=\"1961\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"cryoconservation-de-tissu-ovarien\">Cryoconservation de tissu ovarien<\/h2>\n<p>D\u00e8s 2004, Donnez a publi\u00e9 un article sur une naissance apr\u00e8s une transplantation orthotopique de tissu ovarien [6]. Entre-temps, la m\u00e9thode a quitt\u00e9 le stade exp\u00e9rimental. Par laparoscopie, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 d&#8217;un ovaire est retir\u00e9e et cryoconserv\u00e9e. Une analyse r\u00e9trospective du r\u00e9seau FertiPROTEKT a recens\u00e9 21 grossesses apr\u00e8s 95 transplantations dans l&#8217;ovaire restant ou dans une poche p\u00e9riton\u00e9ale du petit bassin [7]. En 2011, le premier b\u00e9b\u00e9 suisse est n\u00e9 apr\u00e8s une retransplantation de tissu ovarien par l&#8217;\u00e9quipe du Kinderwunschzentrum Baden. Pour la cryoconservation de tissu ovarien, un certain nombre de conditions doivent \u00eatre remplies<strong> (tableau&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6856 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab3_oh1_s31.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 880px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 880\/893;height:609px; width:600px\" width=\"880\" height=\"893\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"les-analogues-de-la-gnrh-en-tant-que-traitement-adjuvant-fertiprotecteur\">Les analogues de la GnRh en tant que traitement adjuvant fertiprotecteur<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de m\u00e9dicaments ovoprotecteurs est un objectif prioritaire afin de pr\u00e9server la fertilit\u00e9 naturelle des patientes apr\u00e8s un traitement cytotoxique. Plusieurs substances sont en cours d&#8217;\u00e9valuation, mais jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, seuls les analogues de la GnRh se sont impos\u00e9s. Les m\u00e9canismes de protection postul\u00e9s sont la suppression des gonadotrophines \u00e0 des niveaux pr\u00e9pubertaires et une diminution de la perfusion ut\u00e9ro-ovarienne. Une grande \u00e9tude prospective randomis\u00e9e a montr\u00e9 que le risque d&#8217;insuffisance ovarienne pr\u00e9mature pouvait \u00eatre r\u00e9duit de 50% [8]. Les craintes que le traitement par analogues de la GnRh puisse r\u00e9duire l&#8217;efficacit\u00e9 de la chimioth\u00e9rapie ont \u00e9t\u00e9 dissip\u00e9es. Cette th\u00e9rapie peut donc \u00eatre g\u00e9n\u00e9reusement recommand\u00e9e, m\u00eame en combinaison avec d&#8217;autres m\u00e9thodes.<\/p>\n<h2 id=\"protection-de-la-fertilite-avant-la-menarche\">Protection de la fertilit\u00e9 avant la m\u00e9narche<\/h2>\n<p>Aujourd&#8217;hui, en Suisse, plus de 80% des enfants atteints de cancer survivent. Deux sur trois souffrent de s\u00e9quelles, notamment de st\u00e9rilit\u00e9. Bien s\u00fbr, l&#8217;id\u00e9e d&#8217;avoir un enfant plus tard est lointaine pour une fillette de dix ans au moment du diagnostic de cancer ; il s&#8217;agit de survivre. C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cette raison que la consultation interdisciplinaire des parents et &#8211; dans la mesure du possible &#8211; des enfants concern\u00e9s est indispensable, afin de ne manquer aucune d\u00e9cision importante pour &#8220;la vie apr\u00e8s&#8221;. Euphorique, la premi\u00e8re retransplantation r\u00e9ussie apr\u00e8s freezing de l&#8217;ovaire chez l&#8217;enfant a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e r\u00e9cemment [9]. La cryoconservation de tissus ovariens est la seule possibilit\u00e9 de protection de la fertilit\u00e9 chez les filles et les tr\u00e8s jeunes femmes, associ\u00e9e \u00e0 une intervention chirurgicale avec des complications rares telles que des infections et des h\u00e9morragies.<\/p>\n<p>Seules 8% des filles atteintes de cancer pr\u00e9sentent un risque \u00e9lev\u00e9 d&#8217;insuffisance ovarienne post-th\u00e9rapeutique et b\u00e9n\u00e9ficient donc de la cryoconservation de tissu ovarien. Mais m\u00eame en cas de risque faible ou moyen, il faut s&#8217;attendre \u00e0 une p\u00e9riode fertile raccourcie jusqu&#8217;\u00e0 dix ans. C&#8217;est d&#8217;autant plus important que le fait d&#8217;avoir des enfants est de plus en plus souvent repouss\u00e9 au 4e d\u00e9can. En Suisse, l&#8217;\u00e2ge moyen de la femme \u00e0 la naissance de son premier enfant est de 31 ans, et la tendance est \u00e0 la hausse. En cons\u00e9quence, toutes les jeunes adultes survivantes doivent \u00eatre conseill\u00e9es sur leur r\u00e9serve ovarienne. L&#8217;hormone antim\u00fcll\u00e9rienne et le nombre de follicules antraux sont d\u00e9termin\u00e9s. Cela est \u00e9galement possible sous contraception orale, les valeurs sont alors inf\u00e9rieures d&#8217;environ 20%. Un cycle spontan\u00e9 normal ne dit pas grand-chose sur une phase de vie fertile raccourcie. La cryoconservation des ovocytes au d\u00e9but de la vingtaine pourrait laisser \u00e0 la jeune femme l&#8217;option de reporter son d\u00e9sir d&#8217;enfant au moment souhait\u00e9 &#8211; apr\u00e8s la formation ou les \u00e9tudes.  &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"protection-de-la-fertilite-chez-les-patientes-non-oncologiques\">Protection de la fertilit\u00e9 chez les patientes non oncologiques<\/h2>\n<p>La protection de la fertilit\u00e9 est d\u00e9sormais bien \u00e9tablie chez les patientes oncologiques. La situation est diff\u00e9rente pour les maladies b\u00e9nignes trait\u00e9es par des substances gonadotoxiques <strong>(tableau&nbsp;4). <\/strong>Il est \u00e9galement important de noter que les maladies auto-immunes telles que le lupus \u00e9ryth\u00e9mateux peuvent en soi s&#8217;accompagner d&#8217;une r\u00e9duction de la r\u00e9serve ovarienne [10]. Contrairement \u00e0 la situation aigu\u00eb lors du diagnostic d&#8217;une tumeur maligne, il reste g\u00e9n\u00e9ralement suffisamment de temps chez ces patientes pour un conseil diff\u00e9renci\u00e9 et la cryoconservation d&#8217;un nombre suffisant d&#8217;ovocytes ou de zygotes avant le d\u00e9but du traitement.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6857 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab4_oh1_s32.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 894px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 894\/1198;height:804px; width:600px\" width=\"894\" height=\"1198\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"que-nous-reserve-lavenir\">Que nous r\u00e9serve l&#8217;avenir ?<\/h2>\n<p>Des sujets tels que la chirurgie conservatrice des organes pour les cancers \u00e9pith\u00e9liaux de l&#8217;ovaire au stade pr\u00e9coce, les tumeurs s\u00e9reuses borderline de l&#8217;ovaire ou les tumeurs ovariennes des cellules souches, le traitement par progestatif local et syst\u00e9mique au stade pr\u00e9coce du cancer de l&#8217;endom\u00e8tre ou m\u00eame la transplantation ut\u00e9rine apr\u00e8s un cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus sont en cours de discussion et ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 test\u00e9s dans certains cas. La maturation in vitro (MIV) de gam\u00e8tes immatures est encore exp\u00e9rimentale [11]. De tr\u00e8s nombreuses questions restent actuellement en suspens et doivent \u00eatre r\u00e9solues par des \u00e9tudes afin de pouvoir offrir aux patientes une approche ad\u00e9quate et s\u00fbre.<\/p>\n<h2 id=\"aspects-juridiques-de-la-protection-de-la-fertilite\">Aspects juridiques de la protection de la fertilit\u00e9<\/h2>\n<p>La loi f\u00e9d\u00e9rale sur la procr\u00e9ation m\u00e9dicalement assist\u00e9e autorise express\u00e9ment la conservation illimit\u00e9e des gam\u00e8tes en cas de traitement gonadotoxique. Dans le cas de tumeurs malignes, la plupart des personnes concern\u00e9es sont inform\u00e9es des m\u00e9thodes de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9, alors que dans le cas de processus b\u00e9nins, elles sont rarement inform\u00e9es avant un traitement cytotoxique. Des proc\u00e8s en responsabilit\u00e9 civile ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 gagn\u00e9s en cas d&#8217;omission de conseils (ou de conseils non document\u00e9s) concernant la cryoconservation de sperme. Les co\u00fbts de la protection de la fertilit\u00e9 ne sont malheureusement pas pris en charge par les caisses d&#8217;assurance maladie.<\/p>\n<h2 id=\"lentretien-de-conseil\">L&#8217;entretien de conseil<\/h2>\n<p>Une \u00e9valuation interdisciplinaire rapide entre les oncologues et les sp\u00e9cialistes de la fertilit\u00e9 permet de conseiller les personnes concern\u00e9es de mani\u00e8re diff\u00e9renci\u00e9e [12]. Il s&#8217;agit de questions telles que le type et le stade de la tumeur, le traitement pr\u00e9vu avec la fen\u00eatre temporelle avant le d\u00e9but, le risque d&#8217;infertilit\u00e9 apr\u00e8s le traitement oncologique, l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de la patiente, mais aussi la r\u00e9sistance psychologique, la situation familiale et l&#8217;environnement social. Le traitement d&#8217;assistance m\u00e9dicale \u00e0 la procr\u00e9ation ne doit en aucun cas mettre en p\u00e9ril le pronostic de la patiente. Nous menons l&#8217;entretien avec la patiente, \u00e9ventuellement avec son partenaire ou ses parents, en suivant une liste de contr\u00f4le <strong>(tab.&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6858 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/tab5_oh1_s33.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 879px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 879\/1173;height:801px; width:600px\" width=\"879\" height=\"1173\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>L&#8217;examen clinique comprend l&#8217;\u00e9chographie de l&#8217;ut\u00e9rus et des ovaires&nbsp; (pathologie du petit bassin, taille de l&#8217;ut\u00e9rus et des ovaires et nombre de follicules antraux). L&#8217;hormone antim\u00fcll\u00e9rienne est actuellement consid\u00e9r\u00e9e comme le param\u00e8tre pronostique le plus important concernant la r\u00e9serve ovarienne.<\/p>\n<p>Outre les d\u00e9tails techniques d&#8217;une \u00e9ventuelle th\u00e9rapie, l&#8217;accent est mis sur les aspects \u00e9motionnels de l&#8217;entretien de conseil [12]. La patiente et tout son entourage sont sous le choc d&#8217;un diagnostic mena\u00e7ant. Des termes tels que danger de mort, peur de la mort, perte, douleur, souffrance, tristesse et col\u00e8re sont pr\u00e9sents. En parlant de la pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9, du d\u00e9sir d&#8217;enfant ult\u00e9rieur, nous pouvons apporter un contrepoint. Nous voulons donner de l&#8217;espace \u00e0 l&#8217;espoir, \u00e0 la joie et au sens de la vie, aux pens\u00e9es sur la vie apr\u00e8s le cancer.<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>von Wolff M, et al : Fertility-preservation counselling and treatment for medical reasons : data from a multinational network of over 5000 women. Reprod Biomed Online 2015 Nov ; 31(5) : 605-612.<\/li>\n<li>Meirow D, et al : Toxicit\u00e9 de la chimioth\u00e9rapie et de la radioth\u00e9rapie sur la reproduction f\u00e9minine. Clin Obstet Gynecol 2010 ; 53 : 727-739.<\/li>\n<li>Mahajan N : Pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 chez les femmes atteintes d&#8217;un cancer : vue d&#8217;ensemble. J Hum Reprod Sci 2015 ; 8(1) : 3-13.<\/li>\n<li>Cakmak H, et al : M\u00e9thode efficace pour la pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 d&#8217;urgence : stimulation ovarienne contr\u00f4l\u00e9e random-start. Fertil Steril 2013 ; 100 : 1673-1680.<\/li>\n<li>Rodriguez-Wallberg KA, et al : Pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 et grossesse chez les femmes avec et sans cancer du sein \u00e0 mutation BRCA. The Oncologist 2012 ; 17 : 1409-1417.<\/li>\n<li>Donnez J, et al : Naissance \u00e0 terme apr\u00e8s transplantation orthotopique de tissu ovarien cryopr\u00e9serv\u00e9. Lancet 2004 ; 364 : 1405-1414.<\/li>\n<li>Van der Ven, et al. : Ninety-five orthotopic transplantations of ovarian tissue after cytotoxic treatment in a fertility network &#8211; tissue activity, pregnancy and delivery rates. FertiPROTEKT 2015 (en pr\u00e9paration).<\/li>\n<li>Moore HC, et al : Goserelin for ovarian protection during breast-cancer adjuvant chimiotherapy. N Eng J Med 2015 ; 372 : 923-932.<\/li>\n<li>Demeestere I, et al : Naissance vivante apr\u00e8s autogreffe de tissu ovarien cryopr\u00e9serv\u00e9 pendant l&#8217;enfance. Hum Reprod 2015 ; 9 : 2107-2109.<\/li>\n<li>Oktem O, et al : Fonction ovarienne et r\u00e9sultats reproductifs des patientes atteintes de lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9 et les strat\u00e9gies pour pr\u00e9server leur fertilit\u00e9. Obstet Gynecol Surv 2015 ; 70(3) : 196-210.<\/li>\n<li>Tomao F, et al : Special issues in fertility preservation for gynecologic malignies. Crit Rev Oncol Hematol 2016 Jan ; 97 : 206-219.<\/li>\n<li>Baysal \u00d6, et al : La prise de d\u00e9cision en mati\u00e8re de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 f\u00e9minine \u00e9quilibre la charge attendue du traitement de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 et le d\u00e9sir de concevoir. Hum Reprod 2015 ; 7 : 1625-1634.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2016 ; 4(1) : 30-33<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une consultation interdisciplinaire rapide lors du diagnostic d&#8217;une tumeur maligne est imp\u00e9rative et permet aux personnes concern\u00e9es de prendre une &#8220;d\u00e9cision inform\u00e9e&#8221;. La protection de la fertilit\u00e9 ne doit pas&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":55333,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"La vie continue","footnotes":""},"category":[11531,11422,11389,11549],"tags":[15123,38726,29665,43150,38734,43151],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341942","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-gynecologie","category-oncologie","category-rx-fr","tag-cancer-du-col-de-luterus-fr","tag-cryoconservation","tag-desir-denfant","tag-fertilite","tag-ovocytes","tag-zygotes-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-29 22:04:30","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341919,"slug":"desiderio-per-i-bambini-dopo-la-terapia-contro-il-cancro","post_title":"Desiderio per i bambini dopo la terapia contro il cancro","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/desiderio-per-i-bambini-dopo-la-terapia-contro-il-cancro\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341927,"slug":"desejo-para-as-criancas-apos-a-terapia-do-cancro","post_title":"Desejo para as crian\u00e7as ap\u00f3s a terapia do cancro","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/desejo-para-as-criancas-apos-a-terapia-do-cancro\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341932,"slug":"deseo-de-los-ninos-despues-de-la-terapia-contra-el-cancer","post_title":"Deseo de los ni\u00f1os despu\u00e9s de la terapia contra el c\u00e1ncer","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/deseo-de-los-ninos-despues-de-la-terapia-contra-el-cancer\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341942","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341942"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341942\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/55333"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341942"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341942"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341942"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341942"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}