{"id":342034,"date":"2016-02-13T10:42:45","date_gmt":"2016-02-13T09:42:45","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/dysfonctionnement-neurogene-de-la-vessie-dans-la-sclerose-en-plaques\/"},"modified":"2016-02-13T10:42:45","modified_gmt":"2016-02-13T09:42:45","slug":"dysfonctionnement-neurogene-de-la-vessie-dans-la-sclerose-en-plaques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/dysfonctionnement-neurogene-de-la-vessie-dans-la-sclerose-en-plaques\/","title":{"rendered":"Dysfonctionnement neurog\u00e8ne de la vessie dans la scl\u00e9rose en plaques"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les patients atteints de SEP doivent \u00eatre inform\u00e9s \u00e0 un stade pr\u00e9coce des troubles urinaires possibles et fr\u00e9quents. Il convient de sensibiliser les m\u00e9decins traitants \u00e0 ce probl\u00e8me afin qu&#8217;un diagnostic et un traitement ad\u00e9quats puissent \u00eatre mis en place \u00e0 temps et que les complications puissent ainsi \u00eatre \u00e9vit\u00e9es. Un trouble de la marche est un bon crit\u00e8re d&#8217;entr\u00e9e pour un examen urologique. Les objectifs du traitement d&#8217;un trouble v\u00e9sical dans la SEP sont d&#8217;assurer une vidange p\u00e9riodique et compl\u00e8te de la vessie, de traiter ou de ma\u00eetriser l&#8217;hyperactivit\u00e9 v\u00e9sicale\/l&#8217;incontinence, de prot\u00e9ger le haut appareil urinaire et d&#8217;\u00e9viter les complications, notamment les infections urinaires. Les infections urinaires r\u00e9currentes dans la SEP favorisent la progression de la SEP ; la pr\u00e9vention des infections urinaires signifie donc une pr\u00e9vention des pouss\u00e9es ou de la progression.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La scl\u00e9rose en plaques (SEP), maladie inflammatoire chronique du syst\u00e8me nerveux central, est la maladie neurologique la plus fr\u00e9quente chez les jeunes adultes. Les derni\u00e8res d\u00e9cennies ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par une \u00e9norme progression des connaissances sur l&#8217;\u00e9tiologie et l&#8217;immunopathog\u00e9n\u00e8se de la maladie. Ces nouvelles connaissances ont abouti \u00e0 des options de traitement \u00e0 orientation immunologique d\u00e9sormais bien \u00e9tablies.<\/p>\n<p>Outre les troubles de la motricit\u00e9, des nerfs cr\u00e2niens, les sympt\u00f4mes neuropsychologiques et la douleur, les d\u00e9ficits fonctionnels v\u00e9g\u00e9tatifs tels que les troubles de la fonction urinaire ou l&#8217;incontinence urinaire limitent particuli\u00e8rement la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es. Ces troubles provoquent des complications et influencent n\u00e9gativement d&#8217;autres sympt\u00f4mes de la maladie, tels que la spasticit\u00e9 et la fatigue.<\/p>\n<h2 id=\"symptomes-de-lappareil-urinaire-presque-tous-les-patients-atteints-de-sep-sont-concernes\">Sympt\u00f4mes de l&#8217;appareil urinaire : presque tous les patients atteints de SEP sont concern\u00e9s<\/h2>\n<p>Les sympt\u00f4mes urinaires sont d\u00e9j\u00e0 le sympt\u00f4me initial de la maladie chez 15% des personnes concern\u00e9es, et 80% pr\u00e9sentent des troubles mictionnels au cours de la maladie. Apr\u00e8s dix ans de maladie, presque tous les patients sont atteints de troubles urinaires [1]. En cas de troubles de la marche existants, on peut supposer un dysfonctionnement de la vessie. Les troubles de la fonction v\u00e9sicale et l&#8217;incontinence urinaire r\u00e9duisent consid\u00e9rablement la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es. Les sympt\u00f4mes de la maladie sous-jacente et de la fonction urinaire peuvent alors s&#8217;influencer et se renforcer mutuellement, comme par exemple le renforcement r\u00e9ciproque de la spasticit\u00e9 de la vessie et des membres.<\/p>\n<p>Les troubles de la fonction v\u00e9sicale au stade pr\u00e9coce de la SEP se manifestent souvent par des troubles du stockage de l&#8217;urine, qui peuvent \u00eatre regroup\u00e9s sous le complexe de sympt\u00f4mes de la vessie hyperactive avec ou sans incontinence d&#8217;urgence concomitante. Les troubles de la fonction v\u00e9sicale dans la SEP avanc\u00e9e se manifestent de plus en plus sous la forme d&#8217;un trouble combin\u00e9 du stockage et de la vidange, une r\u00e9tention urinaire s&#8217;ajoutant aux sympt\u00f4mes d&#8217;hyperactivit\u00e9 v\u00e9sicale. En cas de troubles de la fonction v\u00e9sicale non ma\u00eetrisables par des moyens conservateurs dans le cadre d&#8217;une SEP tr\u00e8s avanc\u00e9e et d&#8217;un appareil urinaire d\u00e9compens\u00e9 sur le plan fonctionnel et morphologique, il n&#8217;est pas rare de se demander si et quand une d\u00e9rivation urinaire est indiqu\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"complications-des-troubles-de-lappareil-urinaire\">Complications des troubles de l&#8217;appareil urinaire<\/h2>\n<p>Les complications de la SEP dans les voies urinaires inf\u00e9rieures et sup\u00e9rieures sont fr\u00e9quentes. Les infections urinaires surviennent r\u00e9guli\u00e8rement chez environ un tiers des patients, le risque augmentant en fonction de la pr\u00e9sence d&#8217;urine r\u00e9siduelle, du sexe (42% chez les femmes contre 17% chez les hommes), de la pr\u00e9sence d&#8217;un cath\u00e9ter \u00e0 demeure et d&#8217;une pression v\u00e9sicale \u00e9lev\u00e9e due \u00e0 un d\u00e9trusor hyperactif. Les l\u00e9sions du bas appareil urinaire, telles que l&#8217;\u00e9paississement de la paroi v\u00e9sicale, les trab\u00e9cules ou les diverticules, surviennent chez jusqu&#8217;\u00e0 30% des patients.<\/p>\n<p>L&#8217;incidence du cancer de la vessie est \u00e9galement plus \u00e9lev\u00e9e dans la SEP que dans la population g\u00e9n\u00e9rale, en particulier en cas de cath\u00e9ter permanent en place et d&#8217;immunosuppression. Le tractus urinaire sup\u00e9rieur peut \u00e9galement \u00eatre affect\u00e9 par des complications : Infection du haut appareil urinaire chez 8% des patients, dilatation du haut appareil urinaire dans 8% des cas, reflux v\u00e9sico-ur\u00e9t\u00e9ral dans 5% des cas et urolithiase dans 2 \u00e0 11% des cas [2]. Les principaux facteurs de risque de complications dans le haut appareil urinaire sont la dur\u00e9e de la maladie, une sonde \u00e0 demeure en place, des contractions du d\u00e9trusor non inhib\u00e9es et de grande amplitude ou une pression du d\u00e9trusor \u00e9lev\u00e9e en permanence. Les facteurs de risque secondaires sont la dyssynergie d\u00e9trusor-sphincter, l&#8217;\u00e2ge sup\u00e9rieur \u00e0 50 ans et le sexe masculin.<\/p>\n<h2 id=\"lesion-de-la-voie-pyramidale-et-trouble-de-la-vessie\">L\u00e9sion de la voie pyramidale et trouble de la vessie<\/h2>\n<p>La relation entre la l\u00e9sion de la voie pyramidale et les troubles de la vessie dans la SEP est remarquable. Une l\u00e9sion de la voie pyramidale est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 des sympt\u00f4mes urinaires irritatifs, \u00e0 des troubles fonctionnels de l&#8217;appareil urinaire et aux r\u00e9sultats urodynamiques d&#8217;une vessie hyperactive et d&#8217;une dyssynergie d\u00e9trusor-sphincter. Des l\u00e9sions morphologiques du bas et du haut appareil urinaire sont \u00e9galement associ\u00e9es \u00e0 la voie pyramidale [3\u20136].<\/p>\n<p>Un trouble de la marche souvent associ\u00e9 \u00e0 une l\u00e9sion de la voie pyramidale dans la SEP est donc un bon crit\u00e8re d&#8217;entr\u00e9e pour un examen urologique et on peut \u00e9galement soumettre \u00e0 un examen urologique des patients jusque-l\u00e0 asymptomatiques sur le plan urologique. L&#8217;\u00e9valuation et le traitement des troubles urinaires li\u00e9s \u00e0 la SEP visent \u00e0 pr\u00e9server ou \u00e0 r\u00e9tablir la qualit\u00e9 de vie et \u00e0 \u00e9viter les complications.<\/p>\n<h2 id=\"premieres-evaluations-et-therapie-comportementale\">Premi\u00e8res \u00e9valuations et th\u00e9rapie comportementale<\/h2>\n<p>Les sympt\u00f4mes urinaires de la SEP suscitent souvent l&#8217;incertitude du neurologue quant au diagnostic et au traitement n\u00e9cessaires. Avant de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation et \u00e0 un traitement, il convient de s&#8217;enqu\u00e9rir du degr\u00e9 de souffrance et de d\u00e9terminer individuellement le souhait d&#8217;une th\u00e9rapie. Les pierres angulaires du diagnostic initial sont le protocole de prise de boisson et de miction, y compris la documentation des \u00e9pisodes d&#8217;incontinence urinaire, le diagnostic urinaire, l&#8217;\u00e9chographie de l&#8217;appareil urinaire et l&#8217;urod\u00e9bitm\u00e9trie avec d\u00e9termination de l&#8217;urine r\u00e9siduelle.<br \/>\nDes mesures comportementales simples constituent la base de la th\u00e9rapie : elles comprennent l&#8217;adaptation de la quantit\u00e9 de boisson, la miction \u00e0 intervalles fixes ou sur demande d&#8217;une personne auxiliaire et des exercices du plancher pelvien favorisant et maintenant la continence.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-plus-pousse\">Diagnostic plus pouss\u00e9<\/h2>\n<p>Si l&#8217;entra\u00eenement comportemental et le traitement symptomatique ne permettent pas d&#8217;obtenir la continence ou si un traitement chirurgical est pr\u00e9vu, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation plus approfondie, y compris \u00e0 un examen neurologique, neurophysiologique et urodynamique dans un centre sp\u00e9cialis\u00e9. Le trouble v\u00e9sical apr\u00e8s une parapl\u00e9gie a valeur de mod\u00e8le dans la classification du type de trouble en fonction du niveau de paralysie. Cependant, dans les maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives telles que la SEP, les troubles de la fonction urinaire sont plus complexes et \u00e9volutifs. La classification du dysfonctionnement de l&#8217;appareil urinaire d\u00e9termine toutefois ici aussi la strat\u00e9gie \u00e0 adopter pour r\u00e9tablir un stockage et une \u00e9vacuation de l&#8217;urine aussi physiologiques que possible.<\/p>\n<p>L&#8217;examen neurologique permet d&#8217;\u00e9valuer le d\u00e9ficit neurologique au niveau mental, sensoriel et moteur. L&#8217;\u00e9tat mental comprend les aspects de l&#8217;attention, de la compr\u00e9hension, de l&#8217;orientation, de la m\u00e9moire et de l&#8217;activit\u00e9 ; il est important pour l&#8217;\u00e9tablissement du diagnostic et les options th\u00e9rapeutiques \u00e0 choisir. L&#8217;\u00e9tude des fonctions sensorielles comprend l&#8217;examen des dermatomes pertinents en termes de sensibilit\u00e9 au toucher et \u00e0 la douleur. La perte des fonctions sensorielles peut indiquer le niveau d&#8217;une l\u00e9sion neurologique. L&#8217;\u00e9tat moteur \u00e9value la force musculaire, le tonus musculaire, les mouvements musculaires anormaux et les signes de d\u00e9nervation.<\/p>\n<p>La mobilit\u00e9 du patient est \u00e9galement importante pour le choix du traitement. La capacit\u00e9 de contraction et de relaxation volontaires du sphincter ur\u00e9tral et anal indique une innervation motrice normale du plancher pelvien. En combinaison avec l&#8217;examen du tonus du sphincter anal, il est possible de conclure sur la localisation de la l\u00e9sion. Les r\u00e9flexes pelviens testent l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 des segments de la moelle \u00e9pini\u00e8re, par exemple le r\u00e9flexe bulbo-caverneux teste les segments S2-4 et le nerf pudendal. Un test de provocation \u00e0 l&#8217;eau glac\u00e9e au d\u00e9but de l&#8217;examen urodynamique permet de d\u00e9tecter un d\u00e9ficit neurologique au niveau de la moelle \u00e9pini\u00e8re ou suprapontin.<\/p>\n<h2 id=\"examen-urodynamique\">Examen urodynamique<\/h2>\n<p>Le concept th\u00e9rapeutique est \u00e9labor\u00e9 sur la base de l&#8217;examen vid\u00e9o-urodynamique, qui permet de classer le dysfonctionnement en trouble du stockage, de la vidange ou en trouble combin\u00e9 du stockage et de la vidange. L&#8217;examen urodynamique r\u00e9v\u00e8le des r\u00e9sultats normaux chez jusqu&#8217;\u00e0 34% des patients symptomatiques. Les observations urodynamiques les plus fr\u00e9quentes sont l&#8217;hyperactivit\u00e9 du d\u00e9trusor (65%), l&#8217;hypoactivit\u00e9 du d\u00e9trusor (25%), la compliance limit\u00e9e (2-10%) et la dyssynergie d\u00e9trusor\/sphincter (35%). L&#8217;association de plusieurs r\u00e9sultats urodynamiques est fr\u00e9quente, comme l&#8217;hyperactivit\u00e9 du d\u00e9trusor et la dyssynergie d\u00e9trusor\/sphincter dans 43 \u00e0 80% des cas. Les r\u00e9sultats urodynamiques \u00e9voluent avec le temps : 55% des patients pr\u00e9sentent des modifications de la capacit\u00e9 v\u00e9sicale, de la contractilit\u00e9, de la pression du d\u00e9trusor et de la compliance lors de mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. En revanche, la dyssynergie d\u00e9trusor\/sphincter reste g\u00e9n\u00e9ralement constante \u00e0 60% [1].<\/p>\n<h2 id=\"objectifs-de-la-therapie\">Objectifs de la th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>D&#8217;un point de vue th\u00e9rapeutique, les objectifs suivants se posent :<\/p>\n<ul>\n<li>Assurer une vidange p\u00e9riodique et compl\u00e8te de la vessie<\/li>\n<li>Traitement ou ma\u00eetrise de l&#8217;hyperactivit\u00e9 v\u00e9sicale\/incontinence<\/li>\n<li>Protection du tractus urinaire sup\u00e9rieur<\/li>\n<li>\u00e9viter les complications, en particulier les infections urinaires, car les infections urinaires r\u00e9cidivantes peuvent favoriser la progression de la SEP La pr\u00e9vention des infections urinaires dans la SEP signifie donc \u00e9galement la pr\u00e9vention des pouss\u00e9es ou de la progression [7].<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il s&#8217;agit de d\u00e9velopper un concept viable pour chaque patient individuel et, en cas de troubles combin\u00e9s du stockage et de la vidange, de traiter les deux composantes.<\/p>\n<h2 id=\"medicaments-catheterisme-neuromodulation-sacree-ou-chirurgie\">M\u00e9dicaments, cath\u00e9t\u00e9risme, neuromodulation sacr\u00e9e ou chirurgie<\/h2>\n<p>Lors du traitement anticholinergique d&#8217;une vessie hyperactive, il convient de tenir compte des interactions avec une m\u00e9dication pr\u00e9existante et de privil\u00e9gier les agents n&#8217;ayant pas ou peu d&#8217;effets secondaires sur le syst\u00e8me nerveux central (chlorure de trospium, darif\u00e9nacine). Une alternative consiste \u00e0 utiliser des b\u00eata-3-mim\u00e9tiques (Mirabregon). En cas d&#8217;efficacit\u00e9 insuffisante ou d&#8217;intol\u00e9rance, l&#8217;injection de toxine botulique dans le d\u00e9trusor peut \u00eatre envisag\u00e9e [8]. Le traitement m\u00e9dicamenteux des troubles sphinct\u00e9riens de l&#8217;\u00e9vacuation comprend l&#8217;utilisation d&#8217;alpha-bloquants (tamsulosine, alfuzosine) et d&#8217;antispastiques (lioresal, dantrol\u00e8ne, tizanidine).<\/p>\n<p>La m\u00e9thode de choix en cas de troubles de la miction et d&#8217;urine r\u00e9siduelle &gt;50% de la capacit\u00e9 fonctionnelle de la vessie est l&#8217;auto-sondage intermittent. Les conditions pr\u00e9alables d\u00e9pendantes du patient sont la motivation pour la proc\u00e9dure, une fonction manuelle suffisante et la vision n\u00e9cessaire. L&#8217;enseignement sp\u00e9cialis\u00e9, l&#8217;entra\u00eenement \u00e0 la technique et les conseils sur les mod\u00e8les de cath\u00e9ters et les dispositifs sp\u00e9ciaux par des experts en soins sp\u00e9cialement form\u00e9s sont des facteurs de r\u00e9ussite importants. Une fois l&#8217;apprentissage r\u00e9ussi, l&#8217;auto-sondage peut faciliter la vidange de la vessie pendant des ann\u00e9es, avec peu de complications et d&#8217;infections. Pour les femmes et les hommes, cela permet d&#8217;atteindre une tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 de vie. Si l&#8217;auto-sondage n&#8217;est pas possible, une stimulation vibratoire sus-pubienne peut \u00e9galement \u00eatre utile comme d\u00e9clencheur de la miction [9].<\/p>\n<p>La neuromodulation sacr\u00e9e peut \u00eatre utilis\u00e9e pour traiter les troubles du stockage et de la vidange de l&#8217;urine. Cette m\u00e9thode devrait \u00eatre propos\u00e9e aux patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes d&#8217;urgence et d&#8217;incontinence par imp\u00e9riosit\u00e9, ainsi qu&#8217;aux patients souffrant de r\u00e9tention urinaire en cas de dyssynergie d\u00e9trusor\/sphincter [10,11]. En cas de SEP avanc\u00e9e avec un appareil urinaire d\u00e9compens\u00e9 tant sur le plan fonctionnel que morphologique, des proc\u00e9dures chirurgicales telles que l&#8217;augmentation de la vessie [12] ou la d\u00e9rivation urinaire peuvent \u00eatre envisag\u00e9es [13,14].<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Litwiller SE, Frohman EM, Zimmern PE : La scl\u00e9rose en plaques et l&#8217;urologue. J Urol 1999 ; 161(3) : 743-757.<\/li>\n<li>de Seze M, et al : The neurogenic bladder in multiple sclerosis : review of the literature and proposal of management guidelines. Mult Scler 2007 ; 13(7) : 915-928.<\/li>\n<li>Zachoval R, et al. : [Association between neurologic involvement and lower urinary tract dysfunction and their symptoms in patients with multiple sclerosis]. Progr\u00e8s en urologie : journal de l&#8217;Association fran\u00e7aise d&#8217;urologie et de la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise d&#8217;urologie 2003 ; 13(2) : 246-251.<\/li>\n<li>Giannantoni A, et al : Dysfonctionnements urologiques et implication du tractus urinaire sup\u00e9rieur chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques. Neurourol Urodyn 1998 ; 17(2) : 89-98.<\/li>\n<li>Betts CD, et al : Les sympt\u00f4mes urinaires et les caract\u00e9ristiques neurologiques du dysfonctionnement de la vessie dans la scl\u00e9rose en plaques. J of neurology, neurosurgery, and psychiatry 1993 ; 56(3) : 245-250.<\/li>\n<li>Awad SA, et al : Relations entre l&#8217;\u00e9tat neurologique et urologique chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques. 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