{"id":342044,"date":"2016-02-20T01:00:00","date_gmt":"2016-02-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-fatigue-une-fatalite-de-notre-epoque\/"},"modified":"2016-02-20T01:00:00","modified_gmt":"2016-02-20T00:00:00","slug":"la-fatigue-une-fatalite-de-notre-epoque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-fatigue-une-fatalite-de-notre-epoque\/","title":{"rendered":"La fatigue, une fatalit\u00e9 de notre \u00e9poque ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>La premi\u00e8re journ\u00e9e suisse de la psychosomatique, qui s&#8217;est tenue \u00e0 la Giesserei de Zurich-Oerlikon, avait pour th\u00e8me &#8220;L&#8217;\u00e9puisement, le burnout et la soci\u00e9t\u00e9 fatigu\u00e9e&#8221;. Sommes-nous vraiment de plus en plus fatigu\u00e9s et \u00e9puis\u00e9s ? Et quelles sont les difficult\u00e9s auxquelles sont confront\u00e9s les m\u00e9decins lorsqu&#8217;ils tentent de r\u00e9soudre cet \u00e9tat diffus ?<\/strong><strong>  Comment mettre en mots, quantifier, diagnostiquer et finalement traiter les maladies ? Dans tous les cas, la fatigue et l&#8217;\u00e9puisement restent un d\u00e9fi social et m\u00e9dical majeur qui m\u00e9rite d&#8217;\u00eatre d\u00e9battu. Certains aspects pertinents pour la pratique m\u00e9dicale quotidienne ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s lors de la conf\u00e9rence.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Comment d\u00e9crire et quantifier plus pr\u00e9cis\u00e9ment la fatigue, une souffrance g\u00e9n\u00e9ralement difficile \u00e0 exprimer pour les patients et pourtant extr\u00eamement \u00e9prouvante ? &#8220;Roland von K\u00e4nel, de la clinique Barmelweid, en guise d&#8217;introduction. L&#8217;inventaire dit multidimensionnel des sympt\u00f4mes de fatigue, dont la version courte (MFSI-SF) utilise 30 items et une \u00e9chelle de Likert de 0 \u00e0 4 pour \u00e9valuer la fatigue des sept derniers jours dans les dimensions &#8220;g\u00e9n\u00e9rale&#8221;, &#8220;physique&#8221;, &#8220;\u00e9motionnelle&#8221;, &#8220;cognitive&#8221; et &#8220;\u00e9nerg\u00e9tique&#8221;, permet de mesurer la fatigue globale (pour les \u00e9tudes par exemple). Pour l&#8217;\u00e9tat \u00e9motionnel du moment, on peut faire appel au Profile of Mood States (POMS), qui est sensible au changement dans les 24 heures et qui est notamment utilis\u00e9 en m\u00e9decine sportive. Il \u00e9value les dimensions &#8220;abattement&#8221; (14 items), &#8220;fatigue\/fatigue&#8221; (7 items), &#8220;mauvaise humeur&#8221; (7 items) et &#8220;envie d&#8217;agir&#8221; (7 items). Le POMS peut \u00eatre utilis\u00e9, par exemple, pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce du surentra\u00eenement : Le volume d&#8217;entra\u00eenement a montr\u00e9 dans des \u00e9tudes une corr\u00e9lation positive avec la fatigue et une corr\u00e9lation n\u00e9gative avec l&#8217;envie d&#8217;agir.<\/p>\n<p>&#8220;En principe, il faut faire une distinction : Toutes les fatigues ne se ressemblent pas. La forme chronique peut \u00eatre le signe d&#8217;une maladie sous-jacente ou avoir elle-m\u00eame valeur de maladie, comme le syndrome de fatigue chronique (SFC)&#8221;, a expliqu\u00e9 le conf\u00e9rencier. Apr\u00e8s la douleur, la fatigue ou la fatigue cliniquement significative est le deuxi\u00e8me sympt\u00f4me le plus fr\u00e9quent dans la population g\u00e9n\u00e9rale et la deuxi\u00e8me raison pour laquelle les gens consultent un m\u00e9decin. C&#8217;est ce qu&#8217;a notamment r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une enqu\u00eate [1] sur trois ans portant sur les 14 sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quents chez 1 000 patients d&#8217;un service ambulatoire de m\u00e9decine interne du Texas. Un test de diagnostic a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 dans plus de deux tiers des cas. Malgr\u00e9 cela, apr\u00e8s une p\u00e9riode de trois ans, une cause organique n&#8217;a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e que pour 16% de tous les sympt\u00f4mes relev\u00e9s (y compris la fatigue). 74% des cas ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis comme incertains\/idiopathiques. D&#8217;autres \u00e9tudes [2] confirment la pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e de la fatigue dans la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<h2 id=\"quelle-est-limportance-du-laboratoire\">Quelle est l&#8217;importance du laboratoire ?<\/h2>\n<p>Il n&#8217;existe pas de test de laboratoire ou de biomarqueur cliniquement accept\u00e9 pour diagnostiquer la fatigue chronique. Les examens de laboratoire permettent toutefois d&#8217;exclure d&#8217;\u00e9ventuelles causes de fatigue, qui auraient des cons\u00e9quences th\u00e9rapeutiques claires. C&#8217;est pourquoi l&#8217;importance des r\u00e9sultats de laboratoire ne doit en aucun cas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme n\u00e9gligeable. En outre, une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e (y compris les m\u00e9dicaments et substances consomm\u00e9s), un \u00e9tat physique et mental et, selon le cas, des tests suppl\u00e9mentaires selon la clinique et les r\u00e9sultats de laboratoire (par exemple, laboratoire du sommeil, examen sur table basculante, test VIH) sont indiqu\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour le quotidien tr\u00e9pidant du cabinet, les deux questions &#8220;A quel point \u00eates-vous fatigu\u00e9 en ce moment ?&#8221; et &#8220;A quel point \u00e9tiez-vous fatigu\u00e9 en moyenne la semaine derni\u00e8re ?&#8221; sur une \u00e9chelle de notation num\u00e9rique de 0 \u00e0 10 peuvent suffire pour une premi\u00e8re \u00e9valuation. Un journal de fatigue ou d&#8217;\u00e9nergie est \u00e0 nouveau un outil utile pour le suivi de l&#8217;\u00e9volution. L&#8217;\u00e9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue (Fatigue Severity Scale, FSS) permet en outre d&#8217;\u00e9valuer les r\u00e9percussions dans la vie quotidienne (par exemple, &#8220;ma fatigue m&#8217;emp\u00eache d&#8217;accomplir certaines t\u00e2ches et responsabilit\u00e9s&#8221;).<\/p>\n<h2 id=\"stress-et-epuisement\">Stress et \u00e9puisement<\/h2>\n<p>Prof. Dr. phil. Urs Nater, de l&#8217;universit\u00e9 Philipps de Marburg (D), a pr\u00e9sent\u00e9 des donn\u00e9es sur le lien entre le stress et l&#8217;\u00e9puisement. Par exemple, le stress chronique pourrait-il \u00eatre un facteur physiopathologique du SFC ? Enfin, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les personnes atteintes du SFC sont significativement plus nombreuses \u00e0 rapporter un stress au cours des quatre derni\u00e8res semaines (Perceived Stress Scale) et des \u00e9v\u00e9nements de vie n\u00e9gatifs au cours des douze derniers mois (Life Events Scale), et sont \u00e9galement significativement plus nombreuses \u00e0 pr\u00e9senter un \u00e9tat de stress post-traumatique [3].<\/p>\n<p>Le cortisol semble jouer un r\u00f4le majeur. Des \u00e9tudes bas\u00e9es sur la population montrent que les patients atteints de SFC ont des niveaux de cortisol salivaire plus bas que les t\u00e9moins, \u00e0 la fois le matin et apr\u00e8s un facteur de stress aigu [4,5]. On peut parler dans ce contexte d&#8217;hypocortisolisme (relatif). En revanche, sur l&#8217;ensemble de la journ\u00e9e, on ne retrouve plus les m\u00eames diff\u00e9rences dans les profils de cortisol. Dans l&#8217;ensemble, la courbe est l\u00e9g\u00e8rement aplatie ou moins dynamique chez les patients atteints de SFC [5].<\/p>\n<p>Que signifie un faible taux de cortisol ? Le cortisol exerce un effet inhibiteur sur la s\u00e9cr\u00e9tion de cytokines pro-inflammatoires. L&#8217;une de ces cytokines est l&#8217;interleukine-6 (IL-6). La d\u00e9r\u00e9gulation de la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;IL-6 a un impact direct sur le SNC. Il en r\u00e9sulte une plus grande fatigue et une sensibilit\u00e9 accrue \u00e0 la douleur.<\/p>\n<p>Dans une certaine mesure, ces changements biologiques semblent \u00eatre r\u00e9versibles. La th\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC) permet de r\u00e9duire significativement la fatigue [6] et d&#8217;augmenter l\u00e9g\u00e8rement (mais de mani\u00e8re statistiquement significative) le cortisol global [7]. Malheureusement, ce sont les patients qui en auraient le plus besoin qui pr\u00e9sentent des taux de r\u00e9ponse plus faibles : Les r\u00e9pondeurs \u00e0 la TCC pr\u00e9sentent des courbes de cortisol plus dynamiques que les non-r\u00e9pondeurs et des taux de cortisol plus \u00e9lev\u00e9s, notamment le matin [8].<\/p>\n<p>La question de la causalit\u00e9 reste ouverte \u00e0 ce jour : les anomalies concernant le cortisol pourraient \u00eatre \u00e0 la fois une cause et une cons\u00e9quence, c&#8217;est-\u00e0-dire une pr\u00e9disposition ou une cons\u00e9quence du SFC. L&#8217;hypoth\u00e8se susmentionn\u00e9e offre un d\u00e9but d&#8217;explication qu&#8217;il convient d&#8217;approfondir.<\/p>\n<h2 id=\"fatigue-associee-aux-tumeurs\">Fatigue associ\u00e9e aux tumeurs<\/h2>\n<p>Au cours de l&#8217;\u00e9volution clinique, la fatigue peut appara\u00eetre comme un effet secondaire aigu d&#8217;un traitement anticanc\u00e9reux ou dans le cadre d&#8217;un suivi, au sens d&#8217;une cons\u00e9quence tardive. Selon le professeur Dr. phil. Joachim Weis, Clinique de biologie des tumeurs, Fribourg (D), la fatigue associ\u00e9e aux tumeurs est l&#8217;un des probl\u00e8mes les plus fr\u00e9quents r\u00e9sultant d&#8217;une maladie ou d&#8217;un traitement canc\u00e9reux. Chez les survivants \u00e0 long terme, la fr\u00e9quence est de 20 \u00e0 25%. Les patients atteints de cancer apr\u00e8s une radioth\u00e9rapie ou une chimioth\u00e9rapie sont particuli\u00e8rement concern\u00e9s. Contrairement \u00e0 la douleur ou aux naus\u00e9es, la fatigue est encore sous-estim\u00e9e et trop peu prise en compte, notamment parce que son traitement est difficile et ne r\u00e9ussit que dans de rares cas. N\u00e9anmoins, l&#8217;impact sur la qualit\u00e9 de vie, la vie quotidienne et la r\u00e9int\u00e9gration sociale des patients est \u00e9norme. Le syndrome de fatigue a une composante mentale, cognitive et physique. Toutes ces dimensions devraient \u00e9galement \u00eatre prises en compte dans le diagnostic.<\/p>\n<p>La fatigue peut \u00eatre \u00e0 la fois une cause et un sympt\u00f4me de la d\u00e9pression. 15 \u00e0 20 % des patients atteints de tumeur pr\u00e9sentent un trouble d\u00e9pressif. Les sympt\u00f4mes de la d\u00e9pression et de la fatigue se chevauchent dans de nombreux domaines (p. ex. manque de motivation, troubles du sommeil, troubles de l&#8217;attention et de la concentration, perte d&#8217;int\u00e9r\u00eat), alors que dans d&#8217;autres, il existe des diff\u00e9rences claires (pens\u00e9es d\u00e9pressives dysfonctionnelles, peur de l&#8217;\u00e9chec et tendances suicidaires). Dans le cas de la fatigue, les probl\u00e8mes physiques sont au premier plan (&#8220;Je veux, mais je ne peux pas&#8221;), tandis que dans le cas de la d\u00e9pression, le niveau motivationnel est davantage affect\u00e9 (&#8220;Je ne peux rien\/je ne vaux rien&#8221;). Les facteurs susceptibles d&#8217;influencer le syndrome de fatigue associ\u00e9 au cancer sont pr\u00e9sent\u00e9s <strong>sur la figure&nbsp;1.<\/strong> Cependant, le m\u00e9canisme exact de son apparition reste en grande partie inexpliqu\u00e9.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6705\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/abb1_np1_s46.png\" style=\"height:331px; width:400px\" width=\"892\" height=\"739\"><\/p>\n<h2 id=\"comment-traiter\">Comment traiter ?<\/h2>\n<p><strong>Recommandations comportementales g\u00e9n\u00e9rales :<\/strong> Les strat\u00e9gies comportementales (\u00e9conomiser l&#8217;\u00e9nergie, \u00e9tablir des priorit\u00e9s, d\u00e9l\u00e9guer, planifier les activit\u00e9s aux moments o\u00f9 l&#8217;\u00e9nergie est la plus \u00e9lev\u00e9e, par exemple via un journal d&#8217;activit\u00e9, etc.) am\u00e9liorent la fatigue de mani\u00e8re significative.<\/p>\n<p><strong>Th\u00e9rapie non m\u00e9dicamenteuse : <\/strong>elle comprend l&#8217;information et le conseil, la th\u00e9rapie par le sport et l&#8217;exercice, ainsi que des mesures de th\u00e9rapie psychosociale telles que la psycho\u00e9ducation, la th\u00e9rapie de relaxation ou la m\u00e9ditation. Les mesures psychosociales ont plut\u00f4t un effet mod\u00e9r\u00e9 sur la fatigue et sont plus efficaces lorsqu&#8217;elles sont associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;exercice physique. Le sport et l&#8217;exercice sont des options simples et tr\u00e8s efficaces. D&#8217;apr\u00e8s les \u00e9tudes, l&#8217;entra\u00eenement am\u00e9liore significativement la fatigue [9]. De plus, des \u00e9tudes r\u00e9centes ont montr\u00e9 que l&#8217;entra\u00eenement musculaire est surtout efficace contre la fatigue physique, mais qu&#8217;il a des effets plus faibles, voire nuls, sur les composantes cognitive et \u00e9motionnelle de la fatigue [10,11]. Il est donc recommand\u00e9 de combiner l&#8217;entra\u00eenement d&#8217;endurance et de musculation avec des mesures psycho\u00e9ducatives (meilleures preuves).<\/p>\n<p>Traitement <strong>m\u00e9dicamenteux :<\/strong> il s&#8217;agit de traiter les causes telles que l&#8217;an\u00e9mie ou les troubles m\u00e9taboliques, ou encore de traiter les sympt\u00f4mes (psychostimulants ? antid\u00e9presseurs ?). Les psychostimulants sont l&#8217;ultima ratio. Le m\u00e9thylph\u00e9nidate peut \u00eatre utilis\u00e9 chez les patients souffrant de fatigue s\u00e9v\u00e8re et pour lesquels les autres traitements n&#8217;ont pas donn\u00e9 de r\u00e9sultats satisfaisants, mais il n&#8217;est pas autoris\u00e9 dans l&#8217;indication &#8220;fatigue&#8221;. Il existe parfois des preuves d&#8217;efficacit\u00e9 dans ce domaine, mais dans l&#8217;ensemble, les r\u00e9sultats sont h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes [12]. Le modafinil n&#8217;est pas recommand\u00e9 en cas de fatigue en raison de ses effets secondaires.<\/p>\n<p><strong>Les mesures de m\u00e9decine compl\u00e9mentaire : <\/strong>Il existe plusieurs possibilit\u00e9s dans ce domaine. Apr\u00e8s la fin du traitement, l&#8217;acupuncture pr\u00e9sente un avantage en termes de fatigue. Alors que la carnitine n&#8217;a pas d&#8217;effets prouv\u00e9s et n&#8217;est donc pas recommand\u00e9e, et que le guarana ne peut \u00eatre utilis\u00e9 qu&#8217;au cas par cas dans le but d&#8217;obtenir un effet \u00e0 court terme, le ginseng am\u00e9ricain (2000&nbsp;mg\/j) a significativement am\u00e9lior\u00e9 la fatigue associ\u00e9e aux tumeurs dans une \u00e9tude randomis\u00e9e en double aveugle [13]. Les mesures dites &#8220;Mind Body&#8221; telles que le yoga, le qi gong ou la m\u00e9ditation de pleine conscience peuvent \u00e9galement aider \u00e0 lutter contre la fatigue.<\/p>\n<p><em>Source : 1\u00e8re Journ\u00e9e suisse de la psychosomatique, 12 septembre 2015, Zurich-Oerlikon<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Kroenke K, Mangelsdorff AD : Common symptoms in ambulatory care : incidence, evaluation, therapy, and outcome. Am J Med 1989 Mar ; 86(3) : 262-266.<\/li>\n<li>Kroenke K, Price RK : Symptoms in the community. Pr\u00e9valence, classification et comorbidit\u00e9 psychiatrique. Arch Intern Med 1993 Nov 8 ; 153(21) : 2474-2480.<\/li>\n<li>Nater UM, et al : Cumulative life stress in chronic fatigue syndrome. Psychiatry Res 2011 Sep 30 ; 189(2) : 318-320.<\/li>\n<li>Nater UM, et al : Concentrations de cortisol salivaire att\u00e9nu\u00e9es le matin dans une \u00e9tude bas\u00e9e sur la population de personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique et de bons t\u00e9moins. J Clin Endocrinol Metab 2008 Mar ; 93(3) : 703-709.<\/li>\n<li>Nater UM, et al : Alterations dans le rythme diurne du cortisol salivaire dans un \u00e9chantillon de population de cas atteints du syndrome de fatigue chronique. Psychosom Med 2008 avr ; 70(3) : 298-305.<\/li>\n<li>Prins JB, et al : Cognitive behaviour therapy for chronic fatigue syndrome : a multicentre randomised controlled trial. Lancet 2001 Mar 17 ; 357(9259) : 841-847.<\/li>\n<li>Roberts AD, et al. : Le taux de cortisol salivaire avant et apr\u00e8s la th\u00e9rapie cognitive comportementale pour le syndrome de fatigue chronique. J Affect Disord 2009 May ; 115(1-2) : 280-286.<\/li>\n<li>Roberts AD, et al : L&#8217;hypocortisolisme pr\u00e9dit-il une mauvaise r\u00e9ponse \u00e0 la th\u00e9rapie cognitive comportementale dans le syndrome de fatigue chronique ? Psychol Med 2010 Mar ; 40(3) : 515-522.<\/li>\n<li>Strasser B, et al : Impact de l&#8217;entra\u00eenement \u00e0 la r\u00e9sistance chez les survivants du cancer : une m\u00e9ta-analyse. Med Sci Sports Exerc 2013 Nov ; 45(11) : 2080-2090.<\/li>\n<li>Schmidt ME, et al : Effects of resistance exercise on fatigue and quality of life in breast cancer patients undergoing adjuvant chemotherapy : A randomized controlled trial. Int J Cancer 2015 Jul 15 ; 137(2) : 471-480.<\/li>\n<li>Steindorf K, et al : Randomized, controlled trial of resistance training in breast cancer patients receiving adjuvant radiotherapy : results on cancer-related fatigue and quality of life. Ann Oncol 2014 Nov ; 25(11) : 2237-2243.<\/li>\n<li>Bruera E, et al : M\u00e9thylph\u00e9nidate et\/ou une intervention t\u00e9l\u00e9phonique de soins pour la fatigue chez les patients atteints de cancer en phase avanc\u00e9e : un essai randomis\u00e9, contr\u00f4l\u00e9 par placebo, phase II. J Clin Oncol 2013 juillet 1 ; 31(19) : 2421-2427.<\/li>\n<li>Barton DL, et al : Wisconsin Ginseng (Panax quinquefolius) to improve cancer-related fatigue : a randomized, double-blind trial, N07C2. J Natl Cancer Inst 2013 Aug 21 ; 105(16) : 1230-1238.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(1) : 45-47<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La premi\u00e8re journ\u00e9e suisse de la psychosomatique, qui s&#8217;est tenue \u00e0 la Giesserei de Zurich-Oerlikon, avait pour th\u00e8me &#8220;L&#8217;\u00e9puisement, le burnout et la soci\u00e9t\u00e9 fatigu\u00e9e&#8221;. Sommes-nous vraiment de plus en&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":54756,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"1\u00e8re Journ\u00e9e suisse de la psychosomatique","footnotes":""},"category":[11315,11489,11535,11549],"tags":[12572,13039,13030,13034,23868],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-342044","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-medecine-interne-generale","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-burnout-fr","tag-epuisement","tag-fatigue-fr","tag-fatigue-fr-2","tag-sommeil","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-17 22:37:34","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":342049,"slug":"la-stanchezza-il-destino-del-nostro-tempo","post_title":"La stanchezza: il destino del nostro tempo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/la-stanchezza-il-destino-del-nostro-tempo\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341989,"slug":"fadiga-o-destino-do-nosso-tempo","post_title":"Fadiga - o destino do nosso tempo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/fadiga-o-destino-do-nosso-tempo\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341998,"slug":"la-fatiga-el-destino-de-nuestro-tiempo","post_title":"La fatiga, \u00bfel destino de nuestro tiempo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-fatiga-el-destino-de-nuestro-tiempo\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342044","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=342044"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342044\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/54756"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=342044"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=342044"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=342044"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=342044"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}