{"id":342058,"date":"2016-02-03T02:00:00","date_gmt":"2016-02-03T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/ct-ou-irm-aide-a-la-decision-dans-la-pratique\/"},"modified":"2016-02-03T02:00:00","modified_gmt":"2016-02-03T01:00:00","slug":"ct-ou-irm-aide-a-la-decision-dans-la-pratique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/ct-ou-irm-aide-a-la-decision-dans-la-pratique\/","title":{"rendered":"CT ou IRM &#8211; Aide \u00e0 la d\u00e9cision dans la pratique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Bien qu&#8217;il existe des directives claires sur la modalit\u00e9 d&#8217;examen \u00e0 utiliser pour telle ou telle question, la d\u00e9cision est plurifactorielle. En cas de doute, vous pouvez demander conseil au radiologue. Les donn\u00e9es anamnestiques et cliniques sont extr\u00eamement importantes pour le radiologue afin de choisir le bon protocole d&#8217;examen. Dans le cas d&#8217;un scanner, une question pr\u00e9cise permet de choisir le protocole le moins irradiant. Lors d&#8217;un examen IRM, il est important, pour des raisons techniques, de d\u00e9limiter la r\u00e9gion \u00e0 examiner. L&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;\u00e9tat clinique ne peuvent pas \u00eatre remplac\u00e9s par un examen radiologique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La question de la tomodensitom\u00e9trie ou de l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (TDM\/IRM) ne devrait se poser qu&#8217;apr\u00e8s la radiographie conventionnelle ou l&#8217;\u00e9chographie, car ces modalit\u00e9s restreignent d\u00e9j\u00e0 le diagnostic diff\u00e9rentiel et peuvent rendre inutile un examen plus approfondi. Une radiographie conventionnelle est souvent utile : elle peut par exemple montrer une fracture du col du f\u00e9mur et le patient ne doit pas attendre une semaine pour passer une IRM.<\/p>\n<p>Le scanner et l&#8217;IRM sont tr\u00e8s similaires en apparence, mais techniquement tr\u00e8s diff\u00e9rents, avec des forces et des faiblesses diff\u00e9rentes. Vu de l&#8217;ext\u00e9rieur, le scanner est un anneau. La dur\u00e9e de l&#8217;\u00e9tude est courte, m\u00eame pour les grandes r\u00e9gions, et la taille de la r\u00e9gion \u00e0 \u00e9tudier peut \u00eatre ajust\u00e9e \u00e0 volont\u00e9 pendant l&#8217;\u00e9tude. Mais le scanner n\u00e9cessite des rayons X, c&#8217;est pourquoi il est important, pour des raisons de radioprotection, de poser les questions les plus pr\u00e9cises possibles. Le syst\u00e8me d&#8217;IRM, en revanche, est un tunnel. L&#8217;examen prend plus de temps et la taille de la r\u00e9gion \u00e0 examiner est limit\u00e9e par la taille de l&#8217;antenne et n&#8217;est pas adaptable \u00e0 volont\u00e9. En IRM, il est important de poser des questions pr\u00e9cises pour \u00e9tablir le protocole d&#8217;examen.<\/p>\n<p>Le scanner a mauvaise presse en raison des rayons X qu&#8217;il n\u00e9cessite, alors que l&#8217;IRM appara\u00eet comme une m\u00e9thode d&#8217;examen presque omnipotente. Il est donc d&#8217;autant plus difficile de choisir l&#8217;une ou l&#8217;autre des modalit\u00e9s d&#8217;examen. Ainsi, nous allons aborder ici les principales diff\u00e9rences techniques et les indications.<\/p>\n<h2 id=\"tomographie-assistee-par-ordinateur\">Tomographie assist\u00e9e par ordinateur<\/h2>\n<p>Le scanner est une m\u00e9thode d&#8217;imagerie en coupe dans laquelle l&#8217;absorption sp\u00e9cifique des tissus par les rayons X permet d&#8217;obtenir une image \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;algorithmes math\u00e9matiques complexes. Le scanner pr\u00e9sente des avantages importants :<\/p>\n<ul>\n<li>Rapidement disponible<\/li>\n<li>Courte dur\u00e9e de l&#8217;examen<\/li>\n<li>Relativement peu sensible aux artefacts de mouvement<\/li>\n<li>La r\u00e9gion \u00e0 examiner est captur\u00e9e en tant que volume, ce qui permet de reconstruire ult\u00e9rieurement des images dans tous les axes (MPR).<\/li>\n<li>La salle d&#8217;examen est facilement accessible, ce qui est important pour les patients instables.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les inconv\u00e9nients du scanner, outre l&#8217;exposition aux radiations, sont qu&#8217;il est moins sensible et moins sp\u00e9cifique pour les modifications inflammatoires des tissus mous et des structures osseuses et qu&#8217;il dispose d&#8217;un contraste spatial moindre pour les structures des tissus mous.<\/p>\n<h2 id=\"imagerie-par-resonance-magnetique\">Imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique<\/h2>\n<p>L&#8217;IRM est une technique d&#8217;imagerie en coupe qui utilise le comportement diff\u00e9rent des mol\u00e9cules d&#8217;eau (mini-aimants protoniques) dans les diff\u00e9rents tissus du corps dans le champ magn\u00e9tique. Cela se traduit par diff\u00e9rents signaux d&#8217;\u00e9nergie qui sont \u00e0 leur tour enregistr\u00e9s par les antennes, puis traduits en image \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;algorithmes math\u00e9matiques. L&#8217;IRM n&#8217;entra\u00eene aucune exposition aux radiations, montre une tr\u00e8s bonne r\u00e9solution spatiale des structures des tissus mous et est tr\u00e8s sensible aux modifications \u0153d\u00e9mateuses des structures des tissus mous et des os. Les principaux inconv\u00e9nients de l&#8217;IRM sont les suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>Longue dur\u00e9e d&#8217;examen ; un examen du cr\u00e2ne dure environ 50 minutes.<\/li>\n<li>La r\u00e9gion \u00e0 \u00e9tudier est limit\u00e9e en taille par l&#8217;antenne.<\/li>\n<li>Pas si facilement accessible &#8211; temps d&#8217;attente souvent plus long<\/li>\n<li>Sensible aux artefacts : perturbation du champ magn\u00e9tique, artefacts de mouvement, m\u00e9tal dans le champ d&#8217;examen<\/li>\n<li>La coop\u00e9ration du patient est importante pour la qualit\u00e9 de l&#8217;image, c&#8217;est pourquoi l&#8217;examen est difficile chez les patients d\u00e9ments ou agit\u00e9s.<\/li>\n<li>Le patient doit pouvoir se coucher sur le dos. Des difficult\u00e9s respiratoires, des douleurs non trait\u00e9es de mani\u00e8re ad\u00e9quate ou une hypercyphose rendent l&#8217;examen difficile, voire impossible.<\/li>\n<li>L&#8217;espace est tr\u00e8s restreint : claustrophobie !<\/li>\n<li>La zone d&#8217;\u00e9tude est soumise \u00e0 un champ magn\u00e9tique tr\u00e8s puissant (1,5 \u00e0 3 teslas, soit jusqu&#8217;\u00e0 70 000 fois plus que le champ magn\u00e9tique terrestre). Cela signifie que tous les objets dans la pi\u00e8ce doivent \u00eatre amagn\u00e9tiques, sinon ils repr\u00e9sentent un danger pour le patient.<\/li>\n<li>Enqu\u00eate comparativement co\u00fbteuse.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"parametres-de-decision\">Param\u00e8tres de d\u00e9cision<\/h2>\n<p>Les principales diff\u00e9rences techniques \u00e9num\u00e9r\u00e9es influencent la d\u00e9cision d&#8217;effectuer une IRM ou un scanner. Les param\u00e8tres d\u00e9cisionnels suppl\u00e9mentaires sont l&#8217;\u00e9tat clinique du patient et l&#8217;\u00e9volution de ses sympt\u00f4mes dans le temps. Ainsi, chez un patient agit\u00e9 dont l&#8217;\u00e9tat se d\u00e9t\u00e9riore rapidement, le scanner est en principe l&#8217;examen de choix. La d\u00e9cision d\u00e9pend en outre du caract\u00e8re aigu ou chronique d&#8217;une pathologie et du syst\u00e8me d&#8217;organes concern\u00e9. La d\u00e9cision est relativement simple, surtout pour la r\u00e9gion du cr\u00e2ne et du cou ou pour la r\u00e9gion musculo-squelettique, o\u00f9 les protocoles d&#8217;examen sont assez uniformes et relativement ind\u00e9pendants de la pathologie. Les protocoles d&#8217;examen de la r\u00e9gion thoraco-abdominale sont toutefois beaucoup plus complexes, en fonction des questions et de la pathologie. Deux exemples :<\/p>\n<p><strong>Scanner thoracique : <\/strong>en cas de question sur l&#8217;embolie pulmonaire, l&#8217;acquisition est chronom\u00e9tr\u00e9e en fonction du contraste intravasculaire et pond\u00e9r\u00e9e sp\u00e9cifiquement pour obtenir un contraste maximal dans les art\u00e8res pulmonaires. En revanche, lors d&#8217;un scanner standard du thorax, on souhaite obtenir une image mixte, c&#8217;est-\u00e0-dire une imagerie dans laquelle le contraste est visible \u00e0 la fois dans l&#8217;aorte et dans les vaisseaux pulmonaires.<\/p>\n<p><strong>Scanner abdominal : <\/strong>selon la question pos\u00e9e, l&#8217;examen doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 avec ou sans produit de contraste iv, par voie orale et\/ou rectale. En outre, la question pos\u00e9e d\u00e9termine \u00e9galement si l&#8217;on a seulement besoin d&#8217;un passage sur l&#8217;abdomen ou si l&#8217;on doit prendre en compte la dynamique de distribution du produit de contraste dans l&#8217;\u00e9tablissement du diagnostic. Le nombre de passages est finalement responsable de l&#8217;exposition du patient aux radiations pour chaque examen.<\/p>\n<h2 id=\"indications-par-region-et-par-pathologie\">Indications par r\u00e9gion et par pathologie<\/h2>\n<p>Nous allons maintenant d\u00e9tailler quelques indications par r\u00e9gion et par pathologie. La liste n&#8217;est pas exhaustive, mais les principales pathologies devraient \u00eatre mentionn\u00e9es <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6659\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/tab1_48.jpg\" style=\"height:1497px; width:1100px\" width=\"1100\" height=\"1497\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"scanner-du-crane\">Scanner du cr\u00e2ne<\/h2>\n<ul>\n<li>En cas d&#8217;apparition aigu\u00eb de troubles du syst\u00e8me nerveux central et d&#8217;aggravation rapide, il s&#8217;agit du premier choix pour diagnostiquer les h\u00e9morragies intraparenchymateuses, sous-durales et sous-arachno\u00efdiennes ainsi que les isch\u00e9mies et les troubles aigus de l&#8217;\u00e9coulement du LCR.<\/li>\n<li>Examen primaire en cas de traumatisme cr\u00e2nien : pour une bonne analyse des fractures et une analyse 3D<\/li>\n<li>Oreille interne, parties osseuses<\/li>\n<li>Sph\u00e8res nasales<\/li>\n<li>Tumeurs ORL<\/li>\n<li>CAVE : L&#8217;analyse de l&#8217;angle pontoc\u00e9r\u00e9belleux et de la fosse occipitale est limit\u00e9e en raison des artefacts de durcissement.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"irm-du-crane\">IRM du cr\u00e2ne<\/h2>\n<ul>\n<li>En cas de suspicion d&#8217;isch\u00e9mie<\/li>\n<li>En cas de traumatisme, pour visualiser les l\u00e9sions, m\u00eame tr\u00e8s petites, comme les l\u00e9sions axonales et les microh\u00e9morragies<\/li>\n<li>Modifications inflammatoires de la substance c\u00e9r\u00e9brale (par ex. dans la scl\u00e9rose en plaques) et des m\u00e9ninges<\/li>\n<li>Recherche de tumeurs et de m\u00e9tastases<\/li>\n<li>Angle pontoc\u00e9r\u00e9belleux, oreille interne, oreille moyenne<\/li>\n<li>Tumeurs de la sph\u00e8re ORL<\/li>\n<li>Articulations temporo-mandibulaires<\/li>\n<li>Angiographie des axes vasculaires art\u00e9riels et veineux intracr\u00e2niens<\/li>\n<li>D\u00e9mence, \u00e9pilepsie<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"scanner-du-cou\">Scanner du cou<\/h2>\n<ul>\n<li>Traumatisme de la colonne cervicale (HWS)<\/li>\n<li>Repr\u00e9sentation des parties osseuses dans le cadre d&#8217;une st\u00e9nose neuroforaminale<\/li>\n<li>Malformation du rachis cervical : les reconstructions 3D sont possibles<\/li>\n<li>Tumeurs ORL et \u00e9ventuellement atteinte des ganglions lymphatiques<\/li>\n<li>Angiographie des axes vasculaires supra-aortiques<\/li>\n<li>CAVE : ne pas utiliser en cas de tumeurs de la thyro\u00efde en raison de l&#8217;exposition \u00e0 l&#8217;iode<\/li>\n<li>IRM du cou<\/li>\n<li>Post-traumatique : l\u00e9sions ligamentaires, \u0153d\u00e8me osseux, plexus brachial<\/li>\n<li>Hernie discale<\/li>\n<li>My\u00e9lopathie : changements post-traumatiques, inflammatoires, d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratifs<\/li>\n<li>Tumeurs<\/li>\n<li>Modifications inflammatoires d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives du rachis cervical<\/li>\n<li>Axe vasculaire supra-aortique<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"scanner-thoracique\">Scanner thoracique<\/h2>\n<ul>\n<li>Embolie pulmonaire<\/li>\n<li>Tumeurs des poumons et du m\u00e9diastin<\/li>\n<li>Pneumopathie interstitielle<\/li>\n<li>Coronarographie cardio-CT d\u00e9clench\u00e9e par ECG<\/li>\n<li>Biopsies et drainages guid\u00e9s par scanner<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"irm-du-thorax\">IRM du thorax<\/h2>\n<ul>\n<li>Colonne vert\u00e9brale thoracique : inflammatoire, d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative,<\/li>\n<li>modifications traumatiques, tumorales<\/li>\n<li>Hernie discale<\/li>\n<li>Myelon<\/li>\n<li>Examens cardiaques d\u00e9clench\u00e9s<\/li>\n<li>Tumeurs des tissus mous<\/li>\n<li>Mamma<br \/>\n\t&nbsp;<\/li>\n<\/ul>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6660 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/tab1_42_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; 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CAVE : la diverticulite aigu\u00eb est une contre-indication<\/li>\n<li>Structures osseuses : post-traumatiques, m\u00e9tastases, pr\u00e9op\u00e9ratoires<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"irm-de-labdomen\">IRM de l&#8217;abdomen<\/h2>\n<ul>\n<li>Pour l&#8217;examen g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;ensemble de l&#8217;abdomen sans question sp\u00e9cifique, l&#8217;IRM n&#8217;est pas tr\u00e8s bien adapt\u00e9e, malgr\u00e9 d&#8217;importants progr\u00e8s techniques.<\/li>\n<li>G\u00e9n\u00e9ralement en compl\u00e9ment du scanner pour une sp\u00e9cification plus pr\u00e9cise, par exemple des l\u00e9sions h\u00e9patiques, gr\u00e2ce \u00e0 des produits de contraste sp\u00e9cifiques au foie.<\/li>\n<li>calculs biliaires, surtout en cas de calculs chol\u00e9dociens<\/li>\n<li>\u00c9valuation de la pancr\u00e9atite chronique avec le test de s\u00e9cr\u00e9tine fonctionnelle<\/li>\n<li>Suivi des modifications inflammatoires de l&#8217;intestin comme la maladie de Crohn et chez les enfants<\/li>\n<li>Organes du petit bassin<\/li>\n<li>CAVE : inappropri\u00e9 pour la d\u00e9tection de la n\u00e9phrolithiase<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"articulations\">Articulations<\/h2>\n<ul>\n<li>Pour les articulations, l&#8217;examen IRM est la premi\u00e8re \u00e9tape. Un scanner n&#8217;est que rarement n\u00e9cessaire, surtout dans le cadre de la planification d&#8217;une op\u00e9ration, pour mieux \u00e9valuer les structures osseuses.<\/li>\n<li>La TDM des articulations est appropri\u00e9e lorsque l&#8217;IRM est contre-indiqu\u00e9e.<\/li>\n<li>Arthro-CT en cas de question sur une nouvelle d\u00e9chirure du m\u00e9nisque ou si l&#8217;IRM n&#8217;est pas possible.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Comme on peut le voir dans les indications cit\u00e9es pour l&#8217;une ou l&#8217;autre modalit\u00e9 d&#8217;examen, le choix entre IRM et scanner n&#8217;est pas toujours \u00e9vident. De plus, d&#8217;autres facteurs influencent la d\u00e9cision d&#8217;opter pour l&#8217;une ou l&#8217;autre modalit\u00e9, par exemple l&#8217;insuffisance r\u00e9nale, les allergies aux produits de contraste ou la claustrophobie.<\/p>\n<p>L&#8217;impatience du patient et\/ou du m\u00e9decin traitant joue malheureusement aussi souvent un r\u00f4le, car il faut g\u00e9n\u00e9ralement attendre plus longtemps pour obtenir une date d&#8217;examen IRM.<br \/>\nDans tous les cas, une \u00e9tude qui ne peut pas r\u00e9pondre \u00e0 la question pos\u00e9e est trop co\u00fbteuse.<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>ACR-Appropriateness Criteria-American College of Radiology (www.acr.or\/Quality-Safety\/Appropriateness-Criteria)<\/li>\n<li>Eisenberg RL, et al. : Radiologypocket reference : What to order when. Lippincott-Raven.<\/li>\n<li>Trueb PR : Kompendium f\u00fcr \u00e4rztliche Strahlenschutz-Sachverst\u00e4ndige (Compendium pour les experts m\u00e9dicaux en radioprotection), Haupt Verlag.<\/li>\n<li>Procop M, Galanski M : Computed tomography of the body, Thieme Verlag.<\/li>\n<li>Weishaupt D, et al. : Comment fonctionne l&#8217;IRM, Springer Verlag.<\/li>\n<li>Weissleder R, et al : Primer of diagnostic imaging, Mosby.<\/li>\n<li>D\u00e4hnert W : Radiology Review Manual, Lippincott.<\/li>\n<li>Osborn AG, et al : Diagnostic imaging &#8211; Brain, Amyrsis.<\/li>\n<li>Harnsberger HR, et al. : Imagerie diagnostique &#8211; T\u00eate et cou, Amyrsis.<\/li>\n<li>Federle M, et al. : Imagerie diagnostique &#8211; Abdomen, Amyrsis.<\/li>\n<li>Stoller D, et al. : Imagerie diagnostique &#8211; Orthop\u00e9die, Amyrsis.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2016 ; 11(1) : 33-34<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien qu&#8217;il existe des directives claires sur la modalit\u00e9 d&#8217;examen \u00e0 utiliser pour telle ou telle question, la d\u00e9cision est plurifactorielle. En cas de doute, vous pouvez demander conseil au&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":54601,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Quelle technique d'imagerie est appropri\u00e9e ?","footnotes":""},"category":[11531,11315,11492,11549],"tags":[],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-342058","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-medecine-interne-generale","category-radiologie-fr","category-rx-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-21 03:18:08","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":342063,"slug":"tac-o-risonanza-magnetica-ausili-decisionali-per-lo-studio-medico","post_title":"TAC o risonanza magnetica - ausili decisionali per lo studio medico","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/tac-o-risonanza-magnetica-ausili-decisionali-per-lo-studio-medico\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":342046,"slug":"tc-ou-mri-auxiliares-de-tomada-de-decisao-para-a-pratica","post_title":"TC ou MRI - auxiliares de tomada de decis\u00e3o para a pr\u00e1tica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/tc-ou-mri-auxiliares-de-tomada-de-decisao-para-a-pratica\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":342050,"slug":"tc-o-rm-ayudas-para-la-toma-de-decisiones-en-la-consulta","post_title":"TC o RM: ayudas para la toma de decisiones en la consulta","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/tc-o-rm-ayudas-para-la-toma-de-decisiones-en-la-consulta\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342058","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=342058"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342058\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/54601"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=342058"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=342058"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=342058"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=342058"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}