{"id":342207,"date":"2016-01-10T01:00:00","date_gmt":"2016-01-10T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/ecouter-et-prendre-au-serieux-les-patients-souffrant-dacouphenes\/"},"modified":"2016-01-10T01:00:00","modified_gmt":"2016-01-10T00:00:00","slug":"ecouter-et-prendre-au-serieux-les-patients-souffrant-dacouphenes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/ecouter-et-prendre-au-serieux-les-patients-souffrant-dacouphenes\/","title":{"rendered":"\u00c9couter et prendre au s\u00e9rieux les patients souffrant d&#8217;acouph\u00e8nes"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un diagnostic pr\u00e9cis, incluant une classification de la souffrance, doit \u00eatre effectu\u00e9. Il faut identifier les &#8220;cas sp\u00e9ciaux&#8221; qui entra\u00eenent un traitement somatique concret. Informer le patient des causes possibles et de l&#8217;origine (&#8220;counseling&#8221;). Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, il n&#8217;existe aucun m\u00e9dicament sur le march\u00e9 dont l&#8217;efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par des preuves. Le traitement des cas d\u00e9compens\u00e9s se fait en \u00e9quipe interdisciplinaire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les acouph\u00e8nes sont un terme m\u00e9dical d\u00e9signant un bourdonnement d&#8217;oreille per\u00e7u par les patients comme un sifflement, un sifflement ou un bourdonnement. C&#8217;est l&#8217;un des sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quents en ORL. Le bruit peut se produire dans une oreille ou dans les deux. Le plus souvent, il s&#8217;agit de sensations auditives ressenties subjectivement par le patient, sans stimulation acoustique ou \u00e9lectrique ext\u00e9rieure. Les acouph\u00e8nes sont un sympt\u00f4me et non une maladie. Mais les acouph\u00e8nes peuvent avoir un impact consid\u00e9rable sur la qualit\u00e9 de vie et s&#8217;accompagnent souvent de troubles anxieux, de d\u00e9pression et de troubles de la concentration et du sommeil.<\/p>\n<p>De nos jours, environ 10% des personnes souffrent d&#8217;acouph\u00e8nes et 17% de la population a d\u00e9j\u00e0 fait l&#8217;exp\u00e9rience d&#8217;acouph\u00e8nes de plus de cinq minutes [1]. Pour l&#8217;avenir, on s&#8217;attend \u00e0 une augmentation, car la pr\u00e9valence est en hausse chez les jeunes g\u00e9n\u00e9rations. Les facteurs de risque les plus connus sont l&#8217;\u00e2ge, les troubles de l&#8217;audition, l&#8217;exposition au bruit, le stress et les maladies mentales [2].<\/p>\n<p>Les acouph\u00e8nes peuvent \u00eatre class\u00e9s selon diff\u00e9rents crit\u00e8res <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong> La distinction la plus importante est celle entre acouph\u00e8nes aigus et acouph\u00e8nes chroniques. On parle d&#8217;acouph\u00e8nes aigus lorsque les sympt\u00f4mes durent jusqu&#8217;\u00e0 trois mois, et d&#8217;acouph\u00e8nes chroniques lorsqu&#8217;ils durent plus de trois mois. Il est important que l&#8217;examinateur puisse \u00e9galement percevoir un bruit dans ce dernier cas.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5886\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/tab1_hp7_s28.png\" style=\"height:178px; width:400px\" width=\"857\" height=\"381\"><\/p>\n<h2 id=\"physiopathologie\">Physiopathologie<\/h2>\n<p>Les acouph\u00e8nes sont la cons\u00e9quence d&#8217;un dysfonctionnement du syst\u00e8me auditif qui peut provenir de diff\u00e9rentes structures et niveaux. Elle s&#8217;accompagne de changements dans le syst\u00e8me auditif central, mais aussi dans les zones non auditives. Les acouph\u00e8nes sont souvent associ\u00e9s \u00e0 une l\u00e9sion des structures de l&#8217;oreille interne, qui se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement cliniquement par une surdit\u00e9 de perception. Les acouph\u00e8nes chroniques deviennent autonomes avec le temps en tant qu&#8217;expression d&#8217;un trouble central et deviennent ind\u00e9pendants du trouble initial de l&#8217;oreille interne qui en est la cause, de sorte que m\u00eame des interventions radicales telles que la section du nerf auditif ou l&#8217;ablation de la cochl\u00e9e n&#8217;entra\u00eenent pas la disparition des acouph\u00e8nes. C&#8217;est pourquoi la recherche se concentre actuellement sur les m\u00e9canismes centraux de l&#8217;apparition et du traitement. Cependant, la perception n&#8217;est possible que par une activation dans le syst\u00e8me auditif et un couplage fonctionnel avec les aires frontales et pari\u00e9tales. Kleinjung et al. rapportent qu&#8217;au moins 14 r\u00e9gions du cerveau sont impliqu\u00e9es dans les acouph\u00e8nes [3].<\/p>\n<p>Par analogie avec le syndrome de douleur chronique, les acouph\u00e8nes peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une &#8220;douleur fant\u00f4me de l&#8217;oreille&#8221;. La douleur chronique et les acouph\u00e8nes sont tous deux associ\u00e9s \u00e0 des changements fonctionnels sp\u00e9cifiques au sein du syst\u00e8me nerveux central, en fin de compte en raison de la plasticit\u00e9 neuronale de la voie auditive centrale et des structures centrales de traitement de la douleur.<\/p>\n<h2 id=\"causes\">Causes<\/h2>\n<p>L&#8217;acouph\u00e8ne aigu r\u00e9v\u00e8le souvent un corr\u00e9lat de la maladie, comme une inflammation aigu\u00eb (otite moyenne aigu\u00eb, grippite), un catarrhe de l&#8217;oreille moyenne tubaire, une perforation du tympan ou divers traumatismes tels que le bruit, les bangs, les barotraumatismes ou les traumatismes cr\u00e2niens. Typiquement, les acouph\u00e8nes aigus surviennent \u00e9galement dans le cadre d&#8217;une crise d&#8217;audition. Cependant, les acouph\u00e8nes aigus peuvent \u00e9galement se pr\u00e9senter comme un sympt\u00f4me unique sans cause apparente, dit idiopathique.<\/p>\n<p>Les acouph\u00e8nes chroniques sont associ\u00e9s \u00e0 une perte auditive dans 95% des cas. On peut citer les surdit\u00e9s neurosensorielles telles que la surdit\u00e9 due au bruit, la maladie de Meni\u00e8re, les surdit\u00e9s h\u00e9r\u00e9ditaires ou, dans de rares cas, le schwannome vestibulaire. Parmi les surdit\u00e9s de l&#8217;oreille moyenne, on pense surtout \u00e0 l&#8217;otospongiose <strong>(tab.&nbsp;2). <\/strong>Les causes controvers\u00e9es des acouph\u00e8nes sont les probl\u00e8mes de la colonne cervicale tels que les traumatismes de distorsion cervicale ou les tensions musculaires. On discute \u00e9galement d&#8217;un lien avec des troubles fonctionnels de l&#8217;appareil locomoteur de la m\u00e2choire au sens de la myoarthropathie avec grincement des dents, mais sans explication physiopathologique convaincante.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5887 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/tab2_hp7_s28.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 859px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 859\/1645;height:766px; width:400px\" width=\"859\" height=\"1645\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Dans le cas des acouph\u00e8nes objectifs, l&#8217;examinateur peut percevoir lui-m\u00eame les sons, par exemple au moyen d&#8217;un st\u00e9thoscope. Celui-ci peut par exemple \u00eatre d\u00fb \u00e0 des maladies vasculaires telles qu&#8217;un an\u00e9vrisme de l&#8217;art\u00e8re carotide interne, des st\u00e9noses vasculaires art\u00e9rioscl\u00e9reuses, des malformations vasculaires art\u00e9rioveineuses ou une tumeur du glomus. Dans ce dernier cas, les acouph\u00e8nes sont typiquement synchronis\u00e9s avec le pouls.<\/p>\n<p>Les acouph\u00e8nes d&#8217;origine musculaire sont une raret\u00e9. Il est g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par des contractions musculaires spontan\u00e9es du muscle stap\u00e9dien, du muscle tenseur du tympan ou du muscle tenseur du palais. Les acouph\u00e8nes sont d\u00e9crits comme des clics, des rythmes ou des salves. Lorsque le muscle tensor veli palatini est impliqu\u00e9, on observe parfois des mouvements synchrones du palais mou. Un tympanogramme continu permet \u00e9galement d&#8217;objectiver ces acouph\u00e8nes. Le traitement en cas de souffrance importante consiste \u00e0 sectionner les tendons du muscle stap\u00e9dien et du muscle tenseur du tympan dans l&#8217;oreille moyenne ou \u00e0 injecter du Botox.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Dans le cabinet du m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, il est important de d\u00e9terminer si les acouph\u00e8nes sont aigus ou d\u00e9j\u00e0 chroniques. L&#8217;anamn\u00e8se comprend \u00e9galement un interrogatoire sur les facteurs de risque (bruit, stress, comorbidit\u00e9s), les circonstances d&#8217;apparition et le caract\u00e8re du bruit d&#8217;oreille.<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes otologiques suppl\u00e9mentaires tels que les douleurs auriculaires, la baisse de l&#8217;audition, les vertiges ou l&#8217;otorrh\u00e9e, ainsi qu&#8217;une otoscopie pour \u00e9valuer les tympans, indiquent la proc\u00e9dure \u00e0 suivre. Un examen au diapason donne en outre des indications sur les troubles de l&#8217;audition.<\/p>\n<p>En cas d&#8217;acouph\u00e8nes aigus sans sympt\u00f4mes auriculaires, en particulier sans perte auditive, il est possible d&#8217;attendre, car ils sont souvent autolimit\u00e9s et il n&#8217;existe pas de traitement fond\u00e9 sur des preuves. En cas de perte auditive aigu\u00eb suppl\u00e9mentaire au sens d&#8217;une surdit\u00e9 brusque, en cas d&#8217;autres sympt\u00f4mes auriculaires ou en cas de r\u00e9sultats otoscopiques pathologiques, il est recommand\u00e9 de consulter rapidement un sp\u00e9cialiste ORL.<\/p>\n<p>En cas d&#8217;acouph\u00e8nes chroniques, la proc\u00e9dure est la m\u00eame en ce qui concerne l&#8217;anamn\u00e8se et les r\u00e9sultats des examens. En cas d&#8217;acouph\u00e8nes chroniques unilat\u00e9raux sans cause anamnestique ou en pr\u00e9sence d&#8217;un examen pathologique de l&#8217;oreille, une IRM doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e, en particulier en pr\u00e9sence d&#8217;une surdit\u00e9 de perception unilat\u00e9rale, afin d&#8217;exclure une cause r\u00e9trocochl\u00e9aire (par ex. schwannome vestibulaire). Mais dans le cas des acouph\u00e8nes chroniques, se pose en plus la question de la souffrance et de la strat\u00e9gie d&#8217;adaptation, c&#8217;est-\u00e0-dire si les acouph\u00e8nes sont encore compens\u00e9s ou non. Il existe divers questionnaires sur les acouph\u00e8nes (par exemple le Tinnitus Handicap Inventory [THI]) pour estimer le fardeau r\u00e9el des acouph\u00e8nes [4]. En cas d&#8217;acouph\u00e8nes chroniques et de souffrance correspondante, il est recommand\u00e9 de consulter un sp\u00e9cialiste ORL.<\/p>\n<p>Dans la situation plut\u00f4t rare d&#8217;un acouph\u00e8ne pulsatile, une auscultation des gros vaisseaux du cou et de la r\u00e9gion p\u00e9ri-auriculaire est \u00e9galement r\u00e9alis\u00e9e. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, le bilan compl\u00e9mentaire comprend une IRM avec angio-IRM et une \u00e9chographie duplex des vaisseaux du cou.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>En cas d&#8217;acouph\u00e8nes aigus, une th\u00e9rapie cibl\u00e9e appropri\u00e9e est mise en place en pr\u00e9sence d&#8217;une pathologie causale, par exemple un traitement antibiotique en cas d&#8217;otite moyenne aigu\u00eb ou un traitement par st\u00e9ro\u00efdes en cas de surdit\u00e9 brusque ou de traumatisme sonore aigu. La plupart du temps, les acouph\u00e8nes disparaissent lorsque le corr\u00e9lat de la maladie est gu\u00e9ri. En cas d&#8217;acouph\u00e8nes aigus sans autre sympt\u00f4me ou souffrance, il est possible d&#8217;attendre l&#8217;\u00e9volution <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5888 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/abb1_hp7_s30.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/753;height:411px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"753\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Parmi les principes de base du traitement des acouph\u00e8nes chroniques, il faut tout d&#8217;abord \u00e9couter attentivement les plaintes pr\u00e9sent\u00e9es et les prendre au s\u00e9rieux. Il convient d&#8217;accorder suffisamment de temps \u00e0 ces conseils lors de la consultation. L&#8217;enseignement du diagnostic est suivi de l&#8217;explication des facteurs d\u00e9clencheurs possibles ou des relations physiopathologiques \u00e0 l&#8217;origine de la maladie. Comme de nombreux patients s&#8217;inqui\u00e8tent de savoir si une maladie grave (par exemple la carcinophobie) est \u00e0 l&#8217;origine de leurs sympt\u00f4mes, il convient d&#8217;aborder cette question en cons\u00e9quence. Il convient d&#8217;\u00e9viter toute sensibilisation.<\/p>\n<p>Par le pass\u00e9, l&#8217;efficacit\u00e9 de divers m\u00e9dicaments contre les acouph\u00e8nes a \u00e9t\u00e9 test\u00e9e. A ce jour, aucun n&#8217;a fait la preuve de son efficacit\u00e9 sur la base de preuves. Une m\u00e9ta-analyse de la base de donn\u00e9es Cochrane n&#8217;a pas non plus d\u00e9montr\u00e9 d&#8217;efficacit\u00e9 pour les pr\u00e9parations \u00e0 base de plantes comme le ginkgo [5]. En r\u00e9sum\u00e9, il n&#8217;existe actuellement sur le march\u00e9 aucun m\u00e9dicament dont l&#8217;efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e et qui a \u00e9t\u00e9 officiellement approuv\u00e9 pour traiter les acouph\u00e8nes chroniques [6].<\/p>\n<p>D&#8217;autres m\u00e9thodes, telles que la stimulation magn\u00e9tique transcr\u00e2nienne ou les traitements au laser, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 postul\u00e9es, mais n&#8217;ont pas montr\u00e9 d&#8217;effet \u00e0 long terme [7,8]. En revanche, une \u00e9tude de Cima et al. [9], qu&#8217;une approche standardis\u00e9e par \u00e9tapes comprenant des \u00e9l\u00e9ments de th\u00e9rapie cognitivo-comportementale et de th\u00e9rapie de r\u00e9entra\u00eenement aux acouph\u00e8nes a permis d&#8217;am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie des patients souffrant d&#8217;acouph\u00e8nes. D&#8217;un point de vue ORL, un \u00e9ventuel trouble auditif peut \u00eatre pris en charge par des aides auditives orient\u00e9es vers la communication. Alternativement, dans les cas appropri\u00e9s, une r\u00e9habilitation auditive chirurgicale au sens d&#8217;une proth\u00e8se auditive implantable peut \u00eatre envisag\u00e9e.<\/p>\n<p>Depuis l&#8217;implantation cochl\u00e9aire, l&#8217;effet secondaire positif est une am\u00e9lioration des acouph\u00e8nes dans environ 50% des cas [10,11]. Cette option est envisageable en cas de surdit\u00e9 profonde ou de souffrance extr\u00eame, car l&#8217;op\u00e9ration peut entra\u00eener la perte de l&#8217;audition restante. L&#8217;implantation est toutefois co\u00fbteuse et n&#8217;est actuellement pas prise en charge par les caisses d&#8217;assurance maladie en cas d&#8217;acouph\u00e8nes seuls.<\/p>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant une comorbidit\u00e9 psychiatrique, la maladie de base doit \u00eatre trait\u00e9e. Un \u00e9tat d\u00e9pressif peut amplifier la perception d&#8217;un bruit d&#8217;oreille et g\u00e9n\u00e9rer ainsi une spirale n\u00e9gative. Il est donc recommand\u00e9 de suivre un traitement appropri\u00e9 (m\u00e9dicaments, psychoth\u00e9rapie) afin d&#8217;influencer favorablement la symptomatologie d\u00e9pressive et donc les acouph\u00e8nes.<\/p>\n<p>Toutefois, le plus important n&#8217;est pas la th\u00e9rapie, mais la pr\u00e9vention. Il est recommand\u00e9 d&#8217;adopter ce que l&#8217;on appelle une &#8220;hygi\u00e8ne auditive&#8221;, en \u00e9vitant la sur-stimulation acoustique, en se prot\u00e9geant syst\u00e9matiquement du bruit au travail et pendant les loisirs, en r\u00e9duisant le stress, en apprenant des techniques de relaxation et en \u00e9liminant les facteurs de risque de maladies vasculaires (alimentation, nicotine).<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Henry JA, et al : General review of tinnitus : prevalence, mechanisms, effects, and management. J Speech Lang Hear Res 2005 ; 48 : 1204-1235.<\/li>\n<li>Schaaf H, et al : Le stress chronique comme facteur d&#8217;influence chez les patients acouph\u00e9niques. HNO 2014 ; 62 : 108-114.<\/li>\n<li>Kleinjung T, et al. : Les chemins du silence. Cerveau et esprit 2011 ; 1-2 : 38-42.<\/li>\n<li>Newman CW, et al : D\u00e9veloppement de l&#8217;inventaire des handicaps li\u00e9s aux acouph\u00e8nes. Arch Otolaryngol Head Neck Surg 1996 ; 122(2) : 143-148.<\/li>\n<li>Hilton MP, et al : Ginkgo biloba pour les acouph\u00e8nes. Cochrane Database Syst Rev 2013 ; 28 : 3.<\/li>\n<li>Baguley DM, et al : Acouph\u00e8nes. Lancet 2013 ; 382 : 1600-1607.<\/li>\n<li>Hoekstra CE, et al : La stimulation magn\u00e9tique transcr\u00e2nienne r\u00e9p\u00e9titive bilat\u00e9rale \u00e0 basse fr\u00e9quence du cortex auditif chez les patients souffrant d&#8217;acouph\u00e8nes n&#8217;est pas efficace : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9. Audiol Neurootol 2013 ; 18 : 362-373.<\/li>\n<li>Ngao CF, et al : The effectiveness of transmeatal low-power laser stimulation in treating tinnitus. Eur Arch Otorhinolaryngol 2014 ; 271 : 975-980.<\/li>\n<li>Cima RF, et al : Traitement sp\u00e9cialis\u00e9 bas\u00e9 sur la th\u00e9rapie cognitive de comportement versus les soins habituels pour les acouph\u00e8nes : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9. Lancet 2012 ; 379 : 1951-1959.<\/li>\n<li>Arts RA, et al : Review : cochlear implants as a treatment of tinnitus in single-sided deafness. Curr Opin Otolaryngol Head Neck Surg 2012 ; 20 : 398-403.<\/li>\n<li>Olze H, et al : L&#8217;implantation cochl\u00e9aire a une influence positive sur la qualit\u00e9 de vie, les acouph\u00e8nes, et la comorbidit\u00e9 psychologique. Laryngoscope 2011 ; 121 : 2220-2227.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(7) : 26-30<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un diagnostic pr\u00e9cis, incluant une classification de la souffrance, doit \u00eatre effectu\u00e9. Il faut identifier les &#8220;cas sp\u00e9ciaux&#8221; qui entra\u00eenent un traitement somatique concret. Informer le patient des causes possibles&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":51642,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Acouph\u00e8nes - \u00c9valuation et traitement pour le praticien  ","footnotes":""},"category":[11531,11315,11448,11549],"tags":[15124,43707],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-342207","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-medecine-interne-generale","category-orl-fr","category-rx-fr","tag-acouphenes","tag-trouble-de-laudition","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-20 12:22:02","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":342214,"slug":"ascoltare-i-pazienti-affetti-da-acufene-e-prenderli-sul-serio","post_title":"Ascoltare i pazienti affetti da acufene e prenderli sul serio","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/ascoltare-i-pazienti-affetti-da-acufene-e-prenderli-sul-serio\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":342194,"slug":"ouvir-os-doentes-com-tinnitus-e-leva-los-a-serio","post_title":"Ouvir os doentes com tinnitus e lev\u00e1-los a s\u00e9rio","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/ouvir-os-doentes-com-tinnitus-e-leva-los-a-serio\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":342203,"slug":"escuchar-a-los-pacientes-con-tinnitus-y-tomarlos-en-serio","post_title":"Escuchar a los pacientes con tinnitus y tomarlos en serio","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/escuchar-a-los-pacientes-con-tinnitus-y-tomarlos-en-serio\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342207","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=342207"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342207\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=342207"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=342207"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=342207"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=342207"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}