{"id":342225,"date":"2016-01-07T01:00:00","date_gmt":"2016-01-07T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/orientation-vers-le-laboratoire-de-gastroenterologie-fonctionnelle-qui-quand-pourquoi\/"},"modified":"2016-01-07T01:00:00","modified_gmt":"2016-01-07T00:00:00","slug":"orientation-vers-le-laboratoire-de-gastroenterologie-fonctionnelle-qui-quand-pourquoi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/orientation-vers-le-laboratoire-de-gastroenterologie-fonctionnelle-qui-quand-pourquoi\/","title":{"rendered":"Orientation vers le laboratoire de gastroent\u00e9rologie fonctionnelle : qui, quand, pourquoi ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>De grands progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le domaine des diagnostics fonctionnels gastro-intestinaux, comme la manom\u00e9trie haute r\u00e9solution. Les nouvelles technologies fournissent une description objective de la fonction gastro-intestinale et souvent une explication des plaintes du patient. Les r\u00e9sultats des tests ont souvent une influence directe sur le choix des mesures th\u00e9rapeutiques sp\u00e9cifiques. Les tests contribuent \u00e0 \u00e9tablir un diagnostic. Cela peut \u00eatre th\u00e9rapeutique, m\u00eame si aucun traitement sp\u00e9cifique n&#8217;est (encore) disponible. Les patients qui connaissent la cause de leurs sympt\u00f4mes sont g\u00e9n\u00e9ralement mieux \u00e0 m\u00eame de g\u00e9rer leur situation.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La <a href=\"https:\/\/www.medizinonline.com\/artikel\/ueberweisung-das-gastroenterologische-funktionslabor-wen-wann-warum\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">premi\u00e8re partie<\/a> de cet aper\u00e7u a pr\u00e9sent\u00e9 une approche structur\u00e9e de l&#8217;examen des patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes gastro-intestinaux. Dans la deuxi\u00e8me partie, nous pr\u00e9sentons les possibilit\u00e9s d&#8217;une \u00e9valuation sp\u00e9cialis\u00e9e des patients chez lesquels les \u00e9valuations de routine n&#8217;ont pas permis de trouver la cause des sympt\u00f4mes.<\/p>\n<h2 id=\"dysfonctionnement-pharynge-et-oesophagien\">Dysfonctionnement pharyng\u00e9 et \u0153sophagien<\/h2>\n<p>En cas de dysphagie pharyng\u00e9e, la vid\u00e9ofluoroscopie est l&#8217;examen primaire. Elle permet de visualiser la structure et la fonction de l&#8217;oropharynx et d&#8217;identifier une \u00e9ventuelle aspiration. Si cet examen n&#8217;est pas diagnostique, la manom\u00e9trie \u00e0 haute r\u00e9solution avec imp\u00e9dance peut aider \u00e0 clarifier davantage le dysfonctionnement [26]. En cas de probl\u00e8mes de d\u00e9glutition \u0153sophagienne, de nouveaux syst\u00e8mes de cath\u00e9ter et de manom\u00e9trie comprenant jusqu&#8217;\u00e0 36 capteurs permettent de visualiser sans faille les conditions de pression dans l&#8217;ensemble de l&#8217;\u0153sophage. Certains cath\u00e9ters peuvent mesurer l&#8217;imp\u00e9dance, ce qui permet de documenter le passage du bolus en plus de la pression [6,27]. Une conclusion importante de ces \u00e9tudes combin\u00e9es est que la dysphagie et les autres sympt\u00f4mes \u0153sophagiens sont rarement caus\u00e9s par une motilit\u00e9 anormale seule. La plupart du temps, les sympt\u00f4mes n&#8217;apparaissent que lorsqu&#8217;un trouble de la motilit\u00e9 s&#8217;accompagne d&#8217;une r\u00e9tention de bolus ou d&#8217;un reflux [27].<\/p>\n<p>De cette nouvelle technique d\u00e9coule une nouvelle d\u00e9finition des troubles de la motilit\u00e9, d\u00e9finis dans la &#8220;Classification de Chicago&#8221; [28]. L&#8217;examen et l&#8217;\u00e9valuation doivent \u00eatre effectu\u00e9s selon des algorithmes standardis\u00e9s. La nouveaut\u00e9 par rapport \u00e0 la manom\u00e9trie traditionnelle est la d\u00e9finition de certains troubles de la motilit\u00e9 par des valeurs num\u00e9riques objectives qui, dans les \u00e9tudes, pr\u00e9sentent une concordance interobservateurs et une pr\u00e9cision diagnostique \u00e9lev\u00e9es [29,30]. La nouvelle classification fait une distinction claire entre les troubles graves de la motilit\u00e9 dont l&#8217;importance clinique est indiscutable et les anomalies que l&#8217;on peut parfois observer chez les personnes en bonne sant\u00e9.<\/p>\n<p>Dans le premier cas (par exemple achalasie, spasmes), un traitement cibl\u00e9 est indiqu\u00e9. Sur la base de la manom\u00e9trie \u00e0 haute r\u00e9solution (HRM), trois sous-types d&#8217;achalasie peuvent \u00eatre distingu\u00e9s [31]. Ceux-ci diff\u00e8rent significativement en ce qui concerne le succ\u00e8s th\u00e9rapeutique d&#8217;une myotomie de Heller ou d&#8217;une dilatation pneumatique par ballonnet [31,32]. L&#8217;achalasie de type 2 r\u00e9pond bien aux deux modalit\u00e9s th\u00e9rapeutiques, mais le succ\u00e8s du traitement est moins constant en cas d&#8217;achalasie de type 1 (souvent avec dilatation de l&#8217;\u0153sophage). Dans ce cas, la myotomie chirurgicale de l&#8217;\u0153sophage est la solution la plus probable. En cas d&#8217;achalasie de type 3 (achalasie spastique), celle-ci peut \u00e9ventuellement \u00eatre combin\u00e9e, comme alternative, \u00e0 une dilatation de la jonction \u0153sophago-gastrique (dilatation EGJ) avec des injections de toxine botulique de l&#8217;\u0153sophage tubulaire. Les r\u00e9sultats \u00e0 long terme de la myotomie \u0153sophagienne perorale (POEM), encore exp\u00e9rimentale, ne sont pas encore clairs.<\/p>\n<p>L&#8217;un des points faibles du protocole HRM actuel est qu&#8217;en l&#8217;absence de dysmotilit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re, la cause des sympt\u00f4mes ne peut pas \u00eatre expliqu\u00e9e. Cela s&#8217;explique par le fait que peu de patients souffrent de dysphagie lorsqu&#8217;ils avalent de l&#8217;eau. Des \u00e9tudes r\u00e9centes ont utilis\u00e9 la HRM (souvent avec l&#8217;imp\u00e9dance) pour \u00e9tudier la fonction \u0153sophagienne complexe pendant le repas [33,34]. L&#8217;examen de la fonction \u0153sophagienne pendant le repas permet de mettre en \u00e9vidence la plupart des troubles de la motilit\u00e9 symptomatiques <strong>(Fig.&nbsp;1). <\/strong>Une \u00e9tude a montr\u00e9 que chez les patients dysphagiques, une obstruction de l&#8217;\u00e9coulement EGJ cliniquement significative pouvait souvent \u00eatre mise en \u00e9vidence apr\u00e8s une fundoplicature avec un repas test. La majorit\u00e9 de ces patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec succ\u00e8s par une dilatation au ballonnet de la manchette de fundoplicature [34]. Un examen HRM prolong\u00e9 apr\u00e8s le repas peut permettre de d\u00e9couvrir la cause de reflux gastro-\u0153sophagiens r\u00e9sistants au traitement et d&#8217;autres sympt\u00f4mes postprandiaux. Cet examen est particuli\u00e8rement important lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de faire la distinction entre des \u00e9v\u00e9nements typiques de reflux et des troubles du comportement, par exemple un syndrome de rumination ou un rot supragastrique [24].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6603\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/abb1_hp12_s33.jpg\" style=\"height:400px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"733\"><\/p>\n<h2 id=\"reflux-gastro-oesophagien\">Reflux gastro-\u0153sophagien<\/h2>\n<p>Dans les pays europ\u00e9ens, 5 \u00e0 15 % de la population d\u00e9clarent souffrir de br\u00fblures d&#8217;estomac ou d&#8217;autres troubles gastriques au moins deux \u00e0 trois fois par semaine [1]. Le reflux gastro-\u0153sophagien (RGO) est diagnostiqu\u00e9 sur la base des sympt\u00f4mes et de l&#8217;endoscopie [35]. En cas de mauvaise r\u00e9ponse des sympt\u00f4mes aux inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons (IPP) \u00e0 haute dose, le diagnostic fonctionnel moderne permet d&#8217;\u00e9tablir un diagnostic diff\u00e9rentiel diff\u00e9renci\u00e9 et cliniquement pertinent. Un algorithme de prise en charge des patients r\u00e9fractaires, bas\u00e9 sur les lignes directrices de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de gastroent\u00e9rologie, est pr\u00e9sent\u00e9 dans <strong>la figure&nbsp;2.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6604 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/abb2_hp12_s34.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1456;height:794px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1456\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Les l\u00e9sions muqueuses de l&#8217;\u0153sophage mises en \u00e9vidence par endoscopie permettent de diagnostiquer un reflux \u00e9rosif ou, \u00e0 la rigueur, un \u0153sophage de Barrett. Le reflux non \u00e9rosif (RNO) est d\u00e9fini comme un reflux sans l\u00e9sion d\u00e9tectable par endoscopie. Sur la base de ces crit\u00e8res, le RNO est la forme la plus courante de RGO, avec jusqu&#8217;\u00e0 70% des patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de reflux typiques. La pr\u00e9cision avec laquelle le RGO peut \u00eatre diagnostiqu\u00e9 sur la base de sympt\u00f4mes de reflux typiques ou d&#8217;une am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes sous IPP est limit\u00e9e. Les sympt\u00f4mes typiques &#8211; br\u00fblures d&#8217;estomac et r\u00e9gurgitations acides &#8211; n&#8217;\u00e9taient pr\u00e9sents que chez 49% des patients atteints de NERD dans une \u00e9tude o\u00f9 le reflux a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 par une pH-m\u00e9trie BRAVO de 48 heures. Inversement, jusqu&#8217;\u00e0 23% des patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de reflux classiques n&#8217;ont pas de reflux prouv\u00e9 par pH-m\u00e9trie [36]. Ce pourcentage est encore plus \u00e9lev\u00e9 (jusqu&#8217;\u00e0 75%) chez les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de reflux atypiques tels que des douleurs \u00e9pigastriques, une toux chronique ou d&#8217;autres probl\u00e8mes de gorge [37]. Ces faits montrent clairement que seules des mesures physiologiques objectives peuvent distinguer les patients atteints de RGO de ceux souffrant de troubles digestifs fonctionnels.<\/p>\n<p>Formellement, le RGO doit \u00eatre diagnostiqu\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide de la pH-m\u00e9trie ou de l&#8217;analyse combin\u00e9e de l&#8217;imp\u00e9dance intraluminale et de la pH-m\u00e9trie (MII-pH). Afin d&#8217;optimiser la sensibilit\u00e9 diagnostique des examens, ceux-ci doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s sans m\u00e9dication IPP [38]. L&#8217;avantage de l&#8217;analyse combin\u00e9e avec l&#8217;imp\u00e9dance permet de d\u00e9tecter non seulement le reflux acide, mais aussi ce que l&#8217;on appelle le reflux non acide. Chez les patients qui pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes persistants sous IPP, le reflux non acide provoque jusqu&#8217;\u00e0 50% des sympt\u00f4mes de reflux typiques et 25% des sympt\u00f4mes atypiques (toux) [37,39]. L&#8217;analyse d&#8217;imp\u00e9dance permet \u00e9galement de d\u00e9tecter le mouvement de l&#8217;air dans l&#8217;\u0153sophage. Cela permet de diagnostiquer objectivement une a\u00e9rophagie ou un rot supra-gastrique, m\u00eame&nbsp; si la pH-m\u00e9trie est n\u00e9gative [40].<\/p>\n<p>Chez environ 10% des patients, un examen de l&#8217;\u0153sophage bas\u00e9 sur un cath\u00e9ter ne peut pas \u00eatre effectu\u00e9 en raison d&#8217;une intol\u00e9rance. Environ le m\u00eame nombre de patients ne peuvent pas manger, travailler ou dormir comme d&#8217;habitude pendant l&#8217;examen en raison d&#8217;un inconfort local, de sorte que l&#8217;examen donne souvent des r\u00e9sultats faussement n\u00e9gatifs. Dans ces situations, la pH-m\u00e9trie sans fil (BRAVO) est une bonne alternative [41]. Un autre avantage des syst\u00e8mes sans cath\u00e9ter est la possibilit\u00e9 de prolonger l&#8217;examen jusqu&#8217;\u00e0 96 heures. Cela augmente la probabilit\u00e9 de d\u00e9montrer une \u00e9ventuelle relation entre les \u00e9v\u00e9nements de reflux et les sympt\u00f4mes [42].<\/p>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de reflux et une exposition pathologique \u00e0 l&#8217;acide dans l&#8217;\u0153sophage, le diagnostic de NERD est clair. En cas d&#8217;association positive de sympt\u00f4mes et d&#8217;\u00e9pisodes de reflux acide ou non acide (m\u00eame en l&#8217;absence d&#8217;exposition pathologique \u00e0 l&#8217;acide), le diagnostic d&#8217;\u0153sophage hypersensible, une autre forme de NERD, est pos\u00e9. Si l&#8217;on peut exclure \u00e0 la fois un reflux pathologique et une association de reflux avec les sympt\u00f4mes, le diagnostic de &#8220;br\u00fblures d&#8217;estomac fonctionnelles&#8221; est pos\u00e9. Cette distinction dans la classification est cliniquement pertinente. Lorsque le diagnostic de RGO est \u00e9tay\u00e9 par un reflux gastro-\u0153sophagien pathologique ou une association positive de sympt\u00f4mes \u00e0 la pH-m\u00e9trie, les patients atteints de RNO ou d&#8217;\u0153sophage hypersensible r\u00e9pondent aussi bien au traitement m\u00e9dical ou chirurgical que les patients atteints de reflux \u00e9rosif [43\u201346].<\/p>\n<h2 id=\"troubles-du-temps-de-transit-intestinal-et-de-la-digestion\">Troubles du temps de transit intestinal et de la digestion<\/h2>\n<p>Une motilit\u00e9 et une fonction gastrique et intestinale anormales sont pr\u00e9sentes dans la gastropar\u00e9sie, la dyspepsie fonctionnelle et le syndrome du c\u00f4lon irritable. Les mesures du retard ou de l&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration de la vidange gastrique et du temps de transit de l&#8217;intestin gr\u00eale par scintigraphie, les tests respiratoires au C13 ou le nouveau Smartpill peuvent avoir une importance diagnostique (par exemple pour le diagnostic d&#8217;une gastropar\u00e9sie ou d&#8217;un syndrome de &#8220;gastric dumping&#8221;) [47,48]. Cependant, s&#8217;il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un tableau clinique prononc\u00e9, l&#8217;association des sympt\u00f4mes avec le r\u00e9sultat de la d\u00e9termination du transit est faible et le r\u00e9sultat n&#8217;a pas d&#8217;influence sur le concept de traitement clinique [49,50]. D&#8217;autres m\u00e9thodes sophistiqu\u00e9es d&#8217;\u00e9valuation des diff\u00e9rentes fonctions motrices et sensorielles de l&#8217;IG (par exemple, le barostat gastrique, l&#8217;IRM) fournissent des informations plus pertinentes, mais ne sont malheureusement pas disponibles dans la pratique clinique quotidienne [51]. De nouvelles m\u00e9thodes scintigraphiques sont en cours de d\u00e9veloppement ; elles enregistrent le remplissage de l&#8217;estomac (accommodation) et mesurent la vidange gastrique avec une \u00e9valuation simultan\u00e9e des sympt\u00f4mes [52].<\/p>\n<p>Les tests respiratoires \u00e0 base d&#8217;hydrog\u00e8ne sont souvent utilis\u00e9s pour documenter une malabsorption du lactose ou du fructose. La fermentation bact\u00e9rienne des glucides non ou insuffisamment absorb\u00e9s dans l&#8217;intestin gr\u00eale entra\u00eene la formation d&#8217;hydrog\u00e8ne dans le c\u00f4lon. Celui-ci se diffuse tr\u00e8s rapidement dans le sang et peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9 en temps r\u00e9el dans l&#8217;air expir\u00e9. Si la teneur en hydrog\u00e8ne dans l&#8217;air expir\u00e9 augmente apr\u00e8s l&#8217;ingestion de lactose ou de fructose et que des sympt\u00f4mes typiques (ballonnements, crampes abdominales, borborygmes, diarrh\u00e9e) apparaissent simultan\u00e9ment, la preuve d&#8217;une intol\u00e9rance au lactose ou au fructose est \u00e9tablie. Les tests respiratoires au lactulose ou au glucose permettent de d\u00e9tecter une prolif\u00e9ration bact\u00e9rienne dans l&#8217;intestin gr\u00eale. Les tests respiratoires au lactulose peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s pour \u00e9valuer le temps de transit oro-c\u00e6cal et d\u00e9tecter la pr\u00e9sence d&#8217;une flore productrice d&#8217;hydrog\u00e8ne dans le c\u00f4lon.<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, ces indications ont \u00e9t\u00e9 remises en question en raison des faiblesses inh\u00e9rentes aux tests. Les r\u00e9sultats des tests respiratoires peuvent \u00eatre faussement n\u00e9gatifs en l&#8217;absence de bact\u00e9ries productrices d&#8217;hydrog\u00e8ne dans le c\u00e6cum (la d\u00e9termination simultan\u00e9e du m\u00e9thane n&#8217;augmente que l\u00e9g\u00e8rement la sensibilit\u00e9). Lors de la d\u00e9tection d&#8217;une prolif\u00e9ration bact\u00e9rienne par le test au lactulose, les r\u00e9sultats faussement positifs ne sont pas rares en raison de la grande variabilit\u00e9 du temps de transit intestinal [53]. La pertinence clinique de ces r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tude est \u00e9galement controvers\u00e9e. Jusqu&#8217;\u00e0 20 g de lactose (400 ml de lait) sont souvent bien tol\u00e9r\u00e9s par des sujets sains, m\u00eame s&#8217;ils sont g\u00e9n\u00e9tiquement d\u00e9ficients en lactase [54]. Les patients qui r\u00e9agissent de mani\u00e8re excessive \u00e0 de petites quantit\u00e9s de lactose souffrent dans la majorit\u00e9 des cas d&#8217;un c\u00f4lon irritable et r\u00e9agissent \u00e9galement au fructose et \u00e0 d&#8217;autres glucides fermentescibles et polysaccharides&nbsp; (FODMAPs).<\/p>\n<p>Une \u00e9volution du test respiratoire au lactulose\/FODMAP consiste \u00e0 le combiner avec une scintigraphie. Ici, le lactulose est radiomarqu\u00e9 et, en plus de la d\u00e9termination de l&#8217;hydrog\u00e8ne dans l&#8217;air expir\u00e9, une scintigraphie de l&#8217;abdomen est effectu\u00e9e \u00e0 intervalles r\u00e9guliers. Le d\u00e9placement du lactulose dans le tractus gastro-intestinal devient ainsi visible. Cette m\u00e9thode am\u00e9liore la sp\u00e9cificit\u00e9 et la sensibilit\u00e9 du test et permet en m\u00eame temps d&#8217;associer les troubles intestinaux \u00e0 la fermentation et \u00e0 la localisation d&#8217;une \u00e9ventuelle prolif\u00e9ration bact\u00e9rienne [53].<\/p>\n<p>Une autre application du test respiratoire 13C est le diagnostic, ou le contr\u00f4le de l&#8217;\u00e9radication, de l&#8217;Helicobacter pylori. Apr\u00e8s administration d&#8217;ur\u00e9e marqu\u00e9e au 13C, les ur\u00e9ases d&#8217;Helicobacter pylori produisent du 13CO2, dont l&#8217;augmentation dans l&#8217;air expir\u00e9 indique une colonisation de l&#8217;estomac par ces bact\u00e9ries. La sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 sont excellentes et remplacent les proc\u00e9dures histologiques. C&#8217;est pourquoi, en l&#8217;absence d&#8217;indication d&#8217;endoscopie, le test respiratoire au 13C peut tr\u00e8s bien \u00eatre utilis\u00e9 pour d\u00e9tecter une infection \u00e0 Helicobacter pylori [55]. Le facteur d&#8217;influence le plus important concernant la validit\u00e9 du test est le pH de l&#8217;estomac. Par cons\u00e9quent, un traitement par IPP doit \u00eatre suspendu, si possible, au moins sept jours avant un test respiratoire pr\u00e9vu pour Helicobacter pylori.<\/p>\n<h2 id=\"dysfonctionnement-anorectal\">Dysfonctionnement anorectal<\/h2>\n<p>L&#8217;appareil continental, compos\u00e9 du rectum et des sphincters anaux, est un syst\u00e8me d&#8217;organes complexe qui, en interaction avec le plancher pelvien, permet la d\u00e9f\u00e9cation et la continence f\u00e9cale. Les dysfonctionnements anaux sont fr\u00e9quents, en particulier chez les femmes ayant accouch\u00e9 par voie vaginale et chez les personnes \u00e2g\u00e9es, bien que de nombreux patients n&#8217;en parlent pas par pudeur. L&#8217;incontinence f\u00e9cale, en particulier, n&#8217;est souvent pas signal\u00e9e, sauf si le m\u00e9decin la demande sp\u00e9cifiquement. Des questionnaires standardis\u00e9s et le &#8220;Bristol Stool Score&#8221; peuvent \u00eatre d&#8217;une bonne aide. Il est important de proc\u00e9der \u00e0 une anamn\u00e8se minutieuse, notamment en posant des questions sur les op\u00e9rations abdominales et gyn\u00e9cologiques, les m\u00e9dicaments (opio\u00efdes, laxatifs), les accouchements par voie vaginale ainsi que la consistance et la fr\u00e9quence des selles.<\/p>\n<p>Les principales indications du diagnostic fonctionnel anorectal sont l&#8217;incontinence f\u00e9cale, le besoin fr\u00e9quent d&#8217;aller \u00e0 la selle, la constipation r\u00e9fractaire et les troubles de la d\u00e9f\u00e9cation. Pour l&#8217;\u00e9valuation clinique de ces troubles, l&#8217;utilisation combin\u00e9e de diff\u00e9rentes m\u00e9thodes d&#8217;examen est importante, comme l&#8217;\u00e9chographie endo-anale, la manom\u00e9trie anale, la mesure du barostat rectal et la d\u00e9f\u00e9cographie par IRM [56]. La manom\u00e9trie anale moderne \u00e0 haute r\u00e9solution peut repr\u00e9senter la fonction du muscle sphincter anal interne et externe de mani\u00e8re plus pr\u00e9cise et plus fiable que la manom\u00e9trie conventionnelle [57]. Chez les patients pr\u00e9sentant des probl\u00e8mes de continence, la manom\u00e9trie anale est combin\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9chographie endo-anale, ce qui permet d&#8217;\u00e9valuer \u00e9galement la structure du sphincter anal <strong>(fig.&nbsp;3).<\/strong> Ces examens peuvent fournir des informations importantes sur l&#8217;\u00e9tiologie d&#8217;une incontinence f\u00e9cale passive, active (urgence) ou combin\u00e9e. Il est \u00e9galement possible de d\u00e9tecter un trouble fonctionnel de la d\u00e9f\u00e9cation dans le sens d&#8217;une d\u00e9f\u00e9cation dyssynergique (par exemple, des contractions paradoxales). La mesure du barom\u00e8tre rectal, g\u00e9n\u00e9ralement effectu\u00e9e lors de la m\u00eame s\u00e9ance que la manom\u00e9trie anale, fournit des informations sur l&#8217;\u00e9lasticit\u00e9 et la capacit\u00e9 du r\u00e9servoir rectal et sur la sensibilit\u00e9 du rectum [57]. Par exemple, les patients ayant un petit volume rectal et une faible sensibilit\u00e9 peuvent difficilement maintenir la continence, m\u00eame avec une fonction sphinct\u00e9rienne normale.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6605 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/abb3_s35_hp12.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 883px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 883\/832;height:377px; width:400px\" width=\"883\" height=\"832\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat de ces tests conduit g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 un traitement rationnel de l&#8217;incontinence. La physioth\u00e9rapie sp\u00e9cialis\u00e9e avec biofeedback est tr\u00e8s efficace chez les patients dont le sphincter est intact mais qui ne peuvent pas maintenir la pression de serrage pendant une p\u00e9riode prolong\u00e9e, ainsi que chez les patients souffrant d&#8217;incontinence par imp\u00e9riosit\u00e9 due \u00e0 une hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale [58,59]. Ce type de traitement est cependant peu utile dans le cas d&#8217;une pathologie qui ne peut pas \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e par l&#8217;entra\u00eenement (par exemple en cas d&#8217;insuffisance du muscle sphincter interne ou de troubles graves de la perception rectale) [59]. La reconstruction chirurgicale du sphincter anal n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement utile que chez les patients pr\u00e9sentant une faible pression de serrage due \u00e0 une d\u00e9chirure importante du sphincter externe. Dans certaines situations sp\u00e9cifiques, l&#8217;implantation d&#8217;un stimulateur cardiaque pour la neurostimulation sacr\u00e9e peut \u00eatre utile.<\/p>\n<p>Le test d&#8217;expulsion du ballon, qui consiste \u00e0 demander aux patients d&#8217;expulser un ballon rempli d&#8217;air ou d&#8217;eau en une minute, donne des indications suppl\u00e9mentaires sur la pr\u00e9sence d&#8217;un trouble fonctionnel ou structurel de l&#8217;\u00e9vacuation [60]. En cas de troubles de la d\u00e9f\u00e9cation caus\u00e9s par une dyssynergie du plancher pelvien, un traitement par biofeedback est efficace [61]. Si la manom\u00e9trie anale \u00e0 haute r\u00e9solution et les tests rectaux sont normaux et que l&#8217;on soup\u00e7onne une cause structurelle d&#8217;un trouble de la miction, l&#8217;IRM-d\u00e9f\u00e9cographie peut apporter une aide suppl\u00e9mentaire [62]. Si celle-ci r\u00e9v\u00e8le une rectoc\u00e8le r\u00e9tinienne avec intussusception ou un descensus pelvien s\u00e9v\u00e8re, une r\u00e9habilitation chirurgicale doit \u00eatre discut\u00e9e.<\/p>\n<p>Si aucune pathologie anorectale ne peut \u00eatre mise en \u00e9vidence et qu&#8217;une constipation dite &#8220;\u00e0 transit lent&#8221; peut \u00eatre envisag\u00e9e comme diagnostic diff\u00e9rentiel, la d\u00e9termination du temps de transit est utile (marqueurs radio-opaques ou scintigraphie). Dans ce cas, le traitement consiste \u00e0 intensifier les mesures laxatives ou la th\u00e9rapie prokin\u00e9tique. Si le temps de transit est \u00e9galement normal, le diagnostic le plus probable est un syndrome du c\u00f4lon irritable&nbsp; ou une perception perturb\u00e9e de l&#8217;anorectum. Dans ces cas, il y a souvent un probl\u00e8me psychosocial, malheureusement souvent aussi un abus psychologique ou sexuel. Cela devrait \u00eatre demand\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Les sympt\u00f4mes caus\u00e9s par une motilit\u00e9 et une fonction gastro-intestinales anormales sont fr\u00e9quents. La pr\u00e9sentation tr\u00e8s peu sp\u00e9cifique des sympt\u00f4mes, l&#8217;absence de diagnostic d\u00e9finitif par l&#8217;endoscopie et d&#8217;autres tests, la coexistence de facteurs psychosociaux et souvent le manque d&#8217;options th\u00e9rapeutiques sp\u00e9cifiques rendent souvent tr\u00e8s difficile la prise en charge de ces maladies gastro-intestinales dites fonctionnelles. Lors de l&#8217;\u00e9valuation initiale de ces patients, il convient d&#8217;exclure une maladie potentiellement mortelle et de d\u00e9cider si des examens suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires ou si un essai th\u00e9rapeutique empirique ne peut pas \u00eatre r\u00e9alis\u00e9. Dans le pass\u00e9, l&#8217;importance du laboratoire fonctionnel pour le diagnostic et la planification du traitement des maladies fonctionnelles \u00e9tait assez limit\u00e9e. De nouveaux d\u00e9veloppements techniques, tels que la manom\u00e9trie haute r\u00e9solution, ont permis \u00e0 la fois de mieux comprendre la physiopathologie des troubles gastro-intestinaux et d&#8217;\u00e9tablir de nouvelles classifications objectives des troubles de la motilit\u00e9. Les r\u00e9sultats de ces tests ont souvent une influence directe sur le choix des mesures th\u00e9rapeutiques sp\u00e9cifiques. Un diagnostic d\u00e9finitif peut \u00eatre th\u00e9rapeutique en soi, m\u00eame si aucun traitement sp\u00e9cifique n&#8217;est (encore) disponible. Les patients qui connaissent la cause de leurs sympt\u00f4mes sont plus satisfaits, g\u00e8rent mieux leur situation et consultent nettement moins souvent leur m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ou leur gastro-ent\u00e9rologue que les patients qui n&#8217;ont pas ces connaissances [64].<\/p>\n<p>\n<em><strong>Bibliographie chez l&#8217;\u00e9diteur<\/strong><\/em><\/p>\n<p>\n<em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(12) : 32-36<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De grands progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le domaine des diagnostics fonctionnels gastro-intestinaux, comme la manom\u00e9trie haute r\u00e9solution. 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