{"id":342227,"date":"2016-01-06T01:00:00","date_gmt":"2016-01-06T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comparaison-europeenne-des-soins-aux-patients-atteints-de-cancer\/"},"modified":"2016-01-06T01:00:00","modified_gmt":"2016-01-06T00:00:00","slug":"comparaison-europeenne-des-soins-aux-patients-atteints-de-cancer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comparaison-europeenne-des-soins-aux-patients-atteints-de-cancer\/","title":{"rendered":"Comparaison europ\u00e9enne des soins aux patients atteints de cancer"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors du Congr\u00e8s europ\u00e9en du cancer \u00e0 Vienne, de nouvelles d\u00e9couvertes ont \u00e9t\u00e9 faites sur l&#8217;\u00e9tiologie possible du lymphome de Hodgkin. En outre, une comparaison europ\u00e9enne compl\u00e8te des soins du cancer a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e. Dans le domaine du m\u00e9lanome m\u00e9tastatique, deux questions ont trouv\u00e9 une r\u00e9ponse : Dans quelle mesure les patients pr\u00e9sentant des facteurs de mauvais pronostic b\u00e9n\u00e9ficient-ils de l&#8217;immunoth\u00e9rapie combin\u00e9e ? Et comment interpr\u00e9ter les donn\u00e9es de survie actuelles de l&#8217;\u00e9tude COMBI-v ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Afin de mieux comprendre l&#8217;\u00e9tiologie des lymphomes hodgkiniens (LH) chez les enfants et les jeunes adultes, une \u00e9quipe anglaise a \u00e9tudi\u00e9 621 cas de LH enregistr\u00e9s chez des patients \u00e2g\u00e9s de 0 \u00e0 24 ans (ann\u00e9es 1968-2003). 247 d&#8217;entre eux appartenaient au sous-type nodulaire-scl\u00e9rosant, 105 au type mixte, 58 \u00e9taient des LH riches en lymphocytes (type offrant le meilleur r\u00e9sultat), 68 entraient dans la cat\u00e9gorie &#8220;Autres&#8221; et 143 dans la cat\u00e9gorie &#8220;Non sp\u00e9cifi\u00e9&#8221;.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, il y avait plus de patients HL de sexe masculin. C&#8217;est \u00e9galement le cas pour le sous-type HL nodulaire et scl\u00e9rosant, avec 130 hommes contre 117 femmes. Il est int\u00e9ressant de noter que le rapport entre les sexes change en fonction de l&#8217;\u00e2ge : les femmes sont plus nombreuses dans le groupe des 20-24 ans (72 contre 55 personnes). Chez les jeunes hommes, les taux sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;\u00e2ge \u00e9taient de 14,26 (par million de personnes\/an), tandis que la valeur correspondante chez les jeunes femmes \u00e9tait de 18,79.  &nbsp;<\/p>\n<p>Outre le sexe, la privation a \u00e9galement jou\u00e9 un r\u00f4le. Les chercheurs les ont d\u00e9finis \u00e0 l&#8217;aide de quatre facteurs : Les m\u00e9nages \u00e0 forte densit\u00e9 de personnes, le ch\u00f4mage, l&#8217;absence de propri\u00e9t\u00e9, les m\u00e9nages sans voiture. De mani\u00e8re remarquable, la privation \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 des taux d&#8217;incidence plus faibles du sous-type nodulaire-scl\u00e9reux. Chaque augmentation de 1 % du facteur &#8220;densit\u00e9 de personnes dans le m\u00e9nage&#8221; a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction significative de 12 % du risque (RR 0,88 ; IC \u00e0 95 % 0,82-0,94). Une tendance inverse a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e pour les types non sp\u00e9cifi\u00e9s. Ici, le RR \u00e9tait de 1,17. Pour les autres sous-types, la privation n&#8217;a pas eu d&#8217;influence sur l&#8217;incidence.<\/p>\n<h2 id=\"comment-expliquer-ces-resultats\">Comment expliquer ces r\u00e9sultats ?<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es sont r\u00e9v\u00e9latrices \u00e0 plusieurs \u00e9gards. D&#8217;une part, l&#8217;inversion du sex-ratio pourrait s&#8217;expliquer par des facteurs hormonaux jouant un r\u00f4le pendant la pubert\u00e9 f\u00e9minine, notamment les \u0153strog\u00e8nes. Il est donc possible que l&#8217;\u00e9tiologie du sous-type nodulaire-scl\u00e9rosant soit li\u00e9e, entre autres facteurs, \u00e0 des modifications hormonales f\u00e9minines. Cela pourrait expliquer pourquoi l&#8217;incidence augmente chez les femmes apr\u00e8s la pubert\u00e9. De nombreux g\u00e8nes sont directement (mais aussi indirectement) r\u00e9gul\u00e9s par les hormones sexuelles.<\/p>\n<p>De plus, l&#8217;incidence plus faible de ce sous-type dans les foyers surpeupl\u00e9s pourrait indiquer un facteur \u00e9tiologique environnemental. L\u00e0 o\u00f9 les gens vivent proches les uns des autres, les agents infectieux sont plus nombreux. Les personnes expos\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rents agents pathog\u00e8nes d\u00e8s leur plus jeune \u00e2ge et qui subissent de multiples infections peuvent d\u00e9velopper un syst\u00e8me immunitaire plus fort, capable de mieux r\u00e9agir aux futures infections et aux cellules canc\u00e9reuses \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte. C&#8217;est un avantage dans le domaine de l&#8217;HL. Selon cette th\u00e9orie, les personnes g\u00e9n\u00e9tiquement pr\u00e9dispos\u00e9es au HL, qui vivent dans de grands espaces pendant l&#8217;enfance et subissent moins d&#8217;infections, seraient plus vuln\u00e9rables au sous-type plus tard, car leur syst\u00e8me immunitaire est moins d\u00e9velopp\u00e9. Selon les auteurs, l&#8217;inversion de la tendance pour les types non sp\u00e9cifi\u00e9s est plus difficile \u00e0 expliquer, mais il pourrait s&#8217;agir d&#8217;une co\u00efncidence.<\/p>\n<h2 id=\"soins-aux-patients-atteints-de-cancer-en-europe\">Soins aux patients atteints de cancer en Europe<\/h2>\n<p>EUROCARE, la plus grande \u00e9tude de registre du cancer bas\u00e9e sur la population en Europe, est en cours depuis la fin des ann\u00e9es 1990. De nouveaux r\u00e9sultats ayant une port\u00e9e transnationale ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s lors du congr\u00e8s. Les donn\u00e9es de plus de 10 millions de patients atteints de cancer \u00e2g\u00e9s de plus de 15 ans, provenant de 29 pays europ\u00e9ens et de 107 registres au total, ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es, notamment en termes de survie \u00e0 5 ans. Celui-ci \u00e9tait corrig\u00e9 des d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 des causes autres que le cancer et des diff\u00e9rences d&#8217;\u00e2ge. Les diagnostics jusqu&#8217;en 2007 ont \u00e9t\u00e9 inclus.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, les taux de survie sont faibles en Europe de l&#8217;Est, mais \u00e9lev\u00e9s en Europe du Nord et en Europe centrale. D&#8217;autres diff\u00e9rences g\u00e9ographiques sont apparues, r\u00e9sum\u00e9es dans le <strong>tableau&nbsp;1 <\/strong>. Les diff\u00e9rences les plus spectaculaires ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es dans la leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde et lympho\u00efde chronique (LMC\/LCL), le lymphome folliculaire et le lymphome diffus \u00e0 grandes cellules B et le my\u00e9lome multiple. Dans le cas de la LMC, la survie moyenne \u00e0 5 ans \u00e9tait de 53%, mais il y avait une \u00e9norme variation dans les diff\u00e9rents groupes d&#8217;\u00e2ge. De tous les cancers h\u00e9matologiques, c&#8217;est pour la LMC que les diff\u00e9rences r\u00e9gionales \u00e9taient les plus importantes : 33,4% en Europe de l&#8217;Est contre 51-58% dans le reste de l&#8217;Europe. Des diff\u00e9rences g\u00e9ographiques ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es pour les cancers de mauvais pronostic tels que les cancers de l&#8217;ovaire, du poumon, du pancr\u00e9as, de l&#8217;\u0153sophage et de l&#8217;estomac, les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales et le lymphome de Hodgkin &#8211; mais elles \u00e9taient globalement un peu moins prononc\u00e9es.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6611\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/tab1_oh11_s33.png\" style=\"height:526px; width:400px\" width=\"892\" height=\"1173\"><\/p>\n<p>Les taux de survie \u00e0 5 ans ont augment\u00e9 dans toute l&#8217;Europe au cours de la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e, en particulier en Europe de l&#8217;Est. Concr\u00e8tement, les taux ont augment\u00e9 par exemple pour les tumeurs du sein, du col de l&#8217;ut\u00e9rus, du foie, de la v\u00e9sicule biliaire et de la t\u00eate et du cou (\u00e0 l&#8217;exception du cancer du larynx). Les plus fortes augmentations entre 1999-2001 et 2005-2007 ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es pour la LMC (32-54%), le cancer de la prostate (73-82%) et le cancer rectal (52-58%). Il y a \u00e9galement eu une l\u00e9g\u00e8re augmentation de la survie pour les m\u00e9lanomes cutan\u00e9s. Pour les cancers de l&#8217;\u0153sophage, du pancr\u00e9as, du p\u00e9nis et des testicules, les taux sont rest\u00e9s stables.<\/p>\n<p>Les taux de survie combin\u00e9s \u00e0 5 ans de tous les cancers \u00e9taient positivement corr\u00e9l\u00e9s au produit int\u00e9rieur brut et aux d\u00e9penses nationales totales de sant\u00e9. Les pays ayant r\u00e9cemment connu une croissance plus \u00e9lev\u00e9e des deux param\u00e8tres ont \u00e9galement connu une augmentation plus importante des taux de survie. Cependant, ce n&#8217;\u00e9tait pas toujours le cas : des pays comme le Royaume-Uni et le Danemark auraient d\u00fb obtenir de meilleurs taux compte tenu de leurs d\u00e9penses de sant\u00e9 \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n<p>Les variations g\u00e9ographiques s&#8217;expliquent notamment par les diff\u00e9rences en termes d&#8217;effort diagnostique ou de qualit\u00e9 et par l&#8217;existence de programmes de d\u00e9pistage nationaux (cancer de la prostate, du sein, colorectal). Outre le diagnostic pr\u00e9coce, l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 des traitements multidisciplinaires, une bonne qualit\u00e9 de soins, le mode de vie et le statut sanitaire et socio-\u00e9conomique de la population concern\u00e9e jouent un r\u00f4le important pour la survie. Il reste \u00e0 voir si les r\u00e9sultats entra\u00eeneront des efforts politiques concrets.<\/p>\n<h2 id=\"les-therapies-combinees-pour-le-melanome-continuent-de-convaincre\">Les th\u00e9rapies combin\u00e9es pour le m\u00e9lanome continuent de convaincre<\/h2>\n<p>CheckMate 067 : les points de contr\u00f4le CTLA-4 et PD-1 sont utilis\u00e9s par les cellules canc\u00e9reuses pour neutraliser la r\u00e9ponse immunitaire sp\u00e9cifique au cancer de l&#8217;organisme. Les inhibiteurs permettent de bloquer les points de contr\u00f4le, ce qui active le syst\u00e8me immunitaire ou entra\u00eene une augmentation de l&#8217;activit\u00e9 des lymphocytes T. Les inhibiteurs peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s dans le traitement de l&#8217;hypertension. CheckMate 067 est une \u00e9tude de phase III qui a compar\u00e9 le nivolumab, un inhibiteur de point de contr\u00f4le PD-1, seul ou en association avec l&#8217;ipilimumab, un inhibiteur de point de contr\u00f4le CTLA-4, \u00e0 l&#8217;ipilimumab en monoth\u00e9rapie. La population \u00e9tudi\u00e9e \u00e9tait compos\u00e9e de 945 patients atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9 qui n&#8217;avaient pas \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s auparavant. L&#8217;association \u00e9tait significativement sup\u00e9rieure \u00e0 l&#8217;ipilumumab en monoth\u00e9rapie en termes de survie sans progression (PFS) et de taux de r\u00e9ponse objective. Les r\u00e9sultats d&#8217;une analyse de sous-groupe pr\u00e9-sp\u00e9cifi\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s au congr\u00e8s ECCO\/ESMO : La combinaison reste-t-elle sup\u00e9rieure ind\u00e9pendamment de l&#8217;\u00e2ge, du statut g\u00e9n\u00e9tique ou de la propagation de la tumeur ? Il \u00e9tait particuli\u00e8rement int\u00e9ressant de voir comment les patients pr\u00e9sentant des facteurs pronostiques d\u00e9favorables s&#8217;en sortaient. Les sous-groupes diff\u00e9raient en termes de m\u00e9tastases, de taux s\u00e9riques de lactate d\u00e9shydrog\u00e9nase (LDH), de statut mutationnel BRAF et d&#8217;\u00e2ge.<\/p>\n<p>Dans les trois bras de traitement, les param\u00e8tres mentionn\u00e9s \u00e9taient r\u00e9partis de mani\u00e8re \u00e9quivalente. La SSP a \u00e9t\u00e9 de 11,5 mois (association) vs 2,9 mois (ipilimumab en monoth\u00e9rapie ; r\u00e9duction significative du risque de 58%) vs 6,9 mois (nivolumab en monoth\u00e9rapie ; r\u00e9duction significative du risque de 43%).<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats pour les sous-groupes mentionn\u00e9s sont pr\u00e9sent\u00e9s <strong>dans le tableau&nbsp;2.<\/strong> Dans l&#8217;ensemble, la PFS a toujours \u00e9t\u00e9 plus longue avec la combinaison. Il n&#8217;y avait pas non plus de diff\u00e9rence dans le profil de s\u00e9curit\u00e9 (par rapport \u00e0 la population totale).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6612 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/tab2_oh11_s34.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1230;height:895px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"1230\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Les auteurs concluent que la combinaison de nivolumab et d&#8217;ipilimumab est significativement sup\u00e9rieure aux monoth\u00e9rapies, m\u00eame chez les patients pr\u00e9sentant de mauvais facteurs pronostiques, et que son profil de s\u00e9curit\u00e9 est contr\u00f4lable. Dans la pratique, cela pourrait permettre \u00e0 l&#8217;avenir une prise de d\u00e9cision plus rapide et plus simple concernant l&#8217;utilisation de la th\u00e9rapie combin\u00e9e. Surtout que les chercheurs ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u00e9tudi\u00e9 les sous-groupes les plus pertinents pour le clinicien. Savoir si certains patients ne b\u00e9n\u00e9ficient pas de la combinaison est important car, malgr\u00e9 l&#8217;euphorie, il ne faut pas oublier que les th\u00e9rapies peuvent s&#8217;accompagner d&#8217;un nombre relativement important d&#8217;effets secondaires.<\/p>\n<p><strong>COMBI-v : <\/strong>dans cette \u00e9tude de phase III, la combinaison de l&#8217;inhibiteur de la kinase BRAF dabrafenib et de l&#8217;inhibiteur de la MEK trametinib (bras 1) avec l&#8217;inhibiteur de BRAF v\u00e9muraf\u00e9nib (bras 2) compar\u00e9. La population de l&#8217;\u00e9tude \u00e9tait compos\u00e9e de 704 patients atteints d&#8217;un m\u00e9lanome m\u00e9tastatique non r\u00e9s\u00e9cable de stade avanc\u00e9 IIIC\/IV avec mutation BRAF V600E\/K, qui n&#8217;avaient pas \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s auparavant. Selon les r\u00e9sultats d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9s en janvier 2015 dans le New England Journal of Medicine [1], le taux de survie globale, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal, \u00e9tait de 72% \u00e0 12 mois dans le bras&nbsp;1 et de 65% dans le bras 2 (HR 0,69 ; IC \u00e0 95% 0,53-0,89 ; p=0,005). Les taux d&#8217;effets secondaires \u00e9taient comparables dans les deux bras. En raison des r\u00e9sultats convaincants, l&#8217;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e en juillet 2014. Cependant, comme les patients avaient l&#8217;option de rester sous leur traitement respectif, les chercheurs ont eu la possibilit\u00e9 de prolonger le suivi. Une mise \u00e0 jour a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e lors du congr\u00e8s, couvrant les donn\u00e9es jusqu&#8217;au 13 mars 2015 :<\/p>\n<ul>\n<li>La m\u00e9diane de survie globale \u00e9tait de 25,6 vs. 18 mois, ce qui correspond \u00e0 une r\u00e9duction significative du risque de mortalit\u00e9 de 34%.<\/li>\n<li>La m\u00e9diane de la PFS \u00e9tait de 12,6 mois contre 7,3 mois, ce qui correspond \u00e0 une r\u00e9duction significative du risque de d\u00e9c\u00e8s ou de progression de 39%.<\/li>\n<li>Apr\u00e8s deux ans, 51 vs. 38% des patients \u00e9taient en vie.<\/li>\n<li>Le suivi prolong\u00e9 n&#8217;a pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de nouveaux effets secondaires surprenants.<\/li>\n<li>Une autre sous-analyse pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s a en outre montr\u00e9 que la qualit\u00e9 de vie s&#8217;\u00e9tait \u00e9galement am\u00e9lior\u00e9e de mani\u00e8re significative sous l&#8217;effet de la combinaison.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La mise \u00e0 jour a donc confirm\u00e9 en tous points les r\u00e9sultats convaincants de l&#8217;analyse publi\u00e9e un peu plus de onze mois auparavant. L&#8217;UE a donc autoris\u00e9 la combinaison dabrafenib-trametinib dans cette indication d\u00e9but septembre 2015.<\/p>\n<p><em>Source : European Cancer Congress (<sup>18th<\/sup> ECCO, <sup>40th<\/sup> ESMO), 25-29 septembre 2015, Vienne<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Robert C, et al : Improved overall survival in melanoma with combined dabrafenib and trametinib. N Engl J Med 2015 Jan 1 ; 372(1) : 30-39.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(11-12) : 32-34<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors du Congr\u00e8s europ\u00e9en du cancer \u00e0 Vienne, de nouvelles d\u00e9couvertes ont \u00e9t\u00e9 faites sur l&#8217;\u00e9tiologie possible du lymphome de Hodgkin. 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