{"id":342295,"date":"2016-01-05T01:00:00","date_gmt":"2016-01-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comment-les-maladies-infectieuses-se-manifestent-elles-au-niveau-du-systeme-nerveux\/"},"modified":"2016-01-05T01:00:00","modified_gmt":"2016-01-05T00:00:00","slug":"comment-les-maladies-infectieuses-se-manifestent-elles-au-niveau-du-systeme-nerveux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comment-les-maladies-infectieuses-se-manifestent-elles-au-niveau-du-systeme-nerveux\/","title":{"rendered":"Comment les maladies infectieuses se manifestent-elles au niveau du syst\u00e8me nerveux ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Plus de la moiti\u00e9 des patients atteints du VIH souffrent d&#8217;une neuropathie sensorielle, l&#8217;une des maladies associ\u00e9es au VIH les plus courantes. Il n&#8217;existe pas de traitement causal des neuropathies associ\u00e9es au VIH, c&#8217;est pourquoi le traitement symptomatique est analogue \u00e0 celui des neuropathies non associ\u00e9es au VIH. En cas de neuropathie toxique s\u00e9v\u00e8re due aux antir\u00e9troviraux, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire de changer de m\u00e9dicaments antir\u00e9troviraux. Les principaux sympt\u00f4mes des troubles neurocognitifs associ\u00e9s au VIH (HAND) sont des ralentissements psychomoteurs, des troubles de la concentration et de la m\u00e9moire ainsi que des troubles de la fonction ex\u00e9cutive. Un diagnostic pr\u00e9coce est essentiel dans la prise en charge de la neurosyphilis, qui peut \u00eatre facilement trait\u00e9e avec de la p\u00e9nicilline. Le diagnostic est g\u00e9n\u00e9ralement difficile, car un grand nombre de patients se pr\u00e9sentent avec des sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques. L&#8217;implication du syst\u00e8me nerveux central peut survenir \u00e0 n&#8217;importe quel stade de la maladie ; les tableaux cliniques classiques (paralysie progressive, tabes dorsaux) sont rares \u00e0 l&#8217;\u00e8re des antibiotiques. Les patients s\u00e9ropositifs ont un risque accru de d\u00e9velopper une neurosyphilis.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le VIH et la syphilis sont des maladies infectieuses qui peuvent se manifester au niveau du syst\u00e8me nerveux. Heureusement, selon l&#8217;OFSP, on observe une l\u00e9g\u00e8re tendance \u00e0 la baisse du nombre de nouveaux diagnostics de VIH. En revanche, on observe ces derni\u00e8res ann\u00e9es une recrudescence des d\u00e9clarations d&#8217;infections \u00e0 la syphilis, ainsi que d&#8217;autres MST. Les deux maladies s&#8217;influencent mutuellement : la syphilis favorise la transmission de l&#8217;infection par le VIH et l&#8217;immunod\u00e9ficience li\u00e9e au VIH aggrave l&#8217;\u00e9volution de la syphilis. Pour rem\u00e9dier \u00e0 cette situation, il convient de sensibiliser le personnel m\u00e9dical et les groupes de patients concern\u00e9s au lien \u00e9pid\u00e9miologique entre la syphilis et le VIH. Les manifestations neurologiques des deux maladies peuvent \u00eatre vari\u00e9es et poser des probl\u00e8mes de diagnostic diff\u00e9rentiel dans la pratique clinique quotidienne. L&#8217;objectif de cette revue est de pr\u00e9senter de mani\u00e8re pertinente pour la vie quotidienne la participation neurologique de la maladie VIH et de la syphilis, les mesures diagnostiques et le traitement possible.<\/p>\n<h2 id=\"vih-et-sida\">VIH et SIDA<\/h2>\n<p>Le <strong>virus de l&#8217;<\/strong><strong>immunod\u00e9ficience<\/strong> <strong>humaine<\/strong>(VIH) est un r\u00e9trovirus qui, lorsqu&#8217;il est infect\u00e9, entra\u00eene un affaiblissement progressif du syst\u00e8me immunitaire humain. Plus de 35 millions de personnes sont infect\u00e9es par le VIH dans le monde, dont environ 19 000 en Suisse. Depuis 2009, les nouvelles infections en Suisse sont en l\u00e9g\u00e8re baisse, bien qu&#8217;environ 600 personnes (dont environ 25% de femmes) soient encore diagnostiqu\u00e9es chaque ann\u00e9e avec le VIH (d\u00e9pistage du VIH, <strong>tableau&nbsp;1). <\/strong>Outre les infections opportunistes et l&#8217;induction de tumeurs rares, l&#8217;infection par le VIH provoque surtout des neuropathies et la d\u00e9mence associ\u00e9e au VIH. Cependant, depuis l&#8217;introduction du traitement antir\u00e9troviral hautement actif (HAART) en 1996, les manifestations neurologiques, \u00e0 l&#8217;exception de la neuropathie associ\u00e9e au VIH, ont diminu\u00e9 [1,2].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5904\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/tab1_np4_s9.png\" style=\"height:378px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"693\"><\/p>\n<h2 id=\"manifestations-cliniques-neuropathies\">Manifestations cliniques &#8211; Neuropathies<\/h2>\n<p>Les maladies du syst\u00e8me nerveux p\u00e9riph\u00e9rique comptent parmi les maladies les plus fr\u00e9quemment associ\u00e9es au VIH. Plus de la moiti\u00e9 des patients atteints du VIH pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes de neuropathie sensorielle, dont environ un tiers sont douloureux. On distingue la polyneuropathie distale sym\u00e9trique (VIH-DSP), qui est probablement directement associ\u00e9e au VIH, de la neuropathie toxique antir\u00e9trovirale (VIH-ATN).<\/p>\n<p>Sur le plan physiopathologique, on discute dans le cas de la DSP au VIH d&#8217;un effet neurotoxique direct du VIH sur les cellules ganglionnaires sensitives ainsi que d&#8217;un effet neurotoxique indirect d\u00fb \u00e0 une modification de la production de lymphokines par les macrophages induits par le VIH. Le VIH-ATN est induit par les did\u00e9soxynucl\u00e9osides (stavudine, didanosine et zalcitabine) et leur effet toxique sur les mitochondries, et peut-\u00eatre par les inhibiteurs de prot\u00e9ase (indinavir, saquinavir et ritonavir). Les combinaisons des deux formes de neuropathie sont fr\u00e9quentes et doivent \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9es autant que possible en raison des cons\u00e9quences th\u00e9rapeutiques diff\u00e9rentes. Cliniquement, les deux se pr\u00e9sentent comme des neuropathies distales sym\u00e9triques avec des dysesth\u00e9sies et des hypoesth\u00e9sies en forme de chaussettes et de gants et\/ou des douleurs \u00e0 type de br\u00fblures. L&#8217;implication motrice est rare. L&#8217;\u00e9lectrophysiologie r\u00e9v\u00e8le principalement une polyneuropathie axonale. La classification diagnostique et diff\u00e9rentielle suit l&#8217;approche g\u00e9n\u00e9rale des polyneuropathies. Des scores sp\u00e9cifiques (Total Neuropathy Score, Brief Peripheral Neuropathy Screen) sont adapt\u00e9s \u00e0 la routine clinique et \u00e0 la documentation de l&#8217;\u00e9volution.<\/p>\n<p>Comme il n&#8217;existe pas de traitement causal de la DSP au VIH, le traitement symptomatique est analogue \u00e0 celui des autres neuropathies. En cas d&#8217;ATN VIH s\u00e9v\u00e8re, la poursuite ou le changement de la m\u00e9dication antir\u00e9trovirale doit \u00eatre discut\u00e9 de mani\u00e8re interdisciplinaire, en tenant compte des interactions complexes entre les substances antir\u00e9trovirales (www.hiv-druginteractions.org) [3].<\/p>\n<p>La monon\u00e9vrite multiplex et la mononeuropathie associ\u00e9es au VIH sont des manifestations rares, parfois rapidement progressives, qui apparaissent aux premiers stades de la maladie VIH. La cause est une vascularite secondaire induite par le virus IH, qui peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e par biopsie avec des infiltrats inflammatoires p\u00e9rivasculaires de cellules CD8. Le traitement correspond \u00e0 la forme non associ\u00e9e au VIH, car il n&#8217;existe pas de concepts th\u00e9rapeutiques sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>L&#8217;AIDP (&#8220;acute inflammatory demyelinating polyneuropathy&#8221;) associ\u00e9e au VIH est rare et survient chez environ 1% des patients, de pr\u00e9f\u00e9rence au moment de la s\u00e9roconversion. Outre la clinique, un taux \u00e9lev\u00e9 de prot\u00e9ines dans le LCR avec dissociation cytalbumine constitue un \u00e9l\u00e9ment de diagnostic. Cependant, environ 50% des patients infect\u00e9s par le VIH pr\u00e9sentent une pl\u00e9ocytose du LCR allant jusqu&#8217;\u00e0 150&nbsp;cellules\/\u03bcl. Le tableau clinique et son traitement correspondent \u00e0 la forme sporadique.<\/p>\n<p>Les neuropathies associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;agent pathog\u00e8ne (incidence &lt;1%) surviennent en cas d&#8217;immunosuppression tr\u00e8s avanc\u00e9e et se pr\u00e9sentent sous la forme d&#8217;une polyn\u00e9vrite avec parapar\u00e9sie flasque et rapidement progressive et des troubles de la miction. L&#8217;agent pathog\u00e8ne peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9 dans le s\u00e9rum et le liquide c\u00e9phalorachidien, le cytom\u00e9galovirus \u00e9tant d\u00e9tect\u00e9 dans jusqu&#8217;\u00e0 80% des cas. Le diagnostic du LCR r\u00e9v\u00e8le une pl\u00e9iocytose, une augmentation des prot\u00e9ines totales et des immunoglobulines. Il convient de noter que d&#8217;autres manifestations organiques peuvent survenir au cours de l&#8217;\u00e9volution. Le traitement d\u00e9pend de l&#8217;agent pathog\u00e8ne [3,4].<\/p>\n<h2 id=\"troubles-neurocognitifs-lies-a-linfection-par-le-vih-hand-hiv-associated-neurocognitive-disorder\">Troubles neurocognitifs li\u00e9s \u00e0 l&#8217;infection par le VIH (HAND, &#8220;HIV-associated neurocognitive disorder&#8221;)<\/h2>\n<p>Les troubles neurocognitifs associ\u00e9s au VIH sont devenus plus rares avec l&#8217;introduction du traitement HAART, bien qu&#8217;ils repr\u00e9sentent un d\u00e9fi en termes de diagnostic diff\u00e9rentiel dans le cadre d&#8217;une \u00e9valuation de la d\u00e9mence. Le trouble neurocognitif associ\u00e9 au VIH (HAND, &#8220;HIV-associated neurocognitive disorder&#8221;) a \u00e9t\u00e9 introduit comme un terme qui devrait \u00eatre utilis\u00e9 dans la routine clinique [5].<\/p>\n<p>HAND est une d\u00e9mence sous-corticale d&#8217;\u00e9volution subaigu\u00eb \u00e0 chronique qui peut en principe survenir \u00e0 n&#8217;importe quel stade de l&#8217;infection par le VIH. Sur le plan neuropsychologique, on observe des ralentissements psychomoteurs, des troubles de la concentration et de la m\u00e9moire ainsi que des troubles de la fonction ex\u00e9cutive. Des sympt\u00f4mes psychotiques sont observ\u00e9s dans environ 15% des cas au stade final de HAND. Les crises d&#8217;\u00e9pilepsie surviennent dans 5 \u00e0 10 % des cas. Au total, on distingue trois sous-types selon les crit\u00e8res de Frascati <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5905 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/tab2_np4_s9.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/367;height:200px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"367\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tiologie de la HAND n&#8217;est pas totalement comprise. Il est possible que la cytopathog\u00e9nicit\u00e9 du virus IH, impliquant des prot\u00e9ines transmembranaires, entra\u00eene la destruction des cellules nerveuses ou la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des synapses, bien que le virus lui-m\u00eame ne soit gu\u00e8re pr\u00e9sent dans les neurones ou les cellules gliales. Une charge virale \u00e9lev\u00e9e dans le LCR peut \u00e9ventuellement favoriser l&#8217;apparition d&#8217;une HAND. En outre, un effet neurotoxique de la HAART doit \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9chelle de d\u00e9mence du VIH ou le test d&#8217;\u00e9valuation cognitive de Montr\u00e9al (MoCA) sont utilis\u00e9s \u00e0 cet effet. Les maladies c\u00e9r\u00e9brales symptomatiques (lymphome du SNC, toxoplasmose, hydroc\u00e9phalie \u00e0 pression normale) doivent \u00eatre exclues par tomographie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique. HAND s&#8217;accompagne d&#8217;une atrophie corticale et sous-corticale ainsi que d&#8217;hyperintensit\u00e9s dans la substance blanche, les enrichissements en produits de contraste \u00e9tant incompatibles avec le diagnostic. Le diagnostic du liquide c\u00e9phalo-rachidien permet de distinguer les infections opportunistes ou les maladies n\u00e9oplasiques. La neurosyphilis, l&#8217;enc\u00e9phalite \u00e0 CMV ou les infections \u00e0 cryptococcus doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un diagnostic diff\u00e9rentiel. En principe, il est recommand\u00e9 de rechercher des troubles neurocognitifs t\u00f4t apr\u00e8s une infection par le VIH et avant une HAART, afin d&#8217;avoir un point de d\u00e9part. L&#8217;intervalle de contr\u00f4le doit \u00eatre compris entre 6 et 24 mois, en fonction de la constellation de risques. Il n&#8217;existe cependant pas de pr\u00e9vention de la HAND confirm\u00e9e par des \u00e9tudes. Il est possible qu&#8217;un d\u00e9but pr\u00e9coce de la HAART soit b\u00e9n\u00e9fique [6].<\/p>\n<h2 id=\"syphilis\">Syphilis<\/h2>\n<p>&nbsp;&#8220;He who knows syphilis, knows medicine&#8221; (Celui qui conna\u00eet la syphilis conna\u00eet la m\u00e9decine) est la c\u00e9l\u00e8bre citation de Sir William Osler. Connue comme le cam\u00e9l\u00e9on de la m\u00e9decine, la syphilis est difficile \u00e0 diagnostiquer en raison de ses multiples manifestations. La syphilis est une maladie infectieuse chronique \u00e0 transmission essentiellement sexuelle, qui \u00e9volue en plusieurs stades et qui est caus\u00e9e par la bact\u00e9rie gram-n\u00e9gative Treponema pallidum, enroul\u00e9e en spirale.<\/p>\n<h2 id=\"epidemiologie\">\u00c9pid\u00e9miologie<\/h2>\n<p>Dans le monde entier, le nombre de nouveaux cas de syphilis est \u00e0 nouveau en hausse, surtout dans les pays riches, y compris la Suisse. Le risque d&#8217;infection est particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, chez les personnes qui changent de partenaires sexuels et dans le domaine de la prostitution. La syphilis est soumise \u00e0 une d\u00e9claration non nominative en Suisse. En Suisse, selon l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique, environ 350 personnes sont infect\u00e9es par la syphilis chaque ann\u00e9e, plus de 80% des personnes infect\u00e9es sont des hommes.<\/p>\n<h2 id=\"formes-de-manifestations-cliniques\">Formes de manifestations cliniques<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s une p\u00e9riode d&#8217;incubation moyenne de trois semaines, une l\u00e9sion primaire typique (papule, ulc\u00e8re) avec une lymphad\u00e9nopathie r\u00e9gionale indolente (syphilis primaire) appara\u00eet sur le lieu d&#8217;entr\u00e9e de l&#8217;agent pathog\u00e8ne. Apr\u00e8s 9 \u00e0 12 semaines, la maladie peut \u00e9voluer vers un processus syst\u00e9mique, le stade secondaire, avec des l\u00e9sions cutan\u00e9es typiques et des sympt\u00f4mes g\u00e9n\u00e9raux, qui, en l&#8217;absence de traitement, peut \u00eatre chronique et r\u00e9current pendant un an, avant de passer \u00e0 une phase de latence de plusieurs ann\u00e9es. Si une r\u00e9action inflammatoire contre les agents pathog\u00e8nes se d\u00e9veloppe au cours de la phase tardive, les sympt\u00f4mes de la syphilis tertiaire, caract\u00e9ris\u00e9s par des r\u00e9actions granulomateuses, peuvent appara\u00eetre.<\/p>\n<p>La neurosyphilis est d\u00e9finie comme une infection du syst\u00e8me nerveux central \u00e0 chaque stade de la maladie. La colonisation pr\u00e9coce se produit principalement dans le liquide c\u00e9phalorachidien, les m\u00e9ninges et les vaisseaux neuronaux. D\u00e8s le stade secondaire, une pl\u00e9iocytose du LCR (g\u00e9n\u00e9ralement asymptomatique) est pr\u00e9sente chez jusqu&#8217;\u00e0 40% des patients [7]. Au stade tardif, le cerveau ou les tissus de la moelle \u00e9pini\u00e8re sont directement attaqu\u00e9s. \u00c9tant donn\u00e9 qu&#8217;au cours de l&#8217;\u00e9volution naturelle de la syphilis, seuls 5 \u00e0 10 % des malades d\u00e9veloppent une neurosyphilis, il est \u00e9vident qu&#8217;une auto-gu\u00e9rison est possible dans le SNC. Soit l&#8217;infection du SNC entra\u00eene une gu\u00e9rison spontan\u00e9e, soit elle provoque une m\u00e9ningite transitoire qui peut \u00e9voluer vers une neurosyphilis symptomatique manifeste en l&#8217;absence d&#8217;\u00e9limination de l&#8217;agent pathog\u00e8ne, en particulier chez les patients VIH ( <strong>Fig.&nbsp;1)<\/strong> [8].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5906 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/abb1_np4_s10.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/673;height:367px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"673\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"formes-precoces-devolution\">Formes pr\u00e9coces d&#8217;\u00e9volution<\/h2>\n<p>La <em>m\u00e9ningo-enc\u00e9phalite syphilitique pr\u00e9coce<\/em> se manifeste avec une latence de six semaines \u00e0 12 ans chez un tiers des personnes infect\u00e9es. Elle est souvent asymptomatique et se caract\u00e9rise uniquement par un syndrome inflammatoire du liquide c\u00e9phalorachidien [9]. Cliniquement, on observe d&#8217;abord un tableau clinique m\u00e9ning\u00e9 avec c\u00e9phal\u00e9es, cervicalgies et naus\u00e9es, accompagn\u00e9 de troubles du sommeil, d&#8217;irritabilit\u00e9 et d&#8217;instabilit\u00e9 affective. En outre, des d\u00e9ficiences des nerfs cr\u00e2niens occulomoteurs, faciaux et vestibulocochl\u00e9aires ou des crises d&#8217;\u00e9pilepsie peuvent survenir.<\/p>\n<p>La <em>syphilis m\u00e9ningo-vasculaire<\/em> se manifeste avec une latence de 4 \u00e0 12 ans et est extr\u00eamement variable dans sa s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et ses manifestations. L&#8217;\u00e9volution m\u00e9ning\u00e9e se traduit par des c\u00e9phal\u00e9es, des l\u00e9sions des nerfs cr\u00e2niens, une atteinte optique et, rarement, une hydroc\u00e9phalie. La variante vasculaire est due \u00e0 une endart\u00e9rite oblit\u00e9rante avec atteinte des vaisseaux de moyen calibre de la base du cerveau (appel\u00e9e art\u00e9rite de Heubner). Elle se caract\u00e9rise par une prolif\u00e9ration de fibroblastes de l&#8217;intima, un amincissement de la m\u00e9dia et des modifications fibreuses et inflammatoires de l&#8217;adventice. Les sympt\u00f4mes cliniques de l&#8217;AVC comprennent des mono- et h\u00e9mipar\u00e9sies, des pertes de champ visuel, des syndromes du tronc c\u00e9r\u00e9bral, des vertiges, une perte auditive, mais aussi des sympt\u00f4mes spinaux, des crises d&#8217;\u00e9pilepsie et un psychosyndrome c\u00e9r\u00e9bral.<\/p>\n<h2 id=\"formes-devolution-tardive\">Formes d&#8217;\u00e9volution tardive<\/h2>\n<p>Les syndromes cliniques classiques de la neurosyphilis au stade tertiaire sont tr\u00e8s rares en raison de la large disponibilit\u00e9 et de l&#8217;utilisation des antibiotiques, m\u00eame dans d&#8217;autres indications. Ils se caract\u00e9risent par une atteinte parenchymateuse avec des l\u00e9sions neuronales diffuses, progressives et irr\u00e9versibles. La <em>paralysie progressive<\/em> (latence de 15 \u00e0 20 ans) repr\u00e9sente une enc\u00e9phalite chronique \u00e0 \u00e9volution progressive tr\u00e8s lente. Initialement, les maux de t\u00eate et les vertiges ainsi que les d\u00e9ficits cognitifs, la faiblesse de l&#8217;esprit critique et du jugement, les \u00e9pisodes psychotiques et les troubles de l&#8217;\u00e9locution sont au premier plan. Au cours de l&#8217;\u00e9volution, un psychosyndrome organique s&#8217;ajoute avec des crises d&#8217;\u00e9pilepsie, des anomalies des r\u00e9flexes et un tremblement de la langue. Enfin, une d\u00e9mence s\u00e9v\u00e8re avec incontinence urinaire et f\u00e9cale et marasme est au premier plan. Certains patients se pr\u00e9sentent avec des \u00e9pisodes maniaques ou parano\u00efaques, comme le philosophe Friedrich Nietzsche et le compositeur Robert Schumann. Sans traitement appropri\u00e9, l&#8217;issue est fatale au bout de trois \u00e0 cinq ans.<\/p>\n<p>Le <em>tabes dorsalis<\/em> (latence de 15 \u00e0 20 ans) correspond \u00e0 une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence chronique et progressive du cordon post\u00e9rieur en cas de ganglionite dorsale. Le tableau clinique pathognomonique comprend une ar\u00e9flexie des membres inf\u00e9rieurs, des troubles pupillaires (rigidit\u00e9 pupillaire r\u00e9flexe = signe d&#8217;Argyll-Robertson), une ataxie de la marche et des troubles mictionnels. Les patients se plaignent typiquement d&#8217;une douleur &#8220;lancinante&#8221;.<\/p>\n<p>Les <em>gommes syphilitiques<\/em> sont des granulomes circonscrits qui envahissent l&#8217;espace et qui prennent g\u00e9n\u00e9ralement naissance dans les m\u00e9ninges au niveau de la convexit\u00e9 du cerveau. La symptomatologie d\u00e9pend de la localisation, mais peut rester asymptomatique plus longtemps. En cas d&#8217;apparition polytopique, on parle de neurosyphilis gommeuse.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>La suspicion clinique, les tests s\u00e9rologiques ainsi que le diagnostic du liquide c\u00e9phalorachidien sont les cl\u00e9s du diagnostic. Le s\u00e9rodiagnostic de la syphilis se fait par \u00e9tapes <strong>(fig.&nbsp;2).<\/strong> En pr\u00e9sence d&#8217;une syphilis, le diagnostic d&#8217;autres &#8220;infections sexuellement transmissibles&#8221; (IST) s&#8217;impose (infections par le VIH, l&#8217;h\u00e9patite B et C, frottis g\u00e9nitaux pour les chlamydiae et les gonocoques).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5907 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/abb2_np4_s11.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/894;height:488px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"894\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-de-la-neurosyphilis\">Diagnostic de la neurosyphilis<\/h2>\n<p>Le diagnostic de la neurosyphilis repose sur l&#8217;examen clinique, les r\u00e9sultats des tests s\u00e9rologiques et le diagnostic du liquide c\u00e9phalorachidien. Cependant, la d\u00e9finition de la neurosyphilis est encore aujourd&#8217;hui sujette \u00e0 controverse. Selon les lignes directrices de la DGN (www.dgn.org), le diagnostic en cas de suspicion de neurosyphilis est recommand\u00e9 comme indiqu\u00e9 dans le <strong>tableau&nbsp;3 <\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5908 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/tab3_np4_s13.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/954;height:520px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"954\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"imagerie\">Imagerie<\/h2>\n<p>L&#8217;imagerie de la neurosyphilis est normale, en particulier dans les cas d&#8217;\u00e9volution subclinique. La m\u00e9ningite syphilitique peut entra\u00eener une accumulation de produit de contraste dans les m\u00e9ninges, les nerfs cr\u00e2niens ou les nerfs spinaux, auxquels s&#8217;ajoutent des infarctus corticaux et sous-corticaux dans la syphilis m\u00e9ningovasculaire. Une atrophie c\u00e9r\u00e9brale ou des foyers de d\u00e9my\u00e9linisation en petites taches peuvent \u00eatre observ\u00e9s non seulement dans la paralysie progressive mais aussi dans toutes les formes de neurosyphilis [10].<\/p>\n<h2 id=\"syphilis-en-cas-de-co-infection-par-le-vih\">Syphilis en cas de co-infection par le VIH<\/h2>\n<p>Les patients s\u00e9ropositifs passent \u00e9galement par les stades typiques de la syphilis. Toutefois, on observe dans ce cas des \u00e9volutions atypiques et plus graves avec une progression rapide et une neurosyphilis plus fr\u00e9quente. Les personnes infect\u00e9es par le VIH sont g\u00e9n\u00e9ralement plus jeunes et d\u00e9veloppent souvent une m\u00e9ningite syphilitique. La neurosyphilis n\u00e9crosante fulminante est \u00e9galement plus fr\u00e9quente [11]. Ceci est en corr\u00e9lation avec le degr\u00e9 d&#8217;immunod\u00e9ficience. La neurosyphilis chez les personnes infect\u00e9es par le VIH avec moins de 350 cellules auxiliaires\/\u03bcl est trois fois plus fr\u00e9quente que chez les personnes non infect\u00e9es [8]. En outre, une syphilis contract\u00e9e ant\u00e9rieurement peut \u00eatre r\u00e9activ\u00e9e chez les patients s\u00e9ropositifs.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Le traitement de premi\u00e8re intention de la neurosyphilis symptomatique et asymptomatique est l&#8217;administration de p\u00e9nicilline G par voie intraveineuse, ce qui permet d&#8217;atteindre des niveaux th\u00e9rapeutiques \u00e9galement dans le LCR. Il est n\u00e9cessaire de maintenir un niveau d&#8217;activit\u00e9 continu pendant au moins 10 \u00e0 14 jours en cas de syphilis pr\u00e9coce et pendant deux \u00e0 trois semaines en cas de syphilis tardive, avec une dose quotidienne de 18 \u00e0 24 millions d&#8217;UI\/jour. Pour le traitement de la neurosyphilis, la pr\u00e9paration \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e de benzathine-benzylp\u00e9nicilline n&#8217;est pas appropri\u00e9e.<br \/>\nAlternativement, en cas d&#8217;atteinte syphilitique du SNC suspect\u00e9e ou confirm\u00e9e, une administration unique quotidienne de 2&nbsp;g\/d de ceftriaxone par voie IV (dose initiale de 4&nbsp;g) peut \u00eatre administr\u00e9e pendant 14 jours. Le traitement de seconde intention est l&#8217;administration orale de doxycycline (2\u00d7 200&nbsp;mg\/j pendant 28 jours).<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Sch\u00fctz SG, Robinson-Papp J : Neuropathie li\u00e9e au VIH : perspectives actuelles. VIH SIDA (Auckl) 2013 ; 5 : 243-251.<\/li>\n<li>Tarr P, et al. : Infection par le VIH : mise \u00e0 jour 2015 pour les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes. SMF 2015 ; 15 : 479-485.<\/li>\n<li>Hahn K, Husstedt IW : Neuropathies associ\u00e9es au VIH. Neurologue 2010 ; 81(4) : 409-417.<\/li>\n<li>Amruth G, et al : Neuropathie sensorielle associ\u00e9e au VIH. J Clin Diagn Res 2014 ; 8(7) : MC04-7.<\/li>\n<li>Antinori A, et al : Mise \u00e0 jour de la nosologie de recherche pour les troubles neurocognitifs associ\u00e9s au VIH. Neurology 2007 ; 69(18) : 1789-1799.<\/li>\n<li>Eggers C : Trouble neurocognitif associ\u00e9 au VIH-1 : \u00e9pid\u00e9miologie actuelle, pathogen\u00e8se, diagnostic et traitement. Neurologue 2014 ; 85(10) : 1280-1290.<\/li>\n<li>Fildes P, Parnell RIG, Maitland HB : The occurrence of unsuspected involvement of the central nervous system in unselected cases of syphilis. Brain Oxford University Press 1918 ; 41(3-4) : 255-301.<\/li>\n<li>Marra CM, et al : Anomalies du fluide c\u00e9r\u00e9brospinal chez les patients atteints de syphilis : association avec des caract\u00e9ristiques cliniques et de laboratoire. J Infect Dis 2004 Jan 31 ; 189(3) : 369-376.<\/li>\n<li>Ali L, Roos KL : Traitement antibact\u00e9rien de la neurosyphilis : manque d&#8217;impact des nouveaux traitements. CNS Drugs 2001 Dec 31 ; 16(12) : 799-802.<\/li>\n<li>Brightbill TC, et al : Neurosyphilis in HIV-positive and HIV-negative patients : neuroimaging findings. AJNR Am J Neuroradiol 1995 Mar 31 ; 16(4) : 703-711.<\/li>\n<li>Katz DA, Berger JR, Duncan RC : Neurosyphilis. Une \u00e9tude comparative des effets de l&#8217;infection par le virus de l&#8217;immunod\u00e9ficience humaine. Arch Neurol 1993 Feb 28 ; 50(3) : 243-249.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2015 ; 13(4) : 8-14<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus de la moiti\u00e9 des patients atteints du VIH souffrent d&#8217;une neuropathie sensorielle, l&#8217;une des maladies associ\u00e9es au VIH les plus courantes. 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