{"id":342375,"date":"2015-12-05T01:00:00","date_gmt":"2015-12-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/influence-du-stress-et-de-lalimentation\/"},"modified":"2015-12-05T01:00:00","modified_gmt":"2015-12-05T00:00:00","slug":"influence-du-stress-et-de-lalimentation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/influence-du-stress-et-de-lalimentation\/","title":{"rendered":"Influence du stress et de l&#8217;alimentation"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les personnes atteintes de psoriasis pr\u00e9sentent un risque accru de troubles affectifs. En cons\u00e9quence, ils doivent \u00eatre interrog\u00e9s sur la d\u00e9pression, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la gestion probl\u00e9matique de la maladie, comme les comportements d&#8217;\u00e9vitement social et l&#8217;abus d&#8217;alcool. Des cours de formation sur la gestion du quotidien, la nutrition et les soins de la peau existent et se sont av\u00e9r\u00e9s utiles. Les m\u00e9decins et les patients devraient \u00eatre conscients du risque accru de maladies cardiovasculaires et de diab\u00e8te sucr\u00e9. Le mode de vie et le r\u00e9gime alimentaire (hypocalorique, de pr\u00e9f\u00e9rence m\u00e9diterran\u00e9en) doivent \u00eatre adapt\u00e9s. L&#8217;importance de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et du tabagisme en tant que facteurs de risque av\u00e9r\u00e9s, ainsi que leurs effets parfois n\u00e9gatifs sur le traitement, doivent \u00eatre expliqu\u00e9s au patient. Un changement de mode de vie appropri\u00e9 doit \u00eatre encourag\u00e9. Les personnes atteintes de psoriasis doivent \u00eatre interrog\u00e9es sur les sympt\u00f4mes de sensibilit\u00e9 au gluten et, si elles sont positives, \u00eatre soumises \u00e0 un test de d\u00e9tection des anticorps au gluten. Des th\u00e9rapies complexes et co\u00fbteuses pourraient \u00eatre \u00e9conomis\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 un r\u00e9gime sans gluten.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le traitement du psoriasis repose principalement sur des traitements immunomodulateurs topiques et syst\u00e9miques ainsi que sur la phototh\u00e9rapie. Beaucoup de personnes concern\u00e9es ne savent pas que le psoriasis, en tant que maladie multifactorielle, peut \u00e9galement \u00eatre influenc\u00e9 favorablement par des mesures de style de vie. Comme toutes les personnes atteintes ne r\u00e9agissent pas de la m\u00eame mani\u00e8re aux diff\u00e9rentes mesures, il n&#8217;existe pas de mode de vie ou de r\u00e9gime sp\u00e9cifique au psoriasis. Les personnes concern\u00e9es doivent bien plus identifier les facteurs d&#8217;influence qui les concernent et prendre conscience des possibilit\u00e9s d&#8217;exercer leur propre influence. Les facteurs suivants sont abord\u00e9s : le stress, les comorbidit\u00e9s psychologiques, l&#8217;alimentation, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et le tabagisme.<\/p>\n<h2 id=\"psoriasis-etat-actuel-des-connaissances-et-normes-therapeutiques\">Psoriasis &#8211; \u00e9tat actuel des connaissances et normes th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Le psoriasis est une maladie inflammatoire syst\u00e9mique de la peau dont la pr\u00e9valence est d&#8217;environ 2-3% dans la population g\u00e9n\u00e9rale. L&#8217;\u00e9tiologie n&#8217;est pas totalement \u00e9lucid\u00e9e, mais on suppose que l&#8217;origine est multifactorielle, avec des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques, environnementaux et comportementaux, ce qui explique le mieux la variabilit\u00e9 des pr\u00e9valences entre les diff\u00e9rents pays (\u00c9tats-Unis 0,9%, Norv\u00e8ge 8,5%) [1]. L&#8217;\u00e9volution peut \u00eatre tr\u00e8s fluctuante et s&#8217;accompagner d&#8217;une diminution de la qualit\u00e9 de vie similaire \u00e0 celle des maladies cardiovasculaires et de certains cancers [2].<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de nouveaux immunosuppresseurs puissants mais co\u00fbteux, les m\u00e9dicaments biologiques, ont pris une importance croissante dans le traitement du psoriasis. Cela s&#8217;accompagne d&#8217;une augmentation des co\u00fbts de traitement (25 000 \u00e0 35 000 CHF par an), notamment compte tenu de la chronicit\u00e9 de cette maladie. Il est d&#8217;autant plus important de prendre en compte les facteurs \u00e9tiologiques non identifi\u00e9s qui peuvent avoir une influence favorable sur le traitement ou pr\u00e9venir les exacerbations.<\/p>\n<p>Afin de prendre en compte l&#8217;origine multifactorielle sur le plan th\u00e9rapeutique, il convient d&#8217;adopter une approche multimodale. La pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique en soi ne peut \u00e9videmment pas \u00eatre modifi\u00e9e &#8211; mais ces derni\u00e8res ann\u00e9es, il est devenu de plus en plus clair que le mode de vie et le r\u00e9gime alimentaire ont un impact sur l&#8217;activation des g\u00e8nes et influencent les processus inflammatoires par le biais de m\u00e9canismes \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques [3]. Parall\u00e8lement, cela permet de r\u00e9duire le risque accru de comorbidit\u00e9s telles que les maladies cardiovasculaires et le diab\u00e8te sucr\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"psychisme-et-stress\">Psychisme et stress<\/h2>\n<p>Les maladies de peau sont associ\u00e9es \u00e0 une comorbidit\u00e9 consid\u00e9rablement accrue pour les maladies mentales.<\/p>\n<p>L&#8217;ampleur de ces liens a de nouveau \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence dans une \u00e9tude europ\u00e9enne multicentrique transversale publi\u00e9e en 2014. Dans treize \u00c9tats, 3635 personnes atteintes de maladies de peau et 1359 t\u00e9moins ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s sur la d\u00e9pression, les troubles anxieux et les pens\u00e9es suicidaires. Le psoriasis repr\u00e9sentait le groupe le plus important (17,4%). Dans l&#8217;ensemble, les troubles mentionn\u00e9s sont apparus presque deux fois plus souvent chez les malades de la peau (29%) que dans le groupe de contr\u00f4le (16%). Les d\u00e9pressions \u00e9taient plus de deux fois plus fr\u00e9quentes, les troubles anxieux ou les pens\u00e9es suicidaires environ une fois et demie plus fr\u00e9quents que dans le groupe de contr\u00f4le. Le sous-groupe psoriasis, en particulier, pr\u00e9sentait des valeurs \u00e9lev\u00e9es pour ces trois troubles (respectivement 13,8%, 22,7% et 17,3%) [4]. L&#8217;\u00e9tat psychique peut \u00eatre d\u00fb aux sympt\u00f4mes de la maladie eux-m\u00eames, \u00e0 la stigmatisation, \u00e0 l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sociale ou \u00e0 une image corporelle n\u00e9gative <strong>(figure&nbsp;1). <\/strong>D&#8217;autre part, le stress psychologique, c&#8217;est-\u00e0-dire le stress \u00e9motionnel (d\u00e9sign\u00e9 ci-apr\u00e8s par le terme simplifi\u00e9 de &#8220;stress&#8221;), peut \u00e9galement d\u00e9clencher des pouss\u00e9es de psoriasis ou en aggraver l&#8217;\u00e9volution.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6481\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/abb1_dp6_s27.png\" style=\"height:779px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"1071\"><\/p>\n<p><strong>Stress :<\/strong> en g\u00e9n\u00e9ral, le stress \u00e9motionnel est observ\u00e9 comme d\u00e9clencheur de diverses maladies dermatologiques telles que la dermatite atopique, l&#8217;acn\u00e9 vulgaire et l&#8217;urticaire chronique. Dans le cas du psoriasis, les \u00e9tudes montrent \u00e9galement une relation coh\u00e9rente entre le stress et l&#8217;expression clinique [5]. Une grande partie des personnes atteintes de psoriasis consid\u00e8rent m\u00eame le stress comme la principale cause des exacerbations, avant les infections, les traumatismes, les m\u00e9dicaments et l&#8217;alimentation [6]. Mais le stress peut \u00e9galement avoir une influence n\u00e9gative sur l&#8217;\u00e9tendue de la maladie et le r\u00e9sultat du traitement [7,8]. Inversement, les interventions psychologiques s&#8217;accompagnent souvent d&#8217;une am\u00e9lioration clinique [9,10]. Cependant, conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;origine multifactorielle du psoriasis, cela ne s&#8217;applique pas \u00e0 toutes les personnes atteintes de psoriasis. On distingue ici ce que l&#8217;on appelle les &#8220;stress-r\u00e9pondeurs&#8221; et les &#8220;stress-non-r\u00e9pondeurs&#8221; [11].<\/p>\n<p>Entre 39% et 61% des personnes atteintes de psoriasis font partie des &#8220;r\u00e9pondeurs au stress&#8221; [12]. Dans les \u00e9tudes, le stress a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 en trois cat\u00e9gories : &#8220;Major Stressful Life Events&#8221;, difficult\u00e9s psychologiques ou de personnalit\u00e9 et manque de soutien social.<\/p>\n<p>Le stress est toujours une exp\u00e9rience subjective et survient lorsqu&#8217;une exigence (de l&#8217;environnement ou de soi-m\u00eame) ou son \u00e9valuation d\u00e9passe les ressources disponibles (p. ex. soutien social, style de personnalit\u00e9, strat\u00e9gies de r\u00e9solution).  <strong>(Fig.&nbsp;2).<\/strong>  Une \u00e9tude transversale r\u00e9cente a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des niveaux significativement plus \u00e9lev\u00e9s de d\u00e9pression et de traits de personnalit\u00e9 tels que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, la m\u00e9fiance et le manque d&#8217;affirmation de soi chez les &#8220;r\u00e9pondeurs au stress&#8221;.  [13]. Il semble donc qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une population plus vuln\u00e9rable sur le plan psychologique. Il n&#8217;existe que peu d&#8217;\u00e9tudes prospectives sur le stress et le psoriasis [7,14,15] et les liens et m\u00e9canismes exacts ne sont pas totalement \u00e9lucid\u00e9s.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6482 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/abb2_dp6_s28.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/587;height:427px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"587\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Cependant, ce sous-groupe pr\u00e9sente des biomarqueurs de stress diff\u00e9rents, ce qui se traduit par un affaiblissement de la s\u00e9cr\u00e9tion de cortisol apr\u00e8s un stress aigu [16]. Plusieurs \u00e9tudes exp\u00e9rimentales ont mis en \u00e9vidence une r\u00e9ponse att\u00e9nu\u00e9e de l&#8217;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien et une r\u00e9ponse sympathique cat\u00e9cholaminergique accrue au stress chez les personnes atteintes de psoriasis, ce qui correspond \u00e0 une diminution de la s\u00e9cr\u00e9tion de cortisol et \u00e0 une augmentation de la s\u00e9cr\u00e9tion de cat\u00e9cholamines en cas de stress [16\u201319]. Ces modifications affaiblissent l&#8217;effet anti-inflammatoire endog\u00e8ne, ce qui augmente la s\u00e9cr\u00e9tion de cytokines pro-inflammatoires, active les mastocytes de la peau et affecte la fonction de la barri\u00e8re cutan\u00e9e [19]. Il s&#8217;agit donc d&#8217;un m\u00e9canisme similaire \u00e0 celui de la recrudescence du psoriasis apr\u00e8s le sevrage des st\u00e9ro\u00efdes.<\/p>\n<p><strong>Th\u00e9rapie : <\/strong>Du point de vue th\u00e9rapeutique, des mesures psychoth\u00e9rapeutiques, \u00e9ducatives et de r\u00e9duction du stress sont recommand\u00e9es en raison de la comorbidit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e des troubles affectifs. Cependant, les \u00e9tudes sur les interventions sp\u00e9cifiques sont h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes et il n&#8217;existe pas d&#8217;essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s de grande envergure. Il faut toutefois garder \u00e0 l&#8217;esprit que les interventions psychologiques sont plus difficiles \u00e0 standardiser que les interventions pharmacologiques, car elles d\u00e9pendent de l&#8217;utilisateur ainsi que des pr\u00e9f\u00e9rences et de la conformit\u00e9 des participants. Parmi les m\u00e9thodes les plus \u00e9tudi\u00e9es figurent la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, la relaxation musculaire progressive de Jakobson et la m\u00e9ditation de pleine conscience [12]. L&#8217;\u00e9l\u00e9ment central et ind\u00e9pendant de la m\u00e9thode est l&#8217;induction d&#8217;un \u00e9tat de relaxation (&#8220;relaxation response&#8221;) pour contrer l&#8217;\u00e9tat de stress. Des m\u00e9canismes physiologiques et hormonaux antagonistes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits \u00e0 cet effet <strong>(Fig.&nbsp;3).<\/strong> De m\u00eame, ce m\u00e9canisme peut \u00eatre soutenu par un sport d&#8217;endurance et un sommeil suffisant.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6483 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/abb3_dp6_s30.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1078;height:784px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"1078\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>La th\u00e9rapie cognitivo-comportementale dans un cadre de groupe multidisciplinaire pendant six semaines est consid\u00e9r\u00e9e comme l&#8217;\u00e9talon-or, ce qui, selon les \u00e9tudes, est associ\u00e9 \u00e0 une am\u00e9lioration des param\u00e8tres physiques, psychologiques et de qualit\u00e9 de vie [9]. Cette approche est d&#8217;autant plus importante que le v\u00e9cu de la maladie a \u00e9t\u00e9 reconnu comme le plus puissant pr\u00e9dicteur du stress et de l&#8217;invalidit\u00e9 [20].<\/p>\n<h2 id=\"influence-des-facteurs-nutritionnels\">Influence des facteurs nutritionnels<\/h2>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, il est devenu de plus en plus clair que de nombreux composants alimentaires exercent un effet modulateur sur les processus inflammatoires chroniques de faible intensit\u00e9 (&#8220;low-grade inflammation&#8221;) [21]. Cela a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 \u00e9pid\u00e9miologiquement, en particulier pour le r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en, riche en fruits, l\u00e9gumes, noix et poisson [22]. Cet effet est attribu\u00e9 aux nombreux phytonutriments, fibres et acides gras om\u00e9ga-3. En revanche, les glucides raffin\u00e9s et diverses graisses sont plut\u00f4t pro-inflammatoires [23]. Il s&#8217;agit certes d&#8217;effets \u00e0 bas seuil, mais sur plusieurs ann\u00e9es, l&#8217;effet s&#8217;accumule et n&#8217;est pas n\u00e9gligeable. Si l&#8217;alimentation est fortement modifi\u00e9e en faveur d&#8217;un r\u00e9gime dit &#8220;c\u00e9tog\u00e8ne&#8221;, pauvre en hydrates de carbone, des effets plus puissants sur l&#8217;inflammation sont possibles, comme cela a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 pour les maladies neurologiques, le cancer et l&#8217;acn\u00e9 [24]. De m\u00eame, cet effet est renforc\u00e9 par la consommation d&#8217;acides gras om\u00e9ga-3 marins (poisson de mer riche en graisse) [25]. Cependant, il existe peu de preuves exclusives concernant des r\u00e9gimes sp\u00e9cifiques pour le psoriasis. Cela est probablement d\u00fb \u00e0 la variabilit\u00e9 individuelle et aux difficult\u00e9s m\u00e9thodologiques de la recherche. Ainsi, certains composants alimentaires comme le gluten, les acides gras, la vitamine D et les suppl\u00e9ments d&#8217;antioxydants ont \u00e9t\u00e9 davantage \u00e9tudi\u00e9s. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;une alimentation riche en fruits et l\u00e9gumes frais \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une r\u00e9duction du risque de psoriasis [26]. En ce qui concerne les suppl\u00e9ments, les avantages les plus probables ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s pour les acides gras om\u00e9ga-3, m\u00eame si les donn\u00e9es ne sont pas claires.  <strong>Le tableau&nbsp;1<\/strong> donne un aper\u00e7u des \u00e9tudes disponibles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6484 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/tab1_dp6_s31.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/557;height:405px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"557\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p><strong>Acides gras : <\/strong>les acides gras polyinsatur\u00e9s, dont font partie les acides gras om\u00e9ga-6 et om\u00e9ga-3, jouent un r\u00f4le essentiel dans les processus inflammatoires, en plus de leurs fonctions hormonales et immunologiques. Des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;acide arachidonique, un acide gras om\u00e9ga-6, sont observ\u00e9s dans la peau des plaques de psoriasis. L&#8217;acide arachidonique est transform\u00e9 par l&#8217;enzyme phospholipase A2 en leucotri\u00e8ne B4, un puissant m\u00e9diateur pro-inflammatoire. La m\u00eame enzyme transforme l&#8217;EPA, un acide gras om\u00e9ga-3, en leucotri\u00e8ne B5 et en prostaglandine E3, qui ont une activit\u00e9 inflammatoire moindre. Dans ce processus, les acides gras om\u00e9ga-3 et om\u00e9ga-6 sont en concurrence pour la m\u00eame enzyme. La pr\u00e9sence du substrat d&#8217;acide gras est donc d\u00e9terminante pour les m\u00e9tabolites plus ou moins inflammatoires. Des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;acides gras om\u00e9ga-3 sont suppos\u00e9s avoir un effet anti-inflammatoire et am\u00e9liorer les sympt\u00f4mes du psoriasis [27]. Cependant, les \u00e9tudes sur la suppl\u00e9mentation en acides gras om\u00e9ga-3 dans le psoriasis n&#8217;ont pas montr\u00e9 d&#8217;effets concluants. Cela n&#8217;est pas surprenant \u00e9tant donn\u00e9 que les taux s\u00e9riques initiaux n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9s et qu&#8217;il existait diff\u00e9rentes doses et biodisponibilit\u00e9s de suppl\u00e9ments. Les effets les plus importants ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s par des traitements par perfusion de lipides.<\/p>\n<p><strong>Le gluten :<\/strong> Les personnes atteintes de psoriasis ont une pr\u00e9valence plus \u00e9lev\u00e9e d&#8217;autres maladies auto-immunes telles que la maladie c\u0153liaque, la maladie de Crohn et la colite ulc\u00e9reuse. Des \u00e9tudes sugg\u00e8rent des processus g\u00e9n\u00e9tiques et inflammatoires communs [28]. Dans une grande \u00e9tude de cohorte am\u00e9ricaine [29], les personnes atteintes de psoriasis (n=25 341) pr\u00e9sentaient un risque 2,2 fois plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;\u00eatre atteintes de maladie c\u0153liaque et un risque 2,4 fois plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;\u00eatre sensibles au gluten (anticorps anti-gliadine positifs, pas d&#8217;ent\u00e9ropathie). En cons\u00e9quence, un r\u00e9gime sans gluten a permis une r\u00e9duction significative de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du psoriasis dans des rapports de cas individuels [30,31] et dans deux \u00e9tudes cliniques de patients AGA-positifs [32,33]. Cela sugg\u00e8re une association entre la sensibilit\u00e9 au gluten et le psoriasis, d&#8217;autant plus que des preuves d&#8217;une perm\u00e9abilit\u00e9 intestinale accrue ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es dans le psoriasis [34].<\/p>\n<p><strong>R\u00e9duction du poids : <\/strong>l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 visc\u00e9rale est associ\u00e9e \u00e0 un \u00e9tat pro-inflammatoire via la s\u00e9cr\u00e9tion de cytokines telles que le TNF-\u03b1 et l&#8217;IL-6 par les adipocytes. Dans plusieurs \u00e9tudes, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 une augmentation de l&#8217;incidence et de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du psoriasis et \u00e0 une diminution de l&#8217;effet th\u00e9rapeutique de certains m\u00e9dicaments [35]. En outre, les cytokines pertinentes pour le psoriasis, IL-17 et IL-23, \u00e9taient augment\u00e9es chez les femmes ob\u00e8ses, mais pas chez les femmes minces [36]. Dans une grande \u00e9tude de cohorte anglaise portant sur 75 395 patients atteints de psoriasis, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 reconnue comme un facteur de risque pour le d\u00e9veloppement de l&#8217;arthrite psoriasique [37]. Plusieurs \u00e9tudes prospectives contr\u00f4l\u00e9es sur la perte de poids par r\u00e9gime hypocalorique en cas d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 ont d\u00e9montr\u00e9 un effet additif au traitement dermatologique sur la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et l&#8217;arthrite du psoriasis [35]. Il est int\u00e9ressant de noter qu&#8217;une r\u00e9duction des cytokines inflammatoires circulantes a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez les ob\u00e8ses gr\u00e2ce au r\u00e9gime hypocalorique [38]. Les effets de la chirurgie bariatrique sont \u00e9galement tr\u00e8s illustratifs : dans plusieurs \u00e9tudes de cas, elle a entra\u00een\u00e9 une am\u00e9lioration consid\u00e9rable de l&#8217;activit\u00e9 du psoriasis [39,40].<\/p>\n<p>Les personnes atteintes de psoriasis pr\u00e9sentent un risque accru de maladies cardiovasculaires et de diab\u00e8te [41]. On pense que cela est d\u00fb \u00e0 une sensibilit\u00e9 \u00e0 l&#8217;insuline r\u00e9duite par l&#8217;inflammation syst\u00e9mique. De m\u00eame, elle est elle-m\u00eame un facteur de risque cardiovasculaire ind\u00e9pendant [42]. Il est donc d&#8217;autant plus important que les personnes atteintes de psoriasis soient conscientes de ce risque et prennent soin de leur mode de vie en cons\u00e9quence.<\/p>\n<h2 id=\"tabac-et-alcool\">Tabac et alcool<\/h2>\n<p>Une analyse de plusieurs grandes \u00e9tudes de cohorte (Nurses Health Study, Health Professionals&#8217; Follow-up Study) a pu confirmer que le tabagisme \u00e9tait un facteur de risque ind\u00e9pendant, avec un risque d&#8217;incidence graduellement accru en fonction du nombre de paquets-ann\u00e9es et de la dur\u00e9e de la consommation de cigarettes. Le risque relatif d&#8217;incidence pour 5 \u00e0 24 cigarettes par jour \u00e9tait m\u00eame deux fois plus \u00e9lev\u00e9 (RR 2,04) [43]. Une \u00e9tude prospective chez des patients atteints de pustulose palmoplantaire a m\u00eame montr\u00e9 une am\u00e9lioration clinique apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat du tabac par rapport \u00e0 la persistance du tabagisme [44].<\/p>\n<p>La surconsommation d&#8217;alcool est \u00e9galement fr\u00e9quente chez les personnes atteintes de psoriasis et est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 la gravit\u00e9 de la maladie et \u00e0 la r\u00e9ponse au traitement [45]. Un lien de cause \u00e0 effet n&#8217;a toutefois pas pu \u00eatre confirm\u00e9. En r\u00e9action \u00e0 la charge de la maladie, ce comportement est tout aussi envisageable.<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Parisi R, et al : \u00c9pid\u00e9miologie mondiale du psoriasis : une revue syst\u00e9matique de l&#8217;incidence et de la pr\u00e9valence. 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En cons\u00e9quence, ils doivent \u00eatre interrog\u00e9s sur la d\u00e9pression, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la gestion probl\u00e9matique de la maladie, comme&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":53904,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Mode de vie et psoriasis","footnotes":""},"category":[11349,11362,11531,11410,11549],"tags":[44126,12635,12902,14035,12945,17312,13979,13141],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-342375","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-allergologie-et-immunologie-clinique","category-dermatologie-et-venerologie","category-formation-continue","category-nutrition-fr","category-rx-fr","tag-biomarqueur-de-stress","tag-demangeaisons","tag-nutrition","tag-psoriasis-fr-2","tag-psoriasis-fr","tag-stress-fr","tag-urticaire","tag-vitamine-d","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-28 00:13:33","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":342379,"slug":"influenza-dello-stress-e-dellalimentazione","post_title":"Influenza dello stress e dell'alimentazione","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/influenza-dello-stress-e-dellalimentazione\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":342345,"slug":"influencias-do-stress-e-da-nutricao","post_title":"Influ\u00eancias do stress e da nutri\u00e7\u00e3o","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/influencias-do-stress-e-da-nutricao\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":342351,"slug":"influencias-del-estres-y-la-nutricion","post_title":"Influencias del estr\u00e9s y la nutrici\u00f3n","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/influencias-del-estres-y-la-nutricion\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342375","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=342375"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342375\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/53904"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=342375"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=342375"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=342375"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=342375"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}