{"id":342426,"date":"2015-11-23T01:00:00","date_gmt":"2015-11-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/options-de-traitement-medicamenteux\/"},"modified":"2015-11-23T01:00:00","modified_gmt":"2015-11-23T00:00:00","slug":"options-de-traitement-medicamenteux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/options-de-traitement-medicamenteux\/","title":{"rendered":"Options de traitement m\u00e9dicamenteux"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement de premi\u00e8re intention des TOC est la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC) avec exposition. La pharmacoth\u00e9rapie intervient lorsque la psychoth\u00e9rapie (TCC) n&#8217;est pas suffisamment efficace ou est refus\u00e9e. Le traitement de choix est l&#8217;ISRS \u00e0 forte dose pendant au moins huit \u00e0 douze semaines. Les m\u00e9dicaments de deuxi\u00e8me intention sont l&#8217;antid\u00e9presseur tricyclique clomipramine ou l&#8217;IRS Venlafaxine. En cas de d\u00e9pression comorbide et lorsque les pens\u00e9es obsessionnelles sont au premier plan, une th\u00e9rapie combin\u00e9e associant psychoth\u00e9rapie et m\u00e9dicaments est indiqu\u00e9e. En cas de r\u00e9sistance au traitement par TCC et ISRS, il convient d&#8217;augmenter les ISRS jusqu&#8217;\u00e0 la dose maximale tol\u00e9r\u00e9e ou d&#8217;ajouter des antipsychotiques atypiques \u00e0 faible dose en guise d&#8217;augmentation.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>C&#8217;est en 1838 que Jean \u00c9tienne Dominique Esquirol a d\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois le trouble obsessionnel-compulsif dans son sens actuel, le qualifiant de &#8220;maladie du doute&#8221;. Les premiers essais th\u00e9rapeutiques ont d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 bas\u00e9s sur des interventions neurochirurgicales et st\u00e9r\u00e9otaxiques. Plus tard, ce qui \u00e9tait alors appel\u00e9 &#8220;n\u00e9vrose obsessionnelle&#8221; a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 de mani\u00e8re psychanalytique.<\/p>\n<p>Depuis l&#8217;introduction de la clomipramine dans le traitement des TOC [1], puis des inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) et le d\u00e9veloppement de la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC), les TOC sont consid\u00e9r\u00e9s comme tout \u00e0 fait traitables.<\/p>\n<p>Il existe plusieurs lignes directrices tant pour le traitement psychoth\u00e9rapeutique que pour le traitement pharmacologique du trouble obsessionnel-compulsif : Nice Guidelines (Review 2011), APA Practice Guidelines (Update 2013), S3 Guidelines de la DGPPN (2015) et les recommandations de traitement communes \u00e0 plusieurs soci\u00e9t\u00e9s savantes suisses (SGAD, SGZ, SGBP et SGPP, 2013). Les recommandations des diff\u00e9rentes lignes directrices sont largement concordantes. Les recommandations de traitement de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse du trouble obsessionnel-compulsif (SSC) sont d\u00e9crites plus en d\u00e9tail ci-dessous.<\/p>\n<p>La th\u00e9rapie cognitivo-comportementale avec exposition est consid\u00e9r\u00e9e comme le traitement de premi\u00e8re intention des TOC. Le traitement pharmacologique est recommand\u00e9 comme traitement de deuxi\u00e8me intention, sauf en cas de d\u00e9pression comorbide s\u00e9v\u00e8re ou de pens\u00e9es obsessionnelles dominantes. Le traitement m\u00e9dicamenteux doit alors \u00eatre combin\u00e9 \u00e0 une psychoth\u00e9rapie, conform\u00e9ment aux lignes directrices S3 allemandes. Tant dans le traitement aigu que dans le traitement \u00e0 plus long terme, la psychoth\u00e9rapie du trouble obsessionnel-compulsif se r\u00e9v\u00e8le sup\u00e9rieure au traitement par psychotropes seuls [2,3]. Un traitement exclusivement m\u00e9dicamenteux n&#8217;est recommand\u00e9 qu&#8217;en l&#8217;absence de possibilit\u00e9s de traitement psychoth\u00e9rapeutique ou lorsque les d\u00e9lais d&#8217;attente sont tr\u00e8s longs, lorsque la gravit\u00e9 des sympt\u00f4mes (par ex. sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs graves) rend une psychoth\u00e9rapie impossible ou lorsque le patient ne montre pas une motivation suffisante pour une psychoth\u00e9rapie.<\/p>\n<h2 id=\"les-isrs-comme-traitement-pharmacologique-de-base\">Les ISRS comme traitement pharmacologique de base<\/h2>\n<p>Le traitement pharmacologique de base recommand\u00e9 pour les troubles obsessionnels compulsifs est l&#8217;ISRS \u00e0 des doses suffisamment \u00e9lev\u00e9es. Il existe des preuves d&#8217;efficacit\u00e9 pour les ISRS ainsi que pour le tricyclique clomipramine [2,4]. Au sein de la classe des ISRS, c&#8217;est-\u00e0-dire entre les substances \u00e9tudi\u00e9es, le citalopram, l&#8217;escitalopram, la fluox\u00e9tine, la fluvoxamine et la sertraline, on ne trouve pas de diff\u00e9rences d&#8217;efficacit\u00e9, de sorte que le choix de chaque substance s&#8217;oriente sur son profil d&#8217;effets secondaires et son spectre d&#8217;action <strong>(tableau&nbsp;1). <\/strong>La clomipramine pr\u00e9sente une efficacit\u00e9 comparable \u00e0 celle des ISRS. En raison d&#8217;un profil d&#8217;effets secondaires plus favorable et d&#8217;un taux de drop-out plus faible, la pr\u00e9f\u00e9rence doit \u00eatre donn\u00e9e \u00e0 un ISRS. En raison des doses \u00e9lev\u00e9es d&#8217;ISRS habituellement utilis\u00e9es dans les TOC, il faut s&#8217;attendre \u00e0 l&#8217;apparition d&#8217;effets secondaires tels qu&#8217;une augmentation de l&#8217;agitation, de la nervosit\u00e9, des troubles du sommeil, des troubles gastro-intestinaux et un dysfonctionnement sexuel. Pour am\u00e9liorer la tol\u00e9rance, l&#8217;administration doit donc \u00eatre aussi lente que possible jusqu&#8217;\u00e0 la dose maximale tol\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6433\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1_np6_s22.png\" style=\"height:393px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"541\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1_np6_s22.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1_np6_s22-800x393.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1_np6_s22-120x59.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1_np6_s22-90x44.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1_np6_s22-320x157.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1_np6_s22-560x275.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>La prise d&#8217;un ISRS permet d&#8217;obtenir une r\u00e9duction de 20 \u00e0 40% des sympt\u00f4mes apr\u00e8s deux \u00e0 trois mois de traitement. Les premi\u00e8res am\u00e9liorations n&#8217;apparaissent pas avant au moins quatre semaines. L&#8217;effet maximal est g\u00e9n\u00e9ralement atteint au bout de six \u00e0 huit semaines. Si le traitement est efficace, il doit \u00eatre poursuivi \u00e0 la m\u00eame dose pendant un \u00e0 deux ans avant d&#8217;\u00eatre arr\u00eat\u00e9 avec pr\u00e9caution. Sous traitement par un ISRS, les patients rapportent une prise de distance int\u00e9rieure croissante par rapport aux obsessions, une diminution de la tension interne et des sentiments d\u00e9pressifs. Ces effets sont ind\u00e9pendants de la dur\u00e9e du TOC et de la pr\u00e9sence d&#8217;une d\u00e9pression comorbide.<\/p>\n<p>Globalement, le traitement par ISRS entra\u00eene une am\u00e9lioration significative de la qualit\u00e9 de vie, de l&#8217;\u00e9tat psychologique, de l&#8217;\u00e9tat physique, du fonctionnement social, de la vitalit\u00e9 et des sympt\u00f4mes physiques par rapport au placebo. L&#8217;am\u00e9lioration du fonctionnement est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 la diminution des sympt\u00f4mes obsessionnels et \u00e0 une augmentation subs\u00e9quente de la capacit\u00e9 de travail [5].<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat de la m\u00e9dication avec un ISRS, il existe un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive de 80-90% si aucune psychoth\u00e9rapie n&#8217;a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e en parall\u00e8le.<\/p>\n<p>A l&#8217;exception de la clomipramine, les antid\u00e9presseurs tricycliques ne sont pas efficaces dans le traitement des TOC et ne doivent donc pas \u00eatre utilis\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour la venlafaxine, un inhibiteur s\u00e9lectif de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (IRSN), il existe des r\u00e9sultats positifs issus d&#8217;une \u00e9tude comparative avec la parox\u00e9tine [6]. En raison du manque d&#8217;\u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es par placebo, la venlafaxine n&#8217;est actuellement recommand\u00e9e qu&#8217;en tant que traitement de deuxi\u00e8me intention pour les TOC. Les donn\u00e9es sur la dulox\u00e9tine, un autre IRSN, ne sont pas disponibles actuellement et aucune recommandation ne peut \u00eatre formul\u00e9e.<\/p>\n<p>Il n&#8217;y a pas non plus de preuves suffisantes pour la mirtazapine en monoth\u00e9rapie, mais il existe des preuves d&#8217;une r\u00e9ponse plus pr\u00e9coce en association avec le citalopram [7].<\/p>\n<p>Les benzodiaz\u00e9pines ne sont pas efficaces dans le traitement des TOC et ne doivent donc pas \u00eatre utilis\u00e9es, d&#8217;autant plus qu&#8217;elles pr\u00e9sentent un risque de d\u00e9veloppement de la d\u00e9pendance.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 un traitement ad\u00e9quat par un ISRS, environ 20 \u00e0 40% des patients ne r\u00e9pondent pas au traitement. En cas d&#8217;absence d&#8217;effet ou d&#8217;effet insuffisant d&#8217;un ISRS, il est recommand\u00e9 d&#8217;augmenter la dose apr\u00e8s quatre semaines jusqu&#8217;\u00e0 la dose maximale tol\u00e9r\u00e9e. Dans un deuxi\u00e8me temps, il est recommand\u00e9 de passer \u00e0 un autre ISRS, \u00e0 la clomipramine ou \u00e0 la venlafaxine [2,8]. Une autre strat\u00e9gie qui a fait ses preuves est l&#8217;augmentation par un neuroleptique atypique <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6434 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/abb1_np6_s23.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/547;height:398px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"547\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/abb1_np6_s23.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/abb1_np6_s23-800x398.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/abb1_np6_s23-120x60.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/abb1_np6_s23-90x45.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/abb1_np6_s23-320x159.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/abb1_np6_s23-560x278.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"resistance-au-traitement-augmentation-avec-des-neuroleptiques\">R\u00e9sistance au traitement &#8211; Augmentation avec des neuroleptiques<\/h2>\n<p>Si les neuroleptiques ne sont pas efficaces en monoth\u00e9rapie dans les TOC, plusieurs m\u00e9ta-analyses montrent des effets significatifs de la risp\u00e9ridone, de l&#8217;halop\u00e9ridol et de l&#8217;aripiprazole en compl\u00e9ment d&#8217;un ISRS par rapport au placebo [9\u201312]. Les donn\u00e9es sur la qu\u00e9tiapine sont mitig\u00e9es et celles sur l&#8217;olanzapine sont n\u00e9gatives. Les preuves de l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;amisulpride ne reposent actuellement que sur une \u00e9tude ouverte.<\/p>\n<p>L&#8217;indication d&#8217;une augmentation par neuroleptique est pos\u00e9e lorsqu&#8217;il existe une r\u00e9ponse insuffisante \u00e0 deux ISRS diff\u00e9rents \u00e0 une dose suffisamment \u00e9lev\u00e9e pendant une p\u00e9riode prolong\u00e9e, en particulier lorsque les pens\u00e9es obsessionnelles dominent le tableau, que des craintes magiques sont mentionn\u00e9es ou que des tics sont pr\u00e9sents. Les comorbidit\u00e9s telles que les troubles bipolaires ou les psychoses peuvent en elles-m\u00eames n\u00e9cessiter un traitement neuroleptique. Il faut toutefois tenir compte du fait que les neuroleptiques, en particulier la clozapine, peuvent justement induire des sympt\u00f4mes obsessionnels chez ces patients.<\/p>\n<p>Les neuroleptiques doivent \u00eatre utilis\u00e9s \u00e0 la dose la plus faible possible dans le traitement des troubles obsessionnels compulsifs<strong> (tab.&nbsp;2). <\/strong>Les effets se manifestent g\u00e9n\u00e9ralement assez t\u00f4t, d\u00e8s la premi\u00e8re semaine environ, avec une r\u00e9duction des sympt\u00f4mes obsessionnels, une diminution de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et de la d\u00e9pressivit\u00e9. En l&#8217;absence de r\u00e9sultats, les neuroleptiques doivent \u00eatre arr\u00eat\u00e9s au plus tard au bout de six semaines. Dans le cas contraire, l&#8217;augmentation est recommand\u00e9e comme traitement \u00e0 long terme. Lors de l&#8217;arr\u00eat, le m\u00e9dicament doit \u00eatre \u00e9quilibr\u00e9 sur plusieurs mois.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6435 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab2_np6_s23.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 933px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 933\/790;height:339px; width:400px\" width=\"933\" height=\"790\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab2_np6_s23.png 933w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab2_np6_s23-800x677.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab2_np6_s23-120x102.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab2_np6_s23-90x76.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab2_np6_s23-320x271.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab2_np6_s23-560x474.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 933px) 100vw, 933px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"combinaison-de-la-psychotherapie-et-de-la-pharmacotherapie\">Combinaison de la psychoth\u00e9rapie et de la pharmacoth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Dans la mesure du possible, un traitement m\u00e9dicamenteux devrait toujours \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 une psychoth\u00e9rapie. Dans une \u00e9tude de Foa et al. un taux de r\u00e9ponse significativement plus \u00e9lev\u00e9 (70%) a \u00e9t\u00e9 obtenu avec un traitement combin\u00e9 de TCC + clomipramine qu&#8217;avec la seule m\u00e9dication [13]. Un suivi a \u00e9galement montr\u00e9 une sup\u00e9riorit\u00e9 du traitement combin\u00e9 par rapport \u00e0 la TCC seule en termes de taux de r\u00e9mission [14]. Il existe des preuves \u00e9videntes de la sup\u00e9riorit\u00e9 d&#8217;un traitement combin\u00e9 en pr\u00e9sence d&#8217;une d\u00e9pression mod\u00e9r\u00e9e et d&#8217;une pr\u00e9dominance de pens\u00e9es obsessionnelles [2,15]. Les avantages d&#8217;un traitement combin\u00e9 se manifestent principalement au cours des premiers mois, tandis que les diff\u00e9rences se nivellent g\u00e9n\u00e9ralement au fil du temps. En cas de r\u00e9ponse insuffisante \u00e0 la pharmacoth\u00e9rapie, on peut s&#8217;attendre \u00e0 des am\u00e9liorations suppl\u00e9mentaires en commen\u00e7ant une psychoth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>Il convient toutefois de noter de mani\u00e8re critique qu&#8217;un traitement combin\u00e9 peut influencer d\u00e9favorablement les attentes d&#8217;auto-efficacit\u00e9 des patients lors de la mise en \u0153uvre d&#8217;un traitement d&#8217;exposition, si les patients attribuent les succ\u00e8s au m\u00e9dicament et non \u00e0 leurs propres capacit\u00e9s. Par cons\u00e9quent, les deux m\u00e9thodes devraient \u00eatre introduites de mani\u00e8re s\u00e9quentielle.<\/p>\n<h2 id=\"perspectives-davenir\">Perspectives d&#8217;avenir<\/h2>\n<p>Les nouveaux d\u00e9veloppements dans le domaine de la pharmacoth\u00e9rapie comprennent, entre autres, l&#8217;utilisation de substances \u00e0 action antiglutamatergique telles que la m\u00e9mantine ou le riluzole. Cependant, seuls des rapports de cas et des \u00e9tudes d&#8217;efficacit\u00e9 \u00e0 petite \u00e9chelle ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s [16].<\/p>\n<p>Une autre possibilit\u00e9 r\u00e9side dans la substance D-cyclos\u00e9rine, un antibiotique utilis\u00e9 dans le traitement de la tuberculose. Celui-ci renforce l&#8217;effet de l&#8217;exposition \u00e0 la peur et de l&#8217;apprentissage. Des \u00e9tudes pr\u00e9cliniques ont montr\u00e9 une influence sur les r\u00e9cepteurs NMDA dans l&#8217;amygdale [17].<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Lopez-Ibor Alino JJ, Lopez-Ibor Alino JM : Le traitement psychopharmacologique du TOC. Arzneim-forsch\/Drug Res 1974 ;&nbsp; 24 : 1119-1122.<\/li>\n<li>Cuijpers P, et al : The efficacy of psychotherapy and pharmacotherapy in treating depressive and anxiety disorders : a meta-analysis of direct comparisons. World Psychiatry 2013 ; 12 : 137-148.<\/li>\n<li>Hohagen F, et al. : S3-Leitlinie Zwangsst\u00f6rungen (Ligne directrice S3 sur les troubles obsessionnels compulsifs). Berlin, Heidelberg : Springer Verlag 2015.<\/li>\n<li>Soomro GM, et al : Inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) versus placebo pour le trouble obsessionnel compulsif (TOC). Cochrane Database Syst Rev 2008 Jan 23 ; (1) : CD001765. doi : 10.1002\/14651858.CD001765.pub3.<\/li>\n<li>Hollander E, et al : Quality of life outcomes in patients with obsessive-compulsive disorder : relationship to treatment response and symptom relapse. J Clin Psychiatry 2010 Jun ; 71(6) : 784-792. doi : 10.4088\/JCP.09m05911blu. Epub 2010 May 4.<\/li>\n<li>Denys D, et al : A double blind comparison of venlafaxine and paroxetine in obsessive-compulsive disorder. 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