{"id":342430,"date":"2015-11-21T01:00:00","date_gmt":"2015-11-21T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/un-antibiotique-bien-connu-reduit-il-le-risque-de-sclerose-en-plaques\/"},"modified":"2015-11-21T01:00:00","modified_gmt":"2015-11-21T00:00:00","slug":"un-antibiotique-bien-connu-reduit-il-le-risque-de-sclerose-en-plaques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/un-antibiotique-bien-connu-reduit-il-le-risque-de-sclerose-en-plaques\/","title":{"rendered":"Un antibiotique bien connu r\u00e9duit-il le risque de scl\u00e9rose en plaques ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le congr\u00e8s ECTRIMS s&#8217;est tenu cette ann\u00e9e \u00e0 Barcelone. Des aper\u00e7us de la recherche et des donn\u00e9es r\u00e9centes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s, notamment une \u00e9tude de phase III qui a \u00e9valu\u00e9 l&#8217;effet d&#8217;un antibiotique apr\u00e8s un premier \u00e9v\u00e9nement isol\u00e9, plusieurs \u00e9tudes consacr\u00e9es au risque de suicide chez les personnes atteintes de SEP et un travail de moindre envergure qui a d\u00e9montr\u00e9 que la suppl\u00e9mentation des patients atteints de SEP ayant des taux de vitamine D trop bas a un effet positif sur certains tests cognitifs.&nbsp; <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas rare que la scl\u00e9rose en plaques (SEP) soit pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e cliniquement d&#8217;un premier \u00e9v\u00e9nement d\u00e9my\u00e9linisant (ECD). Un traitement doit \u00eatre envisag\u00e9 chez les patients pr\u00e9sentant un CIS et des l\u00e9sions typiques de la SEP \u00e0 l&#8217;IRM, car ces patients d\u00e9veloppent souvent une SEP cliniquement manifeste. Les m\u00e9dicaments actuellement autoris\u00e9s dans cette indication sont d&#8217;autant plus efficaces qu&#8217;ils sont utilis\u00e9s t\u00f4t. N\u00e9anmoins, en raison de consid\u00e9rations de s\u00e9curit\u00e9 et de co\u00fbts, le traitement est souvent retard\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 ce que les patients subissent un deuxi\u00e8me \u00e9pisode.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude multicentrique randomis\u00e9e men\u00e9e au Canada sur 142 patients ayant connu un premier CIS au cours des 180 derniers jours et pr\u00e9sentant au moins deux l\u00e9sions hyperintenses T2 \u00e0 l&#8217;IRM a maintenant test\u00e9 une substance bien connue, peu co\u00fbteuse et bien \u00e9prouv\u00e9e dans une autre indication : Minocycline. Cette t\u00e9tracycline orale est actuellement indiqu\u00e9e dans l&#8217;acn\u00e9 vulgaire. Des \u00e9tudes pr\u00e9cliniques avaient d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 qu&#8217;il pourrait constituer une option possible dans la SEP, tant en monoth\u00e9rapie qu&#8217;en traitement compl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>Les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude de phase III \u00e9taient \u00e2g\u00e9s de 18 \u00e0 60 ans (\u00e2ge moyen : 35,8 ans). 68,3% \u00e9taient des femmes. Le score m\u00e9dian sur l&#8217;\u00e9chelle EDSS (Expanded Disability Status Scale) \u00e9tait de 1,5 et 69% avaient &gt;8 l\u00e9sions T2. Les patients ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour recevoir soit la minocycline par voie orale 100&nbsp;mg deux fois par jour, soit un placebo. Ce traitement a \u00e9t\u00e9 poursuivi jusqu&#8217;\u00e0 24 mois ou jusqu&#8217;\u00e0 ce que le diagnostic de SEP soit confirm\u00e9 (crit\u00e8res McDonald 2005). Les scanners IRM ont \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9s par la m\u00eame personne en aveugle \u00e0 chaque fois. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait le nombre de patients atteints de SEP apr\u00e8s six mois.<\/p>\n<h2 id=\"risque-reduit-de-pres-de-moitie\">Risque r\u00e9duit de pr\u00e8s de moiti\u00e9<\/h2>\n<p>Sur la base des crit\u00e8res de McDonald, le risque de d\u00e9velopper une SEP clinique dans les six mois \u00e9tait de 61,4% dans le groupe placebo et de 34% dans le groupe minocycline. La r\u00e9duction absolue du risque \u00e9tait donc de 27,4% et la r\u00e9duction relative de 44,6% (p=0,001). Le nombre de patients \u00e0 traiter (NNT) \u00e9tait de 4. Les donn\u00e9es \u00e0 un an \u00e9taient les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>R\u00e9duction absolue du risque avec la minocycline : 25,1<\/li>\n<li>R\u00e9duction relative du risque avec la minocycline : 37,6%.<\/li>\n<li>NNT : 4 (p=0,002).<\/li>\n<\/ul>\n<p>18 (minocycline) vs. 6 (placebo) personnes avaient interrompu le traitement pendant toute la p\u00e9riode de 24 mois. Le profil d&#8217;innocuit\u00e9 \u00e9tait bon et conforme aux attentes d&#8217;un traitement antibiotique.<\/p>\n<p>Selon les auteurs, les r\u00e9sultats peuvent \u00eatre compar\u00e9s \u00e0 l&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments autoris\u00e9s pour le traitement de la SEP. Compte tenu de ces donn\u00e9es, de son faible co\u00fbt, de sa facilit\u00e9 d&#8217;utilisation (par exemple par rapport aux injections) et de son profil de s\u00e9curit\u00e9 bien \u00e9tudi\u00e9, cet antibiotique peut \u00eatre envisag\u00e9 comme traitement initial. Il pourrait faciliter l&#8217;initiation pr\u00e9coce du traitement et donc augmenter le succ\u00e8s du traitement dans de nombreux cas. Cette d\u00e9couverte pr\u00e9sente \u00e9galement un potentiel pour les pays o\u00f9 l&#8217;acc\u00e8s aux traitements actuels de la SEP est difficile ou impossible. Un monitoring de s\u00e9curit\u00e9 n&#8217;est pas n\u00e9cessaire sous minocycline. Il est \u00e9galement utile de poursuivre l&#8217;\u00e9tude de la minocycline en combinaison avec d&#8217;autres substances.<\/p>\n<h2 id=\"limitations-possibles\">Limitations possibles<\/h2>\n<p>L&#8217;onset de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement \u00e9tait significativement plus fr\u00e9quent dans le groupe placebo au niveau de la moelle \u00e9pini\u00e8re, ce qui, selon les chercheurs, est un pr\u00e9dicteur d&#8217;une transition pr\u00e9coce vers la SEP. En outre, davantage de patients du groupe placebo pr\u00e9sentaient des l\u00e9sions \u22652 enrichies en gadolinium. Ces deux facteurs ont pu influencer les r\u00e9sultats en faveur de la substance \u00e9tudi\u00e9e. Cependant, une analyse de r\u00e9gression incluant les deux param\u00e8tres susmentionn\u00e9s a toujours montr\u00e9 un avantage significatif pour la minocycline. D&#8217;autres variables ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es, notamment l&#8217;\u00e2ge, le sexe et l&#8217;ethnie. Ils n&#8217;ont pas montr\u00e9 d&#8217;interaction avec l&#8217;outcome.<\/p>\n<h2 id=\"les-supplements-de-vitamine-d-ameliorent-ils-la-cognition\">Les suppl\u00e9ments de vitamine D am\u00e9liorent-ils la cognition ?<\/h2>\n<p>Outre les facteurs de risque g\u00e9n\u00e9tiques, les param\u00e8tres environnementaux jouent un r\u00f4le cl\u00e9 dans la SEP, comme en t\u00e9moigne notamment la r\u00e9partition diff\u00e9rente de la maladie selon la latitude : Plus on se rapproche de l&#8217;\u00e9quateur, plus le risque de SEP diminue. Ceci s&#8217;explique en partie par le m\u00e9tabolisme de la vitamine D. Plusieurs \u00e9tudes r\u00e9centes ont \u00e9galement \u00e9tabli une corr\u00e9lation entre de faibles niveaux de 25(OH)D et un dysfonctionnement cognitif chez les adultes. On sait que des r\u00e9cepteurs de vitamine D sont pr\u00e9sents dans le cerveau des animaux et des humains. On peut donc supposer une fonction cognitive.<\/p>\n<p>Dans une \u00e9tude pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s, des patients adultes atteints de SEP r\u00e9currente-r\u00e9mittente sous traitement \u00e0 l&#8217;interf\u00e9ron-\u03b2 et pr\u00e9sentant des taux de vitamine D trop bas ont re\u00e7u des suppl\u00e9ments de vitamine D pendant trois mois. La performance cognitive a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e au moment de la ligne de base et apr\u00e8s la suppl\u00e9mentation. La m\u00e9thode utilis\u00e9e \u00e9tait le Montreal Cognitive Assessment (MoCA), le test de Stroop, le Symbol Digit Modalities Test (SDMT) ainsi que le Brief Visual Memory Test delayed recall (BVMT-DR) et immediate. Ensemble, les tests ont dur\u00e9 environ 45 minutes.<\/p>\n<p>41 des participants recrut\u00e9s avaient des taux s\u00e9riques de 25(OH)D trop bas au moment de la ligne de base, 48 avaient des taux normaux. Ceux dont les taux \u00e9taient trop bas ont re\u00e7u une suppl\u00e9mentation, les autres ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du suivi m\u00e9dical habituel. L&#8217;exposition au soleil de tous les patients a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9e via un journal.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e de la maladie au sein des deux groupes n&#8217;\u00e9tait pas diff\u00e9rente, mais ceux qui avaient des scores trop bas avaient un score EDSS moyen plus \u00e9lev\u00e9 (1,6 vs 1,1 ; p=0,04). En outre, ils faisaient moins d&#8217;exercice (ce qui est peut-\u00eatre li\u00e9 \u00e0 l&#8217;augmentation du score EDSS), mais buvaient et fumaient davantage. Le niveau moyen d&#8217;\u00e9ducation \u00e9tait \u00e9lev\u00e9 dans les deux groupes. Vers les r\u00e9sultats :<\/p>\n<ul>\n<li>Les patients pr\u00e9sentant les taux les plus bas de vitamine D ont obtenu, au moment de la ligne de base, des r\u00e9sultats moins bons que le groupe pr\u00e9sentant des taux normaux pour tous les tests mentionn\u00e9s. L&#8217;exception \u00e9tait le test de Stroop. La diff\u00e9rence \u00e9tait significative dans le SDMT et le BVMT-DR.<\/li>\n<li>Apr\u00e8s trois mois de suppl\u00e9mentation, le groupe pr\u00e9sentant les taux les plus bas de vitamine D a montr\u00e9 une am\u00e9lioration de la BVMT imm\u00e9diate (10 et 30 secondes), de la BVMT \u00e0 rappel diff\u00e9r\u00e9 (20 minutes) et de la MoCA. Comme pr\u00e9vu, le taux de vitamine D avait augment\u00e9 de mani\u00e8re significative gr\u00e2ce \u00e0 la suppl\u00e9mentation.<\/li>\n<li>Les niveaux s\u00e9riques de 25(OH)D \u00e9taient positivement et significativement corr\u00e9l\u00e9s avec le DR de la BVMT (les param\u00e8tres importants tels que le niveau d&#8217;\u00e9ducation, l&#8217;activit\u00e9 physique, la dur\u00e9e de la maladie, l&#8217;EDSS, la d\u00e9pressivit\u00e9, l&#8217;\u00e2ge, etc. ont \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9s dans l&#8217;analyse).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les chercheurs concluent que la cognition dans la SEP est influenc\u00e9e par de faibles niveaux de vitamine D et peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e par une suppl\u00e9mentation. Chez les patients atteints de SEP, la vitamine D devrait donc \u00eatre mesur\u00e9e et, si elle est trop basse, substitu\u00e9e, conclut-il. Autre enseignement de l&#8217;\u00e9tude : c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment chez les patients atteints de SEP et pr\u00e9sentant un faible taux de 25(OH)D qu&#8217;il est int\u00e9ressant de pratiquer une activit\u00e9 sportive. Une corr\u00e9lation particuli\u00e8rement forte entre l&#8217;exercice physique et la performance cognitive a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans ce groupe.<\/p>\n<h2 id=\"patients-atteints-de-sep-le-risque-de-suicide-est-eleve\">Patients atteints de SEP &#8211; le risque de suicide est \u00e9lev\u00e9<\/h2>\n<p>Il est bien connu que les patients atteints de SEP ont un risque accru de suicide. Ce qui n&#8217;est pas tout de suite bien \u00e9tudi\u00e9, ce sont les tentatives de <em>suicide<\/em> dans ce collectif. Alors que les donn\u00e9es canadiennes ont montr\u00e9 une augmentation significative du risque d&#8217;un facteur 3, les chercheurs danois n&#8217;ont pas trouv\u00e9 d&#8217;augmentation significative de la probabilit\u00e9 de tentative de suicide chez les personnes atteintes de SEP (ce qui pourrait toutefois \u00eatre d\u00fb au fait que l&#8217;\u00e9tude de 404 patients \u00e9tait sous-\u00e9valu\u00e9e).<\/p>\n<p>Une nouvelle \u00e9tude, pr\u00e9sent\u00e9e lors du congr\u00e8s ECTRIMS, a de nouveau montr\u00e9 des valeurs nettement plus \u00e9lev\u00e9es. A partir d&#8217;un registre su\u00e9dois, 29 617 patients atteints de SEP ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s et compar\u00e9s \u00e0 296 164 personnes appari\u00e9es sans SEP issues de la population g\u00e9n\u00e9rale. Ils ont \u00e9galement cherch\u00e9 \u00e0 savoir si un niveau d&#8217;\u00e9ducation plus \u00e9lev\u00e9, normalement associ\u00e9 \u00e0 un risque plus faible de suicide effectif, jouait \u00e9galement un r\u00f4le chez les patients atteints de SEP.<\/p>\n<ul>\n<li>Le risque de tentatives de suicide \u00e9tait multipli\u00e9 par 2,18 (1,97-2,43) pour les patients atteints de SEP.<\/li>\n<li>La SEP a \u00e9galement multipli\u00e9 le risque de suicide par 1,87 (1,53-2,30).<\/li>\n<li>Si l&#8217;on exclut de l&#8217;\u00e9tude les patients qui avaient d\u00e9j\u00e0 fait des tentatives de suicide avant le diagnostic de SEP, les r\u00e9sultats n&#8217;ont pas chang\u00e9 dans leur d\u00e9claration.<\/li>\n<li>Tant dans le groupe t\u00e9moin que dans le groupe SEP, les hommes avaient un risque plus \u00e9lev\u00e9 de suicide accompli et les femmes de tentative de suicide (augmentation de 30 % par rapport aux hommes).<\/li>\n<li>Un niveau d&#8217;\u00e9ducation plus \u00e9lev\u00e9 (14 ans ou plus) a r\u00e9duit la probabilit\u00e9 de tentative de suicide dans les deux groupes.<\/li>\n<li>Un niveau d&#8217;\u00e9ducation plus \u00e9lev\u00e9 a montr\u00e9 une association inverse avec le suicide dans la cohorte non-MS (HR 0,68, [0,51\u20130,91]). Il est int\u00e9ressant de noter que cette relation \u00e9tait invers\u00e9e chez les patients atteints de SEP : un niveau d&#8217;\u00e9ducation plus \u00e9lev\u00e9 augmentait m\u00eame l\u00e9g\u00e8rement le risque de suicide effectif (HR 1,10, [0,60\u20132,04]). L&#8217;effet &#8220;protecteur&#8221; du statut \u00e9ducatif est donc apparemment perdu dans la SEP.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une autre \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e au risque de dommages auto-inflig\u00e9s chez les patients atteints de SEP. Celui-ci semble \u00e9galement \u00eatre nettement plus \u00e9lev\u00e9 : Par rapport au groupe de comparaison, la cohorte SEP a montr\u00e9 un risque 59% plus \u00e9lev\u00e9 de dommages que les patients s&#8217;infligent \u00e0 eux-m\u00eames. Les chercheurs ont obtenu ces r\u00e9sultats \u00e0 partir des donn\u00e9es d&#8217;hospitalisation de toute l&#8217;Angleterre (1999-2011). Le risque \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9 chez les hommes que chez les femmes (RR 1,94 vs 1,48). Les jeunes patients de moins de 45 ans atteints de SEP \u00e9taient \u00e9galement moins susceptibles de s&#8217;infliger des dommages. Or, il est int\u00e9ressant de noter que les donn\u00e9es de l&#8217;autre \u00e9tude avaient montr\u00e9 que le risque de suicide \u00e9tait nettement plus \u00e9lev\u00e9 chez les jeunes patients atteints de SEP que chez les plus \u00e2g\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, les auteurs recommandent de d\u00e9pister les troubles psychiatriques chez les personnes atteintes de SEP dans la pratique clinique. D&#8217;autant plus que ni les suicides ni les tentatives de suicide n&#8217;ont diminu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En plus de la d\u00e9pression, qui est probablement le m\u00e9diateur le plus important en mati\u00e8re de pr\u00e9vention du suicide, il faut \u00e9galement tenir compte de l&#8217;augmentation des comportements addictifs ou de la diminution du contr\u00f4le des impulsions, par exemple. En outre, il convient de faire une distinction claire entre les patients qui tentent de se suicider et ceux qui le font. Il s&#8217;agit de deux groupes diff\u00e9rents. C&#8217;est ce que montrent non seulement les diff\u00e9rences d&#8217;influence de l&#8217;\u00e9ducation, mais aussi la diff\u00e9rence entre les sexes, les diff\u00e9rentes m\u00e9thodes de suicide utilis\u00e9es dans les deux groupes et les diff\u00e9rences dans les pathologies psychiatriques. Des \u00e9tudes montrent que les personnes qui tentent de se suicider souffrent souvent d&#8217;autres troubles psychiatriques, comme le trouble de la personnalit\u00e9 borderline, au lieu de la d\u00e9pression.<\/p>\n<p>\n<em>Source : ECTRIMS, 7-10 octobre 2015, Barcelone<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2015 ; 13(6) : 40-43<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le congr\u00e8s ECTRIMS s&#8217;est tenu cette ann\u00e9e \u00e0 Barcelone. 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