{"id":342483,"date":"2015-11-13T02:00:00","date_gmt":"2015-11-13T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/douleurs-a-lepaule-et-stenose-du-canal-rachidien-comment-les-evaluer-comment-les-traiter\/"},"modified":"2015-11-13T02:00:00","modified_gmt":"2015-11-13T01:00:00","slug":"douleurs-a-lepaule-et-stenose-du-canal-rachidien-comment-les-evaluer-comment-les-traiter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/douleurs-a-lepaule-et-stenose-du-canal-rachidien-comment-les-evaluer-comment-les-traiter\/","title":{"rendered":"Douleurs \u00e0 l&#8217;\u00e9paule et st\u00e9nose du canal rachidien : comment les \u00e9valuer, comment les traiter ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>De nombreux patients se plaignent de douleurs \u00e0 l&#8217;\u00e9paule ou au dos dans le cabinet de leur m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste. L&#8217;examen et le traitement sont souvent tr\u00e8s complexes &#8211; il existe de nombreuses structures anatomiques susceptibles de d\u00e9clencher des douleurs, en particulier au niveau de l&#8217;\u00e9paule. Dans le cadre des Medidays, le professeur Christian Gerber a donn\u00e9 des informations sur les tableaux cliniques les plus fr\u00e9quents, les \u00e9tapes de clarification utiles et les possibilit\u00e9s de traitement des douleurs \u00e0 l&#8217;\u00e9paule. L&#8217;expos\u00e9 du PD Dr Mazda Farshad \u00e9tait centr\u00e9 sur la st\u00e9nose du canal rachidien.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Voici une situation quotidienne tir\u00e9e de la pratique : un patient se pr\u00e9sente avec une douleur \u00e0 l&#8217;\u00e9paule si forte qu&#8217;elle l&#8217;emp\u00eache de dormir et qu&#8217;il ne peut plus s&#8217;habiller correctement. La mobilit\u00e9 de l&#8217;\u00e9paule est toutefois normale. Comment continuer ?<\/p>\n<p>Le professeur Gerber a recommand\u00e9 de laisser le patient d\u00e9crire pr\u00e9cis\u00e9ment la douleur. Il doit aussi montrer o\u00f9 \u00e7a fait mal. La douleur proximale de l&#8217;articulation acromio-claviculaire (AC), qui irradie dans le cou et le trap\u00e8ze, provient souvent de l&#8217;articulation AC. Celui-ci est situ\u00e9 si pr\u00e8s de la peau que les patients peuvent g\u00e9n\u00e9ralement montrer avec un doigt o\u00f9 se trouve le point douloureux. Une douleur au-dessus de la face externe de la partie proximale du bras indique plut\u00f4t un probl\u00e8me dans l&#8217;espace sous-acromial. Dans l&#8217;anamn\u00e8se, il est important de poser des questions sur les traumatismes &#8211; y compris les &#8220;mini-traumatismes&#8221;, par exemple dans le sport, et les traumatismes de la main (traumatisme indirect de l&#8217;\u00e9paule).<\/p>\n<h2 id=\"articulation-ac-douloureuse\">Articulation AC douloureuse<\/h2>\n<p>La douleur provenant de l&#8217;articulation AC peut \u00eatre d\u00e9clench\u00e9e directement par la pression lors de l&#8217;examen. Comme la douleur irradie souvent dans le cou, on soup\u00e7onne souvent que les cervicales sont touch\u00e9es. L&#8217;hyperabduction passive est \u00e9galement douloureuse. Une radiographie conventionnelle, a-p et \u00e9ventuellement axiale, convient \u00e0 l&#8217;examen. Le traitement doit consister en l&#8217;administration d&#8217;AINS pendant une dizaine de jours, la physioth\u00e9rapie ne donnant g\u00e9n\u00e9ralement aucun r\u00e9sultat. Apr\u00e8s dix jours, l&#8217;injection d&#8217;un st\u00e9ro\u00efde dans l&#8217;articulation AC peut apporter une am\u00e9lioration ; en cas de doute, un radiologue peut \u00e9galement proc\u00e9der \u00e0 l&#8217;injection. En cas d&#8217;am\u00e9lioration avec r\u00e9cidive partielle, l&#8217;injection est r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, mais si la douleur est aussi forte qu&#8217;au d\u00e9but, le patient doit \u00eatre adress\u00e9 \u00e0 un orthop\u00e9diste.<\/p>\n<h2 id=\"epaule-gelee\">\u00c9paule gel\u00e9e<\/h2>\n<p>Le diagnostic d&#8217;une &#8220;\u00e9paule gel\u00e9e&#8221; (p\u00e9riarthropathie ankylosante, raideur post-traumatique de l&#8217;\u00e9paule) est le suivant : Apr\u00e8s un traumatisme, la douleur diminue l\u00e9g\u00e8rement pendant deux ou trois jours, mais elle augmente \u00e0 nouveau et est \u00e9galement pr\u00e9sente la nuit. Parall\u00e8lement, la mobilit\u00e9 de l&#8217;\u00e9paule diminue. Cependant, une &#8220;\u00e9paule gel\u00e9e&#8221; peut aussi \u00eatre idiopathique, sans traumatisme pr\u00e9alable. Lors de l&#8217;examen, la mobilit\u00e9 passive de l&#8217;articulation de l&#8217;\u00e9paule est limit\u00e9e, la radiographie est normale.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e moyenne de la maladie est de 18 \u00e0 24 ( !) mois, mais le taux de gu\u00e9rison est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 (95%) &#8211; il faut bien informer les patients \u00e0 ce sujet. Les inhibiteurs de la COX-2, la calcitonine (par voie intranasale) et \u00e9ventuellement la prise de 1&nbsp;g de vitamine C par jour sont des traitements appropri\u00e9s. En cas de douleurs tr\u00e8s intenses, une injection de st\u00e9ro\u00efdes, toujours sous imagerie, peut apporter un soulagement. La kin\u00e9sith\u00e9rapie n&#8217;est utile que si elle contribue \u00e0 r\u00e9duire la douleur et ne la provoque pas elle-m\u00eame. Le professeur Gerber a insist\u00e9 sur le fait que la physioth\u00e9rapie doit servir \u00e0<em> maintenir<\/em> la mobilit\u00e9 et non \u00e0 l&#8217;am\u00e9liorer (attention aux physioth\u00e9rapeutes trop z\u00e9l\u00e9s !). Un examen par l&#8217;orthop\u00e9diste n&#8217;est n\u00e9cessaire que si d&#8217;autres sympt\u00f4mes persistent apr\u00e8s la disparition de la raideur de l&#8217;\u00e9paule.<\/p>\n<h2 id=\"rupture-de-la-coiffe-des-rotateurs\">Rupture de la coiffe des rotateurs<\/h2>\n<p>La rupture de la coiffe des rotateurs est souvent provoqu\u00e9e par un traumatisme, mais elle peut \u00e9galement survenir \u00e0 la suite de changements d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratifs. Les sympt\u00f4mes typiques sont une diminution soudaine de la force et des douleurs chroniques \u00e0 l&#8217;\u00e9paule (douleurs nocturnes). La faiblesse de l&#8217;\u00e9paule se manifeste surtout lorsque le coude est \u00e9cart\u00e9 du corps.<br \/>\nLes patients doivent \u00eatre adress\u00e9s \u00e0 l&#8217;orthop\u00e9diste si la perte de force est inacceptable pour le patient ou s&#8217;il existe des exigences fonctionnelles \u00e9lev\u00e9es pour l&#8217;articulation de l&#8217;\u00e9paule. &#8220;Dans un tel cas, n&#8217;attendez pas trop longtemps pour l&#8217;assigner&#8221;, a conseill\u00e9 le professeur Gerber. &#8220;On peut encore traiter la douleur dans six mois, mais pas la perte de force&#8221;. Les AINS et la kin\u00e9sith\u00e9rapie avec \u00e9tirement sont des traitements conservateurs appropri\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"douleurs-lors-de-la-marche-stenose-du-canal-rachidien-ou-claudication-intermittente\">Douleurs lors de la marche : St\u00e9nose du canal rachidien ou claudication intermittente ?<\/h2>\n<p>La st\u00e9nose du canal rachidien est une maladie d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative typique : chez plus de 80% des personnes de plus de 70 ans, le canal rachidien est radiologiquement r\u00e9tr\u00e9ci. Cependant, il n&#8217;y a qu&#8217;une mauvaise association entre les sympt\u00f4mes et la radiologie. Les sympt\u00f4mes typiques de la st\u00e9nose du canal rachidien sont des douleurs dorsales qui irradient jusque dans les jambes et les fesses, une distance de marche r\u00e9duite, une sensation de lourdeur dans les jambes et des paresth\u00e9sies de fourmillement (claudication spinale). Une faiblesse des jambes et des troubles de la fonction v\u00e9sicale peuvent \u00e9galement survenir. Souvent, la douleur s&#8217;am\u00e9liore lorsque le patient s&#8217;assoit ou se penche en avant (par exemple au-dessus d&#8217;un caddie). Les causes de la douleur sont d&#8217;une part la compression neurog\u00e8ne, mais aussi la compression vasculaire, qui entra\u00eene une diminution de la circulation sanguine. Il est important de faire la distinction avec la claudication intermittente<strong> (tableau&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6395\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1__1.jpg\" style=\"height:1027px; width:1100px\" width=\"1100\" height=\"1027\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1__1.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1__1-800x747.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1__1-120x112.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1__1-90x84.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1__1-320x299.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/tab1__1-560x523.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le bilan commence par une radiographie conventionnelle de la colonne vert\u00e9brale afin d&#8217;exclure un glissement vert\u00e9bral d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratif, une scoliose d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative ou un tassement cong\u00e9nital. Ensuite, une IRM est r\u00e9alis\u00e9e pour d\u00e9terminer le degr\u00e9 et la cause de la st\u00e9nose, mais aussi pour visualiser l&#8217;\u00e9volution de la maladie. Un bilan neurophysiologique n&#8217;est pas toujours n\u00e9cessaire, mais il peut \u00eatre utile pour quantifier les d\u00e9ficits neurologiques et faire le diagnostic diff\u00e9rentiel avec la polyneuropathie p\u00e9riph\u00e9rique, car de nombreux patients sont d&#8217;un \u00e2ge avanc\u00e9 et pr\u00e9sentent des comorbidit\u00e9s comme le diab\u00e8te sucr\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-la-stenose-du-canal-rachidien\">Traitement de la st\u00e9nose du canal rachidien<\/h2>\n<p>Si les sympt\u00f4mes sont l\u00e9gers et qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;atteinte neurologique ou de troubles de l&#8217;humeur, il est recommand\u00e9 de consulter un m\u00e9decin. en cas de comorbidit\u00e9s graves, le traitement est conservateur. Il n&#8217;existe pas de preuves exclusives de l&#8217;utilisation d&#8217;analg\u00e9siques et de la physioth\u00e9rapie, mais ces mesures peuvent apporter un soulagement au patient individuel. Les infiltrations \u00e9pidurales de st\u00e9ro\u00efdes am\u00e9liorent g\u00e9n\u00e9ralement les sympt\u00f4mes pendant deux \u00e0 six semaines, mais peuvent \u00e9galement provoquer une lipomatose \u00e9pidurale.<\/p>\n<p>Si le patient souffre de sympt\u00f4mes progressifs ou neurog\u00e8nes, voire d&#8217;un syndrome cauda, une d\u00e9compression chirurgicale est n\u00e9cessaire. Une spondylod\u00e8se suppl\u00e9mentaire peut \u00eatre n\u00e9cessaire si une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence segmentaire g\u00e9n\u00e8re des lombalgies importantes ou en cas de listh\u00e9sis de haut niveau. Apr\u00e8s l&#8217;intervention, il est utile de suivre une physioth\u00e9rapie (quatre \u00e0 six semaines, deux fois par semaine) afin que les patients aient moins mal au dos \u00e0 moyen et long terme.<\/p>\n<p>Source : Medidays 2015, 31 ao\u00fbt &#8211; 4 septembre 2015, Zurich<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nombreux patients se plaignent de douleurs \u00e0 l&#8217;\u00e9paule ou au dos dans le cabinet de leur m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste. 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