{"id":342721,"date":"2015-09-22T02:00:00","date_gmt":"2015-09-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-symptomes-non-moteurs-ne-doivent-pas-etre-oublies\/"},"modified":"2015-09-22T02:00:00","modified_gmt":"2015-09-22T00:00:00","slug":"les-symptomes-non-moteurs-ne-doivent-pas-etre-oublies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-symptomes-non-moteurs-ne-doivent-pas-etre-oublies\/","title":{"rendered":"Les sympt\u00f4mes non moteurs ne doivent pas \u00eatre oubli\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le professeur J\u00fcrg Kesselring, des cliniques Valens, s&#8217;est exprim\u00e9 sur le th\u00e8me du &#8220;syndrome de Parkinson&#8221; lors de la mise \u00e0 jour de la m\u00e9decine interne. Apr\u00e8s un bref rappel historique des d\u00e9buts et de l&#8217;\u00e9tude de cette pathologie, il a abord\u00e9 la symptomatologie motrice et non motrice, en s&#8217;attardant plus particuli\u00e8rement sur le probl\u00e8me de l&#8217;hypotension orthostatique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le professeur J\u00fcrg Kesselring des Cliniques Valens a d&#8217;abord donn\u00e9 un bref aper\u00e7u de l&#8217;histoire du syndrome de Parkinson : il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois en 1817 par celui qui lui a donn\u00e9 son nom, James Parkinson, qui l&#8217;a appel\u00e9 &#8220;shaking palsy&#8221; (paralysie par secousses). Il s&#8217;accompagne de tremblements involontaires et d&#8217;une diminution de la force musculaire (m\u00eame en cas d&#8217;inactivit\u00e9 et de soutien). A cela s&#8217;ajoute la tendance \u00e0 pencher le tronc vers l&#8217;avant et \u00e0 passer de la marche \u00e0 la course. En revanche, la maladie n&#8217;affecte ni l&#8217;intellect ni les sens.<\/p>\n<p>Le terme d&#8217;akin\u00e9sie a ensuite \u00e9t\u00e9 introduit au 19e si\u00e8cle. Le d\u00e9veloppement et l&#8217;autorisation de la l\u00e9vodopa ont suivi \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960. Une bonne d\u00e9cennie plus tard, les premiers agonistes de la dopamine sont apparus et, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, la s\u00e9l\u00e9giline, un inhibiteur de la MAO, a fait son apparition.<\/p>\n<p>Plus tard, d&#8217;autres agonistes de la dopamine ont \u00e9t\u00e9 mis sur le march\u00e9. La d\u00e9finition du syndrome parkinsonien a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9e au fil du temps : La bradykin\u00e9sie, l&#8217;hypokin\u00e9sie et l&#8217;akin\u00e9sie comprennent les difficult\u00e9s de d\u00e9marrage, le ralentissement et la r\u00e9duction de l&#8217;amplitude des mouvements, la perte des mouvements volontaires et automatiques. La rigidit\u00e9 se caract\u00e9rise entre autres par des tensions aux extr\u00e9mit\u00e9s et dans le dos et par des augmentations de tonus ind\u00e9pendantes de la vitesse. On observe en outre un tremblement au repos, un tremblement asym\u00e9trique des mains, des anomalies posturales (posture simienne, instabilit\u00e9 posturale, r\u00e9flexes perturb\u00e9s) et des troubles de la marche.<\/p>\n<p>&#8220;La dysautonomie centrale est une partie tout \u00e0 fait d\u00e9cisive, mais souvent n\u00e9glig\u00e9e, de la maladie&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le conf\u00e9rencier. La dysr\u00e9gulation autonome, avec par exemple hypersalivation, s\u00e9borrh\u00e9e, hypotension orthostatique, troubles de la miction et de l&#8217;\u00e9rection, fait partie des sympt\u00f4mes non moteurs du syndrome parkinsonien. En outre, 5 \u00e0 20 % pr\u00e9sentent des d\u00e9ficits cognitifs (p. ex. bradyphr\u00e9nie) et environ 40 % des d\u00e9pressions. Les troubles du sommeil et les troubles sensoriels tels que l&#8217;anosmie, les douleurs et les paresth\u00e9sies peuvent \u00e9galement \u00eatre tr\u00e8s p\u00e9nibles pour le patient.<\/p>\n<h2 id=\"epidemiologie-origine-diagnostic\">\u00c9pid\u00e9miologie, origine, diagnostic<\/h2>\n<p>&#8220;A partir de 60 ans, l&#8217;incidence augmente (0,2-0,5%), mais dans 15% des cas, la maladie d\u00e9bute avant l&#8217;\u00e2ge de 45 ans. La pr\u00e9valence est de 200-300\/100&#8217;000 habitants. Environ 1% des personnes de plus de 60 ans et 5% des personnes de plus de 80 ans sont touch\u00e9es&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Kesselring.<\/p>\n<p>D&#8217;un point de vue physiopathologique, le syndrome de Parkinson r\u00e9sulte d&#8217;une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence pr\u00e9coce et progressive des cellules productrices de dopamine de la pars compacta de la substantia nigra (&lt;1% h\u00e9r\u00e9ditaire). Il en r\u00e9sulte une carence pr\u00e9synaptique en dopamine dans le putamen. Les sympt\u00f4mes ne se d\u00e9veloppent qu&#8217;apr\u00e8s une perte de cellules de plus de 60%. S&#8217;ils sont pr\u00e9sents, le diagnostic de syndrome parkinsonien idiopathique repose sur la constatation d&#8217;une bradykin\u00e9sie (ralentissement du d\u00e9marrage, r\u00e9duction de l&#8217;amplitude et de la vitesse des mouvements) et d&#8217;au moins un des sympt\u00f4mes suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>Rigueur<\/li>\n<li>Tremblement de repos (4-6 Hz)<\/li>\n<li>instabilit\u00e9 posturale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les crit\u00e8res de soutien sont un d\u00e9but unilat\u00e9ral et\/ou une asym\u00e9trie persistante au cours de l&#8217;\u00e9volution, un tremblement au repos, une excellente r\u00e9ponse persistante \u00e0 la l\u00e9vodopa, une \u00e9volution lente et progressive ou des dyskin\u00e9sies marqu\u00e9es induites par la l\u00e9vodopa. Outre la posture classique du parkinsonien l\u00e9g\u00e8rement pench\u00e9 en avant, il existe \u00e9galement la camptocormie (inclinaison pathologique prononc\u00e9e du tronc vers l&#8217;avant en position debout et \u00e0 la marche), le syndrome dit de Pise (flexion lat\u00e9rale du tronc en position assise ou debout) et l&#8217;ant\u00e9collision (flexion prononc\u00e9e de la t\u00eate vers l&#8217;avant).<\/p>\n<h2 id=\"regulation-de-la-pression-arterielle-dans-la-maladie-de-parkinson\">R\u00e9gulation de la pression art\u00e9rielle dans la maladie de Parkinson<\/h2>\n<p>Le dysfonctionnement du syst\u00e8me nerveux autonome dans la maladie de Parkinson emp\u00eache l&#8217;ajustement correct de la pression art\u00e9rielle, ce qui fait qu&#8217;environ un demi-litre de sang &#8220;coule&#8221; dans les vaisseaux sanguins des jambes et du bassin sous l&#8217;effet de la gravit\u00e9 lorsque le corps est en position verticale. Ces vaisseaux sanguins devraient en fait \u00eatre imm\u00e9diatement resserr\u00e9s pour que la pression art\u00e9rielle reste stable, ce qui n&#8217;est pas suffisamment le cas dans la maladie de Parkinson. La pression art\u00e9rielle baisse en position debout, ce que l&#8217;on appelle l&#8217;hypotension orthostatique, c&#8217;est-\u00e0-dire une pression art\u00e9rielle trop basse en position debout.<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes de l&#8217;hypotension orthostatique n&#8217;apparaissent donc qu&#8217;en position verticale et disparaissent rapidement en position couch\u00e9e. Il s&#8217;agit notamment de : des vertiges, une d\u00e9marche incertaine, des troubles de la vision (vision floue, perte de couleur, vision en tunnel), des bourdonnements d&#8217;oreilles, des troubles de la concentration, de la fatigue, voire des \u00e9vanouissements. En outre, des douleurs peuvent survenir, en particulier au niveau des \u00e9paules et du cou, ainsi qu&#8217;une \u00e9ventuelle sensation d&#8217;oppression dans la poitrine.<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes sont plus marqu\u00e9s t\u00f4t le matin et apr\u00e8s la prise de nourriture (raison : mictions plus fr\u00e9quentes pendant la nuit, extraction de sang pour la digestion dans le tractus gastro-intestinal). Comme les muscles drainent \u00e9galement du sang, un effort physique l\u00e9ger contribue \u00e9galement \u00e0 aggraver les sympt\u00f4mes, tout comme la chaleur et l&#8217;alcool (les vaisseaux sanguins sont \u00e9galement ramollis) et bien s\u00fbr les m\u00e9dicaments (y compris les m\u00e9dicaments contre la maladie de Parkinson, par exemple les agonistes de la dopamine).<\/p>\n<p>\n<em>Source : &#8220;Parkinson Syndrome&#8221;, pr\u00e9sentation lors de l&#8217;Update Refresher Innere Medizin, 16-20 juin 2015, Zurich<\/em><\/p>\n<p>\n<em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2015 ; 13(5) : 38-39<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le professeur J\u00fcrg Kesselring, des cliniques Valens, s&#8217;est exprim\u00e9 sur le th\u00e8me du &#8220;syndrome de Parkinson&#8221; lors de la mise \u00e0 jour de la m\u00e9decine interne. 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