{"id":342727,"date":"2015-09-28T02:00:00","date_gmt":"2015-09-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/lembarras-du-choix-en-matiere-dimagerie\/"},"modified":"2015-09-28T02:00:00","modified_gmt":"2015-09-28T00:00:00","slug":"lembarras-du-choix-en-matiere-dimagerie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/lembarras-du-choix-en-matiere-dimagerie\/","title":{"rendered":"L&#8217;embarras du choix en mati\u00e8re d&#8217;imagerie"},"content":{"rendered":"<p><strong>Cela peut para\u00eetre un peu d\u00e9mod\u00e9, mais pour tout probl\u00e8me m\u00e9dical, l&#8217;ordre classique est le suivant : anamn\u00e8se, examen clinique, investigations compl\u00e9mentaires. L&#8217;imagerie vient donc en troisi\u00e8me lieu, lorsqu&#8217;on a d\u00e9j\u00e0 une id\u00e9e de la pathologie. Le m\u00e9decin sait dans une certaine mesure de quelles informations compl\u00e9mentaires il a besoin, ce qui lui permet par cons\u00e9quent de choisir la meilleure m\u00e9thode d&#8217;investigation. Cette affirmation est \u00e9galement valable en m\u00e9decine du sport. Mais il faut reconna\u00eetre qu&#8217;avec la diversit\u00e9 des techniques d&#8217;imagerie, le choix n&#8217;est pas toujours facile. Qu&#8217;est-ce qui doit \u00eatre utilis\u00e9 de mani\u00e8re optimale en traumatologie du sport ? Radiographie standard, IRM, avec\/sans contraste, CT-scan, \u00e9chographie ? Ou m\u00eame SPECT ? Et si plusieurs sont utilis\u00e9s, dans quel ordre ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Depuis la d\u00e9couverte des rayons X et des radiographies associ\u00e9es par Conrad R\u00f6ntgen en 1895, le domaine de l&#8217;imagerie m\u00e9dicale a beaucoup \u00e9volu\u00e9 et le choix de la technique appropri\u00e9e, qui plus est ind\u00e9pendamment des int\u00e9r\u00eats personnels, repose sur des informations pas toujours faciles \u00e0 trouver. Il est toutefois peu n\u00e9cessaire de mentionner que ce choix est tr\u00e8s important pour diverses raisons. <strong>Le tableau&nbsp;1<\/strong> tente de r\u00e9sumer les avantages et les inconv\u00e9nients des modalit\u00e9s d&#8217;imagerie les plus courantes.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6189\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab1_hp9_s6.png\" style=\"height:280px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"513\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab1_hp9_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab1_hp9_s6-800x373.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab1_hp9_s6-120x56.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab1_hp9_s6-90x42.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab1_hp9_s6-320x149.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab1_hp9_s6-560x261.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"scintigraphie-pour-les-fractures-de-fatigue\">Scintigraphie pour les fractures de fatigue<\/h2>\n<p>Les fractures de fatigue, plus fr\u00e9quentes en m\u00e9decine du sport qu&#8217;ailleurs, sont encore \u00e9tudi\u00e9es par scintigraphie dans un nombre relativement important de cas. Il s&#8217;agit d&#8217;une proc\u00e9dure de m\u00e9decine nucl\u00e9aire avec administration intraveineuse d&#8217;une substance radioactive, absorb\u00e9e de mani\u00e8re \u00e9lective par l&#8217;os. En cas d&#8217;augmentation du m\u00e9tabolisme osseux, comme c&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement le cas dans les situations pathologiques, un &#8220;point chaud&#8221; se forme sur les documents produits par gamma-cam\u00e9ra. Cet examen est relativement long (20 \u00e0 70 minutes), invasif et certains patients le refusent en raison de la radioactivit\u00e9. L&#8217;exposition aux radiations est l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieure \u00e0 celle de la radiographie ordinaire, mais inf\u00e9rieure \u00e0 celle du scanner.<\/p>\n<h2 id=\"irm-et-echographie\">IRM et \u00e9chographie<\/h2>\n<p>En ce qui concerne l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM), il faut \u00e9galement mentionner comme inconv\u00e9nient l&#8217;\u00e9tat de claustrophobie qui peut \u00eatre d\u00e9clench\u00e9 lors de cet examen. Il existe certes des solutions de repli vers des syst\u00e8mes ouverts, mais ceux-ci offrent g\u00e9n\u00e9ralement une r\u00e9solution inf\u00e9rieure \u00e0 celle des appareils ferm\u00e9s.<\/p>\n<p>Le sport est synonyme de mouvement et le mouvement est le r\u00e9sultat d&#8217;un travail musculaire. Ces tissus doivent donc \u00eatre l\u00e9s\u00e9s plus souvent lors d&#8217;un effort physique que dans d&#8217;autres domaines d&#8217;activit\u00e9 humaine. L&#8217;\u00e9chographie est en fait une technique tr\u00e8s int\u00e9ressante dans la recherche de l\u00e9sions musculaires : relativement bon march\u00e9, sans le moindre rayonnement nocif, r\u00e9p\u00e9table, dynamique, avec possibilit\u00e9 de comparaison lat\u00e9rale. Et non des moindres : l&#8217;\u00e9chographie peut \u00eatre apprise par le m\u00e9decin en exercice, ce qui pr\u00e9sente de grands avantages (contact avec les patients, preuve de comp\u00e9tence, etc.).<\/p>\n<h2 id=\"spect-ct\">SPECT\/CT<\/h2>\n<p>Pour \u00eatre complet, il faut encore parler d&#8217;une technique d&#8217;imagerie qui promet beaucoup pour l&#8217;\u00e9valuation des articulations : le SPECT\/CT (&#8220;single photon emission tomography\/computed tomography&#8221;). Cette technique multimodale, compos\u00e9e d&#8217;une scintigraphie 3D (SPECT) et d&#8217;un scanner conventionnel, est capable de fournir des informations pr\u00e9cises sur les modifications du m\u00e9tabolisme du cartilage et des os en une seule imagerie. Comme ces modifications pathologiques peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es tr\u00e8s t\u00f4t &#8211; parfois m\u00eame avant l&#8217;apparition de sympt\u00f4mes cliniques &#8211; et que le traitement pr\u00e9coce des l\u00e9sions du cartilage est ainsi d&#8217;autant plus efficace et moins invasif, la SPECT\/CT va certainement se r\u00e9pandre.<\/p>\n<h2 id=\"proceder-de-maniere-individuelle\">Proc\u00e9der de mani\u00e8re individuelle<\/h2>\n<p>Dans le <strong>tableau 2<\/strong>, j&#8217;ai dress\u00e9 une liste des blessures sportives courantes et indiqu\u00e9, selon mon exp\u00e9rience, l&#8217;imagerie utile possible. Cette classification est toutefois arbitraire dans une certaine mesure et, comme presque toujours en m\u00e9decine, il convient d&#8217;adopter une approche individuelle. Chaque patient est diff\u00e9rent, un adolescent en pleine croissance sera par exemple abord\u00e9 diff\u00e9remment d&#8217;un adulte. Le traumatisme joue un autre r\u00f4le &#8211; et puisque nous sommes dans le sport : On ne traite pas forc\u00e9ment un professionnel de la m\u00eame mani\u00e8re qu&#8217;un sportif amateur. Par ailleurs, toutes les blessures sportives ne doivent pas \u00eatre confirm\u00e9es par l&#8217;imagerie. Les r\u00e8gles d&#8217;Ottawa pour la cheville et le genou nous rappellent qu&#8217;une radiographie ne fait pas partie de la routine, comme c&#8217;est le cas dans certains services d&#8217;urgence, et qu&#8217;elle devrait \u00eatre command\u00e9e avant m\u00eame la consultation du patient.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6190 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab2_hp9_s7.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1114;height:608px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1114\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab2_hp9_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab2_hp9_s7-800x810.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab2_hp9_s7-80x80.png 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab2_hp9_s7-120x122.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab2_hp9_s7-90x90.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab2_hp9_s7-320x324.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/tab2_hp9_s7-560x567.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"exposition-aux-rayonnements\">Exposition aux rayonnements<\/h2>\n<p>Enfin, quelques remarques sur les rayonnements ionisants auxquels l&#8217;humanit\u00e9 est expos\u00e9e. Il y a ceux d&#8217;origine naturelle et ceux de nature artificielle. Parmi ces derniers, on trouve ceux produits par le radiodiagnostic m\u00e9dical, qui repr\u00e9sentent 98% de cette cat\u00e9gorie. De plus, les \u00e9tudes nationales de l&#8217;OFSP montrent que la quantit\u00e9 augmente, et m\u00eame de 20% entre 1998 et 2008, la derni\u00e8re p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e. La radiographie conventionnelle repr\u00e9sente 46% de tous les examens, la radiographie dentaire 42% et le scanner 6%. En revanche, l&#8217;irradiation g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le scanner est responsable de 68% de la dose collective effective, contre 1% seulement pour la radiographie dentaire. Ces remarques montrent tr\u00e8s clairement que nous, m\u00e9decins, jouons un r\u00f4le essentiel dans la production de rayonnements ionisants. Un fait dont nous ferions probablement mieux de prendre conscience !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(9) : 6-7<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cela peut para\u00eetre un peu d\u00e9mod\u00e9, mais pour tout probl\u00e8me m\u00e9dical, l&#8217;ordre classique est le suivant : anamn\u00e8se, examen clinique, investigations compl\u00e9mentaires. L&#8217;imagerie vient donc en troisi\u00e8me lieu, lorsqu&#8217;on a&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":52761,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Blessures sportives","footnotes":""},"category":[11523,11329,11454,11492,11549,11335],"tags":[25661,45134,45141,12240,27551,29114,22819,34130,45127],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-342727","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actualites","category-medecine-du-sport","category-orthopedie","category-radiologie-fr","category-rx-fr","category-traumatologie-et-chirurgie-traumatique","tag-ct-fr","tag-ct-scan-fr","tag-exposition-aux-radiations","tag-imagerie","tag-irm-fr","tag-scintigraphie","tag-sonographie-fr","tag-spect-fr","tag-ultrasons","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-28 13:18:17","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":342731,"slug":"lagonia-della-scelta-nella-diagnostica-per-immagini","post_title":"L'agonia della scelta nella diagnostica per immagini","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/lagonia-della-scelta-nella-diagnostica-per-immagini\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":342694,"slug":"a-agonia-da-escolha-na-imagem","post_title":"A agonia da escolha na imagem","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-agonia-da-escolha-na-imagem\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":342701,"slug":"la-agonia-de-la-eleccion-en-el-diagnostico-por-imagen","post_title":"La agon\u00eda de la elecci\u00f3n en el diagn\u00f3stico por imagen","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-agonia-de-la-eleccion-en-el-diagnostico-por-imagen\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342727","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=342727"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342727\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/52761"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=342727"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=342727"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=342727"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=342727"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}