{"id":342805,"date":"2015-08-31T02:00:00","date_gmt":"2015-08-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-spectre-va-des-dermatoses-inflammatoires-aux-dermatoses-malignes\/"},"modified":"2015-08-31T02:00:00","modified_gmt":"2015-08-31T00:00:00","slug":"le-spectre-va-des-dermatoses-inflammatoires-aux-dermatoses-malignes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-spectre-va-des-dermatoses-inflammatoires-aux-dermatoses-malignes\/","title":{"rendered":"Le spectre va des dermatoses inflammatoires aux dermatoses malignes"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les dermatoses de la r\u00e9gion g\u00e9nitale ne sont pas toujours de nature infectieuse. Il est important de distinguer les dermatoses inflammatoires des l\u00e9sions malignes (par exemple, l&#8217;\u00e9rythroplasie comme manifestation de la maladie de Bowen). Les ecz\u00e9mas de contact d&#8217;origine irritative et allergique sont relativement fr\u00e9quents dans la r\u00e9gion g\u00e9nitale. On trouve \u00e9galement des ecz\u00e9mas atopiques et s\u00e9borrh\u00e9iques. La pr\u00e9sence de stries blanches r\u00e9ticul\u00e9es (Wickham) et de zones marginales gris-brun lividien permet de poser le diagnostic de lichen ruber vulvaire. Les papules hypertrophiques doivent \u00eatre distingu\u00e9es des condylomes ou des l\u00e9sions malignes. Sur le gland, le lichen ruber peut \u00e9galement se manifester par un dessin r\u00e9ticul\u00e9 blanch\u00e2tre, des papules polygonales, voire des plaques anulaires. La desquamation typique peut souvent \u00eatre absente dans le psoriasis g\u00e9nital. Les m\u00e9dicaments fr\u00e9quemment responsables de l&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux fixe sont le cotrimoxazole, les AINS, les t\u00e9tracyclines et les barbituriques. Les signes typiques du lichen scl\u00e9reux sont des h\u00e9morragies dans les zones scl\u00e9ros\u00e9es, parfois accompagn\u00e9es de bulles h\u00e9morragiques. Dans le cas de la balanite\/vulvite plasmacellulaire de Zoon, on observe typiquement des \u00e9ryth\u00e8mes mouchet\u00e9s, de couleur rouge orang\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les changements inflammatoires dans la r\u00e9gion g\u00e9nitale ne sont pas n\u00e9cessairement caus\u00e9s par une infection, qu&#8217;elle soit transmise sexuellement ou non. Pr\u00e8s de 50% des baloposthites et une proportion encore plus importante de vulvovaginites sont d&#8217;origine non infectieuse. En principe, toutes les dermatoses peuvent \u00e9galement se manifester dans la r\u00e9gion g\u00e9nitale. Dans cet article, nous nous limiterons donc aux diagnostics les plus courants et les plus importants. Le spectre s&#8217;\u00e9tend des dermatoses inflammatoires aux l\u00e9sions malignes <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6064\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_dp4.png\" style=\"height:325px; width:400px\" width=\"896\" height=\"729\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_dp4.png 896w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_dp4-800x651.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_dp4-120x98.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_dp4-90x73.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_dp4-320x260.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_dp4-560x456.png 560w\" sizes=\"(max-width: 896px) 100vw, 896px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"eczema\">Ecz\u00e9ma<\/h2>\n<p>Dans la r\u00e9gion g\u00e9nitale, les ecz\u00e9mas de contact irritatifs et allergiques sont particuli\u00e8rement importants. En outre, l&#8217;ecz\u00e9ma atopique et l&#8217;ecz\u00e9ma s\u00e9borrh\u00e9ique peuvent \u00e9galement \u00eatre observ\u00e9s dans la r\u00e9gion g\u00e9nitale. La morphologie typique de l&#8217;ecz\u00e9ma peut ne pas \u00eatre visible en raison de l&#8217;absence de desquamation. On observe souvent des \u00e9ryth\u00e8mes prurigineux uniformes <strong>(Fig.&nbsp;1), <\/strong>parfois des \u0153d\u00e8mes. Une lich\u00e9nification et des excoriations peuvent se produire dans la r\u00e9gion des grandes l\u00e8vres. L&#8217;atopie doit \u00eatre recherch\u00e9e dans l&#8217;anamn\u00e8se et par prick-test. Une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e concernant d&#8217;\u00e9ventuelles irritations m\u00e9caniques (par ex. rapports sexuels\/ masturbation prolong\u00e9s et r\u00e9p\u00e9t\u00e9s) est \u00e9galement importante, tout comme la recherche de toxines de contact, en incluant le traitement pr\u00e9c\u00e9dent. Les pr\u00e9servatifs (latex, acc\u00e9l\u00e9rateurs en caoutchouc) et leurs rev\u00eatements (spermicides, parfums, anesth\u00e9siques locaux) ainsi que les lubrifiants sont les sources d&#8217;allerg\u00e8nes les plus courantes. Les patients cachent souvent, par pudeur, les produits de soins g\u00e9nitaux, les lubrifiants ou d&#8217;autres moyens auxiliaires, c&#8217;est pourquoi le sujet doit \u00eatre abord\u00e9 de mani\u00e8re cibl\u00e9e.<\/p>\n<p>L&#8217;ammoniac dans l&#8217;urine a un effet irritant et peut donc provoquer un ecz\u00e9ma irritatif en cas de contact fr\u00e9quent et prolong\u00e9 avec la peau, c&#8217;est pourquoi il faut \u00e9galement demander s&#8217;il y a des probl\u00e8mes d&#8217;incontinence.<\/p>\n<p>Outre l&#8217;\u00e9limination des facteurs causaux dans la mesure du possible, un nettoyage doux, des soins relipidants et \u00e9ventuellement des st\u00e9ro\u00efdes topiques peuvent \u00eatre utilis\u00e9s comme traitement. Il faut savoir que les bases de cr\u00e8me sont plus susceptibles d&#8217;\u00eatre per\u00e7ues comme des br\u00fblures que les pommades au niveau des muqueuses. De m\u00eame, les bases de cr\u00e8me contiennent davantage de conservateurs, ce qui peut entra\u00eener une irritation ou une allergie de contact secondaire.<\/p>\n<p>Les patients doivent toujours \u00eatre amen\u00e9s \u00e0 un \u00e9quilibre th\u00e9rapeutique en ce qui concerne leurs habitudes d&#8217;hygi\u00e8ne, en \u00e9vitant le manque de nettoyage ainsi que les soins excessifs avec l&#8217;utilisation fr\u00e9quente de d\u00e9tergents irritants. Ceci est particuli\u00e8rement important si des traitements pr\u00e9alables ont d\u00e9j\u00e0 eu lieu. Des traitements inadapt\u00e9s ou trop intensifs, souvent accompagn\u00e9s d&#8217;un changement rapide des pr\u00e9parations en cas d&#8217;absence de r\u00e9ponse, peuvent entra\u00eener la perp\u00e9tuation de l&#8217;ecz\u00e9ma, ce qui peut n\u00e9cessiter une pause temporaire de tout traitement dans ces situations.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6065 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-3_dp4_s16.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/343;height:249px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"343\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-3_dp4_s16.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-3_dp4_s16-800x249.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-3_dp4_s16-120x37.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-3_dp4_s16-90x28.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-3_dp4_s16-320x100.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-3_dp4_s16-560x175.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"lichen-ruber\">Lichen ruber<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9ventail des sympt\u00f4mes du lichen rugueux vulvaire, qui va des d\u00e9mangeaisons et des br\u00fblures avec \u00e9coulement \u00e0 l&#8217;absence de sympt\u00f4mes subjectifs, est aussi vari\u00e9 que la clinique. Les changements \u00e9rosifs sont les plus fr\u00e9quents. Des stries blanches r\u00e9ticul\u00e9es (Wickham) et des bords livides-gris-bruns sont des indices de diagnostic <strong>(fig.&nbsp;2). <\/strong>Les papules hypertrophiques, plus rares, sont plus difficiles \u00e0 distinguer des condylomes ou des l\u00e9sions malignes. Si le reste du t\u00e9gument ne pr\u00e9sente pas de signes cliniques clairs avec des papules polygonales, des modifications des ongles ou une implication de la muqueuse buccale, une biopsie doit \u00eatre discut\u00e9e pour confirmer le diagnostic.<br \/>\nChez l&#8217;homme, le lichen ruber peut \u00e9galement se manifester sur le gland du p\u00e9nis par un dessin r\u00e9ticul\u00e9 blanch\u00e2tre, des papules polygonales, mais souvent aussi par des plaques anulaires <strong>(fig.&nbsp;3) <\/strong>. Le traitement d\u00e9pend du tableau g\u00e9n\u00e9ral, les l\u00e9sions de la r\u00e9gion g\u00e9nitale pouvant \u00eatre trait\u00e9es en premier lieu par des st\u00e9ro\u00efdes topiques tr\u00e8s puissants.<\/p>\n<h2 id=\"psoriasis\">Psoriasis<\/h2>\n<p>Les plaques psoriasiques peuvent \u00eatre observ\u00e9es dans la r\u00e9gion g\u00e9nitale comme sur le reste de la peau, mais la desquamation typique est souvent absente<strong> (Fig.&nbsp;4).<\/strong> Les limites nettes des foyers, leur r\u00e9partition sym\u00e9trique, l&#8217;implication de la rima ani et bien s\u00fbr les modifications psoriasiques du reste du t\u00e9gument peuvent \u00eatre des indices. La mac\u00e9ration et les fissures peuvent entra\u00eener des d\u00e9mangeaisons, des br\u00fblures et des douleurs. Le psoriasis g\u00e9nital entra\u00eene une d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 de vie, notamment en ce qui concerne la sexualit\u00e9.<\/p>\n<p>Les options th\u00e9rapeutiques comprennent les st\u00e9ro\u00efdes topiques, les analogues de la vitamine D et les inhibiteurs de la calcineurine. L&#8217;irritation doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"exantheme-medicamenteux-fixe\">Exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux fixe<\/h2>\n<p>Les m\u00e9dicaments syst\u00e9miques peuvent typiquement entra\u00eener dans la r\u00e9gion g\u00e9nitale un tableau d&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux fixe avec des macules livide, des bulles ou des \u00e9rosions <strong>(Fig. 5).<\/strong> Les m\u00e9dicaments les plus fr\u00e9quemment en cause sont le cotrimoxazole, les AINS, les t\u00e9tracyclines et les barbituriques.<\/p>\n<h2 id=\"lichen-sclereux\">Lichen scl\u00e9reux<\/h2>\n<p>Dans le cas du lichen scl\u00e9reux, la pathogen\u00e8se n&#8217;est pas claire, des facteurs auto-immuns peuvent jouer un r\u00f4le. Les sympt\u00f4mes subjectifs comprennent les d\u00e9mangeaisons et la dyspareunie. Les modifications de la peau sont une coloration blanch\u00e2tre et une scl\u00e9rose. Un signe clinique typique est la pr\u00e9sence d&#8217;h\u00e9morragies dans les zones scl\u00e9ros\u00e9es <strong>(fig.&nbsp;6),<\/strong> parfois accompagn\u00e9es de bulles h\u00e9morragiques. Il peut y avoir un phimosis ou des strictures qui n\u00e9cessitent une intervention chirurgicale.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6066 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb4-6_dp4_s16.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/324;height:236px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"324\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb4-6_dp4_s16.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb4-6_dp4_s16-800x236.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb4-6_dp4_s16-120x35.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb4-6_dp4_s16-90x27.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb4-6_dp4_s16-320x94.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb4-6_dp4_s16-560x165.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Sur le plan th\u00e9rapeutique, on utilise en premier lieu des st\u00e9ro\u00efdes locaux \u00e0 haute puissance. Le lichen scl\u00e9reux \u00e9tant une maladie pr\u00e9canc\u00e9reuse facultative, il convient de proc\u00e9der \u00e0 un suivi r\u00e9gulier en vue du d\u00e9veloppement d&#8217;un carcinome \u00e9pidermo\u00efde. Les patients doivent \u00eatre inform\u00e9s de la n\u00e9cessit\u00e9 de consulter leur m\u00e9decin en cas d&#8217;apparition de nodules k\u00e9ratosiques, car une biopsie devrait alors \u00eatre effectu\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"balanite-vulvite-plasmacellulaire-zoon\">Balanite\/Vulvite plasmacellulaire Zoon<\/h2>\n<p>La balanitis chronica circumscripta plasmacellularis benigna a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite pour la premi\u00e8re fois par Zoon en 1952. Cliniquement, on observe des \u00e9ryth\u00e8mes mouchet\u00e9s, de couleur rouge orang\u00e9 (&#8220;poivre de Cayenne&#8221;) <strong>(figure 7).<\/strong> Le terme de &#8220;balanite zoon&#8221; d\u00e9tourne l&#8217;attention du fait que des modifications similaires peuvent \u00e9galement \u00eatre observ\u00e9es sur la vulve, les muqueuses du nez et de la gorge. Le terme de mucosite\/dermatite lymphoplasmocytaire idiopathique a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 pour d\u00e9signer ces modifications de type zoonotique.<br \/>\nL&#8217;infiltrat de plasmocytes correspond \u00e0 l&#8217;hypoth\u00e8se d&#8217;une origine irritative. C&#8217;est la raison pour laquelle les traitements sont en premier lieu d\u00e9sinfectants et s\u00e9chants. Les st\u00e9ro\u00efdes topiques et les inhibiteurs de calcineurine peuvent \u00eatre envisag\u00e9s en cas de persistance.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6067 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb7-9_dp4_s17.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/350;height:255px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"350\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb7-9_dp4_s17.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb7-9_dp4_s17-800x255.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb7-9_dp4_s17-120x38.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb7-9_dp4_s17-90x29.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb7-9_dp4_s17-320x102.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb7-9_dp4_s17-560x178.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"modifications-malignes\">Modifications malignes<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9rythroplasie, manifestation de la maladie de Bowen <strong>(Fig.&nbsp;8)<\/strong> au niveau du gland, peut poser un probl\u00e8me de diagnostic lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de la distinguer des modifications inflammatoires. On parle \u00e9galement de n\u00e9oplasie intra\u00e9pith\u00e9liale p\u00e9nienne (NIP), par analogie avec les l\u00e9sions vulvaires correspondantes chez la femme (n\u00e9oplasie intra\u00e9pith\u00e9liale vulvaire, NIV). Les r\u00e9sultats persistants doivent donc \u00eatre biopsi\u00e9s afin de pouvoir d\u00e9tecter les processus (pr\u00e9)malins. L&#8217;\u00e9rythroplasie de Queyrat se caract\u00e9rise par des zones rouges, velout\u00e9es et bien d\u00e9limit\u00e9es. Des plaques blanch\u00e2tres, des k\u00e9ratoses et des indurations indiquent une possible transition vers un carcinome spinocellulaire. La papulose boweno\u00efde <strong>(fig.&nbsp;9)<\/strong> se caract\u00e9rise par des papules brun\u00e2tres qui doivent plut\u00f4t \u00eatre distingu\u00e9es des condylomes acumin\u00e9s. Selon l&#8217;\u00e9tendue des l\u00e9sions, le traitement des l\u00e9sions pr\u00e9malignes peut inclure le 5-fluorouracil 5% cr\u00e8me, l&#8217;imiquimod 5% cr\u00e8me, la cryoth\u00e9rapie, la th\u00e9rapie photodynamique, l&#8217;ablation par LASER, la radioth\u00e9rapie et l&#8217;excision.<\/p>\n<p><em>Remerciements : Dr. med. Christian Greis, Dermatologische Ambulatorium STZ, pour son aide \u00e0 l&#8217;illustration de l&#8217;article.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Andreassi L, Bilenchi R : Lions g\u00e9nitaux inflammatoires non infectieux. Clin Dermatol 2014 ; 32 : 307-314.<\/li>\n<li>Edwards SK, et al : 2014 UK national guideline on the management of vulval conditions. Int J STD AIDS 2015 ; 26 : 611-624.<\/li>\n<li>O&#8217;Connell TX, et al : Non-neoplastic epithelial disorders of the vulva. Am Fam Physician 2008 ; 77 : 321-326.<\/li>\n<li>Borelli S, Lautenschlager S : Diagnostic diff\u00e9rentiel et prise en charge de la balanite. Dermatologue 2015 ; 66 : 6-11.<\/li>\n<li>Edwards S, et al. : 2013 European guideline for the management of balanoposthitis.Int J STD AIDS 2014 ; 25 : 615-626.<\/li>\n<li>Fistarol SK, Itin PH : Diagnostic et traitement du lichen scl\u00e9reux. Une mise \u00e0 jour. Am J Clin Dermatol 2013 ; 14 : 27-47.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2015 ; 25(4) : 15-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les dermatoses de la r\u00e9gion g\u00e9nitale ne sont pas toujours de nature infectieuse. Il est important de distinguer les dermatoses inflammatoires des l\u00e9sions malignes (par exemple, l&#8217;\u00e9rythroplasie comme manifestation de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":52309,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Dermatoses non infectieuses de la r\u00e9gion g\u00e9nitale","footnotes":""},"category":[11362,11531,11428,11549],"tags":[14683,39902,16371,13569,25392,14035],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-342805","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dermatologie-et-venerologie","category-formation-continue","category-infectiologie","category-rx-fr","tag-balanitis-fr","tag-bowen-fr","tag-dermatose-fr","tag-eczema-fr","tag-lichen-ruber-fr","tag-psoriasis-fr-2","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-29 12:01:26","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":342809,"slug":"lo-spettro-va-dalle-dermatosi-infiammatorie-a-quelle-maligne","post_title":"Lo spettro va dalle dermatosi infiammatorie a quelle maligne.","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/lo-spettro-va-dalle-dermatosi-infiammatorie-a-quelle-maligne\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":342815,"slug":"o-espectro-varia-de-dermatoses-inflamatorias-a-dermatoses-malignas","post_title":"O espectro varia de dermatoses inflamat\u00f3rias a dermatoses malignas","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-espectro-varia-de-dermatoses-inflamatorias-a-dermatoses-malignas\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":342818,"slug":"el-espectro-va-de-las-dermatosis-inflamatorias-a-las-malignas","post_title":"El espectro va de las dermatosis inflamatorias a las malignas","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/el-espectro-va-de-las-dermatosis-inflamatorias-a-las-malignas\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342805","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=342805"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342805\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/52309"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=342805"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=342805"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=342805"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=342805"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}