{"id":342856,"date":"2015-08-29T02:00:00","date_gmt":"2015-08-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/carence-en-fer-chez-les-patients-atteints-doncologie-et-dinsuffisance-renale\/"},"modified":"2015-08-29T02:00:00","modified_gmt":"2015-08-29T00:00:00","slug":"carence-en-fer-chez-les-patients-atteints-doncologie-et-dinsuffisance-renale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/carence-en-fer-chez-les-patients-atteints-doncologie-et-dinsuffisance-renale\/","title":{"rendered":"Carence en fer chez les patients atteints d&#8217;oncologie et d&#8217;insuffisance r\u00e9nale"},"content":{"rendered":"<p><strong>La 8e Iron Academy n&#8217;avait pas seulement pour th\u00e8me le fer en soi, mais pla\u00e7ait la carence en fer dans un contexte pratique plus large. Il a notamment \u00e9t\u00e9 question de la d\u00e9tection pr\u00e9coce et de la prise en charge des patients oncologiques et du patient insuffisant r\u00e9nal dans le cabinet du m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Selon le professeur Daniel Betticher, de la Clinique de m\u00e9decine interne g\u00e9n\u00e9rale et d&#8217;oncologie de l&#8217;H\u00f4pital fribourgeois, la pr\u00e9vention du cancer consiste d&#8217;abord \u00e0 r\u00e9duire les facteurs de risque li\u00e9s \u00e0 un mode de vie malsain (arr\u00eat du tabac, consommation mod\u00e9r\u00e9e d&#8217;alcool, protection contre le soleil, alimentation saine, etc.) Le deuxi\u00e8me imp\u00e9ratif est le diagnostic pr\u00e9coce. Dans ce contexte, les sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques comme la douleur, la fatigue, l&#8217;asth\u00e9nie ou la constipation sont beaucoup plus fr\u00e9quents que les &#8220;red flags&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire les sympt\u00f4mes sp\u00e9cifiques comme l&#8217;h\u00e9moptysie, le m\u00e9l\u00e9na, l&#8217;alternance constipation\/diarrh\u00e9e, etc. Le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) a consacr\u00e9 des lignes directrices sp\u00e9cifiques aux sympt\u00f4mes sp\u00e9cifiques en 2005. Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes en Angleterre avaient pour instruction d&#8217;orienter les patients pr\u00e9sentant ces sympt\u00f4mes vers des centres de canc\u00e9rologie. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que cela permettait effectivement de r\u00e9duire significativement l&#8217;intervalle entre l&#8217;apparition des premiers sympt\u00f4mes et le diagnostic pour certains types de cancer [1].<\/p>\n<p>Mais le raccourcissement de l&#8217;intervalle est-il \u00e9galement associ\u00e9 \u00e0 de meilleures chances de gu\u00e9rison (ou \u00e0 un d\u00e9lai plus long entre le diagnostic et le d\u00e9c\u00e8s) ? Selon un travail de T\u00f8rring et al. le raccourcissement de l&#8217;intervalle &#8211; du moins pour les sympt\u00f4mes sp\u00e9cifiques &#8211; contribue \u00e0 une diminution du risque de mortalit\u00e9 chez les patients atteints de cancer colorectal [2]. En revanche, aucun lien significatif n&#8217;a \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence dans le domaine des sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques.&nbsp;  Il s&#8217;agit notamment de la fatigue, qui est souvent due \u00e0 une carence en fer. Une \u00e9tude a montr\u00e9 que 42,6% des 1513 patients atteints de cancer avaient un taux de saturation de la transferrine (TSAT) inf\u00e9rieur \u00e0 20% [3]. 33% \u00e9taient an\u00e9miques. Alors, quand faut-il substituer [4] ?<\/p>\n<ul>\n<li>AIDA (&#8220;an\u00e9mie ferriprive absolue&#8221;, par ex. cancer du c\u00f4lon) : TSAT &lt;20%, ferritine &lt;30&nbsp;ng\/ml. Dans ce cas, le fer i.v. est indiqu\u00e9.<\/li>\n<li>FIDA (&#8220;functional iron deficiency anemia&#8221;, par ex. aversion pour la viande, carcinome gastrique m\u00e9tastas\u00e9) : TSAT &lt;20% ; ferritine 30-800&nbsp;ng\/ml. Ce groupe pourrait b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;une substitution de fer par voie intraveineuse.<\/li>\n<li>FIDA : TSAT 20-50%, ferritine 30-800&nbsp;ng\/ml. Ce groupe ne b\u00e9n\u00e9ficie probablement pas d&#8217;une substitution de fer par voie intraveineuse.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Si les valeurs sont encore plus \u00e9lev\u00e9es, il s&#8217;agit d&#8217;une surcharge en fer et aucune substitution de fer n&#8217;est n\u00e9cessaire.<\/p>\n<h2 id=\"programmes-de-depistage\">Programmes de d\u00e9pistage<\/h2>\n<p>Les programmes de d\u00e9pistage constituent le troisi\u00e8me imp\u00e9ratif de la pr\u00e9vention du cancer. &#8220;L&#8217;objectif devrait \u00eatre de diagnostiquer le carcinome avant son d\u00e9veloppement complet, c&#8217;est-\u00e0-dire encore sous forme de dysplasie mod\u00e9r\u00e9e ou s\u00e9v\u00e8re&#8221;, explique le professeur Betticher. Un exemple est le d\u00e9pistage du cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus avec le diagnostic des l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses par un simple frottis (chaque ann\u00e9e pendant les trois premi\u00e8res ann\u00e9es, puis tous les trois ans). Des \u00e9tudes non randomis\u00e9es ont montr\u00e9 une diminution de la mortalit\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;introduction du test. Le frottis cervical est recommand\u00e9 \u00e0 toutes les femmes \u00e2g\u00e9es de 21 ans et plus.<\/p>\n<p><strong>Cancer du sein : <\/strong>le d\u00e9pistage par mammographie consiste \u00e0 rechercher un carcinome \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Une revue Cochrane a montr\u00e9, sur la base d&#8217;\u00e9tudes randomis\u00e9es, que le risque de mortalit\u00e9 pouvait \u00eatre r\u00e9duit de 23% apr\u00e8s 13 ans. Mais qu&#8217;en est-il en Suisse ? &#8220;Si toutes les habitantes de Suisse \u00e2g\u00e9es de 50 \u00e0 69 ans se faisaient d\u00e9pister, on pourrait en sauver 160 par an de la mort&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Betticher. &#8220;Par rapport au d\u00e9pistage &#8216;sauvage&#8217;, l&#8217;atteinte des ganglions lymphatiques axillaires est 50% moins fr\u00e9quente si le d\u00e9pistage est organis\u00e9. C&#8217;est un avantage souvent oubli\u00e9, car un stade avanc\u00e9 exige \u00e9galement un traitement plus intensif. Globalement, on peut dire que la mammographie est efficace et rentable. C&#8217;est pourquoi elle est recommand\u00e9e \u00e0 toutes les femmes de 50 ans et plus&#8221;.<\/p>\n<p><strong>Cancer du c\u00f4lon : <\/strong>les possibilit\u00e9s d&#8217;examen du cancer du c\u00f4lon comprennent la d\u00e9tection de sang dans les selles ou la coloscopie (virtuelle). Il s&#8217;agit de d\u00e9tecter une phase de d\u00e9veloppement pr\u00e9coce avec des polypes ou un carcinome pr\u00e9coce qui peut encore \u00eatre gu\u00e9ri par la chirurgie et la chimioth\u00e9rapie. La d\u00e9tection sanguine a certes un avantage av\u00e9r\u00e9 (elle r\u00e9duit le risque de mortalit\u00e9 de 16% selon une revue Cochrane de quatre \u00e9tudes randomis\u00e9es [5]), mais on passe quand m\u00eame relativement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de beaucoup de choses. Le taux de faux n\u00e9gatifs peut atteindre 75%. L&#8217;\u00e9talon-or est donc la coloscopie. Selon les estimations (pas d&#8217;\u00e9tudes randomis\u00e9es), cela r\u00e9duit la mortalit\u00e9 de moiti\u00e9 et permet une r\u00e9section des polypes au cours de la m\u00eame s\u00e9ance. Cependant, il s&#8217;agit d&#8217;une intervention (bien que mineure) avec les effets secondaires que cela implique. La colonoscopie virtuelle n&#8217;implique pas d&#8217;intervention, mais elle ne permet pas non plus d&#8217;\u00e9liminer les polypes. En outre, un polype &gt;doit mesurer 9&nbsp;mm pour \u00eatre d\u00e9tect\u00e9 par la coloscopie virtuelle. &#8220;Globalement, en cas de risque normal ou de pr\u00e9disposition familiale, une coloscopie est utile \u00e0 partir de 50 ans&nbsp;, car la probabilit\u00e9 de cancer augmente \u00e0 partir de ce moment&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Betticher.<\/p>\n<p><strong>Cancer du poumon : <\/strong>dans le cas du cancer du poumon, il n&#8217;est pas possible d&#8217;identifier une l\u00e9sion pr\u00e9canc\u00e9reuse. Le National Lung Screening Trial (NLST) a certes montr\u00e9 que le d\u00e9pistage annuel par scanner \u00e0 faible dose permettait de r\u00e9duire la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer du poumon et la mortalit\u00e9 totale (de 20 et 6,7% respectivement). Cependant, il y avait aussi beaucoup de r\u00e9sultats qui n\u00e9cessitaient une clarification. Le taux de surdiagnostic \u00e9tait relativement \u00e9lev\u00e9 et le rapport co\u00fbt\/efficacit\u00e9 \u00e9tait mauvais. C&#8217;est pourquoi le d\u00e9pistage n&#8217;est pas globalement recommand\u00e9 aux fumeurs pour le moment. Il faut d&#8217;abord d\u00e9terminer quelle est la meilleure population \u00e0 d\u00e9pister.<\/p>\n<p><strong>Cancer de la prostate : <\/strong>dans le domaine du cancer de la prostate, l&#8217;\u00e9tude de G\u00f6teborg avait certes montr\u00e9 que le test PSA permettait de r\u00e9duire significativement le risque de mortalit\u00e9 de 44% \u00e0 15 ans [6]. Cependant, douze hommes ont d\u00fb \u00eatre trait\u00e9s pour qu&#8217;un seul soit gu\u00e9ri. La morbidit\u00e9 apr\u00e8s chirurgie (incontinence urinaire 15-50%, dysfonctionnement sexuel 20-70%) ou apr\u00e8s radioth\u00e9rapie (incontinence urinaire 2-16%, dysfonctionnement sexuel 20-45%) est \u00e9lev\u00e9e. En raison de la mauvaise sp\u00e9cificit\u00e9 et sensibilit\u00e9 du test, le d\u00e9pistage de masse n&#8217;est pas recommand\u00e9 &#8211; sauf en pr\u00e9sence de facteurs de risque \u00e9vidents (couleur de peau noire, p\u00e8re ou fr\u00e8re&nbsp; atteint d&#8217;un cancer de la prostate) ou si le patient inform\u00e9 souhaite explicitement \u00eatre examin\u00e9. Dans ce contexte, l&#8217;esp\u00e9rance de vie doit \u00eatre d&#8217;au moins dix ans.<\/p>\n<h2 id=\"le-patient-insuffisant-renal-dans-la-pratique-de-la-medecine-generale\">Le patient insuffisant r\u00e9nal dans la pratique de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale<\/h2>\n<p>Selon le professeur Rudolf P. W\u00fcthrich, de la clinique de n\u00e9phrologie de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich, environ 500 000 personnes en Suisse ont un d\u00e9bit de filtration glom\u00e9rulaire (DFG) limit\u00e9. La pr\u00e9valence de l&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique est en augmentation dans la population g\u00e9n\u00e9rale. Un d\u00e9pistage des maladies r\u00e9nales est donc recommand\u00e9 tous les un \u00e0 deux ans pour les groupes \u00e0 risque. Il s&#8217;agit notamment des diab\u00e9tiques, des hypertendus et des personnes ayant des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux. La cr\u00e9atinine s\u00e9rique (estimation du DFG), la prot\u00e9ine\/cr\u00e9atinine ou l&#8217;albumine\/cr\u00e9atinine et le s\u00e9diment urinaire sont mesur\u00e9s. A la fin de la clarification, les \u00e9l\u00e9ments suivants devraient \u00eatre \u00e9tablis :<\/p>\n<ol>\n<li>Stade et tendance \u00e0 la progression de l&#8217;insuffisance r\u00e9nale (cr\u00e9atinine s\u00e9rique, \u00e9ventuellement cystatine C, valeurs ant\u00e9rieures, tendance \u00e0 la progression)<\/li>\n<li>Insuffisance r\u00e9nale aigu\u00eb ou chronique ? (ant\u00e9c\u00e9dents ; \u00e9chographie : reins r\u00e9tract\u00e9s, structure, rein unique)<\/li>\n<li>Pr\u00e9r\u00e9nale, postr\u00e9nale, r\u00e9nale ? (anamn\u00e8se, tension art\u00e9rielle, veines du cou ; \u00e9chographie : obstruction, r\u00e9tention d&#8217;urine)<\/li>\n<li>Si r\u00e9nale : glom\u00e9rulaire, tubulo-interstitielle, vasculaire ? (s\u00e9diment, prot\u00e9ine\/cr\u00e9atinine, profil prot\u00e9ique urinaire, cha\u00eenes l\u00e9g\u00e8res libres dans le s\u00e9rum).<\/li>\n<\/ol>\n<p>La &#8220;chronic kidney disease&#8221; (CKD) est divis\u00e9e en cinq stades <strong>(tab.&nbsp;1). <\/strong>En compl\u00e9ment, il existe la classification CGA de la maladie r\u00e9nale chronique selon la maladie de base<strong>(causa<\/strong>), le d\u00e9bit de filtration <strong>glom\u00e9rulaire<\/strong>(DFG) et <strong>l&#8217;albuminurie<\/strong>. Le DFG est divis\u00e9 en six cat\u00e9gories et l&#8217;albuminurie en trois. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le risque de mortalit\u00e9 en cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique d\u00e9pend du degr\u00e9 d&#8217;albuminurie (plus il est \u00e9lev\u00e9, plus il est dangereux).<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6009\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_cv4_s36.png\" style=\"height:444px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"814\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_cv4_s36.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_cv4_s36-800x592.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_cv4_s36-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_cv4_s36-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_cv4_s36-320x237.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_cv4_s36-560x414.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"eviter-la-progression\">\u00c9viter la progression<\/h2>\n<p>La progression de l&#8217;insuffisance r\u00e9nale peut g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre inhib\u00e9e par un contr\u00f4le optimal de la pression art\u00e9rielle \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;inhibiteurs de l&#8217;ECA ou d&#8217;antagonistes des r\u00e9cepteurs de l&#8217;angiotensine II [7], de statines et de bicarbonate. Dans ce contexte, le double blocage par des inhibiteurs de l&#8217;ECA et des antagonistes des r\u00e9cepteurs de l&#8217;angiotensine II est \u00e0 proscrire, comme l&#8217;a montr\u00e9 une \u00e9tude de 2008 [8]. Les objectifs de pression art\u00e9rielle en cas de maladie r\u00e9nale sont des valeurs de &lt;140\/90&nbsp;mmHg. Dans les populations \u00e0 risque telles que les patients diab\u00e9tiques, il convient de viser des valeurs de &lt;135\/85&nbsp;mmHg, et en cas de n\u00e9phropathie chronique avec une prot\u00e9inurie inf\u00e9rieure \u00e0 1 g\/d, des valeurs de &lt;130\/80 mmHg ou &lt;125\/75&nbsp;mmHg (prot\u00e9inurie &gt;1&nbsp;g\/d). Une \u00e9tude de Baigent et ses coll\u00e8gues a d\u00e9montr\u00e9 une r\u00e9duction significative de l&#8217;incidence des \u00e9v\u00e9nements ath\u00e9roscl\u00e9rotiques graves avec la simvastatine plus l&#8217;\u00e9z\u00e9timibe chez les patients atteints de maladie r\u00e9nale chronique avanc\u00e9e [9].<\/p>\n<p>Les complications de l&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique progressive sont principalement la morbidit\u00e9 cardiovasculaire au stade 2 de l&#8217;IRC, l&#8217;hyperparathyro\u00efdie et l&#8217;an\u00e9mie au stade 3, l&#8217;acidose m\u00e9tabolique et l&#8217;hypercalc\u00e9mie au stade 4 et la dialyse au stade 5.<\/p>\n<h2 id=\"anemie-renale\">An\u00e9mie r\u00e9nale<\/h2>\n<p>La pathog\u00e9nie de l&#8217;an\u00e9mie r\u00e9nale passe par la r\u00e9duction de la masse n\u00e9phronique, ce qui entra\u00eene une diminution de la production d&#8217;\u00e9rythropo\u00ef\u00e9tine. La perte de sang chronique provoque une carence en fer, tandis que la malnutrition provoque \u00e0 son tour une carence en vitamines. De plus, la demi-vie des \u00e9rythrocytes est raccourcie. Un taux d&#8217;h\u00e9moglobine (Hb) &lt;11&nbsp;g\/dl est une indication de traitement (avant la dialyse). L&#8217;objectif est d&#8217;obtenir une Hb comprise entre 11 et 12&nbsp;g\/dl (ou 13), mais pas plus. La condition pr\u00e9alable est d&#8217;avoir des r\u00e9serves de fer &#8220;pleines&#8221; : ferritine &gt;100&nbsp;ug\/l et saturation de la transferrine &gt;20%. L&#8217;administration de fer se fait par voie parent\u00e9rale (<sup>Ferinject\u00ae<\/sup> ou <sup>Venofer\u00ae<\/sup>), car elle est plus rapide et plus efficace que l&#8217;administration orale [10].<\/p>\n<p>En Suisse, il existe les pr\u00e9parations \u00e0 base d&#8217;\u00e9rythropo\u00ef\u00e9tine <sup>Mircera\u00ae<\/sup>, <sup>Aranesp\u00ae<\/sup>, <sup>Recormon\u00ae<\/sup> et <sup>Eprex\u00ae<\/sup>. Si le taux d&#8217;h\u00e9moglobine est trop \u00e9lev\u00e9 (valeurs de 13&nbsp;g\/dl et plus), cela devient dangereux, car les \u00e9v\u00e9nements tels que le d\u00e9c\u00e8s, l&#8217;infarctus du myocarde, l&#8217;hospitalisation pour insuffisance cardiaque et l&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral sont fr\u00e9quents [11].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6010 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_cv4_s37.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 857px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 857\/615;height:287px; width:400px\" width=\"857\" height=\"615\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_cv4_s37.png 857w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_cv4_s37-800x574.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_cv4_s37-120x86.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_cv4_s37-90x65.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_cv4_s37-320x230.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_cv4_s37-560x402.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 857px) 100vw, 857px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&#8220;D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il est tr\u00e8s important que la collaboration entre le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste et le n\u00e9phrologue fonctionne bien pour le traitement des patients atteints de maladies r\u00e9nales&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur. <strong>L&#8217;illustration&nbsp;1<\/strong> montre, \u00e0 titre d&#8217;exemple, \u00e0 quoi pourrait ressembler une telle approche.<\/p>\n<p><em>Source : 8e Iron Academy, 30 avril 2015, Zurich-Oerlikon<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Neal RD, et al : Comparison of cancer diagnostic intervals before and after implementation of NICE guidelines : analysis of data from the UK General Practice Research Database. Br J Cancer 2014 Feb 4 ; 110(3) : 584-592.<\/li>\n<li>T\u00f8rring ML, et al : Time to diagnosis and mortality in colorectal cancer : a cohort study in primary care. Br J Cancer 2011 Mar 15 ; 104(6) : 934-940.<\/li>\n<li>Ludwig H, et al : Pr\u00e9valence de la carence en fer \u00e0 travers diff\u00e9rentes tumeurs et son association avec un mauvais \u00e9tat de performance, l&#8217;\u00e9tat de la maladie et l&#8217;an\u00e9mie. Ann Oncol 2013 juillet ; 24(7) : 1886-1892.<\/li>\n<li>Gilreath JA, Stenehjem DD, Rodgers GM : Diagnostic et traitement de l&#8217;an\u00e9mie li\u00e9e au cancer. Am J Hematol 2014 ; 89(2) : 203-212.<\/li>\n<li>Hewitson P, et al : Cochrane systematic review of colorectal cancer screening using the fecal occult blood test (hemoccult) : an update. Am J Gastroenterol 2008 Jun ; 103(6) : 1541-1549.<\/li>\n<li>Hugosson J, et al : R\u00e9sultats de mortalit\u00e9 de l&#8217;essai randomis\u00e9 de d\u00e9pistage du cancer de la prostate dans la population de G\u00f6teborg. Lancet Oncol 2010 Aug ; 11(8) : 725-732.<\/li>\n<li>Brenner BM, et al : Effects of losartan on renal and cardiovascular outcomes in patients with type 2 diabetes and nephropathy. N Engl J Med 2001 Sep 20 ; 345(12) : 861-869.<\/li>\n<li>Mann JF, et al : R\u00e9sultats r\u00e9naux avec le telmisartan, le ramipril, ou les deux, chez les personnes \u00e0 haut risque vasculaire (l&#8217;\u00e9tude ONTARGET) : un essai contr\u00f4l\u00e9 multicentrique, randomis\u00e9, en double aveugle. Lancet 2008 Aug 16 ; 372(9638) : 547-553.<\/li>\n<li>Baigent C, et al : The effects of lowering LDL cholesterol with simvastatin plus ezetimibe in patients with chronic kidney disease (Study of Heart and Renal Protection) : a randomised placebo-controlled trial. Lancet 2011 Jun 25 ; 377(9784) : 2181-2192.<\/li>\n<li>Van Wyck DB, et al : A randomized, controlled trial comparing IV iron sucrose to oral iron in anemic patients with non-dialysis-dependent CKD. Kidney Int 2005 Dec ; 68(6) : 2846-2856.<\/li>\n<li>Singh AK, et al : Correction de l&#8217;an\u00e9mie avec l&#8217;\u00e9po\u00e9tine alfa dans la maladie r\u00e9nale chronique. N Engl J Med 2006 Nov 16 ; 355(20) : 2085-2098.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>CARDIOVASC 2015 ; 14(4) : 35-37<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La 8e Iron Academy n&#8217;avait pas seulement pour th\u00e8me le fer en soi, mais pla\u00e7ait la carence en fer dans un contexte pratique plus large. 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