{"id":342868,"date":"2015-08-27T02:00:00","date_gmt":"2015-08-27T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/meilleur-taux-de-survie-controle-du-glucose-et-qualite-de-vie\/"},"modified":"2015-08-27T02:00:00","modified_gmt":"2015-08-27T00:00:00","slug":"meilleur-taux-de-survie-controle-du-glucose-et-qualite-de-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/meilleur-taux-de-survie-controle-du-glucose-et-qualite-de-vie\/","title":{"rendered":"Meilleur taux de survie, contr\u00f4le du glucose et qualit\u00e9 de vie"},"content":{"rendered":"<p><strong>La transplantation pancr\u00e9atique est une option th\u00e9rapeutique standardis\u00e9e pour les patients atteints de diab\u00e8te de type 1 et d&#8217;une n\u00e9phropathie diab\u00e9tique concomitante de haut niveau. Une transplantation pancr\u00e9atique offre la possibilit\u00e9 d&#8217;une absence durable d&#8217;insuline, d&#8217;une r\u00e9duction des maladies diab\u00e9tiques concomitantes et d&#8217;une nette am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie. D&#8217;un point de vue chirurgical, la transplantation pancr\u00e9atique est devenue tr\u00e8s s\u00fbre. Les param\u00e8tres qui influencent le succ\u00e8s sont le conditionnement du donneur, le pr\u00e9l\u00e8vement d&#8217;organes, l&#8217;\u00e9valuation du greffon et la pr\u00e9paration de la table arri\u00e8re, qui ont un impact sur le taux de complications postop\u00e9ratoires. La transplantation du pancr\u00e9as reste associ\u00e9e au taux de complications le plus \u00e9lev\u00e9 de toutes les transplantations d&#8217;organes solides. D&#8217;autre part, les patients ayant subi une transplantation pancr\u00e9atico-r\u00e9nale ont une esp\u00e9rance de vie prolong\u00e9e d&#8217;environ 15 ans par rapport aux diab\u00e9tiques de type 1 non transplant\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le contr\u00f4le de la glyc\u00e9mie par des injections d&#8217;insuline est souvent insatisfaisant et associ\u00e9 \u00e0 de multiples complications \u00e0 long terme telles que des r\u00e9tinopathies, des neuropathies, des vasculopathies et des n\u00e9phropathies [1]. La mortalit\u00e9 des diab\u00e9tiques de type 1 est \u00e9lev\u00e9e, avec 13% \u00e0 20 ans [2]. En cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale terminale suppl\u00e9mentaire, l&#8217;esp\u00e9rance de vie se d\u00e9t\u00e9riore dramatiquement [3].<\/p>\n<h2 id=\"transplantation-pancreatique-le-plus-souvent-en-combinaison-avec-une-transplantation-renale\">Transplantation pancr\u00e9atique le plus souvent en combinaison avec une transplantation r\u00e9nale<\/h2>\n<p>La transplantation pancr\u00e9atique est le seul traitement qui permette d&#8217;obtenir une normoglyc\u00e9mie \u00e0 long terme et de normaliser les taux d&#8217;<sub>HbA1c<\/sub> chez les diab\u00e9tiques de type 1 [4]. La transplantation combin\u00e9e pancr\u00e9as-rein fait partie des traitements \u00e9tablis chez les diab\u00e9tiques de type 1 souffrant d&#8217;insuffisance r\u00e9nale (pr\u00e9)terminale. En Europe, la majorit\u00e9 (89%) des transplantations pancr\u00e9atiques sont r\u00e9alis\u00e9es en combinaison avec une transplantation r\u00e9nale. Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration des techniques chirurgicales, aux nouveaux m\u00e9dicaments immunosuppresseurs et \u00e0 une meilleure prise en charge des complications postop\u00e9ratoires, la survie \u00e0 un an des patients et des greffons pancr\u00e9atiques apr\u00e8s transplantation combin\u00e9e est pass\u00e9e respectivement de 67% et de 25%. 21% (1980) \u00e0 95% aujourd&#8217;hui, respectivement 85% d&#8217;am\u00e9lioration.<\/p>\n<p>Depuis la premi\u00e8re transplantation combin\u00e9e pancr\u00e9as-rein r\u00e9ussie en 1966 par Lillehei et Kelly (Minnesota, \u00c9tats-Unis) [5], de nombreuses techniques de transplantation pancr\u00e9atique ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites par la suite en raison de complications. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;ensemble du pancr\u00e9as est transplant\u00e9 avec le duod\u00e9num court et ferm\u00e9 \u00e0 l&#8217;aveugle [6]. Le duod\u00e9num donneur peut \u00eatre anastomos\u00e9 soit \u00e0 la vessie (drainage de la vessie), soit au j\u00e9junum sup\u00e9rieur (drainage de l&#8217;intestin gr\u00eale). Jusqu&#8217;au milieu des ann\u00e9es 1990, on pratiquait principalement le drainage de la vessie. Cette m\u00e9thode permettait un suivi des greffons par le dosage de l&#8217;amylase et de la lipase dans l&#8217;urine, mais elle \u00e9tait caract\u00e9ris\u00e9e par l&#8217;apparition d&#8217;acidoses m\u00e9taboliques s\u00e9v\u00e8res (perte de bicarbonate) et de probl\u00e8mes urologiques (inflammation de la vessie et de l&#8217;ur\u00e8tre) et a \u00e9t\u00e9 largement abandonn\u00e9e depuis [4]. Aujourd&#8217;hui, dans la plupart des centres de transplantation, le drainage du suc pancr\u00e9atique se fait dans le j\u00e9junum anastomos\u00e9 (technique de drainage de l&#8217;intestin gr\u00eale), g\u00e9n\u00e9ralement en combinaison avec le rein du m\u00eame donneur. Dans ce contexte, la transplantation reste sujette \u00e0 des complications (35-80%) [7]. En Suisse, 25 \u00e0 30 transplantations pancr\u00e9atiques sont r\u00e9alis\u00e9es chaque ann\u00e9e dans les h\u00f4pitaux universitaires de Gen\u00e8ve et de Zurich,<br \/>\nle plus souvent en combinaison avec une transplantation r\u00e9nale.<\/p>\n<h2 id=\"indication\">Indication<\/h2>\n<p>L&#8217;indication classique pour une transplantation simultan\u00e9e pancr\u00e9as-rein est le patient diab\u00e9tique juv\u00e9nile de type 1 avec un peptide C n\u00e9gatif et une insuffisance r\u00e9nale (pr\u00e9)terminale <strong>(tableaux 1 et 2). <\/strong>Cependant, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de plus en plus de patients pr\u00e9sentant une clairance de la cr\u00e9atinine sup\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 40 ml\/min ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s pour une transplantation combin\u00e9e et transplant\u00e9s avant m\u00eame d&#8217;\u00eatre dialys\u00e9s. Cette transplantation pr\u00e9emptive entra\u00eene une r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 p\u00e9riop\u00e9ratoire et am\u00e9liore consid\u00e9rablement la survie \u00e0 long terme des patients [8]. Dans ce contexte, la transplantation pancr\u00e9atique a pour principal objectif de remplacer une production d&#8217;insuline absente ou insuffisante.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6001\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1-2_cv4_s11.png\" style=\"height:602px; width:400px\" width=\"906\" height=\"1363\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1-2_cv4_s11.png 906w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1-2_cv4_s11-800x1204.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1-2_cv4_s11-120x181.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1-2_cv4_s11-90x135.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1-2_cv4_s11-320x481.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1-2_cv4_s11-560x842.png 560w\" sizes=\"(max-width: 906px) 100vw, 906px\" \/><\/p>\n<p>L&#8217;indication d&#8217;une transplantation pancr\u00e9atique isol\u00e9e ne peut \u00eatre pos\u00e9e que chez les patients dont le diab\u00e8te reste extr\u00eamement instable malgr\u00e9 toutes les mesures th\u00e9rapeutiques conservatrices. Dans ces rares cas, la fonction r\u00e9nale ne devrait pas ou peu \u00eatre affect\u00e9e en raison de la n\u00e9phrotoxicit\u00e9 attendue du traitement immunosuppresseur [9]. Les patients atteints de diab\u00e8te sucr\u00e9 de type 2 restent des cas exceptionnels, repr\u00e9sentant 1 \u00e0 8% des transplantations pancr\u00e9atiques dans le monde. La transplantation pancr\u00e9atique chez les diab\u00e9tiques de type 2 ne devrait \u00eatre effectu\u00e9e que dans des cas exceptionnels, apr\u00e8s une s\u00e9lection critique des receveurs <strong>(tableau 3).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6002 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab3_cv4_s11.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/421;height:230px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"421\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab3_cv4_s11.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab3_cv4_s11-800x306.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab3_cv4_s11-120x46.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab3_cv4_s11-90x34.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab3_cv4_s11-320x122.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab3_cv4_s11-560x214.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"prelevement-dorganes\">Pr\u00e9l\u00e8vement d&#8217;organes<\/h2>\n<p>Le pr\u00e9l\u00e8vement de pancr\u00e9as s&#8217;effectue g\u00e9n\u00e9ralement dans le cadre d&#8217;un don multiple d&#8217;organes par une laparotomie m\u00e9diane de la xypho\u00efde \u00e0 la symphyse avec ou sans sternotomie. Apr\u00e8s une pr\u00e9paration standardis\u00e9e, les organes visc\u00e9raux sont perfus\u00e9s avec une solution de conservation froide via une tubulure de perfusion aortique ou iliaque. De plus, les organes sont refroidis topiquement avec de la glace pil\u00e9e et une solution froide de NaCl. Le pancr\u00e9as et le foie peuvent \u00eatre pr\u00e9lev\u00e9s en bloc ou s\u00e9par\u00e9ment.<\/p>\n<h2 id=\"reconstruction-de-la-back-table\">Reconstruction de la Back-Table<\/h2>\n<p>La pr\u00e9paration de la tablette arri\u00e8re doit \u00eatre effectu\u00e9e par le chirurgien charg\u00e9 de la transplantation. Un greffon en Y du donneur, constitu\u00e9 de l&#8217;art\u00e8re iliaque commune et de ses ramifications dans les art\u00e8res iliaques interne et externe, est utilis\u00e9 de mani\u00e8re standard pour reconstruire un conduit art\u00e9riel en reliant l&#8217;art\u00e8re iliaque interne \u00e0 l&#8217;art\u00e8re spl\u00e9nique et l&#8217;art\u00e8re iliaque externe \u00e0 l&#8217;art\u00e8re m\u00e9sent\u00e9rique sup\u00e9rieure sous forme d&#8217;anastomoses bout \u00e0 bout.  <strong>(Fig. 1).<\/strong><\/p>\n<h2 id=\"transplantation-combinee-pancreas-reins\">Transplantation combin\u00e9e pancr\u00e9as-reins<\/h2>\n<p>La transplantation du pancr\u00e9as se fait de mani\u00e8re h\u00e9t\u00e9rotopique dans l&#8217;abdomen <strong>(Fig. 2).<\/strong> Le pancr\u00e9as est transplant\u00e9 en premier lieu et, pour des raisons anatomiques, l&#8217;axe pelvien droit est privil\u00e9gi\u00e9 pour la revascularisation. La d\u00e9rivation veineuse du pancr\u00e9as est effectu\u00e9e en premier ; elle peut \u00eatre syst\u00e9mique-veineuse \u00e0 la veine iliaque externe ou \u00e0 la veine cave inf\u00e9rieure ou portale-veineuse \u00e0 la veine m\u00e9sent\u00e9rique inf\u00e9rieure. La d\u00e9rivation veineuse syst\u00e9mique est la technique standard dans la plupart des centres de transplantation, malgr\u00e9 l&#8217;hyperinsulinisme p\u00e9riph\u00e9rique postop\u00e9ratoire [10], bien que certains centres pr\u00e9f\u00e8rent d\u00e9j\u00e0 le drainage physiologique endocrinien dans la circulation veineuse portale. L&#8217;anastomose art\u00e9rielle est constitu\u00e9e de l&#8217;art\u00e8re iliaque du donneur, id\u00e9alement cousue bout \u00e0 bout sur l&#8217;art\u00e8re iliaque externe. L&#8217;art\u00e8re iliaque externe du receveur est sutur\u00e9e en continu ou en bouton unique.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6003 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-2_cv4_s12.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1633;height:891px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1633\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-2_cv4_s12.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-2_cv4_s12-800x1188.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-2_cv4_s12-120x178.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-2_cv4_s12-90x134.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-2_cv4_s12-320x475.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1-2_cv4_s12-560x831.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Pour la reperfusion, la branche veineuse est d&#8217;abord ouverte. Une h\u00e9morragie dans la capsule pancr\u00e9atique doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e \u00e0 tout prix. La branche art\u00e9rielle est ensuite lib\u00e9r\u00e9e. Une fois l&#8217;h\u00e9mostase r\u00e9ussie, le drainage exocrine est effectu\u00e9. Dans le cas de la technique de drainage de l&#8217;intestin gr\u00eale, celle-ci s&#8217;effectue \u00e0 environ 50 cm en aval de la flexure de Treitz, par duod\u00e9noj\u00e9junostomie lat\u00e9rale \u00e0 lat\u00e9rale. La technique de drainage de l&#8217;intestin gr\u00eale permet ult\u00e9rieurement une \u00e9valuation endoscopique du greffon par l&#8217;obtention d&#8217;\u00e9chantillons de tissus transduod\u00e9naux.<\/p>\n<h2 id=\"taux-de-survie\">Taux de survie<\/h2>\n<p>Les taux de survie \u00e0 5 et 10 ans des patients ayant subi une transplantation simultan\u00e9e pancr\u00e9as-rein sont respectivement de 87 et 70% [11]. Les taux de survie des greffes de pancr\u00e9as apr\u00e8s une transplantation combin\u00e9e sont de 86% \u00e0 un an et toujours de 53% \u00e0 dix ans. La fonction r\u00e9nale est pr\u00e9serv\u00e9e \u00e0 95% \u00e0 un an &gt;et \u00e0 60% \u00e0 dix ans [12]. Le taux de survie plus faible du pancr\u00e9as est d\u00fb aux complications postop\u00e9ratoires pr\u00e9coces telles que la thrombose, la fistule pancr\u00e9atique et les infections [13].<\/p>\n<p>Une \u00e9tude a analys\u00e9 le risque de mortalit\u00e9 de 13 467 diab\u00e9tiques apr\u00e8s une transplantation pancr\u00e9atico-r\u00e9nale, une transplantation r\u00e9nale et un traitement par dialyse pendant dix ans. Par rapport \u00e0 la transplantation r\u00e9nale seule, une survie significativement meilleure a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e \u00e0 dix ans apr\u00e8s une transplantation pancr\u00e9as-rein (67 vs 46%, p&lt;0,001). Les transplant\u00e9s pancr\u00e9as-rein avaient la survie la plus longue attendue (23,4 ans), contre 13 ans pour les patients ayant subi une transplantation r\u00e9nale et 8 ans pour les patients en attente de transplantation et en dialyse [14].<\/p>\n<h2 id=\"qualite-de-vie-apres-une-transplantation-pancreatique\">Qualit\u00e9 de vie apr\u00e8s une transplantation pancr\u00e9atique<\/h2>\n<p>La transplantation pancr\u00e9atique peut am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie en \u00e9liminant les complications associ\u00e9es au diab\u00e8te (hypoglyc\u00e9mie\/hyperglyc\u00e9mie, d\u00e9s\u00e9quilibres m\u00e9taboliques, d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;insuline, mesure quotidienne de la glyc\u00e9mie, restrictions di\u00e9t\u00e9tiques) [14]. Plusieurs \u00e9tudes montrent une am\u00e9lioration significative de la qualit\u00e9 de vie apr\u00e8s la transplantation par rapport aux \u00e9tudes pr\u00e9-transplantation [15].<\/p>\n<h2 id=\"controle-du-glucose-et-influence-sur-les-complications-tardives-du-diabete\">Contr\u00f4le du glucose et influence sur les complications tardives du diab\u00e8te<\/h2>\n<p>La plupart des patients obtiennent une ind\u00e9pendance compl\u00e8te de l&#8217;insuline \u00e0 court et \u00e0 long terme apr\u00e8s une transplantation pancr\u00e9atique. Le contr\u00f4le est nettement meilleur que chez les patients sous pompe \u00e0 insuline ou ayant subi une transplantation d&#8217;\u00eelots de Langerhans [16]. 15 ans apr\u00e8s une transplantation pancr\u00e9atique r\u00e9ussie, Mora et al. montrent qu&#8217;il n&#8217;y a pas de diff\u00e9rence significative entre les patients transplant\u00e9s en ce qui concerne le taux d&#8217;<sub>HbA1c<\/sub> au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e apr\u00e8s la transplantation et le taux d&#8217;<sub>HbA1c<\/sub> au cours de la derni\u00e8re ann\u00e9e avant l&#8217;inclusion dans l&#8217;\u00e9tude (4,68 vs. 4,76%, p&gt;0,05) [17]. L&#8217;influence de la transplantation pancr\u00e9atique sur les complications tardives du diab\u00e8te, comme la r\u00e9tinopathie, est controvers\u00e9e, mais elle est g\u00e9n\u00e9ralement favorable [18]. Une normoglyc\u00e9mie durable peut am\u00e9liorer la fonction nerveuse, m\u00eame en cas de polyneuropathie avanc\u00e9e. Une macroangiopathie existante n&#8217;est pas am\u00e9lior\u00e9e par la transplantation pancr\u00e9atique. Les pr\u00e9valences de maladies c\u00e9r\u00e9brovasculaires et d&#8217;AOP sont respectivement de 31% et 41% cinq ans apr\u00e8s la transplantation pancr\u00e9atique. Dix ans apr\u00e8s la transplantation, les pr\u00e9valences ont discr\u00e8tement augment\u00e9 pour atteindre 41% et 50% [19].<\/p>\n<h2 id=\"centres-de-transplantation-en-suisse\">Centres de transplantation en Suisse<\/h2>\n<p>Les diab\u00e9tiques souffrant d&#8217;insuffisance r\u00e9nale avanc\u00e9e (clairance de la cr\u00e9atinine \u226425 ml\/min) peuvent \u00eatre adress\u00e9s pour consultation \u00e0 l&#8217;un des six centres de transplantation r\u00e9nale de Suisse (B\u00e2le, Berne, Gen\u00e8ve, Lausanne, Saint-Gall, Zurich). Ceux-ci orientent les patients potentiels vers les deux centres de transplantation pancr\u00e9atique de Gen\u00e8ve et de Zurich. Le d\u00e9lai d&#8217;attente pour une transplantation combin\u00e9e pancr\u00e9as-rein est de trois \u00e0 douze mois.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Lipshutz GS, et al : Pancreas-kidney and pancreas transplantation for the treatment of diabetes mellitus. Endocrinol Metab Clin North Am 2007 ; 36(4) : 1015-1038.<\/li>\n<li>Stadler M, et al : Increased plasma amyline in type 1 diabetic patients after kidney and pancreas transplantation : A sign of impaired beta-cell function ? Diabetes Care 2006 ; 29(5) : 1031-1038.<\/li>\n<li>Fourtounas C : Options de transplantation pour les patients atteints de diab\u00e8te de type 2 et de maladie r\u00e9nale chronique. World J Transplant 2014 ; 24(2) : 102-110.<\/li>\n<li>Sollinger HW, et al : One thousand simultaneous pancreas-kidney transplants at a single center with 22-year follow-up. Ann Surg 2009 ; 250(4) : 618-630.<\/li>\n<li>Kelly WD, et al : Allo-transplantation du pancr\u00e9as et du duod\u00e9num avec le rein dans la n\u00e9phropathie diab\u00e9tique. Surgery 1967 ; 61 : 827-837.<\/li>\n<li>Nghiem DD, et al:Transplantation avec drainage urinaire des s\u00e9cr\u00e9tions pancr\u00e9atiques. Am J Surg 1987 ; 153 : 405-406.<\/li>\n<li>Stratta RJ, et al : A prospective comparison of simultaneous kidney-pancreas transplantation with systemic-enteric versus portal-enteric drainage. Ann Surg 2001 ; 233(6) : 740-751.<\/li>\n<li>Morath C, et al : Metabolic control improves long-term renal allograft and patient survival in type 1 diabetes. J Am Soc Nephrol 2008 ; 19(8) : 1557-1563.<\/li>\n<li>Ming CS, et al : Progress in pancreas transplantation and combined pancreas-kidney transplantation. Hepatobiliary Pancreat Dis Int 2007 ; 6(1) : 17-23.<\/li>\n<li>Gruessner AC : 2011 update on pancreas transplantation : comprehensive trend analysis of 25,000 cas followed up over the course of twenty-four years at the International Pancreas Transplant Registry (IPTR). Rev Diabet Stud 2011 ; 8(1) : 6-16.<\/li>\n<li>McCullough KP, et al : Kidney and pancreas transplantation in the United States, 1998-2007 : access for patients with diabetes and end-stage renal disease. Am J Transplant 2009 ; 9 : 894-906.<\/li>\n<li>Ziaja J, et al : Does simultaneously transplant pancreas improve long-term transplantation of kidney in type 1 diabetic recipients ? Transplant Proc 2011 ; 43(8) : 3097-3101.<\/li>\n<li>Ojo AO, et al : B\u00e9n\u00e9fice \u00e0 long terme des transplantations rein-pancr\u00e9as chez les diab\u00e9tiques de type 1. Transplant Proc 2001 ; 33(1-2) : 1670-1672.<\/li>\n<li>Martins LS, et al : La qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 peut s&#8217;am\u00e9liorer apr\u00e8s une transplantation chez les receveurs de pancr\u00e9as et de rein. Clin Transplant 2015 ; 29(3) : 242-251.<\/li>\n<li>Smith GC, et al : Prospective quality-of-life monitoring of simultaneous pancreas and kidney transplant receivers using the 36-item short form health survey. Am J Kidney Dis 2010 ; 55(4) : 698-707.<\/li>\n<li>Gerber PA, et al : Simultaneous islet-kidney vs pancreas-kidney transplantation in type 1 diabetes mellitus : a 5 year single centre follow-up. Diabetologia 2008 ; 51(1) : 110-119.<\/li>\n<li>Mora M, et al : Transplantation de pancr\u00e9as et de rein : fonction endocrinienne \u00e0 long terme. Clin Transplant 2010 ; 24(6) : E236-240.<\/li>\n<li>Pearce IA, et al : Stabilisation de la r\u00e9tinopathie diab\u00e9tique suite \u00e0 une transplantation simultan\u00e9e de pancr\u00e9as et de rein. Br J Ophthalmol 2000 ; 84(7) : 736-740.<\/li>\n<li>Biesenbach G, et al : La progression des maladies macrovasculaires est r\u00e9duite chez les patients diab\u00e9tiques de type 1 apr\u00e8s plus de 5 ans de transplantation combin\u00e9e pancr\u00e9as-rein r\u00e9ussie, en comparaison avec la transplantation de rein seule. Transpl Int 2005 ; 18(9) : 1054-1060.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>CARDIOVASC 2015 ; 14(4) : 10-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La transplantation pancr\u00e9atique est une option th\u00e9rapeutique standardis\u00e9e pour les patients atteints de diab\u00e8te de type 1 et d&#8217;une n\u00e9phropathie diab\u00e9tique concomitante de haut niveau. 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