{"id":342933,"date":"2015-08-17T02:00:00","date_gmt":"2015-08-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/traitement-chirurgical-quand-et-comment\/"},"modified":"2015-08-17T02:00:00","modified_gmt":"2015-08-17T00:00:00","slug":"traitement-chirurgical-quand-et-comment","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/traitement-chirurgical-quand-et-comment\/","title":{"rendered":"Traitement chirurgical Quand et comment ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>En cas de sympt\u00f4mes visuels ou de troubles de la fonction hormonale, il peut s&#8217;agir d&#8217;un ad\u00e9nome de l&#8217;hypophyse, auquel il faut penser et qui doit faire l&#8217;objet d&#8217;un examen endocrinologique et d&#8217;une IRM du cr\u00e2ne ou de la r\u00e9gion sellaire. Ces tumeurs repr\u00e9sentent environ 10 \u00e0 15% des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales primaires et constituent la maladie hypophysaire la plus fr\u00e9quente chez les adultes. Hormis les ad\u00e9nomes produisant de la prolactine, qui sont g\u00e9n\u00e9ralement trait\u00e9s par des agonistes dopaminergiques, l&#8217;ex\u00e9r\u00e8se chirurgicale par voie transph\u00e9no\u00efdale transnasale est le traitement de premi\u00e8re intention. Les proc\u00e9dures de radioth\u00e9rapie sont g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9es en tant qu&#8217;adjuvant ou en cas de r\u00e9cidive.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les \u00e9tudes autopsiques montrent des taux de pr\u00e9valence des tumeurs hypophysaires allant jusqu&#8217;\u00e0 25%, ce qui souligne indirectement le probl\u00e8me des d\u00e9couvertes hypophysaires \u00e9ventuellement fortuites. On estime qu&#8217;un ad\u00e9nome hypophysaire est diagnostiqu\u00e9 chez environ une personne sur 10 000 chaque ann\u00e9e, un peu plus souvent chez les femmes que chez les hommes. Ils apparaissent g\u00e9n\u00e9ralement au cours de la troisi\u00e8me et de la quatri\u00e8me d\u00e9cennie, mais peuvent \u00eatre diagnostiqu\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9. La classification fonctionnelle distingue les ad\u00e9nomes hypophysaires hormono-actifs et hormono-inactifs, et la classification morphologique distingue les microad\u00e9nomes (\u226410&nbsp;mm) des macroad\u00e9nomes (&gt;10&nbsp;mm).<\/p>\n<h2 id=\"presentation-clinique\">Pr\u00e9sentation clinique<\/h2>\n<p><em>Les prolactinomes<\/em> sont les plus fr\u00e9quemment diagnostiqu\u00e9s, avec environ 40 \u00e0 60% des cas. Cliniquement, elles se manifestent par une am\u00e9norrh\u00e9e, une galactorrh\u00e9e ou une diminution de la libido et de la puissance sexuelle. Les hommes sont souvent diagnostiqu\u00e9s plus tard que les femmes. Les enfants sont plus susceptibles de pr\u00e9senter des maux de t\u00eate, une am\u00e9norrh\u00e9e primaire et un retard de croissance. En laboratoire, le taux de prolactine est dans ces cas plusieurs fois sup\u00e9rieur \u00e0 la norme. Cependant, une hyperprolactin\u00e9mie (g\u00e9n\u00e9ralement deux \u00e0 trois fois plus \u00e9lev\u00e9e au maximum que la limite sup\u00e9rieure) peut \u00e9galement survenir en raison d&#8217;une compression du p\u00e9dicule hypophysaire par un ad\u00e9nome \u00e0 activit\u00e9 hormonale (hyperprolactin\u00e9mie concomitante ou &#8220;stalk effect&#8221;) ou avoir souvent des causes non hypophysaires : Insuffisance h\u00e9patique et r\u00e9nale, hypothyro\u00efdie, d&#8217;origine m\u00e9dicamenteuse (par exemple antagonistes de la dopamine, \u0153strog\u00e8nes).<\/p>\n<p> <em>Les ad\u00e9nomes hypophysaires<\/em> inactifs sur le plan endocrinien sont les deuxi\u00e8mes plus fr\u00e9quents. Il s&#8217;agit le plus souvent de macroad\u00e9nomes dont l&#8217;envahissement de l&#8217;espace par l&#8217;hypophyse et les structures avoisinantes est symptomatique. Souvent, l&#8217;expression de la gonadotrophine peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e par immunohistochimie dans ces ad\u00e9nomes, mais cela n&#8217;a g\u00e9n\u00e9ralement aucune pertinence clinique (&#8220;silent secreters&#8221;). Les c\u00e9phal\u00e9es, les d\u00e9ficits du champ visuel (h\u00e9mianopsie bitemporale classique) et l&#8217;adynamie due \u00e0 une insuffisance hypophysaire sont les sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quents lors du diagnostic d&#8217;un ad\u00e9nome \u00e0 activit\u00e9 hormonale. Les tumeurs de grande taille traversent le diaphragme sellaire et peuvent \u00e9galement entra\u00eener une obstruction du foramen de Monroi, ce qui provoque \u00e0 son tour une hydroc\u00e9phalie. En cas d&#8217;infiltration du sinus caverneux, des d\u00e9ficits des nerfs cr\u00e2niens tels qu&#8217;une vision double ou un ptosis, ainsi que des douleurs faciales peuvent \u00e9galement appara\u00eetre (syndrome du sinus caverneux). En cas d&#8217;invasion du lobe temporal, des crises d&#8217;\u00e9pilepsie partiellement complexes et des probl\u00e8mes de m\u00e9moire peuvent survenir. L&#8217;<em>apoplexie hypophysaire<\/em> <strong>(figure 1) <\/strong>constitue g\u00e9n\u00e9ralement une indication chirurgicale urgente et est typiquement symptomatique de c\u00e9phal\u00e9es et de troubles visuels, ainsi que d&#8217;\u00e9ventuels troubles de la conscience (r\u00e9sultant de l&#8217;insuffisance hypophysaire et\/ou de troubles \u00e9lectrolytiques). La d\u00e9faillance du lobe post\u00e9rieur de l&#8217;hypophyse avec diab\u00e8te insipide est relativement rare et se pr\u00e9sente plus souvent en cas de tumeurs suprasellaires et hypothalamiques.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5957\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_oh7_s15.jpg\" style=\"height:617px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1132\"><\/p>\n<p>Environ 30% des <em>ad\u00e9nomes hypophysaires \u00e0 activit\u00e9 hormonale s\u00e9cr\u00e8tent de la GH<\/em> (&#8220;hormone de croissance&#8221; = somatotropine), g\u00e9n\u00e9ralement des macroad\u00e9nomes. Cliniquement, ils se pr\u00e9sentent sous la forme d&#8217;un gigantisme chez l&#8217;adolescent et d&#8217;une acrom\u00e9galie chez l&#8217;adulte. Les signes de l&#8217;acrom\u00e9galie sont l&#8217;hypertrophie des acres, le gonflement des tissus mous, l&#8217;hyperhydrose, la macroglossie, la prognathie, les douleurs \u00e0 la pression r\u00e9tro-orbitaire, le syndrome du canal carpien et le d\u00e9veloppement d&#8217;un syndrome m\u00e9tabolique avec diab\u00e8te et hypertension art\u00e9rielle. D&#8217;autres tumeurs non hypophysaires peuvent \u00e9galement s\u00e9cr\u00e9ter de la GH ou de la GHRH, entra\u00eenant ainsi une acrom\u00e9galie. Comme la GH est s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e de mani\u00e8re pulsatile, le dosage de l&#8217;IGF1 (somatom\u00e9dine) est pratiqu\u00e9 \u00e0 des fins diagnostiques. Un dosage r\u00e9p\u00e9titif de la GH apr\u00e8s l&#8217;ingestion de glucose oral (test de tol\u00e9rance au glucose oral) confirme le diagnostic si la suppression de la GH ne peut pas \u00eatre obtenue.<\/p>\n<p><em>Les ad\u00e9nomes hypophysaires s\u00e9cr\u00e9tant de l&#8217;ACTH<\/em> repr\u00e9sentent 15 \u00e0 25% de toutes les tumeurs \u00e0 activit\u00e9 hormonale. Environ 80% des syndromes de Cushing sont d\u00e9pendants de l&#8217;ACTH <em>(maladie de Cushing), <\/em>et dans 85% de ces cas, il s&#8217;agit d&#8217;un microad\u00e9nome de l&#8217;hypophyse (alors que dans environ 15%, il s&#8217;agit d&#8217;une tumeur ectopique produisant de l&#8217;ACTH). Les sympt\u00f4mes cliniques sont la prise de poids, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 tronculaire, la nuque de buffle, l&#8217;acn\u00e9, les stries distendues, l&#8217;hirsutisme, l&#8217;ost\u00e9oporose, l&#8217;hypertension, le diab\u00e8te sucr\u00e9, les troubles de la fonction sexuelle et la d\u00e9pression. La confirmation du diagnostic par le laboratoire peut \u00eatre tr\u00e8s complexe. Le dosage du cortisol dans le s\u00e9rum et dans l&#8217;urine de 24h ainsi que des tests de suppression fonctionnelle (dexam\u00e9thasone, CRH) sont n\u00e9cessaires. Rarement, lorsqu&#8217;un microad\u00e9nome ne peut pas \u00eatre visualis\u00e9 avec certitude \u00e0 l&#8217;IRM, la mesure de l&#8217;ACTH par cath\u00e9t\u00e9risme supers\u00e9lectif au niveau du sinus p\u00e9treux inf\u00e9rieur est n\u00e9cessaire. Nous proc\u00e9dons \u00e9galement \u00e0 un cath\u00e9t\u00e9risme en cas de repr\u00e9sentation s\u00fbre d&#8217;un microad\u00e9nome, car un incidentalome peut \u00eatre pr\u00e9sent dans environ 10% des cas.<\/p>\n<p>Il est rare qu&#8217;une hypertrophie de l&#8217;espace hypophysaire se produise en cas de production excessive d&#8217;ACTH apr\u00e8s surr\u00e9nalectomie totale (pour traiter un syndrome de Cushing d&#8217;origine extrahypophysaire). Cette complication est connue sous le nom de syndrome de Nelson et est due \u00e0 l&#8217;absence de r\u00e9troaction n\u00e9gative du cortisol.<\/p>\n<p><em>Les ad\u00e9nomes producteurs de gonadotrophines<\/em> peuvent entra\u00eener une pubert\u00e9 pr\u00e9coce ou une am\u00e9norrh\u00e9e primaire chez les enfants. Ces tumeurs sont toutefois tr\u00e8s rares, tout comme les ad\u00e9nomes produisant de la TSH.<\/p>\n<h2 id=\"evaluation-preoperatoire\">\u00c9valuation pr\u00e9op\u00e9ratoire<\/h2>\n<p>Un bilan endocrinologique diff\u00e9renci\u00e9 doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 en pr\u00e9op\u00e9ratoire. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, des hormones doivent \u00eatre substitu\u00e9es en pr\u00e9op\u00e9ratoire. L&#8217;IRM de la r\u00e9gion sellaire est l&#8217;imagerie de choix. Une pond\u00e9ration T1 dans les trois niveaux, avec et sans produit de contraste, devrait en faire partie. Si un microad\u00e9nome hormono-actif est suspect\u00e9 mais que l&#8217;ad\u00e9nome n&#8217;est pas visible sur l&#8217;IRM primaire, il est conseill\u00e9 de r\u00e9duire le dosage du produit de contraste ou de r\u00e9aliser une IRM dynamique apr\u00e8s l&#8217;injection du produit de contraste. Une s\u00e9quence T2 et une angio-IRM sont \u00e9galement utiles. L&#8217;identification claire des structures adjacentes au sella (sinus caverneux, chiasma, vaisseaux) est extr\u00eamement importante. Un scanner est \u00e9galement souvent utile, car il permet de mieux voir les structures osseuses de la cavit\u00e9 nasale et du sinus sph\u00e9no\u00efdal. Il est recommand\u00e9 de faire r\u00e9aliser un jeu de donn\u00e9es 3D \u00e0 partir d&#8217;une imagerie en coupe afin de pouvoir utiliser la neuronavigation. S&#8217;il existe une extension suprasellaire, un examen ophtalmologique pr\u00e9op\u00e9ratoire doit \u00eatre effectu\u00e9 au moyen d&#8217;une mesure de l&#8217;acuit\u00e9 visuelle et du champ visuel. En outre, l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral du patient doit bien s\u00fbr \u00eatre \u00e9valu\u00e9 d&#8217;un point de vue anesth\u00e9sique.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>S&#8217;il existe une insuffisance hypophysaire, une s\u00e9cr\u00e9tion hormonale, des d\u00e9ficits du champ visuel ou une croissance tumorale document\u00e9e, un traitement de l&#8217;ad\u00e9nome hypophysaire est indiqu\u00e9. Si des ad\u00e9nomes hypophysaires sont d\u00e9couverts par hasard lors d&#8217;un examen IRM, en tant qu&#8217;incidentalomes, ils font l&#8217;objet d&#8217;un examen endocrinologique plus approfondi. S&#8217;ils sont hormono-actifs et qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;effet de r\u00e9tr\u00e9cissement de l&#8217;espace, ils peuvent continuer \u00e0 \u00eatre surveill\u00e9s par des examens IRM, par exemple apr\u00e8s un, deux et cinq ans en cas de r\u00e9sultats hospitaliers. Selon les donn\u00e9es de la litt\u00e9rature, on peut s&#8217;attendre \u00e0 une croissance tumorale dans environ 10% des microad\u00e9nomes et environ 25% des macroad\u00e9nomes.<\/p>\n<p>Les prolactinomes sont trait\u00e9s en premier lieu par des m\u00e9dicaments tels que la bromocriptine ou la cabergoline. L&#8217;objectif est d&#8217;obtenir des r\u00e8gles r\u00e9guli\u00e8res ainsi qu&#8217;une libido normale. La normalisation du taux de prolactine ne peut pas \u00eatre obtenue dans tous les cas par voie m\u00e9dicamenteuse. Une tentative d&#8217;arr\u00eat peut avoir lieu apr\u00e8s deux \u00e0 cinq ans, selon la taille de la tumeur. Si le traitement m\u00e9dicamenteux ne fonctionne pas ou n&#8217;est pas tol\u00e9r\u00e9, il existe une indication chirurgicale. Celle-ci est une bonne alternative de traitement, surtout pour les microprolactinomes, car une r\u00e9mission \u00e0 long terme peut \u00eatre obtenue dans &gt;80% des cas. Si une r\u00e9gression de la tumeur sous traitement m\u00e9dicamenteux entra\u00eene une LCR, l&#8217;op\u00e9ration est \u00e9galement indiqu\u00e9e.<\/p>\n<p>Bien que des traitements m\u00e9dicamenteux \u00e9quivalents aient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s pour les ad\u00e9nomes s\u00e9cr\u00e9tant de la GH, la chirurgie reste le traitement de premier choix pour ces ad\u00e9nomes et pour tous les autres.<\/p>\n<h2 id=\"technique-operatoire\">Technique op\u00e9ratoire<\/h2>\n<p>Si la tumeur est fortement suprasellaire et \u00e9galement asym\u00e9trique, elle doit parfois \u00eatre retir\u00e9e par craniotomie. Cependant, environ 90% des ad\u00e9nomes hypophysaires peuvent \u00eatre op\u00e9r\u00e9s par une approche transnasale-transph\u00e9no\u00efdale <strong>(Fig. 2).<\/strong> Selon les conditions anatomiques et la pr\u00e9f\u00e9rence du chirurgien, on choisit une incision muqueuse dans le vestibule nasal, en sous-labial ou directement sur le sph\u00e9no\u00efde, pour finalement ouvrir la cavit\u00e9 sph\u00e9no\u00efdale sur la ligne m\u00e9diane apr\u00e8s mise en place d&#8217;un sp\u00e9culum. La muqueuse y est enti\u00e8rement retir\u00e9e et la sella peut \u00eatre vue du planum sph\u00e9no\u00efdal jusqu&#8217;au clivus. L&#8217;objectif est de proc\u00e9der \u00e0 une r\u00e9section tumorale aussi radicale que possible, tout en pr\u00e9servant l&#8217;hypophyse normale. Si l&#8217;ad\u00e9nome se d\u00e9veloppe de mani\u00e8re invasive dans le sinus caverneux, il faut g\u00e9n\u00e9ralement laisser des parties de la tumeur. Si du liquide c\u00e9phalo-rachidien s&#8217;\u00e9coule en perop\u00e9ratoire, il est n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 une reconstruction \u00e9tanche du plancher sellaire.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5958 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb2_oh7_s16.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1065;height:581px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1065\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb2_oh7_s16.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb2_oh7_s16-800x775.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb2_oh7_s16-120x116.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb2_oh7_s16-90x87.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb2_oh7_s16-320x310.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb2_oh7_s16-560x542.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>De plus en plus de centres utilisent des endoscopes pour la r\u00e9section des ad\u00e9nomes hypophysaires, souvent en collaboration avec des coll\u00e8gues ORL qui r\u00e9alisent la voie d&#8217;abord. La visualisation dans la r\u00e9gion de la sella est meilleure avec la technique endoscopique qu&#8217;avec la technique microchirurgicale. Cependant, \u00e0 ce jour, aucune \u00e9tude n&#8217;a pu d\u00e9montrer que le taux de r\u00e9section \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9 avec la technique endoscopique. La morbidit\u00e9 nasale, c&#8217;est-\u00e0-dire la formation de cro\u00fbtes, l&#8217;\u00e9coulement, l&#8217;apparition de sinusites, est comparable pour les deux techniques. L&#8217;utilisation de l&#8217;imagerie IRM perop\u00e9ratoire devrait, selon certaines \u00e9tudes, augmenter le taux de r\u00e9section, mais cette technologie n&#8217;est pas encore devenue une norme g\u00e9n\u00e9ralement accept\u00e9e.<\/p>\n<p>En fin de compte, la taille, l&#8217;\u00e9tendue et le caract\u00e8re invasif de l&#8217;ad\u00e9nome, ainsi que l&#8217;exp\u00e9rience du chirurgien, d\u00e9terminent le taux de r\u00e9section et de complications. Le taux de complications est relativement faible pour la chirurgie transph\u00e9no\u00efdale (1-5%). Les m\u00e9ningites et les fistules du liquide c\u00e9phalorachidien sont presque toujours faciles \u00e0 contr\u00f4ler. La probabilit\u00e9 de survenue de complications graves, telles que des h\u00e9morragies secondaires entra\u00eenant des troubles de la vision ou la c\u00e9cit\u00e9, est largement inf\u00e9rieure \u00e0 un pour cent, tout comme la mortalit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&#8217;intervention.<\/p>\n<h2 id=\"controle-postoperatoire\">Contr\u00f4le postop\u00e9ratoire<\/h2>\n<p>En postop\u00e9ratoire, l&#8217;\u00e9quilibre hydrique, les \u00e9lectrolytes et le poids corporel sont surveill\u00e9s, un diab\u00e8te insipide pouvant survenir temporairement en cas de d\u00e9ficit en ADH et\/ou une hyponatr\u00e9mie dans le cadre d&#8217;une surproduction d&#8217;ADH (SIADH). Si une insuffisance hypophysaire survient en postop\u00e9ratoire (dans environ 10% des cas), les hormones correspondantes doivent \u00eatre substitu\u00e9es. En cas de d\u00e9ficit en ACTH, le patient re\u00e7oit un traitement par hydrocortisone, fixe ou \u00e0 la demande selon le taux de cortisol, ainsi qu&#8217;une carte d&#8217;urgence (&#8220;prophylaxie du stress&#8221;). Le traitement pathologique doit inclure une analyse immunohistochimique ainsi que l&#8217;indice de prolif\u00e9ration. Apr\u00e8s leur sortie, les patients font l&#8217;objet d&#8217;un suivi endocrinologique et d&#8217;imagerie conform\u00e9ment au sch\u00e9ma.<\/p>\n<h2 id=\"radiotherapie\">Radioth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Les options disponibles sont la radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique (radioth\u00e9rapie \u00e0 temps unique, \u00e0 haute dose, de haute pr\u00e9cision = Stereotactic RadioSurgery, SRS) et la radioth\u00e9rapie fractionn\u00e9e (RT). Des \u00e9tudes ont \u00e9valu\u00e9 le SRS comme option de traitement primaire. Il peut \u00e9galement entra\u00eener une r\u00e9mission endocrinologique ou un contr\u00f4le de la croissance &#8211; mais les donn\u00e9es \u00e0 ce sujet sont tr\u00e8s variables. Nous recommandons le SRS comme traitement adjuvant en cas d&#8217;ad\u00e9nome r\u00e9siduel symptomatique ou progressif. La condition pour l&#8217;application de cette strat\u00e9gie est la pr\u00e9sence d&#8217;une tumeur bien d\u00e9limit\u00e9e avec un volume aussi petit que possible. Pour les l\u00e9sions plus importantes et\/ou moins bien d\u00e9limit\u00e9es, la radioth\u00e9rapie fractionn\u00e9e est plut\u00f4t recommand\u00e9e. Apr\u00e8s une radioth\u00e9rapie, il faut s&#8217;attendre tr\u00e8s souvent \u00e0 une perte progressive de la fonction de l&#8217;hypophyse ant\u00e9rieure.<\/p>\n<p><em>Nous remercions le professeur Mjriam Christ-Crain pour sa relecture critique du manuscrit.<\/em><\/p>\n<p><em>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>Buchfelder M, Schlaffer S : Traitement chirurgical des tumeurs pituitaires. Best Pract Res Clin Endocrinol Metab 2009 Oct ; 23(5) : 677-692.<\/li>\n<li>Molitch ME : Tumeurs pituitaires : incidentalomes pituitaires. Best Pract Res Clin Endocrinol Metab 2009 Oct ; 23(5) : 667-675.<\/li>\n<li>Jagannathan J, et al : Tumeurs c\u00e9r\u00e9brales b\u00e9nignes : tumeurs sellar\/parasellar. Neurol Clin 2007 Nov ; 25(4) : 1231-1249.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n<em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(7) : 14-17<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cas de sympt\u00f4mes visuels ou de troubles de la fonction hormonale, il peut s&#8217;agir d&#8217;un ad\u00e9nome de l&#8217;hypophyse, auquel il faut penser et qui doit faire l&#8217;objet d&#8217;un examen&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":51897,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Tumeurs de l'hypophyse  ","footnotes":""},"category":[11399,11404,11531,11389,11549],"tags":[45640,45653,42148,45659,45646,15968,45664,45674,45668,14586,27007,45671,45677,45649,45679,45682,45688,42144,45685,27909,12690],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-342933","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-endocrinologie-et-diabetologie","category-formation-continue","category-oncologie","category-rx-fr","tag-acth-fr","tag-adenome-hypophysaire","tag-adh-fr","tag-adynamie-fr","tag-cushing-fr","tag-dopamine-fr","tag-gh-fr","tag-gonadotrophine","tag-hormone-de-croissance","tag-hyponatremie","tag-irm","tag-macroadenome","tag-mr-angio-fr","tag-prolactinome","tag-radiosurgery-fr","tag-rt-fr","tag-sellaboden-fr","tag-siadh-fr","tag-srs-fr","tag-tsh-fr","tag-tumeur-cerebrale","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-11 02:25:42","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":342942,"slug":"la-terapia-chirurgica-quando-e-come","post_title":"La terapia chirurgica quando e come?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/la-terapia-chirurgica-quando-e-come\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":342943,"slug":"terapia-cirurgica-quando-e-como","post_title":"Terapia cir\u00fargica quando e como?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/terapia-cirurgica-quando-e-como\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":342944,"slug":"terapia-quirurgica-cuando-y-como","post_title":"Terapia quir\u00fargica \u00bfcu\u00e1ndo y c\u00f3mo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/terapia-quirurgica-cuando-y-como\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342933","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=342933"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342933\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=342933"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=342933"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=342933"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=342933"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}