{"id":342935,"date":"2015-08-13T02:00:00","date_gmt":"2015-08-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/protontherapie-quand-et-pour-qui\/"},"modified":"2015-08-13T02:00:00","modified_gmt":"2015-08-13T00:00:00","slug":"protontherapie-quand-et-pour-qui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/protontherapie-quand-et-pour-qui\/","title":{"rendered":"Protonth\u00e9rapie : quand et pour qui ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>La radioth\u00e9rapie par protons peut remplacer la radioth\u00e9rapie par photons dans les concepts de traitement des tumeurs. En raison de la port\u00e9e limit\u00e9e du faisceau de protons, il est possible d&#8217;\u00e9viter une irradiation inutile des organes environnants. Les enfants en particulier b\u00e9n\u00e9ficient de la protonth\u00e9rapie en r\u00e9duisant le risque de seconds cancers, de troubles de la croissance et de d\u00e9ficits neurocognitifs. Chez les adultes atteints de tumeurs du SNC, de la base du cr\u00e2ne et des yeux, la protonth\u00e9rapie permet d&#8217;appliquer une dose de rayonnement plus \u00e9lev\u00e9e (escalade de dose) par rapport \u00e0 l&#8217;irradiation conventionnelle par photons. En Suisse, la protonth\u00e9rapie est une prestation obligatoire de l&#8217;assurance maladie obligatoire pour les types de tumeurs d\u00e9crits ici.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La protonth\u00e9rapie exploite l&#8217;avantage physique que les protons, contrairement aux photons, ont une port\u00e9e finie et n&#8217;\u00e9mettent pas de rayonnement derri\u00e8re un volume cible circonscrit et \u00e9mettent moins de rayonnement sur le trajet vers le volume cible <strong>(Fig.&nbsp;1A).<\/strong> Par cons\u00e9quent, la protonth\u00e9rapie permet de mieux pr\u00e9server les tissus environnants (dose int\u00e9grale).<\/p>\n<p>La technique de balayage ponctuel (&#8220;pencil beam scanning&#8221;, PBS) d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 l&#8217;Institut Paul Scherrer (PSI), le seul centre suisse de protonth\u00e9rapie ( <strong>fig.&nbsp;1B)<\/strong>, est utilis\u00e9e avec succ\u00e8s depuis 1996 sur des tumeurs profondes. Cette technique de radioth\u00e9rapie permet d&#8217;appliquer localement une dose plus \u00e9lev\u00e9e sur la tumeur et\/ou d&#8217;\u00e9viter une dose de rayonnement inutile et donc des effets secondaires dans les tissus environnants.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5848\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_oh6_s15.png\" style=\"height:727px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"999\"><\/p>\n<p>Depuis, plus de 6200 patients atteints de tumeurs oculaires et plus de 1000 patients atteints de tumeurs profondes ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s au PSI <strong>(fig.&nbsp;2).<\/strong> Plus de 100 000 patients ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par protons dans le monde [1].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5849 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb2_oh6_s15.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/539;height:294px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"539\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Cet article met en lumi\u00e8re les indications pour lesquelles la protonth\u00e9rapie est appropri\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"tumeurs-oculaires\">Tumeurs oculaires<\/h2>\n<p>La protonth\u00e9rapie permet d&#8217;\u00e9viter l&#8217;\u00e9nucl\u00e9ation de l&#8217;\u0153il en cas de m\u00e9lanome oculaire et m\u00eame parfois de pr\u00e9server la fonction visuelle. Tout d&#8217;abord, \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital Ophtalmique Jules Gonin de Lausanne, des clips sont cousus sur l&#8217;\u0153il pour localiser le m\u00e9lanome. Au PSI, la protonth\u00e9rapie est ensuite r\u00e9alis\u00e9e en l&#8217;espace d&#8217;une semaine en quatre s\u00e9ances de th\u00e9rapie, chacune avec une dose unique tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e de 15&nbsp;Gy (RBE).<\/p>\n<p>Une \u00e9valuation r\u00e9trospective de 2435 patients trait\u00e9s \u00e0 l&#8217;ISP \u00e0 partir de 1993 a montr\u00e9 un taux de contr\u00f4le local de la tumeur \u00e0 cinq ans de 98,9% [2]. Le taux de conservation des yeux \u00e0 dix ans est de 86,2%. Le PSI utilise l&#8217;irradiation par protons pour traiter les m\u00e9lanomes choro\u00efdiens, les h\u00e9mangiomes, les m\u00e9tastases oculaires et les m\u00e9lanomes de la conjonctive et de l&#8217;iris.<\/p>\n<h2 id=\"tumeurs-chez-les-enfants\">Tumeurs chez les enfants<\/h2>\n<p>De grands progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le domaine de l&#8217;oncologie p\u00e9diatrique. Environ 85% des patients p\u00e9diatriques atteints de cancer sont gu\u00e9ris. Cependant, 65% des survivants \u00e0 long terme ont des probl\u00e8mes de sant\u00e9 chroniques et environ 20% meurent en raison d&#8217;un second cancer ou d&#8217;autres effets secondaires [3]. Environ 50% des enfants trait\u00e9s par oncologie ont besoin d&#8217;une radioth\u00e9rapie. Le probl\u00e8me de l&#8217;utilisation de photons en principe infinis est, en particulier chez les enfants et les adolescents, le bain de faible dose dans l&#8217;environnement de la zone d&#8217;irradiation <strong>(fig.&nbsp;3).<\/strong> La distribution de la dose peut \u00eatre utilis\u00e9e comme marqueur de substitution de l&#8217;effet ou de l&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;exposition. effets secondaires. Les comparaisons de dose permettent de calculer, par exemple, chez un enfant atteint d&#8217;un m\u00e9dulloblastome, une r\u00e9duction significative du risque relatif de seconds cancers induits par les radiations, typiquement de quatre \u00e0 huit fois [4].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5850 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb3_oh6_s16.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/697;height:380px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"697\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>En raison de la r\u00e9duction possible des effets secondaires, la protonth\u00e9rapie est de plus en plus recommand\u00e9e comme traitement radioth\u00e9rapeutique de choix dans les protocoles de traitement p\u00e9diatriques. Chez les enfants, l&#8217;ISP traite principalement les \u00e9pendymomes infra- et supratentoriels, les tumeurs atypiques t\u00e9rato\u00efdes\/rhabdo\u00efdes (ATRT) [5], les gliomes de bas grade (LGG), les rhabdomyosarcomes (principalement de la r\u00e9gion ORL et du bassin) et les sarcomes d&#8217;Ewing. Le PSI propose \u00e9galement une irradiation axiale cr\u00e2nio-spinale par PBS pour les m\u00e9dulloblastomes et les tumeurs neuroectodermiques primitives (PNET)<strong> (Fig.&nbsp;3).<\/strong> Les patients p\u00e9diatriques sont trait\u00e9s dans le cadre de protocoles de traitement prospectifs et suivis dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes prospectives multicentriques sur la toxicit\u00e9 (\u00e9tude RISK) et la qualit\u00e9 de vie (\u00e9tude PEDQOL).<\/p>\n<h2 id=\"chordomes-chondrosarcomes-et-meningiomes\">Chordomes, chondrosarcomes et m\u00e9ningiomes<\/h2>\n<p>Les chordomes et chondrosarcomes sont op\u00e9r\u00e9s en premier lieu. Cependant, en cas de localisation \u00e0 la base du cr\u00e2ne, il est souvent impossible d&#8217;obtenir une r\u00e9section compl\u00e8te. Une radioth\u00e9rapie adjuvante ou exclusive \u00e0 tr\u00e8s haute dose est recommand\u00e9e, sur la base d&#8217;une courbe dose-r\u00e9ponse d\u00e9crite<strong> (Fig.&nbsp;4). <\/strong>Des analyses r\u00e9trospectives de groupes de traitement non randomis\u00e9s ont permis de conclure que les patients atteints de chordome irradi\u00e9s avec des protons, entre autres, avaient une probabilit\u00e9 significativement plus \u00e9lev\u00e9e de contr\u00f4le local de la tumeur [3,6]. Les r\u00e9sultats publi\u00e9s \u00e0 5 ans du PSI pour les chordomes montrent un contr\u00f4le local de 81% et une survie globale de 62% [7]. Ces r\u00e9sultats sont tr\u00e8s bons en comparaison internationale. Les r\u00e9sultats \u00e0 5 ans pour le contr\u00f4le local de la tumeur dans les chondrosarcomes sont \u00e9galement tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s (94%) et la survie globale est de 91% [7].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5851 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb4_oh6_s16.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/491;height:268px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"491\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Les m\u00e9ningiomes sont \u00e9galement op\u00e9r\u00e9s si n\u00e9cessaire et si possible. Cependant, m\u00eame apr\u00e8s une r\u00e9section compl\u00e8te, il peut y avoir des rechutes. La radioth\u00e9rapie en tant que traitement adjuvant, d\u00e9finitif ou de sauvetage a montr\u00e9 une augmentation des taux de contr\u00f4le de la tumeur dans les s\u00e9ries historiques. En particulier, les m\u00e9ningiomes atypiques (grade WHO II) et les m\u00e9ningiomes malins (grade OMS III) sont une indication \u00e9tablie \u00e0 l&#8217;ISP en raison des doses de radiation plus \u00e9lev\u00e9es requises par rapport aux m\u00e9ningiomes de grade I de l&#8217;OMS <strong>(Fig.&nbsp;5). <\/strong>Les taux publi\u00e9s \u00e0 5 ans sont de 85% pour le contr\u00f4le local de la tumeur et de 82% pour la survie globale [8].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5852 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb5_oh6_s17.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 892px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 892\/742;height:499px; width:600px\" width=\"892\" height=\"742\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"tumeurs-de-la-tete-et-du-cou\">\nTumeurs de la t\u00eate et du cou<\/h2>\n<p>Plusieurs petites \u00e9tudes de phase II et analyses r\u00e9trospectives ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es sur la protonth\u00e9rapie pour les tumeurs de la t\u00eate et du cou. La plupart concernaient des maladies rares telles que les neuroblastomes olfactifs, les m\u00e9lanomes malins, les r\u00e9cidives locales, les carcinomes du nasopharynx et des fosses nasales, les carcinomes paranasaux et les carcinomes du sinus et ad\u00e9no\u00efdes kystiques [3,9]. D&#8217;excellents r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits pour ces maladies rares. Le r\u00f4le de la protonth\u00e9rapie dans le traitement des tumeurs localement avanc\u00e9es de la t\u00eate et du cou n&#8217;est pas encore clairement d\u00e9fini, compar\u00e9 \u00e0 la th\u00e9rapie moderne par IRM photonique. Le PSI traite en particulier les tumeurs proches de la base du cr\u00e2ne <strong>(fig.&nbsp;6).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5853 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb6_oh6_s17.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1092;height:596px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1092\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"etudes-cliniques-et-indications-futures\">\n\u00c9tudes cliniques et indications futures<\/h2>\n<p>Une \u00e9tude de phase I\/II a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e en collaboration avec l&#8217;h\u00f4pital cantonal d&#8217;Aarau et d&#8217;autres cliniques pour les patients atteints de sarcomes des tissus mous primairement inop\u00e9rables. Les recherches visent \u00e0 d\u00e9terminer si l&#8217;efficacit\u00e9 de la protonth\u00e9rapie peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e par une combinaison avec l&#8217;hyperthermie. \u00c0 l&#8217;avenir, les traitements de tumeurs mobiles seront \u00e9galement importants en protonth\u00e9rapie. Le d\u00e9veloppement d&#8217;une application de faisceau particuli\u00e8rement rapide avec des pauses respiratoires d\u00e9finies et le rescannage multiple d&#8217;un volume sur le nouveau portique 2 du PSI permet d&#8217;envisager dans un avenir proche l&#8217;irradiation de tumeurs mobiles. Il s&#8217;agit par exemple de tumeurs volumineuses du thorax \u00e0 si\u00e8ge central, de m\u00e9soth\u00e9liomes et de tumeurs de la partie sup\u00e9rieure de l&#8217;abdomen [10]. Des projets scientifiques et des \u00e9tudes cliniques correspondants sont en cours de pr\u00e9paration.<\/p>\n<h2 id=\"attribution-a-la-protontherapie\">Attribution \u00e0 la protonth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>M\u00eame en l&#8217;absence d&#8217;\u00e9tudes cliniques randomis\u00e9es, l&#8217;irradiation par protons est aujourd&#8217;hui le traitement de choix pour les enfants et les tumeurs rares et complexes de la base du cr\u00e2ne, de la colonne vert\u00e9brale et du sacrum, lorsque de fortes doses doivent \u00eatre administr\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate d&#8217;organes \u00e0 risque. Les m\u00e9decins traitants ou les patients peuvent \u00e0 tout moment envoyer des demandes de v\u00e9rification d&#8217;indication au PSI. Il convient de noter qu&#8217;il peut y avoir une liste d&#8217;attente en raison du nombre limit\u00e9 de cr\u00e9neaux th\u00e9rapeutiques. Les demandes de protonth\u00e9rapie doivent donc \u00eatre faites le plus t\u00f4t possible. Pour v\u00e9rifier l&#8217;indication au PSI-Tumorboard, nous avons besoin du dossier m\u00e9dical complet en rapport avec la tumeur (y compris les images originales).<\/p>\n<p>Selon la liste des indications de l&#8217;OFSP, les tumeurs suivantes sont actuellement trait\u00e9es au PSI en tant que prestations obligatoires des assureurs-maladie :<\/p>\n<ul>\n<li>Tumeurs de l&#8217;\u0153il (m\u00e9lanomes de l&#8217;uv\u00e9e, h\u00e9mangiomes)<\/li>\n<li>Malignomes p\u00e9diatriques<\/li>\n<li>Tumeurs de la base du cr\u00e2ne et de la r\u00e9gion de la colonne vert\u00e9brale (chordomes et chondrosarcomes)<\/li>\n<li>Tumeurs ORL (tumeurs de la parotide, carcinomes du nasopharynx, carcinomes ad\u00e9no\u00efdes kystiques, etc.)<\/li>\n<li>M\u00e9ningiomes<\/li>\n<li>Gliomes de bas grade (OMS I-II)<\/li>\n<li>les tumeurs des tissus mous et des os (sarcomes).<\/li>\n<\/ul>\n<p>La s\u00e9lection des patients pour la protonth\u00e9rapie se fait en fonction du b\u00e9n\u00e9fice m\u00e9dical suppl\u00e9mentaire par rapport aux autres traitements conventionnels.<\/p>\n<h2 id=\"deroulement-de-la-therapie\">D\u00e9roulement de la th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Les patients accept\u00e9s pour une protonth\u00e9rapie &#8211; et leurs parents s&#8217;ils sont mineurs &#8211; sont invit\u00e9s au PSI pour une s\u00e9ance d&#8217;information. Pour la planification du traitement, un scanner et \u00e9ventuellement une IRM sont r\u00e9alis\u00e9s au PSI. Pour ce faire, on adapte au patient un dispositif de positionnement individuel (masque, empreinte dentaire et\/ou matelas \u00e0 d\u00e9pression) qui sert \u00e0 un positionnement exactement reproductible <strong>(fig.&nbsp;2). <\/strong>La tumeur ainsi que les organes \u00e0 risque \u00e0 \u00e9pargner sont dessin\u00e9s sur les tomographies en coupes. Un plan d&#8217;irradiation individuel est ensuite \u00e9tabli avec un calcul pr\u00e9cis de la dose.<\/p>\n<p>Habituellement, les patients sont trait\u00e9s quotidiennement en ambulatoire (du lundi au vendredi), pendant 5 \u00e0 8 semaines, avec une dose quotidienne de 1,8-2,0&nbsp;Gy (RBE). Par s\u00e9ance, un patient est allong\u00e9 sur le dos ou sur le ventre pendant 30 \u00e0 60 minutes en moyenne. En collaboration avec l&#8217;\u00e9quipe d&#8217;anesth\u00e9sie de l&#8217;h\u00f4pital pour enfants de Zurich, les enfants en bas \u00e2ge sont anesth\u00e9si\u00e9s afin qu&#8217;ils restent bien positionn\u00e9s pendant l&#8217;irradiation de la tumeur. Le positionnement exact est contr\u00f4l\u00e9 par deux radiographies avant l&#8217;irradiation. Comme les effets secondaires aigus pendant la s\u00e9rie de traitements sont faibles chez presque tous les patients, le traitement se fait en ambulatoire. Pendant cette p\u00e9riode, les patients vivent chez eux ou dans des appartements ou des maisons de vacances. H\u00f4tels \u00e0 proximit\u00e9 du PSI. Si n\u00e9cessaire, des soins hospitaliers sont dispens\u00e9s dans les h\u00f4pitaux environnants.<br \/>\nUne fois la protonth\u00e9rapie termin\u00e9e, le suivi ou les autres th\u00e9rapies sont g\u00e9n\u00e9ralement effectu\u00e9s dans les centres qui vous ont envoy\u00e9. Nous leur demandons des rapports de suivi afin de pouvoir suivre nos patients \u00e0 long terme. Si la logistique et la distance le permettent, nous essayons d&#8217;inviter les patients au PSI pour le suivi radio-oncologique. Ces informations sur l&#8217;\u00e9volution \u00e0 long terme sont tr\u00e8s importantes, car nous enregistrons, \u00e9valuons et publions en permanence les r\u00e9sultats des traitements au PSI.<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Jermann M : Groupe coop\u00e9ratif de th\u00e9rapie par les particules.  [Online]  [citation du : 1. 4 2015.] www.ptcog.ch\/index.php\/facilities-in-operation.<\/li>\n<li>Egger E, et al : Maximiser le contr\u00f4le local des tumeurs et la survie apr\u00e8s radioth\u00e9rapie par faisceau de protons du m\u00e9lanome uv\u00e9al. Int J Radiat Oncol Biol Phys 2001, 51(1) : 138-147.<\/li>\n<li>Ogino, T : Preuve clinique de la th\u00e9rapie par faisceau de particules (proton). Int J Clin Oncol 2012 ; 17 : 79-84.<\/li>\n<li>Stokkev\u00e5g CH, et al : Risque estim\u00e9 de cancer induit par les radiations apr\u00e8s une irradiation cr\u00e2nio-rachidienne p\u00e9diatrique par \u00e9lectron, photon et protonth\u00e9rapie. Acta Oncol 2014 ; 53 : 1048-1057.<\/li>\n<li>Weber DC, et al : Contr\u00f4le de la tumeur et r\u00e9sultats QoL de tr\u00e8s jeunes enfants atteints de tumeurs atypiques t\u00e9rato\u00efdes\/rhabdo\u00efdes trait\u00e9es par chimioradioth\u00e9rapie focale seule \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une protonth\u00e9rapie par pencil beam scanning. J Neurooncol 2015 ; 121(2) : 389-397.<\/li>\n<li>Deraniyagala RL, et al : Proton therapy for skull base chordomas : an outcome study from the university of Florida proton therapy institute. J Neurol Surg B Skull Base 2014 ; 75(1) : 53-57.<\/li>\n<li>Ares C, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de la radioth\u00e9rapie par protons \u00e0 balayage ponctuel pour les chordomes et les chondrosarcomes de la base du cr\u00e2ne : premier rapport \u00e0 long terme. Int J Radiat Oncol Biol Phys 2009 ; 75 : 1111-1118.<\/li>\n<li>Weber DC, et al : Spot Scanning-Based Proton Therapy for Intracranial Meningioma : Long-Term Results From the Paul Scherrer Institute. Int J Radiat Oncol Biol Phys 2012 ; 865-871.<\/li>\n<li>Mendenhall NP, et al : Proton therapy for head and neck cancer : rationale, potential indications, practical considerations, and current clinical evidence. Acta Oncol 2011 ; 50 : 763-771.<\/li>\n<li>Krayenbuehl J, et al : Proton therapy for malignant pleural mesothelioma after extrapleural pleuropneumonectomy. Int J Radiat Oncol Biol Phys 2010 ; 78 : 628-634.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(6) : 14-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La radioth\u00e9rapie par protons peut remplacer la radioth\u00e9rapie par photons dans les concepts de traitement des tumeurs. 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