{"id":342993,"date":"2015-07-18T02:00:00","date_gmt":"2015-07-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/une-intervention-specifique-a-chaque-phase-le-plus-tot-possible-est-essentielle\/"},"modified":"2015-07-18T02:00:00","modified_gmt":"2015-07-18T00:00:00","slug":"une-intervention-specifique-a-chaque-phase-le-plus-tot-possible-est-essentielle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/une-intervention-specifique-a-chaque-phase-le-plus-tot-possible-est-essentielle\/","title":{"rendered":"Une intervention sp\u00e9cifique \u00e0 chaque phase le plus t\u00f4t possible est essentielle"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les objectifs du d\u00e9pistage pr\u00e9coce incluent la pr\u00e9vention ou le retard du passage \u00e0 la maladie manifeste et la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes ou des handicaps quotidiens d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents. Un risque de psychose implique au moins un sympt\u00f4me psychotique att\u00e9nu\u00e9 ou au moins deux sympt\u00f4mes cognitifs subjectivement ressentis ou au moins un sympt\u00f4me psychotique transitoire. Une longue dur\u00e9e de psychose non trait\u00e9e a un impact n\u00e9gatif sur le d\u00e9veloppement des sympt\u00f4mes et le fonctionnement quotidien. Une mise en r\u00e9seau proactive et intersetting des prestataires de soins est n\u00e9cessaire pour un traitement optimal des patients souffrant d&#8217;une premi\u00e8re psychose.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les psychoses sont des maladies mentales graves qui s&#8217;accompagnent souvent d&#8217;une perte durable de la qualit\u00e9 de vie et des fonctions quotidiennes [1]. La premi\u00e8re psychose survient g\u00e9n\u00e9ralement au d\u00e9but de l&#8217;\u00e2ge adulte, lorsque les personnes concern\u00e9es sont en train de faire la transition vers une vie ind\u00e9pendante. La majorit\u00e9 d&#8217;entre eux pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes moins sp\u00e9cifiques avant m\u00eame l&#8217;apparition de la premi\u00e8re psychose manifeste <strong>(figure&nbsp;1). <\/strong>Les sympt\u00f4mes s&#8217;expriment de mani\u00e8re individuelle, sont souvent li\u00e9s \u00e0 une souffrance et sont souvent mal interpr\u00e9t\u00e9s au d\u00e9but comme une r\u00e9action \u00e0 un stress ou comme un d\u00e9veloppement normal dans le cadre de l&#8217;adolescence.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5913\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb1_np4_s20.jpg\" style=\"height:410px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"752\"><\/p>\n<p>C&#8217;est au cours de la p\u00e9riode qui pr\u00e9c\u00e8de et qui suit la premi\u00e8re phase psychotique que peuvent \u00eatre pos\u00e9s des jalons d\u00e9cisifs pour le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur de la maladie [2]. C&#8217;est \u00e0 ce stade qu&#8217;intervient la d\u00e9tection pr\u00e9coce des psychoses, dans une optique de pr\u00e9vention secondaire. Elle s&#8217;adresse aux personnes d\u00e9j\u00e0 affect\u00e9es par des sympt\u00f4mes et qui, de ce fait, demandent conseil et assistance. Les objectifs du d\u00e9pistage pr\u00e9coce incluent la pr\u00e9vention ou le retard du passage \u00e0 la maladie manifeste et la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes ou des handicaps quotidiens d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents.<\/p>\n<h2 id=\"evaluation-des-risques\">\u00c9valuation des risques<\/h2>\n<p>Il existe diff\u00e9rentes approches pour \u00e9valuer le risque de psychose, appel\u00e9 Clinical High Risk State (CHR). Une m\u00e9ta-analyse r\u00e9cente [3] donne une vue d&#8217;ensemble des outils d&#8217;\u00e9valuation existants. Les auteurs ont \u00e9labor\u00e9 six recommandations pour le compte de l&#8217;Association europ\u00e9enne de psychiatrie (EPA) <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5914 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/tab1_np4_s21.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1125;height:614px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1125\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Si les crit\u00e8res de risque de psychose sont remplis, les personnes concern\u00e9es ont jusqu&#8217;\u00e0 32% de risque d&#8217;\u00e9voluer vers une psychose manifeste dans les trois ann\u00e9es suivantes [4]. Cela signifie qu&#8217;environ deux tiers des personnes en \u00e9tat de risque ne d\u00e9velopperont pas de psychose manifeste au cours de ces trois ann\u00e9es. Cependant, les diff\u00e9rentes \u00e9tudes ont montr\u00e9 une large dispersion des taux de transition. Il est int\u00e9ressant de noter que les taux de transition \u00e9taient plus faibles dans les \u00e9tudes plus r\u00e9centes, ce qui peut s&#8217;expliquer par des effets de dilution (inclusion de personnes pr\u00e9sentant un risque plus faible), mais peut \u00e9galement \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme un signe de r\u00e9ussite du traitement des personnes \u00e0 risque [4].<\/p>\n<p>Comme le montrent les taux de transition, la pr\u00e9sence d&#8217;un \u00e9tat \u00e0 risque n&#8217;est pas n\u00e9cessairement un sympt\u00f4me prodromique de la psychose. Il existe un grand nombre de chevauchements avec d&#8217;autres maladies. Environ 40% des personnes en \u00e9tat de risque de maladie psychotique r\u00e9pondaient \u00e9galement aux crit\u00e8res diagnostiques d&#8217;un \u00e9pisode d\u00e9pressif et environ 15% \u00e0 ceux d&#8217;un trouble anxieux [5]. Dans l&#8217;optique de la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes recherch\u00e9e, les autres maladies devraient \u00eatre trait\u00e9es de mani\u00e8re appropri\u00e9e, par exemple par une psychoth\u00e9rapie.<\/p>\n<h2 id=\"possibilites-de-prevention\">Possibilit\u00e9s de pr\u00e9vention<\/h2>\n<p>La litt\u00e9rature actuelle recommande g\u00e9n\u00e9ralement une approche par \u00e9tapes pour les personnes en \u00e9tat de risque, en donnant la priorit\u00e9 \u00e0 la mesure la moins restrictive [6,7]. Un traitement de soutien ax\u00e9 sur les besoins individuels doit \u00e9galement prendre en compte les comorbidit\u00e9s. En cas de probl\u00e8me de d\u00e9pendance concomitant, les personnes concern\u00e9es devraient \u00eatre incit\u00e9es \u00e0 l&#8217;abstinence ou du moins \u00e0 la r\u00e9duction de leur consommation. En outre, l&#8217;utilisation de m\u00e9thodes de th\u00e9rapie cognitive &#8211; avec ou sans l&#8217;implication de la famille &#8211; est jug\u00e9e utile. Il existe des r\u00e9sultats prometteurs concernant la suppl\u00e9mentation en acides gras om\u00e9ga-3, qui font actuellement l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes cliniques.<\/p>\n<p>La m\u00e9dication antipsychotique n&#8217;est actuellement pas recommand\u00e9e en premi\u00e8re intention dans l&#8217;\u00e9tat \u00e0 risque, car les \u00e9tudes actuelles ne montrent pas d&#8217;avantage par rapport \u00e0 d&#8217;autres traitements qui pr\u00e9sentent moins d&#8217;effets secondaires&nbsp; [6,7] . Dans certains cas, l&#8217;utilisation \u00e0 court terme d&#8217;antipsychotiques peut toutefois entra\u00eener une r\u00e9duction de la charge symptomatique, m\u00eame en cas d&#8217;\u00e9tat \u00e0 risque. Un traitement m\u00e9dicamenteux doit toujours \u00eatre soigneusement \u00e9valu\u00e9 et ne doit pas \u00eatre entrepris uniquement parce que les crit\u00e8res de risque de psychose sont remplis. Une m\u00e9dication permanente \u00e0 long terme \u00e0 caract\u00e8re pr\u00e9ventif n&#8217;est pas recommand\u00e9e [7].<\/p>\n<p>Une intervention pr\u00e9coce essentielle est le suivi r\u00e9gulier des r\u00e9sultats psychologiques, afin que, dans les cas o\u00f9 l&#8217;apparition d&#8217;une maladie manifeste ne peut \u00eatre \u00e9vit\u00e9e, un traitement appropri\u00e9 puisse \u00eatre mis en place sans d\u00e9lai. Ceci est particuli\u00e8rement important car une dur\u00e9e prolong\u00e9e d&#8217;une psychose non trait\u00e9e a un effet n\u00e9gatif sur le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur des sympt\u00f4mes et le fonctionnement quotidien [2].<\/p>\n<h2 id=\"premier-episode-psychotique\">Premier \u00e9pisode psychotique<\/h2>\n<p>En cas de maladie psychotique manifeste, un traitement le plus rapide possible est indiqu\u00e9. L&#8217;accent est mis sur un diagnostic complet ainsi que sur des explications claires et pr\u00e9cises. En ce qui concerne les objectifs du traitement, l&#8217;accent n&#8217;est plus mis aujourd&#8217;hui sur le contr\u00f4le des sympt\u00f4mes et la pr\u00e9vention des r\u00e9cidives, mais sur le &#8220;r\u00e9tablissement&#8221; au sens de la fonction quotidienne et de la qualit\u00e9 de vie subjective. Le concept cl\u00e9 d'&#8221;empowerment&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire la promotion du contr\u00f4le et de l&#8217;influence des personnes concern\u00e9es sur les services psychiatriques et sur leur propre vie, ainsi que la prise en compte du mod\u00e8le explicatif individuel de la maladie doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme la pierre angulaire du traitement. Cela va de pair avec le d\u00e9veloppement d&#8217;approches th\u00e9rapeutiques int\u00e9gr\u00e9es qui, outre le traitement antipsychotique, accordent une grande importance aux proc\u00e9dures psychoth\u00e9rapeutiques, psychosociales et de r\u00e9adaptation.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-medicamenteux-le-plus-tot-possible\">Traitement m\u00e9dicamenteux le plus t\u00f4t possible<\/h2>\n<p>En ce qui concerne la pharmacoth\u00e9rapie, il existe un consensus sur le fait qu&#8217;un traitement antipsychotique doit commencer le plus t\u00f4t possible en cas de psychose manifeste. Les particularit\u00e9s chez les personnes atteintes pour la premi\u00e8re fois sont des taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9s, m\u00eame \u00e0 de faibles doses, mais aussi une plus grande sensibilit\u00e9 aux effets secondaires. Les diff\u00e9rentes lignes directrices internationales n&#8217;adoptent pas une position uniforme en ce qui concerne la pr\u00e9f\u00e9rence pour les antipsychotiques atypiques par rapport aux antipsychotiques typiques, la Suisse ayant une pr\u00e9f\u00e9rence pour les atypiques. Les diff\u00e9rences d&#8217;efficacit\u00e9 semblent moins marqu\u00e9es qu&#8217;on ne le pensait initialement [6]. Les antipsychotiques typiques entra\u00eenent plus souvent des effets secondaires extrapyramidaux moteurs, tandis que les antipsychotiques atypiques provoquent plus souvent une prise de poids. En m\u00eame temps, il faut noter que les antipsychotiques atypiques constituent un groupe h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de m\u00e9dicaments. Dans la mesure du possible, les \u00e9tudes men\u00e9es sp\u00e9cifiquement chez les patients atteints de la premi\u00e8re maladie doivent \u00eatre prises en compte<strong> (tableau&nbsp;2)<\/strong> [8].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5915 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/tab2_np4_s22.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/947;height:517px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"947\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"interventions-psychosociales\">Interventions psychosociales<\/h2>\n<p>Les interventions psychosociales aupr\u00e8s des patients pr\u00e9sentant une premi\u00e8re manifestation de psychose comprennent des approches tr\u00e8s diff\u00e9rentes [6,9]. Un \u00e9l\u00e9ment essentiel est la psycho\u00e9ducation, dont les objectifs comprennent l&#8217;\u00e9laboration d&#8217;un concept individuel de la maladie, la promotion de l&#8217;engagement dans le traitement, la gestion des effets de la maladie et, finalement, le d\u00e9veloppement d&#8217;une perspective de vie positive malgr\u00e9 la maladie. La psycho\u00e9ducation est propos\u00e9e sous des formes et dans des cadres tr\u00e8s diff\u00e9rents, mais un format de groupe pr\u00e9sente des avantages pour l&#8217;\u00e9laboration commune des th\u00e8mes.<\/p>\n<p>Un autre pilier efficace est le travail avec les proches. Il existe ici des approches tr\u00e8s diff\u00e9rentes, allant de la transmission d&#8217;informations \u00e0 l&#8217;accompagnement des familles sur le long terme, en passant par un travail sur la communication au sein de la famille. Il existe actuellement de bonnes \u00e0 tr\u00e8s bonnes preuves concernant le travail avec les proches. Cependant, le choix d&#8217;interventions sp\u00e9cifiques au sein de ces approches est un d\u00e9fi dans la situation quotidienne et individuelle du patient.<\/p>\n<p>Outre la psycho\u00e9ducation et le travail avec les proches, il existe d\u00e9sormais de bonnes preuves pour les interventions psychoth\u00e9rapeutiques au sens strict, bien que presque toutes les approches bas\u00e9es sur la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale aient \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es. Outre la forme et le cadre, les \u00e9tudes men\u00e9es diff\u00e8rent \u00e9galement par leurs objectifs, qui incluent la pr\u00e9vention des rechutes, la gestion des sympt\u00f4mes persistants, l&#8217;am\u00e9lioration du fonctionnement quotidien et la gestion de l&#8217;exp\u00e9rience de la psychose. Ces \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es pour la plupart en individuel, mais aussi en groupe, et durent g\u00e9n\u00e9ralement de 16 \u00e0 20 heures.<\/p>\n<p>L&#8217;accent \u00e9tant de plus en plus mis sur le fonctionnement quotidien des patients, les proc\u00e9dures de r\u00e9\u00e9ducation gagnent en importance. Il convient de pr\u00e9ciser qu&#8217;il n&#8217;existe que peu d&#8217;\u00e9tudes empiriques sur le groupe des patients psychotiques atteints pour la premi\u00e8re fois. L&#8217;approche de l'&#8221;emploi assist\u00e9&#8221; constitue une exception : les patients sont accompagn\u00e9s dans leur recherche directe d&#8217;emploi sur le march\u00e9 primaire du travail, puis sur le lieu de travail par un job coach [10]. En Suisse, il existe de nombreuses autres offres de r\u00e9adaptation professionnelle et quotidienne qui sont utilis\u00e9es avec profit dans la pratique. Il serait souhaitable de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation empirique plus pouss\u00e9e concernant les patients atteints pour la premi\u00e8re fois, afin de pouvoir mieux cibler les offres sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<h2 id=\"mise-en-reseau\">Mise en r\u00e9seau<\/h2>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, le domaine de la d\u00e9tection et du traitement pr\u00e9coces des psychoses conna\u00eet une \u00e9volution dynamique qui suscite l&#8217;espoir l\u00e9gitime qu&#8217;\u00e0 l&#8217;avenir, nos patients subiront moins de restrictions p\u00e9nibles dues aux cons\u00e9quences de ces maladies. Mais cette \u00e9volution rapide des diagnostics et des traitements repr\u00e9sente \u00e9galement un nouveau d\u00e9fi que les diff\u00e9rents acteurs du syst\u00e8me de sant\u00e9 ont du mal \u00e0 relever. La mise en r\u00e9seau est \u00e9galement essentielle pour r\u00e9duire le pourcentage tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 (plus de 40%) de patients souffrant d&#8217;une premi\u00e8re psychose qui rompent tout contact avec le syst\u00e8me de sant\u00e9 dans l&#8217;ann\u00e9e. Une prise en charge optimale des patients dans cette phase critique n\u00e9cessite donc une mise en r\u00e9seau active des prestataires de soins afin d&#8217;exploiter les synergies et d&#8217;optimiser les interfaces dans les soins.<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Mueser KT, et al : Schizophr\u00e9nie. Lancet 2004 ; 363(9426) : 2063-2072.<\/li>\n<li>Perkins DO, et al : Relations entre la dur\u00e9e de la psychose non trait\u00e9e et les r\u00e9sultats dans la schizophr\u00e9nie du premier \u00e9pisode : une revue critique et une m\u00e9ta-analyse. Am J Psychiatry 2005 ; 162(10) : 1785-1804.<\/li>\n<li>Schultze-Lutter F, et al : EPA guidance on the early detection of clinical high risk states of psychoses. Eur Psychiatry 2015 ; 30(3) : 405-416.<\/li>\n<li>Fusar-Poli P, et al : Predicting psychosis : meta-analysis of transition outcomes in individuals at high clinical risk. Arch Gen Psychiatry 2012a ; 69(3) : 220-229.<\/li>\n<li>Fusar-Poli P, et al. : Troubles d\u00e9pressifs et anxieux concomitants chez 509 individus pr\u00e9sentant un \u00e9tat mental \u00e0 risque : Impact sur la psychopathologie et la transition vers la psychose. Schizophr Bull 2012b ; doi : 10.1093\/schbul\/sbs136.<\/li>\n<li>National Institute for Clinical Excellence (NICE). Psychosis and schizophrenia in adults : treatment and management 2014, http:\/\/guidance.nice.org.uk\/CG178\/NICEGuidance\/pdf\/English.<\/li>\n<li>Schmidt SJ, et al : EPA guidance of the early intervention in clinical high risk states of psychoses. Eur Psychiatry 2015 ; 30(3) : 388-404.<\/li>\n<li>Hasan A, et al : F\u00e9d\u00e9ration mondiale des soci\u00e9t\u00e9s de psychiatrie biologique (WFSBP) Guidelines for Biological Treatment of Schizophrenia, part 1 : update 2012 on the acute treatment of schizophrenia and the management of treatment resistance. World J Biol Psychiatry 2012 ; 13 : 318-378.<\/li>\n<li>Mueser KT, et al : Traitements psychosociaux pour la schizophr\u00e9nie. Annu Rev Clin Psychol 2013 ; 9 : 465-497.<\/li>\n<li>Killackey E, et al. : Vocational intervention in first-episode psychosis : individual placement and support v. treatment as usual. Br J Psychiatry 2008 ; 193(2) : 114-120.<br \/>\n\t&nbsp;<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2015 ; 13(4) : 18-22<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les objectifs du d\u00e9pistage pr\u00e9coce incluent la pr\u00e9vention ou le retard du passage \u00e0 la maladie manifeste et la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes ou des handicaps quotidiens d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents. 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