{"id":343098,"date":"2015-05-21T02:00:00","date_gmt":"2015-05-21T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/statu-quo-et-defis-lexemple-du-cancer-de-la-prostate\/"},"modified":"2015-05-21T02:00:00","modified_gmt":"2015-05-21T00:00:00","slug":"statu-quo-et-defis-lexemple-du-cancer-de-la-prostate","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/statu-quo-et-defis-lexemple-du-cancer-de-la-prostate\/","title":{"rendered":"Statu quo et d\u00e9fis : l&#8217;exemple du cancer de la prostate"},"content":{"rendered":"<p><strong>Des \u00e9tudes sugg\u00e8rent que la surveillance active constitue une option th\u00e9rapeutique pour les tumeurs \u00e0 faible risque de progression (tumeurs \u00e0 faible risque). L&#8217;\u00e9quipe soignante doit d\u00e9finir les strat\u00e9gies de traitement avec le patient sur la base des directives existantes et des preuves actuelles. Dans le cas de la surveillance active, le suivi et le contr\u00f4le r\u00e9gulier des patients sont un facteur d\u00e9terminant de la strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique. De plus en plus de cancers de la prostate sont diagnostiqu\u00e9s sur la base de la mesure du PSA. Environ 90% de ces tumeurs sont localis\u00e9es. Une grande partie des tumeurs diagnostiqu\u00e9es ne pr\u00e9sentent aucun danger pour les patients concern\u00e9s ; pour ces patients, le risque de morbidit\u00e9 li\u00e9 aux interventions est plus \u00e9lev\u00e9 que le risque de morbidit\u00e9 li\u00e9 \u00e0 la tumeur.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Pour le traitement du carcinome de la prostate \u00e0 faible risque localis\u00e9, il existe diff\u00e9rentes options alternatives selon les directives actuelles (S3 Guideline DGU, EAU Guideline on Prostate Cancer) : prostatectomie radicale, radioth\u00e9rapie locale, surveillance active et, en fonction de l&#8217;\u00e2ge, le concept de watchful waiting. La surveillance active (Active Surveillance, AS) consiste \u00e0 suivre de pr\u00e8s les personnes chez qui une maladie a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e, tout au long de son \u00e9volution. La SA doit \u00eatre distingu\u00e9e de la Watchful Waiting. Il s&#8217;agit de strat\u00e9gies de traitement symptomatique d&#8217;une maladie au cours de son \u00e9volution, sans avoir pour objectif de faire passer les patients \u00e0 un traitement curatif, par exemple en raison de leur \u00e2ge avanc\u00e9 et\/ou de comorbidit\u00e9s graves. La SA se distingue \u00e9galement de la surveillance clinique\/de la sant\u00e9 publique, dont l&#8217;objectif est de collecter, d&#8217;analyser et d&#8217;interpr\u00e9ter des donn\u00e9es de sant\u00e9 relatives \u00e0 des populations sp\u00e9cifiques [1].<\/p>\n<h2 id=\"surveillance-active-des-cancers-a-faible-risque\">Surveillance active des cancers \u00e0 faible risque<\/h2>\n<p>L&#8217;analyse et l&#8217;interpr\u00e9tation des traitements anticanc\u00e9reux pour des maladies oncologiques s\u00e9lectionn\u00e9es chez les hommes ont r\u00e9cemment poursuivi l&#8217;objectif d&#8217;\u00e9viter la surutilisation d&#8217;options th\u00e9rapeutiques invasives (overtreatment). Pour les cancers de la prostate et des testicules en particulier, des crit\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s qui ne conduisent \u00e0 aucun traitement imm\u00e9diat, voire \u00e0 aucun traitement du tout. Pour les deux entit\u00e9s, les directives de traitement pr\u00e9voient qu&#8217;en plus des options th\u00e9rapeutiques \u00e9tablies (prostatectomie, radioth\u00e9rapie, traitement m\u00e9dicamenteux de la tumeur, ablation hormonale, orchidectomie), la SA pour les tumeurs \u00e0 faible risque (low-risk disease) est une autre option de traitement primaire [2,3]. La d\u00e9cision d&#8217;utiliser ou non la SA comme strat\u00e9gie de traitement est d\u00e9termin\u00e9e par la classification de la tumeur comme &#8220;\u00e0 faible risque&#8221;.<\/p>\n<p>En prenant l&#8217;exemple du cancer de la prostate, nous allons illustrer les difficult\u00e9s pratiques li\u00e9es au choix du traitement possible. Des \u00e9tudes r\u00e9centes montrent que la classification des cancers est toujours &#8211; malgr\u00e9 de nombreuses ann\u00e9es de recherche &#8211; marqu\u00e9e par une pratique tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne [4\u201311]. Par exemple, le taux de patients atteints d&#8217;une tumeur \u00e0 faible risque est pass\u00e9 de 60% en 2004 \u00e0 27% en 2013 &#8211; sur la base des d\u00e9finitions modifi\u00e9es des tumeurs \u00e0 faible risque [12].<\/p>\n<h2 id=\"epidemiologie-et-etiologie\">\u00c9pid\u00e9miologie et \u00e9tiologie<\/h2>\n<p>Le cancer de la prostate est le cancer le plus fr\u00e9quent chez les hommes en Suisse [13]. On constate une incidence diff\u00e9rente selon les populations : aux \u00c9tats-Unis, les personnes \u00e0 la peau fonc\u00e9e sont plus souvent touch\u00e9es que les Blancs et ces derniers plus souvent que les Asiatiques. Cela sugg\u00e8re une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique au d\u00e9veloppement du carcinome [9]. Il est probable que la pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique soit \u00e9galement influenc\u00e9e et modifi\u00e9e par des facteurs sociod\u00e9mographiques [14\u201316]. Par exemple, l&#8217;incidence du cancer de la prostate augmente chez les Asiatiques qui immigrent aux \u00c9tats-Unis. L&#8217;incidence des cancers de la prostate cliniquement non significatifs est comparable dans le monde entier, mais il existe des diff\u00e9rences pour les cancers de la prostate cliniquement significatifs. Les hommes dont un parent au premier degr\u00e9 est atteint d&#8217;un cancer de la prostate ont deux fois plus de risques de d\u00e9velopper \u00e9galement un cancer de la prostate. Si plusieurs parents de premier degr\u00e9 sont atteints, le risque est multipli\u00e9 par 5 \u00e0 11 [10,17].<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des cancers de la prostate sont probablement dus \u00e0 plusieurs polymorphismes g\u00e9n\u00e9tiques [10]. La testost\u00e9rone n&#8217;est actuellement pas consid\u00e9r\u00e9e comme un agent pr\u00e9canc\u00e9reux, mais joue probablement un r\u00f4le de promoteur de tumeur dans les tumeurs d\u00e9j\u00e0 en progression. Les composants alimentaires ont de nombreux effets sur le cancer de la prostate [18]. Les prot\u00e9ines animales semblent favoriser le risque de d\u00e9veloppement d&#8217;un cancer de la prostate avanc\u00e9. L&#8217;oligo-\u00e9l\u00e9ment s\u00e9l\u00e9nium a longtemps fait l&#8217;objet de discussions quant \u00e0 son \u00e9ventuel effet protecteur. L&#8217;\u00e9tude SELECT n&#8217;a toutefois pas pu d\u00e9montrer un tel b\u00e9n\u00e9fice et a donc \u00e9t\u00e9 interrompue pr\u00e9matur\u00e9ment en 2008. Le tabagisme au moment du diagnostic initial augmente le risque de tumeur avanc\u00e9e, de r\u00e9cidive (38 vs 26%) et de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9 au cancer (15,3 vs 9,6\/1000 personnes-ann\u00e9es) [15]. Le syndrome m\u00e9tabolique augmente \u00e9galement le risque de cancer de la prostate. Il n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 possible d&#8217;\u00e9tablir un lien entre le risque de cancer de la prostate et la consommation d&#8217;alcool.<\/p>\n<h2 id=\"taux-eleve-de-surtraitement\">Taux \u00e9lev\u00e9 de surtraitement<\/h2>\n<p>Depuis plus de 30 ans, la prostatectomie radicale est consid\u00e9r\u00e9e comme le traitement curatif standard du cancer de la prostate ; environ 70% des patients de moins de 70 ans subissent une prostatectomie [8,12]. Cette strat\u00e9gie est adopt\u00e9e en partant du principe que le patient est gu\u00e9ri apr\u00e8s l&#8217;intervention. Ces consid\u00e9rations doivent \u00eatre de plus en plus relativis\u00e9es : On estime que 30% des hommes op\u00e9r\u00e9s pr\u00e9sentent une progression du PSA au cours de l&#8217;\u00e9volution. Une partie des patients ont des tumeurs qui ne doivent pas n\u00e9cessairement \u00eatre trait\u00e9es par une intervention ; ces patients ne mourraient pas de leur tumeur m\u00eame sans chirurgie ou radioth\u00e9rapie. Cependant, les possibilit\u00e9s d&#8217;\u00e9valuer la biologie individuelle des tumeurs sont encore limit\u00e9es aujourd&#8217;hui. C&#8217;est pourquoi l&#8217;\u00e9quipe soignante et le patient choisissent souvent la voie de l&#8217;intervention, souvent par crainte que la tumeur n&#8217;\u00e9volue vers un stade ne pouvant plus \u00eatre trait\u00e9 de mani\u00e8re curative en raison d&#8217;une progression rapide.<\/p>\n<p>Une surveillance active r\u00e9guli\u00e8re des patients atteints de cancers \u00e0 faible risque, cliniquement normaux, qui se pr\u00eatent \u00e0 l&#8217;AS, peut pr\u00e9venir les morbidit\u00e9s li\u00e9es au traitement (dysfonctionnement \u00e9rectile, incontinence, complications li\u00e9es \u00e0 l&#8217;op\u00e9ration et \u00e0 la radioth\u00e9rapie, etc.) et donc un surtraitement, et est consid\u00e9r\u00e9e comme s\u00fbre dans ce cadre. La charge mentale du patient et de son partenaire sous la direction d&#8217;un urologue exp\u00e9riment\u00e9 est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9e comme appropri\u00e9e [6,18]. L&#8217;\u00e9tude ERSPC a montr\u00e9 un taux de surtraitement de 54%. \u00c9viter \u00e0 ces hommes les morbidit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 un traitement interventionnel est le sens de la SA [5].<\/p>\n<h2 id=\"criteres-pour-une-surveillance-active\">Crit\u00e8res pour une surveillance active<\/h2>\n<p>Les lignes directrices S3 actuelles sur le d\u00e9pistage, le diagnostic et le traitement des diff\u00e9rents stades du cancer de la prostate incluent la SA comme strat\u00e9gie de traitement pour les cancers \u00e0 faible risque d\u00e9finis qui r\u00e9pondent \u00e0 certains crit\u00e8res <strong>(tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5715\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab1_oh5_s10.png\" style=\"height:191px; width:400px\" width=\"856\" height=\"408\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab1_oh5_s10.png 856w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab1_oh5_s10-800x381.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab1_oh5_s10-120x57.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab1_oh5_s10-90x43.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab1_oh5_s10-320x153.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab1_oh5_s10-560x267.png 560w\" sizes=\"(max-width: 856px) 100vw, 856px\" \/><\/p>\n<p>La ligne directrice d\u00e9finit les crit\u00e8res de d\u00e9cision pertinents suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>Les patients atteints d&#8217;un cancer de la prostate localis\u00e9 et \u00e9ligibles \u00e0 un traitement curatif local doivent \u00eatre inform\u00e9s non seulement des proc\u00e9dures de traitement telles que la prostatectomie radicale, la radioth\u00e9rapie et la curieth\u00e9rapie, mais aussi de la SA.<\/li>\n<li>Chez les patients atteints d&#8217;un cancer de la prostate localis\u00e9 et \u00e9ligibles \u00e0 un traitement curatif, les effets ind\u00e9sirables et les cons\u00e9quences th\u00e9rapeutiques de la prostatectomie radicale, de la radioth\u00e9rapie percutan\u00e9e et de la curieth\u00e9rapie doivent \u00eatre mis en balance avec le risque d&#8217;un traitement retard\u00e9 en cas de strat\u00e9gie AS.<\/li>\n<li>La tumeur doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9e tous les trois mois au cours des deux premi\u00e8res ann\u00e9es suivant le diagnostic par le biais d&#8217;un dosage du PSA et d&#8217;un toucher rectal num\u00e9rique. Si le taux de PSA reste stable, un contr\u00f4le doit ensuite \u00eatre effectu\u00e9 tous les six mois. Les biopsies doivent \u00eatre effectu\u00e9es tous les 12 \u00e0 18 mois. Actuellement, de nouvelles m\u00e9thodes sont \u00e0 l&#8217;\u00e9tude pour am\u00e9liorer la pertinence des biopsies de la prostate <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/li>\n<li>L&#8217;AS doit \u00eatre abandonn\u00e9 si le temps de doublement du PSA est r\u00e9duit \u00e0 moins de trois ans ou si le degr\u00e9 de malignit\u00e9 s&#8217;aggrave jusqu&#8217;\u00e0 un score de Gleason &gt;6.<\/li>\n<\/ul>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5716 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb1_oh5_s9.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/978;height:533px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"978\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb1_oh5_s9.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb1_oh5_s9-800x711.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb1_oh5_s9-120x107.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb1_oh5_s9-90x80.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb1_oh5_s9-320x285.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb1_oh5_s9-560x498.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Le degr\u00e9 d&#8217;adaptation du traitement au cours de l&#8217;\u00e9volution individuelle (par exemple prostatectomie radicale ou radioth\u00e9rapie locale) d\u00e9pend directement de la dynamique individuelle de la maladie canc\u00e9reuse. Chaque patient, inform\u00e9 de toutes les options th\u00e9rapeutiques, se voit proposer en premier lieu une proc\u00e9dure qui lui permet de vivre, dans un premier temps, les ann\u00e9es suivantes avec une qualit\u00e9 de vie \u00e9lev\u00e9e et si possible sans les inconv\u00e9nients li\u00e9s au traitement.  <em>Les centres d&#8217;oncologie certifi\u00e9s contribuent de mani\u00e8re d\u00e9montrable \u00e0 garantir la qualit\u00e9 des soins.<\/em><\/p>\n<h2 id=\"conclusion-pour-la-pratique\">Conclusion pour la pratique<\/h2>\n<ul>\n<li>Actuellement, en Suisse, le premier dosage de r\u00e9f\u00e9rence du PSA est recommand\u00e9 entre 40 et 45 ans.<\/li>\n<li>Si le taux de PSA est &lt;1&nbsp;ng\/ml, un dosage du PSA est recommand\u00e9 tous les trois ans, tous les deux ans si le PSA est \u22651 \u00e0 &lt;2 ng\/ml et tous les ans si le PSA est \u22652 \u00e0 &lt;3&nbsp;ng\/ml&nbsp;. Le patient doit \u00eatre inform\u00e9 en d\u00e9tail au pr\u00e9alable.<\/li>\n<li>Les mesures excessives du PSA provoquent le diagnostic d&#8217;un nombre croissant de cancers de la prostate qui, autrement, seraient pass\u00e9s inaper\u00e7us pendant toute la vie des patients, compte tenu de leur \u00e2ge, de leurs comorbidit\u00e9s et\/ou d&#8217;une biologie tumorale favorable.<\/li>\n<li>Environ 90% des patients diagnostiqu\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es ont un cancer de la prostate localis\u00e9.<\/li>\n<li>Des \u00e9tudes sugg\u00e8rent que la SA constitue une option th\u00e9rapeutique pour les tumeurs \u00e0 faible risque de progression (tumeurs \u00e0 faible risque). Les patients doivent \u00eatre inform\u00e9s de toutes les options th\u00e9rapeutiques.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9quipe soignante (m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes, urologues, radio-oncologues, oncologues) doit, sur la base des directives existantes et des preuves actuelles, d\u00e9finir et suivre avec le patient et ses proches les strat\u00e9gies de traitement, notamment en cas de SA possible.<\/li>\n<li>La Soci\u00e9t\u00e9 Suisse d&#8217;Urologie a cr\u00e9\u00e9 une base de donn\u00e9es Active Surveillance (SIP-CAS) afin d&#8217;assurer et de d\u00e9velopper en permanence les donn\u00e9es probantes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>OMS, Surveillance de la sant\u00e9 publique, 2015. www.who.int\/topics\/public_health_surveillance\/en\/.<\/li>\n<li>Kollmannsberger C, et al : Patterns of relapse in patients with clinical stage I testicular cancer managed with active surveillance. J Clin Oncol 2015 ; 33(1) : 51-57.<\/li>\n<li>Coursey Moreno C, et al : Tumeurs testiculaires : ce que les radiologues doivent savoir-diagnostic diff\u00e9rentiel, staging, et prise en charge. Radiographics 2015 ; 35(2) : 400-415.<\/li>\n<li>Loeb S, et al : Active Surveillance for Prostate Cancer : A Systematic Review of Clinicopathologic Variables and Biomarkers for Risk Stratification. Urologie europ\u00e9enne 2015 ; 67(4) : 619-626.<\/li>\n<li>Klotz L : Active Surveillance for Prostate Cancer : Debate over the Application, Not the Concept. European Urology 2015 Jan 24. doi : 10.1016\/j.eururo.2015.01.007.  [Epub ahead of print]<\/li>\n<li>Bellardita L, et al : How Does Active Surveillance for Prostate Cancer Affect Quality of Life ? Une revue syst\u00e9matique. Urologie europ\u00e9enne 2015 ; 67(4) : 637-645.<\/li>\n<li>Bangma CH, et al : Active Surveillance for Low-risk Prostate Cancer : Developments to Date. Urologie europ\u00e9enne 2015 ; 67(4) : 646-648.<\/li>\n<li>Saman DM, et al : A review of the current epidemiology and treatment options for prostate cancer. Dis Mon 2014 ; 60(4) : 150-154.<\/li>\n<li>Helfand BT, Catalona WJ : The epidemiology and clinical implications of genetic variation in prostate cancer. Urol Clin North Am 2014 ; 41(2) : 277-297.<\/li>\n<li>Eeles R, et al : The genetic epidemiology of prostate cancer and its clinical implications. Nat Rev Urol 2014 ; 11(1) : 18-31.<\/li>\n<li>Berman DM, Epstein J : Quand le cancer de la prostate est-il vraiment un cancer ? Urol Clin North Am 2014 ; 41(2) : 339-346.<\/li>\n<li>Huland H, Graefen M : Changing Trends in Surgical Management of Prostate Cancer : The End of Overtreatment ? Eur Urol 2015 Feb 27. doi : 10.1016\/j.eururo. 2015.02.020.  [Epub ahead of print]<\/li>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, 2015. www.bfs.admin.ch\/bfs\/portal\/de\/index\/themen\/14\/02\/05\/key\/01\/02.html.<\/li>\n<li>Kasperzyk JL, et al : Watchful waiting and quality of life among prostate cancer survivors in the Physicians&#8217; Health Study. J Urol 2011 ; 186(5) : 1862-1867.<\/li>\n<li>Kenfield SA, et al : Smoking and prostate cancer survival and recurrence. JAMA 2011 ; 305(24) : 2548-2555.<\/li>\n<li>Kenfield SA, et al : Activit\u00e9 physique et survie apr\u00e8s un diagnostic de cancer de la prostate dans l&#8217;\u00e9tude de suivi des professionnels de sant\u00e9. J Clin Oncol 2011 ; 29(6) : 726-732.<\/li>\n<li>Bratt O : Cancer h\u00e9r\u00e9ditaire de la prostate : aspects cliniques. J Urol 2002 ; 168(3) : 906-913.<\/li>\n<li>Masko EM, et al : The relationship between nutrition and prostate cancer : is more always better ? Eur Urol 2013 ; 63(5) : 810-820.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(5) : 8-11<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des \u00e9tudes sugg\u00e8rent que la surveillance active constitue une option th\u00e9rapeutique pour les tumeurs \u00e0 faible risque de progression (tumeurs \u00e0 faible risque). L&#8217;\u00e9quipe soignante doit d\u00e9finir les strat\u00e9gies de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":51024,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"La surveillance active comme option de traitement","footnotes":""},"category":[11531,11389,11549,11514],"tags":[17937,33111,46109,38854,46105],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343098","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-oncologie","category-rx-fr","category-urologie-fr","tag-cancer-de-la-prostate","tag-cancer-de-la-prostate-fr","tag-poincon","tag-surveillance-active-fr","tag-valeur-du-psa","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-03 06:16:59","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343340,"slug":"status-quo-e-sfide-con-lesempio-del-carcinoma-prostatico","post_title":"Status quo e sfide con l'esempio del carcinoma prostatico","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/status-quo-e-sfide-con-lesempio-del-carcinoma-prostatico\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343341,"slug":"status-quo-e-desafios-utilizando-o-exemplo-do-carcinoma-da-prostata","post_title":"Status quo e desafios utilizando o exemplo do carcinoma da pr\u00f3stata","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/status-quo-e-desafios-utilizando-o-exemplo-do-carcinoma-da-prostata\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343104,"slug":"situacion-actual-y-retos-con-el-ejemplo-del-carcinoma-de-prostata","post_title":"Situaci\u00f3n actual y retos con el ejemplo del carcinoma de pr\u00f3stata","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/situacion-actual-y-retos-con-el-ejemplo-del-carcinoma-de-prostata\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343098","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343098"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343098\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/51024"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343098"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343098"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343098"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343098"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}