{"id":343101,"date":"2015-05-24T02:00:00","date_gmt":"2015-05-24T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/sti-nouvelles-connaissances-et-sagesse-ancienne\/"},"modified":"2015-05-24T02:00:00","modified_gmt":"2015-05-24T00:00:00","slug":"sti-nouvelles-connaissances-et-sagesse-ancienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/sti-nouvelles-connaissances-et-sagesse-ancienne\/","title":{"rendered":"STI &#8211; nouvelles connaissances et sagesse ancienne"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors de la premi\u00e8re journ\u00e9e du congr\u00e8s du Swiss Derma Day \u00e0 Lucerne, les maladies sexuellement transmissibles \u00e9taient au centre de l&#8217;attention. Il s&#8217;agissait d&#8217;un aper\u00e7u diff\u00e9renci\u00e9 de l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie et des possibilit\u00e9s de diagnostic et de traitement. Entre-temps, des casuistiques remarquables ont apport\u00e9 la touche pratique n\u00e9cessaire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le Dr Severin L\u00e4uchli, de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de Zurich, a fait le point sur la prise en charge de l&#8217;infection \u00e0 HPV. Il s&#8217;agit de la maladie sexuellement transmissible (MST) la plus fr\u00e9quente, avec 5,5 millions de nouvelles infections par an aux \u00c9tats-Unis, et d&#8217;un canc\u00e9rog\u00e8ne important (cancer anal et du col de l&#8217;ut\u00e9rus). 90% des cancers de l&#8217;anus sont caus\u00e9s par l&#8217;HPV (incidence en hausse chez les hommes comme chez les femmes). Les HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes), les patients s\u00e9ropositifs et les patients immunod\u00e9prim\u00e9s ayant subi une transplantation d&#8217;organe sont les plus susceptibles de d\u00e9velopper un carcinome anal. Les HPV sont \u00e9galement pr\u00e9sents dans 72% des cancers oropharyng\u00e9s et constituent un facteur de risque ind\u00e9pendant d&#8217;infection par le VIH (rupture de la barri\u00e8re muqueuse, cellules CD4 dans la muqueuse).<\/p>\n<p>Plus de 180 types d&#8217;HPV sont connus \u00e0 ce jour. En principe, les virus peuvent \u00eatre class\u00e9s dans les groupes dits \u00e0 faible risque (dont les principaux repr\u00e9sentants sont les HPV 6, 11) et \u00e0 haut risque (dont les principaux repr\u00e9sentants sont les HPV 16, 18). L&#8217;infection se produit par contact cutan\u00e9\/muqueux, g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 un jeune \u00e2ge et est souvent transitoire. La p\u00e9riode d&#8217;incubation est de un \u00e0 trois mois et 90% des infections ne sont plus d\u00e9tectables apr\u00e8s deux ans. La contamination est souvent latente, mais une r\u00e9activation est toujours possible apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es. R\u00e9cemment, une \u00e9tude a montr\u00e9 que le risque de persistance du virus par voie orale augmentait significativement avec le sexe masculin, l&#8217;\u00e2ge et surtout la consommation de cigarettes [1].<\/p>\n<p>L&#8217;objectif du traitement est d&#8217;\u00e9liminer les verrues symptomatiques &#8211; y compris chez le partenaire, bien que le traitement du partenaire n&#8217;ait globalement pas de valeur probante. Les options th\u00e9rapeutiques sont r\u00e9sum\u00e9es dans le <strong>tableau 1<\/strong>. Il est recommand\u00e9 de combiner un traitement par application externe (cryoth\u00e9rapie ou<sub>laser CO2<\/sub>) et un traitement auto-appliqu\u00e9 (podophyllotoxine pour le p\u00e9nis, imiquimod p\u00e9rianal, \u00e9ventuellement polyph\u00e9none ou 5-fluorouracile). Par exemple, si l&#8217;on combine le<sub>laser CO2<\/sub> avec l&#8217;imiquimod 3\u00d7\/semaine pendant trois mois, on obtient un taux de r\u00e9ussite de 65,4% avec un taux de r\u00e9cidive de 7,3% \u00e0 six mois [2].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5643\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab1_dp2_s35.png\" style=\"height:525px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"962\"><\/p>\n<p>&#8220;En ce qui concerne le risque op\u00e9ratoire avec le<sub>laser CO2<\/sub>, m\u00eame si de l&#8217;ADN viral a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 dans la fum\u00e9e et sur l&#8217;op\u00e9rateur, les verrues ne sont globalement pas plus fr\u00e9quentes chez les chirurgiens laser que dans la population normale, selon une \u00e9tude [3]&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le conf\u00e9rencier.<\/p>\n<p>Aux \u00c9tats-Unis, la vaccination contre le HPV est recommand\u00e9e aussi bien pour les filles jusqu&#8217;\u00e0 26 ans que pour les gar\u00e7ons. L&#8217;OFSP recommande de vacciner toutes les jeunes filles avant leur 15e anniversaire (deux doses de vaccin avec un intervalle de 4 \u00e0 6 mois, &#8220;rattrapage&#8221; jusqu&#8217;\u00e0 26 ans avec trois doses). Au moment de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement, la question de savoir quels efforts de vaccination devaient \u00eatre entrepris chez les gar\u00e7ons n&#8217;avait pas encore trouv\u00e9 de r\u00e9ponse. Mais entre-temps, l&#8217;OFSP a \u00e9galement \u00e9tendu ses recommandations de vaccination au sexe masculin.<\/p>\n<h2 id=\"mise-a-jour-sur-les-gonocoques\">Mise \u00e0 jour sur les gonocoques<\/h2>\n<p>&#8220;Pour la premi\u00e8re fois depuis 2014, le nombre d&#8217;infections \u00e0 gonocoques est en l\u00e9g\u00e8re baisse en Suisse&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le Dr Philipp Cesana, de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le. D&#8217;un point de vue d\u00e9mographique, ce sont surtout les hommes (homosexuels) de la tranche d&#8217;\u00e2ge 20-24 ans qui sont concern\u00e9s. La p\u00e9riode d&#8217;incubation d&#8217;une infection \u00e0 Neisseria gonorrhoeae est de deux \u00e0 sept jours. Les hommes d\u00e9veloppent g\u00e9n\u00e9ralement une ur\u00e9trite classique, les femmes se pr\u00e9sentent souvent avec une cervicite et une ur\u00e9trite concomitante ou un tableau clinique non sp\u00e9cifique (chez plus de 50% des femmes, l&#8217;infection reste asymptomatique). La gonorrh\u00e9e pharyng\u00e9e et rectale est asymptomatique dans 90% des cas. &#8220;Chez les personnes \u00e0 risque (HSH, VIH, partenaires multiples), il est donc judicieux de proc\u00e9der \u00e0 un d\u00e9pistage des gonocoques du pharynx et du rectum&#8221;, explique le Dr Cesana. &#8220;Une technique d&#8217;\u00e9couvillonnage correctement r\u00e9alis\u00e9e augmente consid\u00e9rablement le rendement. Au niveau pharyng\u00e9, il faut veiller \u00e0 exercer une pression suffisante lors de l&#8217;\u00e9couvillonnage. L&#8217;oropharynx, y compris les deux amygdales, doit \u00eatre pr\u00e9lev\u00e9. Le d\u00e9clenchement du r\u00e9flexe naus\u00e9eux est en corr\u00e9lation avec le taux de d\u00e9tection [4]&#8221;.<\/p>\n<p>De toutes les m\u00e9thodes de d\u00e9tection, les &#8220;Nucleic Acid Amplification Tests&#8221; (NAATs) ont la plus grande sensibilit\u00e9 diagnostique et peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour pratiquement tous les mat\u00e9riaux d&#8217;examen clinique. Il convient toutefois de noter que les TAAN issus d&#8217;\u00e9chantillons d&#8217;urine de femmes pr\u00e9sentent une sensibilit\u00e9 moindre par rapport aux pr\u00e9l\u00e8vements de l&#8217;appareil g\u00e9nital. Avant le traitement antibiotique, une culture de gonocoques doit toujours \u00eatre effectu\u00e9e en plus de l&#8217;amplification g\u00e9nique.<\/p>\n<p>Des agents pathog\u00e8nes hautement r\u00e9sistants ou des \u00e9checs th\u00e9rapeutiques \u00e0 la ceftriaxone n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s dans notre pays jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. Toutefois, compte tenu des tendances en mati\u00e8re de r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, il faut s&#8217;attendre \u00e0 ce que la situation en mati\u00e8re de r\u00e9sistance continue de se d\u00e9grader en Suisse \u00e9galement. En cas d&#8217;infection \u00e0 Neisseria gonorrhoeae non compliqu\u00e9e de l&#8217;ur\u00e8tre, du col de l&#8217;ut\u00e9rus, du rectum ou du pharynx, les directives IUSTI\/OMS 2012 recommandent une dose unique de 500&nbsp;mg de ceftriaxone i.m. en association avec 2&nbsp;g d&#8217;azithromycine per os. La Commission f\u00e9d\u00e9rale pour la sant\u00e9 sexuelle recommande \u00e9galement, pour toutes les localisations et m\u00eame pendant la grossesse et l&#8217;allaitement, 500&nbsp;mg de ceftriaxone, mais en association avec 1&nbsp;g d&#8217;azithromycine. Le traitement dans des situations particuli\u00e8res (infection invasive, r\u00e9sistance, etc.) doit se faire en consultation avec un sp\u00e9cialiste. Un &#8220;test of cure&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire un contr\u00f4le du traitement, est en principe indiqu\u00e9 pour toutes les personnes trait\u00e9es (deux semaines apr\u00e8s la fin du traitement par NAAT). Si les sympt\u00f4mes persistent trois \u00e0 sept jours apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement ou si l&#8217;\u00e9volution est r\u00e9cidivante apr\u00e8s une r\u00e9ponse initiale, il est imp\u00e9ratif de proc\u00e9der \u00e0 une culture et, si celle-ci est n\u00e9gative, \u00e0 un TANA compl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>Tous les partenaires des 60 derniers jours doivent \u00eatre test\u00e9s par TAAN et culture en raison du taux \u00e9lev\u00e9 d&#8217;infection. Le traitement du partenaire doit \u00eatre effectu\u00e9 simultan\u00e9ment (c&#8217;est-\u00e0-dire avant m\u00eame que le r\u00e9sultat du test ne soit disponible). Si le traitement est termin\u00e9 et qu&#8217;aucun sympt\u00f4me n&#8217;appara\u00eet, il faut s&#8217;abstenir d&#8217;avoir des rapports sexuels pendant une semaine.<\/p>\n<h2 id=\"hepatite-et-ist\">H\u00e9patite et IST<\/h2>\n<p>Selon le professeur Andri Rauch, de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne, l&#8217;h\u00e9patite B aigu\u00eb chez les adultes en Suisse est le plus souvent acquise par voie sexuelle. 23% des partenaires sexuels des patients atteints d&#8217;h\u00e9patite B aigu\u00eb sont \u00e9galement infect\u00e9s dans les six mois. En ce qui concerne l&#8217;h\u00e9patite A et C, on observe des \u00e9pid\u00e9mies chez les hommes homosexuels, mais ces deux types de virus ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s en soi comme sexuellement transmissibles et se transmettent principalement par voie oro-f\u00e9cale via une contamination involontaire (A) ou par le sang, par exemple par la consommation de drogues par voie intraveineuse (C). L&#8217;augmentation de l&#8217;h\u00e9patite C &#8220;sexuellement transmissible&#8221; (alors que la forme classique induite par injection diminue) est notamment due \u00e0 certaines techniques sexuelles comme le fisting ou la provocation de traumatismes anorectaux sanglants, dont la pratique est en augmentation.<\/p>\n<p>L&#8217;objectif de tous les traitements de l&#8217;h\u00e9patite est d&#8217;\u00e9viter les complications h\u00e9patiques \u00e0 long terme. Une infection aigu\u00eb par le VHC devient plus souvent chronique qu&#8217;une infection aigu\u00eb par le VHB (50-85% contre 5-25%), le risque de cirrhose ou d&#8217;\u00e9ventuel carcinome h\u00e9patocellulaire cons\u00e9cutif est \u00e9lev\u00e9 dans les deux formes apr\u00e8s dix ans (il est parfois de 20-25%). Le cycle de vie viral d\u00e9termine l&#8217;objectif du traitement dans la mesure o\u00f9, dans le cas du VHB, on vise une suppression virale et qu&#8217;un traitement \u00e0 vie est donc n\u00e9cessaire pendant des ann\u00e9es, alors que dans le cas du VHC, on vise une \u00e9limination du virus et donc une perspective de gu\u00e9rison. Ainsi, c&#8217;est surtout le traitement de l&#8217;h\u00e9patite C qui a fait l&#8217;objet de beaucoup d&#8217;attention (et de critiques) ces derniers temps. Les combinaisons d&#8217;antiviraux directs (AAD) sans interf\u00e9ron ont provoqu\u00e9 une v\u00e9ritable r\u00e9volution, avec des taux de gu\u00e9rison sup\u00e9rieurs \u00e0 90%, et ce pour une dur\u00e9e de traitement plus courte, un mode d&#8217;administration plus simple et une bonne tol\u00e9rance. Cependant, en raison de leur tarification et de leur acc\u00e8s limit\u00e9, ils suscitent \u00e9galement de profonds d\u00e9bats \u00e9thiques et professionnels.<\/p>\n<h2 id=\"manifestations-orales\">Manifestations orales<\/h2>\n<p>Le professeur Peter Itin, de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, a pr\u00e9sent\u00e9 quelques cas de manifestations orales d&#8217;IST. Le mot d&#8217;ordre du premier cas \u00e9tait de ne pas oublier les causes \u00e9videntes. Un patient de 35 ans se pr\u00e9sente pour une modification r\u00e9cente de la muqueuse buccale. L&#8217;anamn\u00e8se montre que l&#8217;homme est s\u00e9ropositif depuis des ann\u00e9es, mais qu&#8217;il prend les m\u00e9dicaments antir\u00e9troviraux de mani\u00e8re fiable et ne pr\u00e9sente pas de charge virale d\u00e9tectable. Il est dans une relation stable. L&#8217;examen physique est normal et le laboratoire ne r\u00e9v\u00e8le rien. Quel est le diagnostic \u00e0 envisager ? L&#8217;explication la plus simple est ici la bonne : h\u00e9matome apr\u00e8s un rapport sexuel orog\u00e9nital, appel\u00e9 syndrome de la fellation.<\/p>\n<p>Dans un autre cas, il s&#8217;agissait d&#8217;un patient souffrant d&#8217;aphtes douloureux (depuis deux mois) et d&#8217;une perte de poids de 8 kg. Le diagnostic \u00e9tait ici le suivant : La syphilis est le cam\u00e9l\u00e9on de la dermatologie&#8221;, d\u00e9clare le professeur Itin. &#8220;Les l\u00e9sions typiques de la muqueuse buccale dans la syphilis de stade II sont le condylome lata, l&#8217;angine sp\u00e9cifique, les plaques opalines et la ch\u00e9ilite \u00e9rosive. Dans la syphilis cong\u00e9nitale, des manifestations dentaires (dents de Hutchinson) sont possibles&#8221;. De toute fa\u00e7on, la forme cong\u00e9nitale doit \u00eatre surveill\u00e9e, car ces derni\u00e8res ann\u00e9es, on a constat\u00e9 une nette augmentation du nombre de femmes infect\u00e9es en \u00e2ge de procr\u00e9er [5].<\/p>\n<p>&#8220;10% des personnes infect\u00e9es par le VIH ont leur premi\u00e8re manifestation clinique dans la muqueuse buccale&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Itin. L&#8217;une de ces manifestations, l&#8217;aphtose associ\u00e9e au VIH, pr\u00e9sente par exemple les caract\u00e9ristiques suivantes : localisation atypique (\u00e0 n&#8217;importe quel endroit de la muqueuse buccale), taille atypique (inhabituellement grande), \u00e9volution atypique (gu\u00e9rison prolong\u00e9e pendant des mois) et r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique atypique (extr\u00eamement r\u00e9fractaire au traitement).<\/p>\n<h2 id=\"manifestations-anorectales\">Manifestations anorectales<\/h2>\n<p>Enfin, le professeur Stephan Lautenschlager, de l&#8217;h\u00f4pital municipal de Triemli, a pr\u00e9sent\u00e9 le cas d&#8217;un patient de 42 ans qui souffrait d&#8217;abc\u00e8s anaux r\u00e9currents depuis un an. Il avait d\u00e9j\u00e0 subi trois op\u00e9rations, \u00e9tait mari\u00e9 et n&#8217;avait pas d\u00e9clar\u00e9 de relations homosexuelles. Son anamn\u00e8se \u00e9tait par ailleurs sans particularit\u00e9. Enfin, le lymphogranulome v\u00e9n\u00e9rien (provoqu\u00e9 par Chlamydia trachomatis L1-L3), rare dans le monde occidental mais dont la fr\u00e9quence semble augmenter, a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 [6]. Dans les r\u00e9gions occidentales, cette IST touche principalement les hommes homosexuels (s\u00e9ropositifs). La variante L2b de Chlamydia trachomatis est la plus fr\u00e9quente (la variante L2c est beaucoup plus rare). Les chiffres sont trop faibles pour documenter d&#8217;\u00e9ventuelles diff\u00e9rences cliniques entre les diff\u00e9rentes variantes.<\/p>\n<p>La maladie se pr\u00e9sente classiquement en trois stades<strong> (tableau&nbsp;2).<\/strong> Cependant, l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie actuelle chez les hommes homosexuels se caract\u00e9rise par une proctite et des ulc\u00e8res anorectaux, des douleurs rectales, des pertes rectales sanglantes\/purulentes, l&#8217;absence de &#8220;bosses&#8221; inguinales et une constipation. Selon une \u00e9tude r\u00e9cente [7] portant sur 587 N\u00e9erlandais, rien n&#8217;indique actuellement que le lymphogranulome v\u00e9n\u00e9rien se propage aussi rapidement chez les h\u00e9t\u00e9rosexuels que chez les homosexuels (bien que quelques cas aient \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s en Europe ces derni\u00e8res ann\u00e9es).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5644 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab2_dp2_s36.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/476;height:260px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"476\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Il existe globalement peu de preuves sur le traitement : on peut envisager la doxycycline orale 2\u00d7 100&nbsp;mg\/j pendant trois semaines (recommand\u00e9), l&#8217;\u00e9rythromycine 4\u00d7 500&nbsp;mg\/j pendant trois semaines (deuxi\u00e8me ligne) et \u00e9ventuellement l&#8217;azithromycine 1&nbsp;g\/semaine pendant trois semaines (pas de preuves). Les nouvelles directives IUSTI 2013 [8] recommandent \u00e9galement un d\u00e9pistage des IST pour tous les patients atteints de lymphogranulome v\u00e9n\u00e9rien, y compris le d\u00e9pistage du VIH et du VHC. Pour exclure toute r\u00e9infection, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un d\u00e9pistage de contr\u00f4le trois mois apr\u00e8s le diagnostic.<\/p>\n<p>A l&#8217;aide de plusieurs casuistiques, le spectre possible des IST par voie p\u00e9rianale, endoanale et rectale a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 dans un aper\u00e7u final. En particulier, en pr\u00e9sence d&#8217;une proctite, les MST doivent \u00eatre incluses dans le diagnostic diff\u00e9rentiel chez les HSH, mais aussi chez les femmes.<\/p>\n<p><em>Source : Swiss Derma Day, 28-29 janvier 2015, Lucerne<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Beachler DC, et al : Risk Factors for Acquisition and Clearance of Oral Human Papillomavirus Infection Among HIV-Infected and Uninfected Adults. Am J Epidemiol 2015 Jan 1 ; 181(1) : 40-53.<\/li>\n<li>Hoyme UB, et al. : Effet de la cr\u00e8me adjuvante imiquimod 5% sur l&#8217;\u00e9limination durable des verrues anog\u00e9nitales apr\u00e8s le traitement au laser. Infect Dis Obstet Gynecol 2002 ; 10(2) : 79-88.<\/li>\n<li>Gloster HM, Roenigk RK : Risque d&#8217;acquisition du papillomavirus humain \u00e0 partir du panache produit par le laser au dioxyde de carbone dans le traitement des verrues. J Am Acad Dermatol 1995 Mar ; 32(3) : 436-441.<\/li>\n<li>Mitchell M, et al : La technique d&#8217;\u00e9chantillonnage est importante pour une isolation optimale de la gonorrh\u00e9e pharyng\u00e9e. Sex Transm Infect 2013 Nov ; 89(7) : 557-560.<\/li>\n<li>Meyer Sauteur PM, et al : La syphilis cong\u00e9nitale en Suisse : disparue, oubli\u00e9e, au retour. Swiss Med Wkly 2012 Jan 11 ; 141 : w13325. doi : 10.4414\/smw.2011.13325.<\/li>\n<li>Vargas-Leguas H, et al. : Lymphogranuloma venereum : a hidden emerging problem, Barcelona, 2011. Euro Surveill 2012 Jan 12 ; 17(2). pii : 20057.<\/li>\n<li>Heiligenberg M, et al. : No evidence for LGV transmission among heterosexuals in Amsterdam, the Netherlands. BMC Res Notes 2014 Jun 10 ; 7 : 355.<\/li>\n<li>de Vries HJC, et al : 2013 European Guideline on the Management of Lymphogranuloma Venereum. J Eur Acad Dermatol Venerol 2014 [epub ahead of print].<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2015 ; 25(2) : 34-36<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de la premi\u00e8re journ\u00e9e du congr\u00e8s du Swiss Derma Day \u00e0 Lucerne, les maladies sexuellement transmissibles \u00e9taient au centre de l&#8217;attention. 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