{"id":343181,"date":"2015-07-23T02:00:00","date_gmt":"2015-07-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/cancer-du-sein-chez-lhomme-comment-les-sous-types-de-recepteurs-se-differencient-ils\/"},"modified":"2015-07-23T02:00:00","modified_gmt":"2015-07-23T00:00:00","slug":"cancer-du-sein-chez-lhomme-comment-les-sous-types-de-recepteurs-se-differencient-ils","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/cancer-du-sein-chez-lhomme-comment-les-sous-types-de-recepteurs-se-differencient-ils\/","title":{"rendered":"Cancer du sein chez l&#8217;homme &#8211; comment les sous-types de r\u00e9cepteurs se diff\u00e9rencient-ils ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>La conf\u00e9rence IMPAKT sur le cancer du sein s&#8217;est tenue \u00e0 Bruxelles en mai. Les discussions ont port\u00e9, entre autres, sur les caract\u00e9ristiques des tumeurs et des r\u00e9sultats des diff\u00e9rents sous-types mol\u00e9culaires du cancer du sein chez l&#8217;homme. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 question du traitement combin\u00e9 consistant en l&#8217;inhibition de CDK4\/6 et de PI3K\/mTOR. Cela permet-il de stopper plus durablement le cycle des cellules tumorales que la monoth\u00e9rapie ? Et quels sont les m\u00e9canismes qui jouent un r\u00f4le dans ce processus ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Ils sont peu nombreux, mais ils existent : Les hommes atteints d&#8217;un cancer du sein. Moins de 1% de toutes les tumeurs du sein aux \u00c9tats-Unis concernent les hommes. Comme toujours dans le cas des maladies rares, les donn\u00e9es disponibles laissent \u00e0 d\u00e9sirer &#8211; notamment celles concernant la biologie mol\u00e9culaire de ces tumeurs. Une \u00e9tude pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s IMPAKT a examin\u00e9 les caract\u00e9ristiques et les r\u00e9sultats des diff\u00e9rents sous-types de r\u00e9cepteurs dans le cancer du sein chez l&#8217;homme.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude a port\u00e9 sur 922 hommes dont le sous-type de r\u00e9cepteur \u00e9tait connu. Les donn\u00e9es utilis\u00e9es sont celles du programme gouvernemental am\u00e9ricain &#8220;National Cancer Institute&#8217;s Surveillance, Epidemiology and End Results&#8221; (SEER), qui enregistre tous les cas de cancer du sein chez l&#8217;homme depuis 2010. Sur les 922 hommes, il y avait<\/p>\n<ul>\n<li>757 (82%) R\u00e9cepteurs hormonaux positifs et r\u00e9cepteurs HER2 n\u00e9gatifs (HR+\/HER2-)<\/li>\n<li>135 (15%) R\u00e9cepteurs hormonaux positifs et r\u00e9cepteurs HER2 positifs (HR+\/HER2+)<\/li>\n<li>19 (2%) triple n\u00e9gatif (HR-\/HER2-)<\/li>\n<li>11 (1%) r\u00e9cepteurs hormonaux n\u00e9gatifs et r\u00e9cepteurs HER2 positifs (HR-\/HER2+).<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"comment-caracteriser-les-sous-types\">Comment caract\u00e9riser les sous-types ?<\/h2>\n<p>Les sous-types ne diff\u00e9raient pas significativement en termes d&#8217;ethnie ou d&#8217;histologie &#8211; ou, en d&#8217;autres termes, les groupes se ressemblaient sur ces caract\u00e9ristiques. En revanche, il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que les hommes atteints d&#8217;un cancer du sein triple n\u00e9gatif \u00e9taient significativement plus jeunes au moment du diagnostic que ceux atteints de tumeurs \u00e0 r\u00e9cepteurs hormonaux positifs. Les types de r\u00e9cepteurs diff\u00e9raient \u00e9galement de mani\u00e8re significative en termes de grade histologique, de stade de la tumeur et de statut m\u00e9tastatique au moment du diagnostic, ainsi qu&#8217;en termes de survie globale \u00e0 1 an. Tous sous-types confondus, ce taux \u00e9tait de 95%. En examinant les groupes de plus pr\u00e8s, on a constat\u00e9 des diff\u00e9rences nettes en faveur des tumeurs exprimant au moins un r\u00e9cepteur : les patients du sous-type HR+\/HER2- avaient le meilleur pronostic (96,7%), suivis de ceux avec HR-\/HER2+ (90%) et avec HR+\/HER2+ (89,9%). Les patientes atteintes de tumeurs mammaires triple n\u00e9gatives avaient de loin le plus mauvais taux de survie, \u00e0 savoir 67,9%.<\/p>\n<p>Les deux param\u00e8tres &#8220;stade global de la tumeur&#8221; et &#8220;statut ganglionnaire&#8221; n&#8217;ont manqu\u00e9 que de peu le seuil de signification, c&#8217;est-\u00e0-dire que les sous-types ne diff\u00e9raient pas \u00e0 cet \u00e9gard &#8211; du moins pas dans une mesure statistiquement significative (p=0,052 et p=0,051).<\/p>\n<p>En conclusion, les sous-types de cancer du sein jouent \u00e9galement un r\u00f4le important dans les caract\u00e9ristiques cliniques des tumeurs chez les hommes. Les effets sur les r\u00e9sultats et la pathologie tumorale, en particulier, doivent donc \u00eatre \u00e9tudi\u00e9s plus avant, y compris dans le collectif masculin.<\/p>\n<h2 id=\"deux-valent-mieux-quun\">Deux valent mieux qu&#8217;un ?<\/h2>\n<p>Une autre \u00e9tude a examin\u00e9 l&#8217;effet d&#8217;une inhibition combin\u00e9e de CDK4\/6 et de PI3 kinase\/mTOR sur le cycle cellulaire tumoral in vitro et in vivo. Le fait que les inhibiteurs de CDK4\/6 (comme le palbociclib, autoris\u00e9 aux \u00c9tats-Unis) pr\u00e9sentent une activit\u00e9 dans le cancer du sein \u00e0 r\u00e9cepteurs d&#8217;\u0153strog\u00e8nes positifs est connu gr\u00e2ce \u00e0 des \u00e9tudes pr\u00e9cliniques et cliniques. On sait \u00e9galement que la sensibilit\u00e9 aux inhibiteurs de CDK4\/6 est limit\u00e9e, ce qui signifie que le cycle cellulaire de la tumeur ne peut pas \u00eatre stopp\u00e9 de mani\u00e8re permanente. Si la tumeur est expos\u00e9e \u00e0 la substance pendant une p\u00e9riode prolong\u00e9e, des r\u00e9sistances se d\u00e9veloppent, contre lesquelles la combinaison de diff\u00e9rentes substances actives offre tout au plus une solution.<\/p>\n<p>En analysant les processus biologiques, les chercheurs ont pu montrer que l&#8217;inhibition de CDK4\/6 seule ne permettait effectivement pas de stopper durablement le cycle cellulaire. La substance a entra\u00een\u00e9 une augmentation de l&#8217;expression de la cycline D1. Cette cycline favorise l&#8217;initiation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e du cycle cellulaire en se liant \u00e0 CDK2, ind\u00e9pendamment de l&#8217;inhibition de CDK4\/6. Ce processus paradoxal ne peut \u00eatre bris\u00e9 que par une combinaison : lorsqu&#8217;un inhibiteur de la voie de signalisation PI3K-AKT-mTOR est ajout\u00e9, la sensibilit\u00e9 des lign\u00e9es cellulaires positives pour les r\u00e9cepteurs d&#8217;\u0153strog\u00e8nes \u00e0 l&#8217;inhibition de CDK4\/6 augmente, car l&#8217;expression de la cycline D1 est d\u00e9sormais supprim\u00e9e. Ainsi, il n&#8217;y a pas de transition vers la phase S du cycle cellulaire et il est possible d&#8217;obtenir un arr\u00eat permanent du cycle cellulaire. Autre point int\u00e9ressant : alors que l&#8217;inhibition de CDK4\/6 seule emp\u00eachait l&#8217;apoptose, la combinaison des deux agents l&#8217;induisait et \u00e9tait \u00e9galement tr\u00e8s efficace in vivo. Un effet cytostatique s&#8217;est donc transform\u00e9 en effet cytotoxique.<\/p>\n<p>L&#8217;ajout d&#8217;une deuxi\u00e8me substance n&#8217;a toutefois pas permis d&#8217;inverser les m\u00e9canismes de r\u00e9sistance qui s&#8217;\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 produits, et donc de restaurer la sensibilit\u00e9 des lign\u00e9es cellulaires r\u00e9sistantes au palbociclib. Les inhibiteurs de la kinase PI3 n&#8217;ont eu aucun effet \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<h2 id=\"combinaison-tres-active\">Combinaison tr\u00e8s active<\/h2>\n<p>Les r\u00e9sultats montrent que l&#8217;inhibition combin\u00e9e de CDK4\/6 et de PI3K\/mTOR est tr\u00e8s active dans le cancer du sein \u00e0 r\u00e9cepteurs d&#8217;\u0153strog\u00e8nes positifs et que les agents produisent ensemble un puissant effet cytotoxique. Cependant, cela n&#8217;a pas permis d&#8217;inverser la r\u00e9sistance au palbociclib et il est donc urgent de trouver de nouvelles approches th\u00e9rapeutiques pour ces cas. On pense que CDK2 est important \u00e0 la fois pour la r\u00e9sistance pr\u00e9coce et pour la r\u00e9sistance ult\u00e9rieure (acquise). Alors que les processus adaptatifs pr\u00e9coces peuvent \u00eatre abord\u00e9s par l&#8217;administration combin\u00e9e, comme nous l&#8217;avons mentionn\u00e9, les r\u00e9sistances \u00e0 long terme restent \u00e0 l&#8217;\u00e9cart. La combinaison la plus efficace est la trith\u00e9rapie comprenant une th\u00e9rapie endocrinienne, l&#8217;inhibition de CDK4\/6 et de la kinase PI3. Une \u00e9tude de phase I est actuellement en cours de planification.<\/p>\n<p><em>Source : IMPAKT Breast Cancer Conference, 7-9 mai 2015, Bruxelles<\/em><\/p>\n<p>\n<em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(7) : 30-31<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La conf\u00e9rence IMPAKT sur le cancer du sein s&#8217;est tenue \u00e0 Bruxelles en mai. 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