{"id":343185,"date":"2015-08-09T02:00:00","date_gmt":"2015-08-09T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/traitements-oncologiques-chez-les-patients-ages\/"},"modified":"2015-08-09T02:00:00","modified_gmt":"2015-08-09T00:00:00","slug":"traitements-oncologiques-chez-les-patients-ages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/traitements-oncologiques-chez-les-patients-ages\/","title":{"rendered":"Traitements oncologiques chez les patients \u00e2g\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une \u00e9valuation g\u00e9riatrique optimise l&#8217;estimation de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 et offre une base pour les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques oncologiques. Les traitements oncologiques pour les tumeurs localis\u00e9es et avanc\u00e9es ont consid\u00e9rablement \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es et ont permis d&#8217;\u00e9largir l&#8217;\u00e9ventail des traitements, y compris pour les patients \u00e2g\u00e9s. La d\u00e9cision d&#8217;un traitement oncologique doit \u00eatre prise dans une institution avec des sp\u00e9cialistes exp\u00e9riment\u00e9s, apr\u00e8s une information ad\u00e9quate du patient et de ses proches et en tenant compte du profil b\u00e9n\u00e9fice\/risque.<br \/>\nM\u00eame en cas de renoncement aux traitements cibl\u00e9s sur la tumeur, il existe des mesures palliatives qui peuvent contribuer \u00e0 une meilleure qualit\u00e9 de vie du patient \u00e2g\u00e9 atteint de tumeur.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les cancers touchent principalement les personnes d&#8217;\u00e2ge m\u00fbr. En raison de l&#8217;augmentation de l&#8217;esp\u00e9rance de vie, les cancers sont devenus un probl\u00e8me clinique quotidien. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des progr\u00e8s consid\u00e9rables ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans les m\u00e9thodes de traitement, par exemple les th\u00e9rapies cibl\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 largement introduites dans l&#8217;arsenal th\u00e9rapeutique oncologique. Ces progr\u00e8s s&#8217;accompagnent d&#8217;une diff\u00e9renciation et d&#8217;une complexit\u00e9 croissantes des traitements.<\/p>\n<p>Traditionnellement, les traitements oncologiques ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis sur des patients en bonne sant\u00e9 et majoritairement jeunes, de sorte qu&#8217;il existe un manque de bonnes donn\u00e9es pour le traitement des patients \u00e2g\u00e9s. Cependant, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les patients \u00e2g\u00e9s et les patients souffrant de comorbidit\u00e9s sont de plus en plus pris en compte dans les \u00e9tudes et des \u00e9tudes sont \u00e9galement men\u00e9es sp\u00e9cifiquement pour ce groupe de patients. Cela laisse esp\u00e9rer que la qualit\u00e9 du traitement des patients \u00e2g\u00e9s pourra \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e \u00e0 l&#8217;avenir sur la base de donn\u00e9es probantes.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me principal de la d\u00e9tection des patients \u00e2g\u00e9s est la grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de leur \u00e9tat de sant\u00e9, qui est moins d\u00e9termin\u00e9 par l&#8217;\u00e2ge chronologique que par les comorbidit\u00e9s. Ainsi, une personne de 75 ans en bonne sant\u00e9 a une esp\u00e9rance de vie d&#8217;un peu plus de 14 ans, et m\u00eame de 1 \u00e0 7 ans pour une personne de 75 ans en bonne sant\u00e9, contre moins de cinq ans pour une personne de 75 ans fragile <strong>(figure&nbsp;1).<\/strong><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5962\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb1_oh7_s21.png\" style=\"height:768px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1408\"><\/p>\n<p>L&#8217;enregistrement de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 des patients \u00e2g\u00e9s n&#8217;est pas toujours facile et n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas effectu\u00e9 de mani\u00e8re structur\u00e9e. Outre la grande variabilit\u00e9 physique, il faut \u00e9galement tenir compte de l&#8217;\u00e9volution des objectifs th\u00e9rapeutiques : Souvent, la priorit\u00e9 n&#8217;est plus de prolonger la vie, mais de pr\u00e9server la qualit\u00e9 de vie. Le grand d\u00e9fi consiste \u00e0 d\u00e9velopper un concept sur mesure en fonction de la constitution du patient, de ses souhaits et des options th\u00e9rapeutiques disponibles, de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9viter \u00e0 la fois les sous-th\u00e9rapies et les surth\u00e9rapies.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re partie de cet article est consacr\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9valuation des patients \u00e2g\u00e9s, la seconde aux aspects sp\u00e9cifiques des maladies oncologiques courantes.<\/p>\n<h2 id=\"evaluation-geriatrique\">\u00c9valuation g\u00e9riatrique<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation du patient g\u00e9riatrique se fait souvent sur la base de l&#8217;intuition du clinicien, et des points cruciaux peuvent \u00eatre n\u00e9glig\u00e9s. Les objectifs d&#8217;une \u00e9valuation structur\u00e9e sont d&#8217;obtenir une image compl\u00e8te de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 afin d&#8217;identifier les domaines accessibles \u00e0 une intervention g\u00e9riatrique (par exemple, rem\u00e9dier \u00e0 une malnutrition ou am\u00e9liorer la mobilit\u00e9) et d&#8217;obtenir une \u00e9valuation pronostique du patient. Les informations fournies par l&#8217;\u00e9valuation peuvent influencer de mani\u00e8re significative le choix et l&#8217;intensit\u00e9 du traitement oncologique [1].<\/p>\n<p>Les principaux domaines \u00e0 \u00e9valuer sont la fonctionnalit\u00e9 et la mobilit\u00e9, les comorbidit\u00e9s, le psychisme et la cognition, la situation sociale et l&#8217;\u00e9tat nutritionnel du patient. En outre, la m\u00e9dication doit \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e afin de d\u00e9tecter une \u00e9ventuelle polypharmacie. Des instruments d&#8217;\u00e9valuation simples et valid\u00e9s sont disponibles pour chaque domaine et peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s en un temps limit\u00e9 <strong>(tableau&nbsp;1). <\/strong>En cas d&#8217;anomalies ou de situations difficiles \u00e0 \u00e9valuer, il est recommand\u00e9 de faire appel \u00e0 un g\u00e9riatre qui r\u00e9alisera une \u00e9valuation g\u00e9riatrique compl\u00e8te.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5963 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/tab1_oh7_s22.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/523;height:285px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"523\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Des instruments de d\u00e9pistage courts comme le G8 (8 questions) ou le VES-13 (13 questions) ne peuvent pas remplacer une \u00e9valuation d\u00e9taill\u00e9e, mais ils sont utiles pour identifier les patients qui ont besoin d&#8217;une \u00e9valuation plus d\u00e9taill\u00e9e lorsque les ressources en temps sont limit\u00e9es [2]. Plusieurs composantes de l&#8217;\u00e9valuation g\u00e9riatrique (notamment les activit\u00e9s fonctionnelles, le statut nutritionnel et les comorbidit\u00e9s) pr\u00e9sentent une bonne association avec la dur\u00e9e de survie des patients et permettent d&#8217;estimer le pronostic, ind\u00e9pendamment de la maladie oncologique sous-jacente. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les r\u00e9sultats des \u00e9valuations g\u00e9riatriques \u00e9taient corr\u00e9l\u00e9s \u00e0 la survenue de toxicit\u00e9s graves li\u00e9es au traitement. Des \u00e9valuations sp\u00e9cifiques pour pr\u00e9dire la tol\u00e9rance \u00e0 la chimioth\u00e9rapie sont actuellement en cours de d\u00e9veloppement. Toutefois, en raison de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des maladies oncologiques et de la multiplicit\u00e9 des th\u00e9rapies oncologiques, il ne faut pas s&#8217;attendre \u00e0 ce que des outils adapt\u00e9s \u00e0 la pratique soient disponibles dans un avenir proche.<\/p>\n<p>En principe, le patient \u00e2g\u00e9 et ses proches doivent \u00eatre inform\u00e9s de mani\u00e8re ad\u00e9quate et impliqu\u00e9s dans le processus de traitement. En particulier, le pronostic de la maladie et les options de traitement doivent \u00eatre clairement communiqu\u00e9s afin qu&#8217;une \u00e9valuation commune des b\u00e9n\u00e9fices et des risques puisse \u00eatre effectu\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"cancer-de-la-prostate\">Cancer de la prostate<\/h2>\n<p>Le cancer de la prostate est le cancer le plus fr\u00e9quent chez l&#8217;homme en Suisse, son incidence augmentant avec l&#8217;\u00e2ge (\u00e2ge m\u00e9dian au premier diagnostic &gt;70 ans). Au stade localis\u00e9, la prostatectomie radicale et les techniques de radioth\u00e9rapie constituent des approches th\u00e9rapeutiques curatives. Dans la strat\u00e9gie de surveillance active, le patient est suivi de pr\u00e8s et un traitement curatif n&#8217;est instaur\u00e9 que si la maladie progresse. Les principaux param\u00e8tres d\u00e9cisionnels pour le choix du traitement au stade localis\u00e9 sont, d&#8217;une part, l&#8217;agressivit\u00e9 du carcinome [3] et, d&#8217;autre part, l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 ou l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de la patiente. l&#8217;esp\u00e9rance de vie estim\u00e9e du patient. Pour les patients ayant une bonne esp\u00e9rance de vie, des traitements curatifs peuvent \u00eatre propos\u00e9s de la m\u00eame mani\u00e8re que pour les patients plus jeunes [4]. Pour les cancers agressifs, la prostatectomie radicale et la radioth\u00e9rapie sont envisag\u00e9es, tandis que pour les cancers \u00e0 risque faible ou interm\u00e9diaire, la surveillance active ou l&#8217;attente. Dans ce dernier cas, un traitement \u00e0 vis\u00e9e palliative n&#8217;est entrepris que lorsque les sympt\u00f4mes de la tumeur apparaissent. De grands progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es, tant au niveau des techniques chirurgicales que de la radioth\u00e9rapie (par ex. prostatectomie laparoscopique assist\u00e9e par robot, champs d&#8217;irradiation optimis\u00e9s, curieth\u00e9rapie), ce qui r\u00e9duit les risques de morbidit\u00e9. Les patients dont l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 est r\u00e9duit, en particulier les patients fragiles, ne b\u00e9n\u00e9ficient g\u00e9n\u00e9ralement pas d&#8217;approches th\u00e9rapeutiques curatives et doivent \u00eatre trait\u00e9s en fonction des sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p>En cas de m\u00e9tastases, le traitement de premi\u00e8re intention consiste, comme chez les patients plus jeunes, en une privation d&#8217;hormones, obtenue \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;agonistes (ou d&#8217;antagonistes) de la LHRH ou d&#8217;une orchidectomie sous-capsulaire bilat\u00e9rale. Il convient de noter que l&#8217;ost\u00e9oporose, le syndrome m\u00e9tabolique et les maladies cardiovasculaires sont favoris\u00e9s, en particulier chez les patients \u00e2g\u00e9s. Pour l&#8217;ost\u00e9oprotection, il convient d&#8217;instaurer une suppl\u00e9mentation en calcium et en vitamine D3 et, en cas d&#8217;ost\u00e9oporose existante, un traitement anti-r\u00e9sorptif de l&#8217;ost\u00e9oporose. Une \u00e9tude r\u00e9cente a montr\u00e9 que les patients dont la maladie vient d&#8217;\u00eatre diagnostiqu\u00e9e peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de l&#8217;utilisation pr\u00e9coce d&#8217;une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de doc\u00e9taxel, associ\u00e9e \u00e0 un traitement de privation hormonale. En particulier chez les patients pr\u00e9sentant des m\u00e9tastases \u00e9tendues, une prolongation consid\u00e9rable de la survie a pu \u00eatre obtenue, le b\u00e9n\u00e9fice \u00e9tant aussi important chez les patients \u00e2g\u00e9s que chez les plus jeunes. Chez les patients \u00e2g\u00e9s \u00e9ligibles, cette option doit \u00eatre envisag\u00e9e.<\/p>\n<p>En cas de progression de la maladie malgr\u00e9 un traitement de privation hormonale, on parle de r\u00e9sistance \u00e0 la castration. Les options de traitement pour les patients r\u00e9sistants \u00e0 la castration se sont consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9es au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Les souhaits du patient, son \u00e9tat de sant\u00e9 et le profil d&#8217;effets secondaires des diff\u00e9rentes substances servent de guide pour le traitement individualis\u00e9 des patients \u00e2g\u00e9s. La chimioth\u00e9rapie par doc\u00e9taxel est une norme de traitement de longue date, car elle a permis de prolonger la survie et d&#8217;am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie et le contr\u00f4le de la douleur, les patients plus \u00e2g\u00e9s b\u00e9n\u00e9ficiant du traitement au m\u00eame titre que les plus jeunes. L&#8217;abirat\u00e9rone (inhibiteur de la synth\u00e8se des androg\u00e8nes) et l&#8217;enzalutamide (inhibiteur des r\u00e9cepteurs des androg\u00e8nes) sont de nouveaux traitements antihormonaux qui sont efficaces avant et apr\u00e8s un traitement chimioth\u00e9rapeutique et sont g\u00e9n\u00e9ralement bien tol\u00e9r\u00e9s. Une autre option th\u00e9rapeutique pour les patients dont les m\u00e9tastases sont en grande partie limit\u00e9es aux os est le traitement par radionucl\u00e9ides au radium 223. Cette th\u00e9rapie permet d&#8217;obtenir une am\u00e9lioration de la douleur, une r\u00e9duction des complications squelettiques et une am\u00e9lioration du pronostic, m\u00eame chez les patients \u00e2g\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"cancer-du-sein\">Cancer du sein<\/h2>\n<p>Le cancer du sein montre \u00e9galement une augmentation avec l&#8217;\u00e2ge, de sorte qu&#8217;une grande partie des femmes se trouvent \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9 lors du premier diagnostic. Afin de permettre une approche optimale dans les situations tumorales locales et localement avanc\u00e9es, y compris pour les patientes \u00e2g\u00e9es, il est indispensable de prendre une d\u00e9cision interdisciplinaire en tenant particuli\u00e8rement compte de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9. Le traitement des patientes \u00e2g\u00e9es en bon \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral s&#8217;inspire de l&#8217;approche adopt\u00e9e pour les patientes plus jeunes. Si la situation tumorale le permet, on s&#8217;efforcera de pratiquer une chirurgie mammaire conservatrice, car les interventions chirurgicales plus \u00e9tendues (mastectomie) chez les patientes \u00e2g\u00e9es s&#8217;accompagnent d&#8217;une augmentation des handicaps fonctionnels postop\u00e9ratoires [5]. L&#8217;\u00e9valuation chirurgicale axillaire n&#8217;est envisag\u00e9e que si elle influence l&#8217;approche th\u00e9rapeutique ult\u00e9rieure.<\/p>\n<p>La chirurgie conservatrice du sein est g\u00e9n\u00e9ralement suivie d&#8217;une radioth\u00e9rapie adjuvante, bien tol\u00e9r\u00e9e m\u00eame par les patientes \u00e2g\u00e9es. La question de savoir si l&#8217;on peut y renoncer dans certaines conditions (p. ex. patiente &gt;70 ans avec une petite tumeur positive aux r\u00e9cepteurs d&#8217;\u0153strog\u00e8nes) est id\u00e9alement discut\u00e9e de mani\u00e8re interdisciplinaire ainsi qu&#8217;avec la patiente. Un autre traitement adjuvant d\u00e9pend de la situation de risque et de la biologie de la maladie tumorale ; pour les patientes \u00e2g\u00e9es en bonne sant\u00e9, on peut envisager, outre un traitement endocrinien, des chimioth\u00e9rapies ainsi que des th\u00e9rapies ciblant HER2 apr\u00e8s une \u00e9valuation pr\u00e9cise des comorbidit\u00e9s \u00e9ventuelles.<\/p>\n<p>Pour les patientes \u00e2g\u00e9es souffrant de probl\u00e8mes de sant\u00e9, une bonne \u00e9valuation de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 est essentielle pour d\u00e9terminer si la patiente b\u00e9n\u00e9ficie ou non d&#8217;une r\u00e9section tumorale, qui est associ\u00e9e \u00e0 un risque de r\u00e9cidive plus faible. Dans la mesure o\u00f9 une approche chirurgicale n&#8217;est pas envisageable, un traitement syst\u00e9mique peut \u00eatre propos\u00e9, par exemple un traitement endocrinien dans le cas d&#8217;une tumeur \u00e0 r\u00e9cepteurs hormonaux positifs. Pour les patientes souffrant de graves probl\u00e8mes de sant\u00e9 (&#8220;fragiles&#8221;), une approche palliative ax\u00e9e sur les sympt\u00f4mes peut \u00eatre optimale.<\/p>\n<p>En situation m\u00e9tastatique, outre la biologie de la tumeur, l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 ainsi que le souhait du patient jouent un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la prise de d\u00e9cision. La majorit\u00e9 des cancers chez les patientes \u00e2g\u00e9es sont positifs pour les r\u00e9cepteurs hormonaux (et n\u00e9gatifs pour HER2), de sorte que les th\u00e9rapies endocriniennes, qui sont g\u00e9n\u00e9ralement bien tol\u00e9r\u00e9es, constituent le premier choix pour un traitement palliatif. Les inhibiteurs de l&#8217;aromatase (par exemple le l\u00e9trozole ou l&#8217;anastrozole) et le fulvestrant, un antagoniste des r\u00e9cepteurs des \u0153strog\u00e8nes, entrent notamment en ligne de compte. Des chimioth\u00e9rapies sont disponibles pour les patientes atteintes de cancers \u00e0 r\u00e9cepteurs hormonaux n\u00e9gatifs, et il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les patientes \u00e2g\u00e9es peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de ces traitements de la m\u00eame mani\u00e8re que les plus jeunes [6]. En g\u00e9n\u00e9ral, on utilise des monoth\u00e9rapies mieux tol\u00e9r\u00e9es et non des th\u00e9rapies combin\u00e9es. Le choix de l&#8217;agent chimioth\u00e9rapeutique est fortement orient\u00e9 vers les fonctions organiques et les pr\u00e9f\u00e9rences de la patiente, en tenant compte notamment des limitations fonctionnelles cardiaques ou r\u00e9nales. En cas de maladie HER2-positive, on ajoute g\u00e9n\u00e9ralement une substance ciblant HER2 (p. ex. le trastuzumab).<\/p>\n<h2 id=\"cancer-du-poumon-non-a-petites-cellules-nsclc\">Cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (NSCLC)<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e2ge m\u00e9dian des patients au moment du diagnostic d&#8217;un NSCLC est d&#8217;environ 70 ans. Au stade pr\u00e9coce, il existe une possibilit\u00e9 de gu\u00e9rison, la chirurgie \u00e9tant la m\u00e9thode standard. La question de savoir si l&#8217;\u00e2ge chronologique est en soi un facteur de risque d&#8217;augmentation de la morbidit\u00e9 et de la mortalit\u00e9 postop\u00e9ratoires est controvers\u00e9e. Cependant, un \u00e2ge sup\u00e9rieur \u00e0 75 ans, des comorbidit\u00e9s plus nombreuses et un traitement dans des h\u00f4pitaux avec peu de patients correspondants semblent augmenter le risque de morbidit\u00e9 postop\u00e9ratoire [7]. Les r\u00e9sections limit\u00e9es, par exemple sans lymphad\u00e9nectomie m\u00e9diastinale, ou la chirurgie thoracoscopique vid\u00e9o-assist\u00e9e permettent de r\u00e9duire le risque de morbidit\u00e9 \u00e0 un niveau tr\u00e8s faible, de sorte que ces proc\u00e9dures peuvent \u00eatre envisag\u00e9es pour des patients tr\u00e8s \u00e2g\u00e9s. Pour les patients qui ne sont pas \u00e9ligibles pour une intervention chirurgicale, les proc\u00e9dures de radioth\u00e9rapie sont une alternative. En particulier, les proc\u00e9dures de radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique (SBRT), qui sont pr\u00e9cis\u00e9ment concentr\u00e9es sur la tumeur, permettent d&#8217;obtenir des taux de contr\u00f4le local tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s tout en pr\u00e9servant le reste du tissu pulmonaire <strong>(Fig.&nbsp;2)<\/strong> [8].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5964 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/abb2_oh7_s23.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/702;height:383px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"702\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Apr\u00e8s r\u00e9section, une chimioth\u00e9rapie adjuvante (aux stades II et IIIA) peut r\u00e9duire le risque de r\u00e9cidive de la maladie et am\u00e9liorer la survie. Dans les \u00e9tudes, les chimioth\u00e9rapies adjuvantes ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 associ\u00e9es \u00e0 un avantage de survie chez les patients \u00e2g\u00e9s et ont \u00e9t\u00e9 aussi bien tol\u00e9r\u00e9es que par les patients plus jeunes. Toutefois, cet effet ne semble exister que pour les patients de moins de 80 ans. Pour les patients de moins de 80 ans en bon \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral, un traitement adjuvant devrait donc \u00eatre discut\u00e9.<\/p>\n<p>En situation m\u00e9tastatique, des progr\u00e8s importants ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Pour les patients atteints de tumeurs pr\u00e9sentant une mutation activatrice de l&#8217;EGFR ou un oncog\u00e8ne de fusion ALK, il existe des th\u00e9rapies cibl\u00e9es tr\u00e8s efficaces et bien tol\u00e9r\u00e9es (gefitinib, erlotinib, afatinib, crizotinib). Ces traitements sont donc bien adapt\u00e9s aux patients \u00e2g\u00e9s, et des examens appropri\u00e9s du mat\u00e9riel tumoral devraient \u00eatre organis\u00e9s.<\/p>\n<p>Lorsqu&#8217;une th\u00e9rapie cibl\u00e9e n&#8217;est pas envisageable, des chimioth\u00e9rapies sont disponibles. Plusieurs \u00e9tudes montrent que les chimioth\u00e9rapies sont \u00e9galement associ\u00e9es \u00e0 un b\u00e9n\u00e9fice chez les patients \u00e2g\u00e9s. Toutefois, les effets ind\u00e9sirables augmentent avec l&#8217;intensit\u00e9 du traitement, de sorte que les b\u00e9n\u00e9fices et les risques doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s avec le patient. Alors que les patients en bonne sant\u00e9 peuvent envisager un traitement associant deux substances (par exemple carboplatine et paclitaxel), les monoth\u00e9rapies sont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es dans les autres cas.<\/p>\n<h2 id=\"cancer-du-colon\">Cancer du c\u00f4lon<\/h2>\n<p>Le cancer du c\u00f4lon est l&#8217;un des cancers les plus fr\u00e9quents, avec une nette augmentation de l&#8217;incidence avec l&#8217;\u00e2ge. Aujourd&#8217;hui, la majorit\u00e9 des patients ont d\u00e9j\u00e0 plus de 70 ans. Au stade localis\u00e9, la chirurgie tumorale curative constitue \u00e9galement le traitement de choix pour les patients \u00e2g\u00e9s, bien que ces derniers aient un pronostic moins favorable que les patients plus jeunes [9]. Une augmentation de la mortalit\u00e9 pr\u00e9coce au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e apr\u00e8s l&#8217;intervention chirurgicale semble \u00eatre un facteur important. L&#8217;\u00e9valuation pr\u00e9op\u00e9ratoire du patient joue un r\u00f4le central pour identifier et informer de mani\u00e8re ad\u00e9quate les patients qui b\u00e9n\u00e9ficieront de l&#8217;intervention et pour \u00e9tablir un concept palliatif pour les autres patients. Certains patients b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement d&#8217;une intervention pr\u00e9op\u00e9ratoire. Il a ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que chez les patients souffrant de malnutrition, un soutien nutritionnel pr\u00e9op\u00e9ratoire de 7 \u00e0 10 jours peut r\u00e9duire les complications.<\/p>\n<p>Au stade localement avanc\u00e9 (en particulier au stade III), les b\u00e9n\u00e9fices d&#8217;une chimioth\u00e9rapie adjuvante sont bien \u00e9tablis, m\u00eame pour les patients \u00e2g\u00e9s. La plupart du temps, une monoth\u00e9rapie par fluoropyrimidine (5-fluorouracile ou cap\u00e9citabine) est envisag\u00e9e et est g\u00e9n\u00e9ralement bien tol\u00e9r\u00e9e. Il convient de noter que les donn\u00e9es concernant les patients de plus de 80 ans sont rares et qu&#8217;il n&#8217;est donc pas possible de tirer des conclusions pour ce groupe d&#8217;\u00e2ge. Le b\u00e9n\u00e9fice d&#8217;un traitement plus intensif (ajout d&#8217;oxaliplatine) n&#8217;est actuellement pas bien \u00e9tabli pour les patients de plus de 70 ans. La prise en compte de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 et des souhaits du patient est essentielle dans la prise de d\u00e9cision.<\/p>\n<p>En cas de m\u00e9tastases, on distingue les m\u00e9tastases r\u00e9s\u00e9cables et les m\u00e9tastases non r\u00e9s\u00e9cables. La chirurgie des m\u00e9tastases a contribu\u00e9 de mani\u00e8re d\u00e9cisive \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration du pronostic observ\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le cancer colorectal, car elle permet d&#8217;obtenir des \u00e9volutions beaucoup plus longues de la maladie et, pour une partie des patients, des gu\u00e9risons. La r\u00e9section de m\u00e9tastases h\u00e9patiques peut \u00e9galement \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique pour des patients \u00e2g\u00e9s s\u00e9lectionn\u00e9s [10]. La base de cette d\u00e9marche est toutefois une \u00e9valuation interdisciplinaire du patient dans un centre avec des experts exp\u00e9riment\u00e9s.  &nbsp;<\/p>\n<p>En cas de m\u00e9tastases non r\u00e9s\u00e9cables, des th\u00e9rapies ciblant la tumeur sont disponibles. Elles visent \u00e0 prolonger la dur\u00e9e de survie et \u00e0 r\u00e9duire les complications li\u00e9es \u00e0 la tumeur. Outre une information d\u00e9taill\u00e9e du patient, il est essentiel de se mettre d&#8217;accord sur les objectifs th\u00e9rapeutiques souhait\u00e9s afin de permettre un traitement adapt\u00e9 \u00e0 chacun. Chez les patients \u00e2g\u00e9s, le maintien de la qualit\u00e9 de vie est souvent une priorit\u00e9. Les patients \u00e2g\u00e9s tr\u00e8s en forme et motiv\u00e9s peuvent \u00eatre trait\u00e9s par analogie avec les patients plus jeunes. Cela inclut les chimioth\u00e9rapies combin\u00e9es et les th\u00e9rapies utilisant des anticorps monoclonaux.<\/p>\n<p>La pierre angulaire du traitement des patients moins en forme est la chimioth\u00e9rapie par fluoropyrimidine. Dans les quelques \u00e9tudes men\u00e9es sp\u00e9cifiquement chez les patients \u00e2g\u00e9s, l&#8217;ajout d&#8217;un deuxi\u00e8me agent chimioth\u00e9rapeutique (oxaliplatine ou irinot\u00e9can) ou d&#8217;un traitement par anticorps (bevacizumab ou cetuximab) a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9. Alors que l&#8217;ajout d&#8217;un deuxi\u00e8me agent chimioth\u00e9rapeutique n&#8217;a pas ou peu apport\u00e9 de b\u00e9n\u00e9fice suppl\u00e9mentaire, l&#8217;ajout d&#8217;un traitement par anticorps semble am\u00e9liorer l&#8217;efficacit\u00e9 de la fluoropyrimidine avec seulement une faible augmentation de la toxicit\u00e9. La question de l&#8217;opportunit\u00e9 d&#8217;un tel traitement chez un patient \u00e2g\u00e9 ne peut \u00eatre r\u00e9solue qu&#8217;apr\u00e8s consultation oncologique dans le cadre d&#8217;une discussion commune.<\/p>\n<h2 id=\"metastases-osseuses\">M\u00e9tastases osseuses<\/h2>\n<p>De nombreux patients atteints de cancers m\u00e9tastas\u00e9s (principalement le cancer du sein, de la prostate et du poumon) pr\u00e9sentent des m\u00e9tastases osseuses. Celles-ci entra\u00eenent souvent des douleurs ainsi que d&#8217;autres complications telles que des fractures pathologiques, une compression du canal rachidien, des sympt\u00f4mes neurologiques ou une hypercalc\u00e9mie. Les m\u00e9tastases osseuses sont une cause majeure de d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 de vie. Pour lutter contre la douleur, outre le traitement analg\u00e9sique, on dispose notamment de la radioth\u00e9rapie percutan\u00e9e, qui am\u00e9liore souvent les sympt\u00f4mes et est bien tol\u00e9r\u00e9e. Les instabilit\u00e9s ou la compression du canal rachidien n\u00e9cessitent souvent une intervention chirurgicale.<\/p>\n<p>Les inhibiteurs d&#8217;ost\u00e9oclastes (d\u00e9nosumab) et les bisphosphonates (par exemple le zol\u00e9dronate) entra\u00eenent une r\u00e9duction significative des \u00e9v\u00e9nements squelettiques et peuvent avoir une influence favorable sur la symptomatologie douloureuse, de sorte qu&#8217;ils constituent un standard de traitement. Lors de l&#8217;utilisation de ces substances, les possibilit\u00e9s d&#8217;ost\u00e9on\u00e9crose de la m\u00e2choire ou d&#8217;hypocalc\u00e9mie doivent \u00eatre prises en compte et surveill\u00e9es. Un contr\u00f4le chez le dentiste avant le traitement ainsi qu&#8217;une substitution en calcium sont recommand\u00e9s. Contrairement \u00e0 d&#8217;autres entit\u00e9s tumorales, le traitement antir\u00e9sorptif du cancer de la prostate ne doit pas \u00eatre instaur\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but, mais seulement au stade de r\u00e9sistance \u00e0 la castration (exception : traitement de l&#8217;ost\u00e9oporose). Dans la mesure du possible, il convient de mettre en place un traitement cibl\u00e9 sur la tumeur afin d&#8217;emp\u00eacher la progression des m\u00e9tastases ; en outre, des traitements antitumoraux efficaces peuvent am\u00e9liorer les sympt\u00f4mes de la douleur. En raison de leur impact important sur la qualit\u00e9 de vie, les traitements mentionn\u00e9s devraient \u00eatre examin\u00e9s et pleinement exploit\u00e9s, en particulier chez les patients \u00e2g\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Wildiers H, et al : International Society of Geriatric Oncology Consensus on Geriatric Assessment in Older Patients With Cancer. J Clin Oncol 2014 ; 32 : 2595-2603.<\/li>\n<li>Decoster L, et al : Screening tools for multidimensional health problems warranting a geriatric assessment in older cancer patients : an update on SIOG recommendations. Annals of Oncology 2015 ; 26 : 288-300.<\/li>\n<li>D&#8217;Amico AV, et al : Biochemical outcome after radical prostatectomy, external beam radiation therapy, or interstitial radiation therapy for clinically localized prostate cancer. JAMA 1998 ; 280(11) : 969-974.<\/li>\n<li>Droz JP, et al : Prise en charge du cancer de la prostate chez les hommes \u00e2g\u00e9s : recommandations d&#8217;un groupe de travail de l&#8217;International Society of Geriatric Oncology. Lancet Oncol 2014 ; 15(9) : e404-14. doi : 10.1016\/S1470-2045(14)70018-X.<\/li>\n<li>Sweeney C, et al : Limitations fonctionnelles chez les femmes \u00e2g\u00e9es survivantes du cancer. J Natl Cancer Inst 2006 ; 98(8) : 521-529.<\/li>\n<li>Schneider M, et al : Traitement par chimioth\u00e9rapie et survie chez les femmes \u00e2g\u00e9es atteintes d&#8217;un cancer du sein m\u00e9tastatique \u00e0 r\u00e9cepteurs d&#8217;\u0153strog\u00e8nes n\u00e9gatifs : une analyse bas\u00e9e sur la population. J Am Geriatr S 2011 ; 59(4) : 637-646.<\/li>\n<li>Rueth NM, et al : Traitement chirurgical du cancer du poumon : pr\u00e9diction de la morbidit\u00e9 postop\u00e9ratoire dans la population \u00e2g\u00e9e. J Thorac Cardiovasc Surg 2012 ; 143 : 1314-1323.<\/li>\n<li>Pallis AG, et al : Management of elderly patients with NSCLC ; updated expert&#8217;s opinion paper : EORTC Elderly Task Force, Lung Cancer Group and International Society for Geriatric Oncolog. Annals of Oncology 2014 ; 25 : 1270-1283.<\/li>\n<li>Papamichael D, et al : Traitement du cancer colorectal chez les patients \u00e2g\u00e9s : International Society of Geriatric Oncology (SIOG) consensus recommendations 2013. Annals of Oncology 2015 ; 6(3) : 463-476.<\/li>\n<li>Mazzoni G, et al : Traitement chirurgical des m\u00e9tastases h\u00e9patiques du cancer colorectal chez les patients \u00e2g\u00e9s. Int J Colorectal Dis 2007 ; 22 : 77-83.<\/li>\n<li>Walter LC, Covinsky KE : D\u00e9pistage du cancer chez les patients \u00e2g\u00e9s : un cadre pour une prise de d\u00e9cision individualis\u00e9e. JAMA 2001 ; 285(21) : 2750-2756. doi:10.1001\/jama.285.21.2750.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(7) : 20-24<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une \u00e9valuation g\u00e9riatrique optimise l&#8217;estimation de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 et offre une base pour les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques oncologiques. Les traitements oncologiques pour les tumeurs localis\u00e9es et avanc\u00e9es ont consid\u00e9rablement \u00e9volu\u00e9&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":51917,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"La qualit\u00e9 de vie est souvent au centre des pr\u00e9occupations","footnotes":""},"category":[11531,11368,11389,11549],"tags":[17937,13680,18865,13591,13596,46434,46421,30634,13765,41711,46428],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343185","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-geriatrie-fr","category-oncologie","category-rx-fr","tag-cancer-de-la-prostate","tag-cancer-du-colon-fr","tag-cancer-du-poumon-fr","tag-cancer-du-sein","tag-cancer-du-sein-fr","tag-g8-fr","tag-lhrh-fr","tag-metastases-osseuses","tag-nsclc-fr","tag-sbrt-fr","tag-ves-13-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-27 04:08:42","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":342980,"slug":"terapie-oncologiche-nei-pazienti-anziani","post_title":"Terapie oncologiche nei pazienti anziani","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/terapie-oncologiche-nei-pazienti-anziani\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":342982,"slug":"terapias-oncologicas-em-doentes-idosos","post_title":"Terapias oncol\u00f3gicas em doentes idosos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/terapias-oncologicas-em-doentes-idosos\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":342950,"slug":"terapias-oncologicas-en-pacientes-ancianos","post_title":"Terapias oncol\u00f3gicas en pacientes ancianos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/terapias-oncologicas-en-pacientes-ancianos\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343185","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343185"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343185\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343185"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343185"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343185"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343185"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}