{"id":343209,"date":"2015-07-24T02:00:00","date_gmt":"2015-07-24T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/therapies-ciblees-et-immunologiques-ou-en-est-on\/"},"modified":"2015-07-24T02:00:00","modified_gmt":"2015-07-24T00:00:00","slug":"therapies-ciblees-et-immunologiques-ou-en-est-on","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/therapies-ciblees-et-immunologiques-ou-en-est-on\/","title":{"rendered":"Th\u00e9rapies cibl\u00e9es et immunologiques &#8211; o\u00f9 en est-on ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors des Entretiens d&#8217;oncologie qui se sont tenus \u00e0 l&#8217;h\u00f4tel Teufelhof, un \u00e9tablissement b\u00e2lois traditionnel, un aper\u00e7u complet de l&#8217;\u00e9tat actuel de la recherche dans le domaine des approches th\u00e9rapeutiques cibl\u00e9es et immunologiques du m\u00e9lanome m\u00e9tastatique a cette fois \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9. Les domaines qui font actuellement l&#8217;objet de recherches intensives sont notamment la combinaison d&#8217;inhibiteurs de BRAF et de MEK et la r\u00e9activation des lymphocytes T.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Dr. med. Catharina Balmelli-Cattelan, vice-pr\u00e9sidente de la Commission europ\u00e9enne chef de clinique en oncologie \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, a parl\u00e9 des th\u00e9rapies cibl\u00e9es. En 2002, les mutations BRAF ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites pour la premi\u00e8re fois dans le m\u00e9lanome [1]. Les principales \u00e9tudes ult\u00e9rieures sur les inhibiteurs de BRAF ont \u00e9t\u00e9 Brim-3, Break-3 et Break-MB.<\/p>\n<p><strong>Brim-3 [2] : <\/strong>Cette \u00e9tude a compar\u00e9 le v\u00e9muraf\u00e9nib 2\u00d7 960 mg\/d en premi\u00e8re ligne \u00e0 la dacarbazine dans le m\u00e9lanome avec mutation BRAF V600E\/K de stade IV. Le suivi prolong\u00e9 de 2014 [3] a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une survie globale m\u00e9diane de 13,6 mois contre 9,7 mois, soit un avantage de survie significatif de 30% sous v\u00e9muraf\u00e9nib. La survie m\u00e9diane sans progression a \u00e9t\u00e9 de 6,9 mois contre 1,6 mois &#8211; le risque de progression a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit de mani\u00e8re significative de 62%.<\/p>\n<p><strong>Break-3 [4] : <\/strong>Cette \u00e9tude a \u00e9galement compar\u00e9 un inhibiteur de BRAF, le dabrafenib, \u00e0 la dacarbazine en premi\u00e8re ligne dans le m\u00e9lanome de stade IV (mutation V600E\/K). Une mise \u00e0 jour effectu\u00e9e lors du congr\u00e8s de l&#8217;ASCO 2013 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une r\u00e9duction du risque de 53% pour le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal, la survie sans progression, avec la prise de dabrafenib (6,9 vs. 2,7 mois). La survie globale, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation secondaire, \u00e9tait de 18,2 vs 15,6 mois avec un rapport de risque de 0,76 (IC \u00e0 95% : 0,48-1,21). Apr\u00e8s 15 mois, 63% des patients du groupe dabrafenib et 51% du groupe dacarbazine \u00e9taient encore en vie. Cependant, le taux de crossover \u00e9tait tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 (59%). Une mise \u00e0 jour \u00e0 trois ans a montr\u00e9 des taux de survie dans l&#8217;ordre ci-dessus de 31% vs 28% avec un HR de 0,81 (IC \u00e0 95% 0,56-1,18).<\/p>\n<p><strong>Break-MB [5] : <\/strong>Enfin, Break-MB a montr\u00e9 que le dabrafenib avait \u00e9galement une bonne activit\u00e9 chez les patients pr\u00e9sentant des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales.<\/p>\n<p>&#8220;L&#8217;inhibition sp\u00e9cifique du BRAF mut\u00e9 apporte des taux de r\u00e9ponse \u00e9lev\u00e9s et une r\u00e9ponse rapide. La survie sans progression est d&#8217;environ 7 mois contre 2 mois, et la survie globale est de 14 \u00e0 18 mois&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le Dr Balmelli-Cattelan. &#8220;Des effets positifs sur la qualit\u00e9 de vie et un effet sur les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s. Certains patients b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;un traitement \u00e0 long terme et le tol\u00e8rent bien&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"nouvelles-approches\">Nouvelles approches<\/h2>\n<p>Aujourd&#8217;hui, un peu plus de 13 ans apr\u00e8s la premi\u00e8re description de BRAF et apr\u00e8s de multiples recherches dans ce domaine, il existe deux nouvelles approches th\u00e9rapeutiques prometteuses, \u00e0 savoir l&#8217;association d&#8217;inhibiteurs de BRAF et de MEK et la r\u00e9activation des lymphocytes T.<\/p>\n<p>Les facteurs qui influencent la d\u00e9cision th\u00e9rapeutique en 2015 sont d&#8217;une part des facteurs cliniques tels que le statut ECOG de la performation, la pr\u00e9sence de m\u00e9tastases (par ex. m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales), la charge tumorale et la dynamique de croissance (imagerie, LDH) ainsi que les comorbidit\u00e9s (par ex. maladies auto-immunes). D&#8217;autre part, des facteurs biologiques tels que le statut mutationnel (BRAF, NRAS, cKIT), la disponibilit\u00e9 du traitement et la s\u00e9lection des patients jouent un r\u00f4le important. Il existe actuellement trois \u00e9tudes de phase III int\u00e9ressantes sur la combinaison d&#8217;inhibiteurs de BRAF et de MEK :<\/p>\n<p><strong>Combi-d [6] :<\/strong> Ici, le dabrafenib et le trametinib (bras 1) contre dabrafenib et placebo (bras 2) compar\u00e9. Les patients non trait\u00e9s auparavant pr\u00e9sentaient un m\u00e9lanome non r\u00e9s\u00e9cable de stade IIIc ou IV avec une mutation BRAF V600E\/K. Les patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec une chimioth\u00e9rapie et une radioth\u00e9rapie. La m\u00e9diane de survie sans progression, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal, \u00e9tait de 9,3 (bras 1) vs. 8,8 mois (bras 2). La r\u00e9duction du risque \u00e9tait donc significative de 25%.<\/p>\n<p><strong>Combi-v [7] :<\/strong> La m\u00eame combinaison de substances actives que ci-dessus a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e ici au v\u00e9muraf\u00e9nib et \u00e0 un placebo. La population de l&#8217;\u00e9tude \u00e9tait \u00e9galement comparable \u00e0 celle de Combi-d. Le taux de survie globale, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal, \u00e9tait de 72% \u00e0 12 mois dans le bras 1 et de 65% dans le bras 2 (HR 0,69 ; IC \u00e0 95% 0,53-0,89 ; p=0,005).<\/p>\n<p><strong>CoBrim [8] : <\/strong>Dans cette \u00e9tude, un groupe a re\u00e7u du v\u00e9muraf\u00e9nib et du cobim\u00e9tinib, l&#8217;autre du v\u00e9muraf\u00e9nib et un placebo. Les patients atteints de m\u00e9lanome localement avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique sans progression, mut\u00e9 BRAF V600, ont surv\u00e9cu 9,9 mois s&#8217;ils recevaient la combinaison. Dans l&#8217;autre bras, la dur\u00e9e de survie a \u00e9t\u00e9 de 6,2 mois. Converties, ces valeurs donnent une r\u00e9duction significative du risque avec la combinaison de 49%.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, l&#8217;association d&#8217;inhibiteurs de BRAF et de MEK permet d&#8217;obtenir des taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9s et une r\u00e9ponse rapide. La survie sans progression est de 10-11 vs. 7 mois. Un b\u00e9n\u00e9fice significatif a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 en termes de survie globale. Il convient de noter que le profil d&#8217;effets secondaires est diff\u00e9rent de celui des monoth\u00e9rapies : plus de fi\u00e8vre, plus de r\u00e9tinopathies, une plus grande diminution de la fraction d&#8217;\u00e9jection et moins d&#8217;effets secondaires cutan\u00e9s. Dans l&#8217;ensemble, il existe actuellement plus de donn\u00e9es pour la th\u00e9rapie parall\u00e8le que pour la th\u00e9rapie s\u00e9quentielle.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-immunologique\">Th\u00e9rapie immunologique<\/h2>\n<p>Trois inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires sont disponibles, selon le professeur Alfred Zippelius, directeur adjoint de l&#8217;Institut national de la sant\u00e9 et de la recherche m\u00e9dicale (INSERM). M\u00e9decin-chef en oncologie, H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, approuv\u00e9 par la FDA : Ipilimumab (<sup>Yervoy\u00ae<\/sup>), Pembrolizumab (<sup>Keytruda\u00ae<\/sup>), Nivolumab (<sup>Opdivo\u00ae<\/sup>). Les points de contr\u00f4le CTLA-4 et PD-1 sont utilis\u00e9s par les cellules canc\u00e9reuses pour neutraliser la r\u00e9ponse immunitaire sp\u00e9cifique au cancer. En les inhibant, les inhibiteurs activent le syst\u00e8me immunitaire ou augmentent l&#8217;activit\u00e9 des lymphocytes T. Les inhibiteurs de l&#8217;activit\u00e9 des lymphocytes T sont des m\u00e9dicaments qui agissent sur le syst\u00e8me immunitaire. Le nivolumab se lie au r\u00e9cepteur PD-1 sur les cellules T activ\u00e9es. Il emp\u00eache ainsi les ligands naturels tels que PD-L1 et PD-L2 d&#8217;interagir avec le r\u00e9cepteur. Ces ligands sont surexprim\u00e9s dans certaines tumeurs et sont responsables de la limitation de l&#8217;activation et de la prolif\u00e9ration des lymphocytes T. Les cellules T sont donc plus vuln\u00e9rables aux infections. Le nivolumab pr\u00e9vient le processus de &#8220;freinage&#8221; et stimule ainsi le syst\u00e8me immunitaire dans sa lutte contre les cellules canc\u00e9reuses.<\/p>\n<p>L&#8217;anticorps anti-CTLA4 ipilimumab poss\u00e8de m\u00eame un potentiel &#8220;curatif&#8221; chez certains patients : un tr\u00e8s bon plateau, et surtout stable, est atteint sous traitement et persiste plus de trois ans apr\u00e8s celui-ci &#8211; c&#8217;est ce qu&#8217;a montr\u00e9 une analyse de survie group\u00e9e de toutes les \u00e9tudes de phase I-III pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s ESMO 2013. Le corps se &#8220;souvient&#8221; donc longtemps de l&#8217;administration et l&#8217;effet positif est maintenu. Il est d\u00e9sormais essentiel de rechercher des biomarqueurs pr\u00e9dictifs d&#8217;une telle r\u00e9ponse, qui permettront de s\u00e9lectionner les patients pour l&#8217;immunoth\u00e9rapie. La recherche dans ce domaine est en plein essor : les premiers r\u00e9sultats concernent ce que l&#8217;on appelle les n\u00e9o-\u00e9pitopes. Une signature n\u00e9oantig\u00e9nique tumorale sp\u00e9cifique semble \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 la r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;ipilimumab [9].<\/p>\n<p>&#8220;Au sens figur\u00e9, l&#8217;immunoth\u00e9rapie permet de mettre en marche le moteur de d\u00e9fense de l&#8217;organisme, de desserrer les freins et d&#8217;appuyer sur l&#8217;acc\u00e9l\u00e9rateur. Il faut donc se pr\u00e9parer \u00e0 des r\u00e9actions auto-immunes&#8221;, explique le conf\u00e9rencier. L&#8217;ipilimumab est associ\u00e9 \u00e0 divers effets secondaires \u00e0 m\u00e9diation immunitaire, c&#8217;est-\u00e0-dire \u00e0 des processus inflammatoires dus \u00e0 une activit\u00e9 immunitaire accrue ou excessive : ils peuvent affecter le tube digestif, le foie, la peau, le syst\u00e8me nerveux, le syst\u00e8me endocrinien ou d&#8217;autres syst\u00e8mes d&#8217;organes.<\/p>\n<h2 id=\"situation-des-etudes-sur-le-pembrolizumab-et-le-nivolumab\">Situation des \u00e9tudes sur le pembrolizumab et le nivolumab<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s l&#8217;\u00e9tude prometteuse de phase I Keynote-001 et l&#8217;\u00e9tude pivot Keynote-002, les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude de phase III Keynote-006 ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en avril 2015 [10], qui a compar\u00e9 le pembrolizumab \u00e0 l&#8217;ipilimumab dans le traitement du m\u00e9lanome malin avanc\u00e9 non r\u00e9s\u00e9cable (stade III ou IV). Le pembrolizumab est un anticorps monoclonal humanis\u00e9 qui bloque l&#8217;interaction entre PD-1 et ses ligands (PD-L1\/-L2). La keynote-006 a donc vu s&#8217;affronter deux immunoth\u00e9rapies ciblant des voies de signalisation de points de contr\u00f4le immunitaires diff\u00e9rentes. L&#8217;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 interrompue pr\u00e9matur\u00e9ment apr\u00e8s que les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation d\u00e9finis (survie sans progression et survie globale) ont \u00e9t\u00e9 atteints de mani\u00e8re pr\u00e9coce :<\/p>\n<ul>\n<li>La m\u00e9diane de la survie sans progression (PFS) a \u00e9t\u00e9 de 5,5 mois (pembrolizumab toutes les deux semaines), 4,1 mois (toutes les trois semaines) et 2,8 mois (ipilimumab). Le risque de progression \u00e9tait donc significativement r\u00e9duit de 42% avec le pembrolizumab par rapport \u00e0 l&#8217;ipilimumab. A six mois, les taux calcul\u00e9s de PFS \u00e9taient de 47,3% et 46,4% pour le pembrolizumab et de 26,5% pour l&#8217;ipilimumab.<\/li>\n<li>Les taux de survie globale \u00e0 1 an \u00e9taient de 74,1% et 68,4% dans les groupes pembrolizumab &#8211; contre 58,2% sous ipilimumab. Cela correspond \u00e0 une r\u00e9duction significative du risque de mortalit\u00e9 de 37%, respectivement 31%.<\/li>\n<li>Les taux de r\u00e9ponse ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9s avec le pembrolizumab : selon le r\u00e9gime de dose, ils \u00e9taient respectivement de 33,7% et de 32,9% vs. 11,9%.<\/li>\n<li>Les effets secondaires de grade 3 et 4 \u00e9taient plus fr\u00e9quents avec l&#8217;ipilimumab (19,9%) qu&#8217;avec le pembrolizumab (13,3% et 10,1%).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il est \u00e9tabli depuis longtemps que le m\u00e9lanome m\u00e9tastatique r\u00e9fractaire \u00e0 l&#8217;ipilimumab r\u00e9pond mieux \u00e0 l&#8217;administration de nivolumab qu&#8217;\u00e0 la chimioth\u00e9rapie. Avec l&#8217;\u00e9tude de phase III CheckMate 066  [11]  a montr\u00e9 d\u00e9but 2015 que le nivolumab \u00e9tait \u00e9galement b\u00e9n\u00e9fique pour les patients atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9 (BRAF sauvage) non trait\u00e9s auparavant : Par rapport \u00e0 la dacarbazine, 72,9 vs 42,1% des patients sous nivolumab \u00e9taient encore en vie apr\u00e8s un an, ce qui correspond \u00e0 une r\u00e9duction de 58% du risque de d\u00e9c\u00e8s (HR 0,42, 99,79% IC 0,25-0,73 ; p&lt;0,001). La m\u00e9diane de survie sans progression \u00e9tait de 5,1 mois contre 2,2 mois (r\u00e9duction du risque de 57%). Le taux de r\u00e9ponse objective selon les crit\u00e8res RECIST 1,1 \u00e9tait de 40% vs 13,9%.<\/p>\n<p>&#8220;L&#8217;\u00e9poque du traitement de premi\u00e8re ligne par ipilimumab sera probablement r\u00e9volue d\u00e8s que les nouveaux m\u00e9dicaments seront autoris\u00e9s dans cette indication chez nous&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Zippelius.<\/p>\n<h2 id=\"immunotherapies-combinees\">Immunoth\u00e9rapies combin\u00e9es<\/h2>\n<p>Il existe \u00e9galement des r\u00e9sultats int\u00e9ressants concernant l&#8217;association de diff\u00e9rentes immunoth\u00e9rapies : L&#8217;\u00e9tude CheckMate-069 (phase II) [12], publi\u00e9e en mai 2015 dans le New England Journal of Medicine, a compar\u00e9 la combinaison de premi\u00e8re ligne de nivolumab et d&#8217;ipilimumab \u00e0 l&#8217;ipilimumab en monoth\u00e9rapie chez 142 patients atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9. Les r\u00e9sultats sont prometteurs : 44 des 72 patients atteints de BRAF de type sauvage ont r\u00e9pondu au traitement dans le groupe combin\u00e9. Cela correspond \u00e0 un taux de r\u00e9ponse objectif de 61%. Dans le groupe monoth\u00e9rapie, ce chiffre n&#8217;\u00e9tait que de 11% (4 patients sur 37). La diff\u00e9rence \u00e9tait statistiquement significative. Le rapport de risque de progression ou de d\u00e9c\u00e8s \u00e9tait de 0,4 (IC \u00e0 95% : 0,23-0,68 ; p&lt;0,001) &#8211; la combinaison a donc r\u00e9duit le risque de mortalit\u00e9\/progression de 60%.<br \/>\nLes taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9s et soutenus et la r\u00e9duction significative de la charge tumorale se sont toutefois accompagn\u00e9s d&#8217;une augmentation des effets secondaires : alors que 54% des patients du groupe combin\u00e9 ont subi un effet secondaire de grade 3-4, ce chiffre est pass\u00e9 \u00e0 24% avec l&#8217;ipilimumab. Trois d\u00e9c\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s au traitement combin\u00e9.<\/p>\n<p><em>Source : 17e Entretiens b\u00e2lois d&#8217;oncologie au Teufelhof, 21 mai 2015, B\u00e2le<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Davies H, et al : Mutations du g\u00e8ne BRAF dans le cancer humain. Nature 2002 Jun 27 ; 417(6892) : 949-954.<\/li>\n<li>Chapman PB, et al : Improved survival with vemurafenib in melanoma with BRAF V600E mutation. N Engl J Med 2011 Jun 30 ; 364(26) : 2507-2516.<\/li>\n<li>McArthur GA, et al. : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 du v\u00e9muraf\u00e9nib dans le m\u00e9lanome \u00e0 mutation BRAF(V600E) et BRAF(V600K) positive (BRIM-3) : suivi \u00e9tendu d&#8217;une \u00e9tude de phase 3, randomis\u00e9e, en ouvert. Lancet Oncol 2014 Mar ; 15(3) : 323-332.<\/li>\n<li>Hauschild A, et al : Dabrafenib in BRAF-mutated metastatic melanoma : a multicentre, open-label, phase 3 randomised controlled trial. Lancet 2012 Jul 28 ; 380(9839) : 358-365.<\/li>\n<li>Long GV, et al : Dabrafenib chez les patients atteints de m\u00e9lanome Val600Glu ou Val600Lys BRAF-mutant m\u00e9tastatique au cerveau (BREAK-MB) : un essai multicentrique, en ouvert, phase 2. Lancet Oncol 2012 Nov ; 13(11) : 1087-1095.<\/li>\n<li>Long GV, et al : Combined BRAF and MEK inhibition versus BRAF inhibition alone in melanoma. N Engl J Med 2014 Nov 13 ; 371(20) : 1877-1888.<\/li>\n<li>Robert C, et al : Improved overall survival in melanoma with combined dabrafenib and trametinib. N Engl J Med 2015 Jan 1 ; 372(1) : 30-39.<\/li>\n<li>Larkin J, et al : Combined vemurafenib and cobimetinib in BRAF-mutated melanoma. N Engl J Med 2014 Nov 13 ; 371(20) : 1867-1876.<\/li>\n<li>Snyder A, et al : Base g\u00e9n\u00e9tique de la r\u00e9ponse clinique au blocage de CTLA-4 dans le m\u00e9lanome. N Engl J Med 2014 Dec 4 ; 371(23) : 2189-2199.<\/li>\n<li>Robert C, et al : Pembrolizumab versus ipilimumab dans le m\u00e9lanome avanc\u00e9. NEJM avril 19, 2015. DOI : 10.1056\/NEJMoa1503093.<\/li>\n<li>Robert C, et al : Nivolumab in Previously Untreated Melanoma without BRAF Mutation. N Engl J Med 2015 ; 372 : 320-330.<\/li>\n<li>Postow MA, et al. : Nivolumab et ipilimumab versus ipilimumab dans le m\u00e9lanome non trait\u00e9&nbsp;. N Engl J Med 2015 May 21 ; 372(21) : 2006-2017.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(7) : 27-29<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors des Entretiens d&#8217;oncologie qui se sont tenus \u00e0 l&#8217;h\u00f4tel Teufelhof, un \u00e9tablissement b\u00e2lois traditionnel, un aper\u00e7u complet de l&#8217;\u00e9tat actuel de la recherche dans le domaine des approches th\u00e9rapeutiques&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":51827,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"17e Entretiens b\u00e2lois d'oncologie sur le m\u00e9lanome malin","footnotes":""},"category":[11362,11527,11389,11535,11549],"tags":[13668,46493,46494,46492,12368,38738,46495],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343209","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dermatologie-et-venerologie","category-etudes","category-oncologie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-braf-fr","tag-break-fr","tag-brim-fr","tag-inhibiteur-mek","tag-melanome","tag-nras-fr","tag-reactivation-des-cellules-t","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-12 10:17:14","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":342963,"slug":"terapie-mirate-e-immunologiche-qual-e-lo-stato-attuale","post_title":"Terapie mirate e immunologiche: qual \u00e8 lo stato attuale?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/terapie-mirate-e-immunologiche-qual-e-lo-stato-attuale\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343166,"slug":"terapias-imunologicas-e-direccionadas-qual-e-a-situacao-actual","post_title":"Terapias imunol\u00f3gicas e direccionadas - qual \u00e9 a situa\u00e7\u00e3o actual?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/terapias-imunologicas-e-direccionadas-qual-e-a-situacao-actual\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":342972,"slug":"terapias-dirigidas-e-inmunologicas-cual-es-la-situacion-actual","post_title":"Terapias dirigidas e inmunol\u00f3gicas: \u00bfcu\u00e1l es la situaci\u00f3n actual?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/terapias-dirigidas-e-inmunologicas-cual-es-la-situacion-actual\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343209","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343209"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343209\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/51827"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343209"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343209"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343209"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343209"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}