{"id":343219,"date":"2015-06-24T02:00:00","date_gmt":"2015-06-24T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/apercu-des-psychotropes-et-mise-a-jour-sur-les-troubles-anxieux\/"},"modified":"2015-06-24T02:00:00","modified_gmt":"2015-06-24T00:00:00","slug":"apercu-des-psychotropes-et-mise-a-jour-sur-les-troubles-anxieux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/apercu-des-psychotropes-et-mise-a-jour-sur-les-troubles-anxieux\/","title":{"rendered":"Aper\u00e7u des psychotropes et mise \u00e0 jour sur les troubles anxieux"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors de l&#8217;Update Refresher General Innere Medizin \u00e0 Zurich, la psychiatrie a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e. Le Dr Thomas Heinsius, de la polyclinique psychiatrique de l&#8217;Integrierte Psychiatrie Winterthur (ipw), a donn\u00e9 un large aper\u00e7u des m\u00e9dicaments psychotropes. Quelles sont les substances utilis\u00e9es et \u00e0 quel moment, et quels sont les risques \u00e0 prendre en compte ? Il a \u00e9galement abord\u00e9 les diff\u00e9rentes pathologies li\u00e9es aux troubles anxieux. Il a notamment soulign\u00e9 l&#8217;importance des approches psychoth\u00e9rapeutiques.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le Dr Thomas Heinsius, de la polyclinique psychiatrique de l&#8217;Integrierte Psychiatrie Winterthur (ipw), a commenc\u00e9 son aper\u00e7u par une m\u00e9ta-analyse sur les antipsychotiques [1]. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que les profils individuels d&#8217;efficacit\u00e9 et d&#8217;effets secondaires devaient guider le choix des substances. Le seul antipsychotique dont l&#8217;efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 clairement d\u00e9montr\u00e9e est la clozapine (Leponex<sup><br \/>\n  <sub>\u00ae<\/sub><br \/>\n<\/sup>). Il provoque \u00e9galement beaucoup moins d&#8217;effets secondaires extrapyramidaux que les autres m\u00e9dicaments (odds ratio de 0,3 vs placebo). Les deux substances, l&#8217;amisulpride (<sup>Solian\u00ae<\/sup>) et l&#8217;olanzapine (<sup>Zyprexa\u00ae<\/sup>), montrent une tendance \u00e0 une meilleure applicabilit\u00e9 dans diff\u00e9rentes \u00e9tudes. Sur le crit\u00e8re d&#8217;efficacit\u00e9, ils ont \u00e9t\u00e9 suivis par la clozapine. En outre, l&#8217;amisulpride est le traitement le moins souvent interrompu (suivi par l&#8217;olanzapine et la clozapine). Cependant, le risque de prise de poids &#8211; qui pourrait \u00eatre un facteur important de la r\u00e9duction de l&#8217;esp\u00e9rance de vie des schizophr\u00e8nes &#8211; est le plus \u00e9lev\u00e9 pour l&#8217;olanzapine.<\/p>\n<p>Des donn\u00e9es r\u00e9centes sur les effets ind\u00e9sirables des antipsychotiques indiquent une perte plus importante de tissu c\u00e9r\u00e9bral \u00e0 des doses plus \u00e9lev\u00e9es. Chez les rongeurs et les primates, un traitement antipsychotique de huit semaines a entra\u00een\u00e9 une perte de volume c\u00e9r\u00e9bral et une augmentation de la mortalit\u00e9 par rapport au placebo chez les patients atteints de d\u00e9mence.<\/p>\n<p>Selon le Dr Heinsius, les cons\u00e9quences pour l&#8217;utilisation clinique des antipsychotiques sont donc les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Les indications principales des antipsychotiques sont les psychoses et les \u00e9tats d\u00e9lirants-agit\u00e9s (surtout chez les personnes \u00e2g\u00e9es).<\/li>\n<li>Le choix de la substance appropri\u00e9e se fait individuellement en fonction du profil d&#8217;efficacit\u00e9 et d&#8217;effets secondaires.<\/li>\n<li>Il convient d&#8217;augmenter prudemment le dosage, en particulier chez les patients \u00e2g\u00e9s (confus).<\/li>\n<li>L&#8217;utilisation d&#8217;antipsychotiques dans d&#8217;autres troubles psychiatriques tels que la d\u00e9pression, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 ou les troubles obsessionnels compulsifs ne doit \u00eatre envisag\u00e9e qu&#8217;apr\u00e8s avoir \u00e9puis\u00e9 toutes les autres options th\u00e9rapeutiques (notamment les interventions psychoth\u00e9rapeutiques et psychosociales).<\/li>\n<\/ul>\n<p>En ce qui concerne les benzodiaz\u00e9pines, le Dr Heinsius a mentionn\u00e9 le loraz\u00e9pam (<sup>Temesta\u00ae<\/sup>), l&#8217;alprazolam (<sup>Xanax\u00ae<\/sup>), l&#8217;oxaz\u00e9pam (<sup>Seresta\u00ae<\/sup>) et le diaz\u00e9pam (<sup>Valium\u00ae<\/sup>). Les benzodiaz\u00e9pines ont un d\u00e9but d&#8217;action rapide et une large gamme th\u00e9rapeutique. Un effet secondaire important est la s\u00e9dation (CAVE conduite automobile). Le risque de d\u00e9pendance li\u00e9 au d\u00e9veloppement d&#8217;une tol\u00e9rance doit \u00e9galement \u00eatre pris en compte dans tous les cas. Il peut \u00eatre utilis\u00e9 dans les situations aigu\u00ebs jusqu&#8217;\u00e0 ce que d&#8217;autres traitements soient efficaces, ou \u00e0 plus long terme si les autres options th\u00e9rapeutiques ont \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9es.  &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"antidepresseurs\">Antid\u00e9presseurs<\/h2>\n<p>&#8220;Les antid\u00e9presseurs constituent un groupe important de psychotropes&#8221;, explique le Dr Heinsius. &#8220;Il existe une grande base de donn\u00e9es complexe sur leur utilisation pendant la grossesse. L&#8217;\u00e9tat des connaissances actuelles peut \u00eatre consult\u00e9 sur le site web www.embryotox.de, qui est bien entretenu et maintenu actif&#8221;. Ces mol\u00e9cules sont de plus en plus prescrites malgr\u00e9 deux m\u00e9ta-analyses critiques de 2008 qui n&#8217;ont montr\u00e9 qu&#8217;un faible effet par rapport au placebo pour tous les antid\u00e9presseurs. Alors que 5,8% de la population am\u00e9ricaine prenait des antid\u00e9presseurs en 1995, ce chiffre est pass\u00e9 \u00e0 10,1% en 2005 (3,6% en Suisse en 2008). Turner et al. [2] ont d\u00e9montr\u00e9 que de nombreuses \u00e9tudes sur les antid\u00e9presseurs soumises \u00e0 la FDA et pr\u00e9sentant des r\u00e9sultats n\u00e9gatifs ou douteux n&#8217;ont m\u00eame pas \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es. &#8220;Nous n&#8217;avons acc\u00e8s qu&#8217;\u00e0 un ensemble de donn\u00e9es s\u00e9lectionn\u00e9es et embellies, ce qui est hautement probl\u00e9matique&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le Dr Heinsius. Si l&#8217;on tient compte de toutes les donn\u00e9es de la FDA, l&#8217;ampleur de l&#8217;effet est nettement moins bonne (-32% au total) que ce que la litt\u00e9rature semble indiquer.<\/p>\n<p>Kirsch et al. [3] ont d\u00e9montr\u00e9 dans leur m\u00e9ta-analyse (\u00e9galement bas\u00e9e sur les donn\u00e9es de la FDA) que les antid\u00e9presseurs entra\u00eenaient une bonne r\u00e9duction du Hamilton Depression Rating de 9,6. D&#8217;autre part, une r\u00e9duction de 7,8 a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 obtenue avec le placebo. La diff\u00e9rence \u00e9tait donc de 1,8 point, ce qui correspond \u00e0 un effet de 0,32. Or, selon le NICE, le seuil de pertinence clinique est de 3 points de diff\u00e9rence et l&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;effet est de 0,5. Par cons\u00e9quent, si l&#8217;on suit ce crit\u00e8re, les antid\u00e9presseurs n&#8217;\u00e9taient pas significativement plus efficaces que le placebo. Ce n&#8217;est que chez les personnes tr\u00e8s d\u00e9prim\u00e9es que la diff\u00e9rence entre le placebo et les antid\u00e9presseurs \u00e9tait significative (mais restait relativement faible). Selon les lignes directrices de la DGPPN, les antid\u00e9presseurs ne devraient donc pas \u00eatre utilis\u00e9s de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale comme traitement de premi\u00e8re intention pour les d\u00e9pressions l\u00e9g\u00e8res, mais uniquement apr\u00e8s avoir \u00e9valu\u00e9 de mani\u00e8re critique les avantages et les inconv\u00e9nients d&#8217;un tel traitement.<\/p>\n<p>&#8220;La prescription doit s&#8217;inscrire dans un plan de traitement global et dans une relation de confiance entre le m\u00e9decin et le patient. Des contr\u00f4les cliniques doivent \u00eatre effectu\u00e9s de mani\u00e8re rapproch\u00e9e au d\u00e9but du traitement. Le patient doit \u00eatre inform\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment des risques et des effets secondaires&#8221;, a soulign\u00e9 le conf\u00e9rencier. &#8220;La psychoth\u00e9rapie est la plus efficace. Elle est une partie importante du traitement et ne doit pas \u00eatre oubli\u00e9e&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"troubles-anxieux\">Troubles anxieux<\/h2>\n<p>Selon le Dr Heinsius, la peur est en principe une r\u00e9action naturelle pour assurer la survie, qui se produit chez tous les \u00eatres humains. Les peurs de type pathologique sont fr\u00e9quentes dans la population (la pr\u00e9valence \u00e0 un an est d&#8217;environ 15%). Les syst\u00e8mes de classification modernes distinguent diff\u00e9rents types de pr\u00e9gnance. Les chevauchements entre les diff\u00e9rents types sont fr\u00e9quents.<\/p>\n<p><strong>Attaque de panique : <\/strong>peur ou malaise soudain avec un pic en moins de dix minutes. Au d\u00e9but, elle provoque de nombreux sympt\u00f4mes physiques tels que battements cardiaques rapides, transpiration, tremblements, difficult\u00e9s respiratoires, vertiges, naus\u00e9es et douleurs thoraciques, et ce n&#8217;est que plus tard qu&#8217;elle provoque des sympt\u00f4mes psychologiques (par exemple, d\u00e9r\u00e9alisation ; d\u00e9personnalisation ; peur de mourir).<\/p>\n<p><strong>Trouble panique : <\/strong>l&#8217;attaque de panique n&#8217;est pas encore une maladie \u00e0 proprement parler. Ce n&#8217;est que lorsque les attaques de panique reviennent de mani\u00e8re inattendue et que l&#8217;on constate, apr\u00e8s l&#8217;attaque, une inqui\u00e9tude persistante pendant au moins un mois quant \u00e0 la r\u00e9apparition et \u00e0 l&#8217;importance de l&#8217;attaque et, par la suite, des changements de comportement significatifs, que l&#8217;on parle de trouble panique. Elle peut \u00eatre accompagn\u00e9e d&#8217;une agoraphobie. Toute induction par une substance ou un m\u00e9dicament quelconque doit \u00eatre exclue.<\/p>\n<p><strong>Phobie sociale\/trouble anxieux : <\/strong>il s&#8217;agit soit d&#8217;une peur manifeste d&#8217;\u00eatre le centre de l&#8217;attention ou de se comporter de mani\u00e8re embarrassante, soit d&#8217;un \u00e9vitement manifeste de ces situations. On retrouve des sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 typiques et donc une charge \u00e9motionnelle \u00e9vidente (\u00e9galement due au comportement d&#8217;\u00e9vitement). Les personnes concern\u00e9es reconnaissent que leurs craintes sont exag\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Phobies sp\u00e9cifiques :<\/strong> le principe est le m\u00eame que pour la phobie sociale, mais les craintes sont dirig\u00e9es vers des objets (par ex. les animaux) ou des situations sp\u00e9cifiques (par ex. l&#8217;altitude, le vol).<\/p>\n<h2 id=\"dou-vient-la-peur-et-comment-la-combattre\">D&#8217;o\u00f9 vient la peur et comment la combattre ?<\/h2>\n<p>La pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique joue un r\u00f4le dans l&#8217;apparition des troubles anxieux, comme l&#8217;ont montr\u00e9 plusieurs \u00e9tudes sur les jumeaux (la concordance concernant le diagnostic d&#8217;un trouble panique \u00e9tait nettement plus \u00e9lev\u00e9e chez les vrais jumeaux par rapport aux faux jumeaux). En outre, des stress pr\u00e9coces tels que le d\u00e9c\u00e8s d&#8217;un parent, des abus sexuels ou d&#8217;autres abus physiques dans l&#8217;enfance, mais aussi la situation actuelle de vie et de travail ainsi que les constellations sociales actuelles sont des facteurs importants pour le d\u00e9veloppement d&#8217;un trouble anxieux. Le mod\u00e8le dit bio-psycho-social de Gilbert regroupe tous ces param\u00e8tres. Dans le cadre de ce mod\u00e8le, les diff\u00e9rents facteurs d&#8217;influence biologiques, psychologiques et sociaux sur l&#8217;apparition des troubles mentaux sont bien repr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances, la psychoth\u00e9rapie est le traitement de premi\u00e8re intention du trouble panique non compliqu\u00e9, de la phobie sociale, des phobies sp\u00e9cifiques et de l&#8217;agoraphobie. La th\u00e9rapie cognitivo-comportementale est la plus \u00e9tudi\u00e9e. Leurs composants actifs sont<\/p>\n<ol>\n<li>\u00c9ducation du patient<\/li>\n<li>Contr\u00f4le de l&#8217;hyperventilation<\/li>\n<li>Proc\u00e9dures d&#8217;exposition (introspective et situationnelle).<\/li>\n<\/ol>\n<p>Avant la phase de confrontation, le niveau d&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 augmente rapidement et le patient veut fuir la situation d\u00e9sagr\u00e9able. Cela s&#8217;explique par le fait qu&#8217;il craint une augmentation exponentielle de la courbe d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 s&#8217;il s&#8217;expose \u00e0 la confrontation. Mais s&#8217;il le fait dans un environnement bien encadr\u00e9 par un psychoth\u00e9rapeute, il conna\u00eetra \u00e0 un moment donn\u00e9, pendant la confrontation, un point d&#8217;inflexion \u00e0 partir duquel la courbe d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 diminuera lentement. La peur ne peut donc pas continuer \u00e0 augmenter. Il faut le faire comprendre au patient. Le soulagement et, plus tard, la satisfaction d&#8217;y \u00eatre parvenu, lui donnent \u00e0 plus long terme confiance en lui pour faire face \u00e0 de telles situations. &#8220;Globalement, l&#8217;auto-assistance, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;information du patient, par exemple via un livre d&#8217;auto-assistance, est souvent trop peu encourag\u00e9e. Il s&#8217;agit pourtant d&#8217;une m\u00e9thode compl\u00e9mentaire tr\u00e8s judicieuse et utile, surtout pour les personnes instruites. Le patient doit conna\u00eetre les m\u00e9canismes de son trouble anxieux. Il pourra alors les combattre efficacement et briser le cercle vicieux de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9&#8221;, a expliqu\u00e9 le Dr Heinsius.<\/p>\n<h2 id=\"une-therapie-durable\">Une th\u00e9rapie durable<\/h2>\n<p>Les m\u00e9dicaments disponibles sont les antid\u00e9presseurs et les benzodiaz\u00e9pines.  <strong>Le tableau&nbsp;1<\/strong> donne un aper\u00e7u des m\u00e9dicaments autoris\u00e9s en Suisse pour le traitement des troubles anxieux.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5793\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/tab1_hp6_s40.jpg\" style=\"height:584px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"803\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/tab1_hp6_s40.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/tab1_hp6_s40-800x584.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/tab1_hp6_s40-120x88.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/tab1_hp6_s40-90x66.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/tab1_hp6_s40-320x234.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/tab1_hp6_s40-560x409.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>L&#8217;efficacit\u00e9 des deux groupes de substances a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e. Cependant, l&#8217;utilisation des benzodiaz\u00e9pines, en particulier, doit \u00eatre bien pes\u00e9e en raison des effets secondaires. Les autres m\u00e9dicaments utilis\u00e9s pour traiter les troubles anxieux sont des substances \u00e0 base de plantes et des b\u00eatabloquants.<\/p>\n<p>Plusieurs m\u00e9ta-analyses ont montr\u00e9 que si la pharmacoth\u00e9rapie a une intensit\u00e9 d&#8217;effet comparable \u00e0 celle de la psychoth\u00e9rapie imm\u00e9diatement apr\u00e8s le traitement (environ 0,4 vs 0,6), il n&#8217;en reste pas moins que la psychoth\u00e9rapie a un effet plus important sur la sant\u00e9 que la pharmacoth\u00e9rapie. Toutefois, si les m\u00e9dicaments ne sont plus pris pendant un certain temps, leur effet est compl\u00e8tement perdu. Au cours du suivi, l&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;effet \u00e9tait de 0, tandis que celle de la psychoth\u00e9rapie \u00e9tait rest\u00e9e la m\u00eame ou avait m\u00eame augment\u00e9. &#8220;Les m\u00e9dicaments contre l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 ne sont donc efficaces que tant qu&#8217;ils sont pris. Or, d&#8217;apr\u00e8s mon exp\u00e9rience, les patients aimeraient pouvoir se passer de m\u00e9dicaments. Dans ce cas, seule une psychoth\u00e9rapie peut les aider. Bien entendu, les deux approches peuvent parfaitement \u00eatre combin\u00e9es&#8221;, ajoute-t-il.<\/p>\n<p><em>Source : M\u00e9decine interne g\u00e9n\u00e9rale Update Refresher, 8 mai 2015, Zurich<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Leucht S, et al : Comparative efficacy and tolerability of 15 antipsychotic drugs in schizophrenia : a multiple-treatments meta-analysis. Lancet 2013 Sep 14 ; 382(9896) : 951-962.<\/li>\n<li>Turner EH, et al : Publication s\u00e9lective des essais d&#8217;antid\u00e9presseurs et son influence sur l&#8217;efficacit\u00e9 apparente. N Engl J Med 2008 Jan 17 ; 358(3) : 252-260.<\/li>\n<li>Kirsch I, et al : S\u00e9v\u00e9rit\u00e9 initiale et b\u00e9n\u00e9fices antid\u00e9presseurs : une m\u00e9ta-analyse des donn\u00e9es soumises \u00e0 la Food and Drug Administration. PLoS Med 2008 Feb ; 5(2) : e45.<\/li>\n<li>Frommberger U, Angenendt J : Pharmacoth\u00e9rapie des troubles anxieux. Les m\u00e9dicaments r\u00e9duisent souvent les sympt\u00f4mes plus rapidement qu&#8217;une psychoth\u00e9rapie. Dossier Ars Medici 2009 ; II : 16-19.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(6) : 38-40<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de l&#8217;Update Refresher General Innere Medizin \u00e0 Zurich, la psychiatrie a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e. 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