{"id":343249,"date":"2015-07-15T02:00:00","date_gmt":"2015-07-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/chirurgie-radiochirurgie-ou-radiotherapie-conventionnelle\/"},"modified":"2015-07-15T02:00:00","modified_gmt":"2015-07-15T00:00:00","slug":"chirurgie-radiochirurgie-ou-radiotherapie-conventionnelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/chirurgie-radiochirurgie-ou-radiotherapie-conventionnelle\/","title":{"rendered":"Chirurgie, radiochirurgie ou radioth\u00e9rapie conventionnelle ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales sont un probl\u00e8me local qui peut souvent \u00eatre trait\u00e9 efficacement par un traitement local. En raison du risque d&#8217;ensemencement tumoral perop\u00e9ratoire, la r\u00e9section chirurgicale doit \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e par une irradiation conventionnelle postop\u00e9ratoire. Contrairement \u00e0 la r\u00e9section chirurgicale, la radiochirurgie ne doit pas \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e par une radioth\u00e9rapie conventionnelle. Le choix du bon traitement, chez le bon patient et au bon moment, est devenu exigeant chez les patients atteints de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, compte tenu des diff\u00e9rentes formes de traitement local et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9. La d\u00e9cision th\u00e9rapeutique ne doit pas \u00eatre prise sans l&#8217;implication d&#8217;un neurochirurgien et, si possible, d&#8217;un neurochirurgien pratiquant la radiochirurgie.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales ne sont malheureusement pas un probl\u00e8me m\u00e9dical rare : elles surviennent chez environ 20 \u00e0 40% des patients atteints de tumeurs malignes solides, selon les donn\u00e9es de la litt\u00e9rature. Environ 5% des patients atteints de tumeurs malignes solides d\u00e9veloppent une m\u00e9ningite carcinomateuse. L&#8217;incidence des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales est d&#8217;environ 10\/100 000 habitants par an. Les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales les plus fr\u00e9quentes proviennent des types de cancer suivants :&nbsp; carcinome mammaire, carcinome bronchique, carcinome du tractus gastro-intestinal, m\u00e9lanome malin et carcinome des cellules r\u00e9nales. Les autres groupes de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales sont celles dont la tumeur primaire est inconnue et celles dont la tumeur primaire est multiple. En raison de l&#8217;am\u00e9lioration des traitements oncologiques, les oncologues, les neurologues et les neurochirurgiens voient d\u00e9sormais, en plus de ces m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales relativement fr\u00e9quentes, de plus en plus de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales cons\u00e9cutives \u00e0 des cancers tels que le cancer des ovaires, des testicules, de la prostate, de la thyro\u00efde, etc.<\/p>\n<p>Plus le tableau des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales est color\u00e9 et plus les options th\u00e9rapeutiques sont nombreuses, plus la gestion th\u00e9rapeutique devient exigeante. En g\u00e9n\u00e9ral, il y a les formes de traitement local comme la r\u00e9section microchirurgicale et la radiochirurgie et les formes de traitement non local comme l&#8217;irradiation partielle ou totale du cerveau. Dans ce qui suit, nous pr\u00e9sentons, d&#8217;un point de vue essentiellement neurochirurgical, quelques aspects qui devraient aider \u00e0 aborder le tableau clinique des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales de mani\u00e8re rationnelle sur le plan diagnostique et th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Le diagnostic de m\u00e9tastase(s) c\u00e9r\u00e9brale(s) repose sur une IRM \u00e0 contraste renforc\u00e9. Un scanner permet de manquer les petites m\u00e9tastases, notamment les m\u00e9tastases de la fosse post\u00e9rieure et un \u00e9ventuel ensemencement m\u00e9ning\u00e9. En cas de suspicion de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, l&#8217;IRM doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e selon un protocole sp\u00e9cifique concernant la quantit\u00e9 et le type de produit de contraste, l&#8217;intervalle de temps apr\u00e8s l&#8217;administration du produit de contraste, etc. C&#8217;est important, car une \u00e9valuation ad\u00e9quate de la situation initiale est cruciale compte tenu des diff\u00e9rentes options th\u00e9rapeutiques. Il faut \u00e9galement \u00e9valuer s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une maladie localis\u00e9e, c&#8217;est-\u00e0-dire de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales au sens strict, ou d&#8217;une atteinte g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, c&#8217;est-\u00e0-dire d&#8217;un ensemencement m\u00e9ning\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"tumeur-primaire\">Tumeur primaire<\/h2>\n<p>La tumeur primaire est importante pour le choix du traitement des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales :<\/p>\n<ul>\n<li>S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une tumeur primaire inconnue, une intervention chirurgicale ouverte est indiqu\u00e9e, si possible, pour parvenir \u00e0 un diagnostic histologique.<\/li>\n<li>S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un cancer bronchique \u00e0 petites cellules, il est plus probable qu&#8217;une irradiation du cerveau entier soit indiqu\u00e9e plut\u00f4t qu&#8217;un traitement radiochirurgical focalis\u00e9, en raison du grand nombre de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales.<\/li>\n<li>Si la tumeur primaire est un m\u00e9lanome malin ou un carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales, la radiochirurgie est la plus indiqu\u00e9e en raison de la radior\u00e9sistance \u00e0 la radioth\u00e9rapie conventionnelle.<\/li>\n<li>S&#8217;il s&#8217;agit de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales de plus de deux tumeurs primaires, l&#8217;intervention chirurgicale n&#8217;est pas obligatoire pour obtenir le diagnostic histologique, car l&#8217;histologie n&#8217;a aucune influence sur la radioth\u00e9rapie conventionnelle ou la radiochirurgie des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales. Toutefois, si l&#8217;une des deux tumeurs primaires connues est consid\u00e9r\u00e9e comme radior\u00e9sistante, cela constituerait un argument suppl\u00e9mentaire en faveur d&#8217;un traitement radiochirurgical.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"taille-de-la-tumeur\">Taille de la tumeur<\/h2>\n<p>La taille de la tumeur est un param\u00e8tre important pour d\u00e9terminer la proc\u00e9dure \u00e0 suivre. S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une petite tumeur, la radiochirurgie est le traitement le plus doux et le plus efficace. Ainsi, m\u00eame les m\u00e9tastases situ\u00e9es dans des endroits d\u00e9licats, comme la r\u00e9gion centrale, peuvent \u00eatre bien trait\u00e9es<strong> (Fig.&nbsp;1) <\/strong>.  <\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5950\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb1_oh7_s10.jpg\" style=\"height:427px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"782\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb1_oh7_s10.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb1_oh7_s10-800x569.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb1_oh7_s10-120x85.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb1_oh7_s10-90x64.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb1_oh7_s10-320x227.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb1_oh7_s10-560x398.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une tumeur de grande taille avec un effet de masse, une r\u00e9section microchirurgicale ouverte est indiqu\u00e9e, suivie d&#8217;une irradiation c\u00e9r\u00e9brale partielle postop\u00e9ratoire. Il est souvent difficile de savoir quelle taille de tumeur se pr\u00eate encore \u00e0 un traitement radiochirurgical et quelle taille ne s&#8217;y pr\u00eate pas, c&#8217;est pourquoi l&#8217;\u00e9valuation doit \u00eatre effectu\u00e9e par un sp\u00e9cialiste. Les tumeurs de grande taille peuvent \u00e9galement \u00eatre trait\u00e9es avec succ\u00e8s par radiochirurgie pure <strong>(fig.&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5951 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb2_oh7_s11.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/958;height:523px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"958\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb2_oh7_s11.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb2_oh7_s11-800x697.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb2_oh7_s11-120x105.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb2_oh7_s11-90x78.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb2_oh7_s11-320x279.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb2_oh7_s11-560x488.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"nombre-et-localisation-des-metastases-cerebrales\">\nNombre et localisation des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales<\/h2>\n<p>Le nombre de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales a une certaine influence sur le choix du traitement. Pendant longtemps, la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale \u00e9tait que jusqu&#8217;\u00e0 trois m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales devaient \u00eatre trait\u00e9es par radiochirurgie, et que si elles \u00e9taient plus nombreuses, une irradiation du cerveau entier \u00e9tait indiqu\u00e9e. Cette r\u00e8gle \u00e9tait arbitraire et ne reposait pas sur des preuves scientifiques. Entre-temps, de multiples publications ont renvers\u00e9 ce dogme. Aujourd&#8217;hui, la limite entre la radiochirurgie et l&#8217;irradiation du cerveau entier est plut\u00f4t fix\u00e9e \u00e0 une douzaine de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales [1,2].<\/p>\n<p>La localisation des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales influence \u00e9galement le choix de la forme de traitement. La radiochirurgie est particuli\u00e8rement adapt\u00e9e aux m\u00e9tastases situ\u00e9es dans des zones \u00e9loquentes telles que la r\u00e9gion centrale <strong>(Fig.&nbsp;1),<\/strong> le centre du langage, le tronc c\u00e9r\u00e9bral <strong>(Fig.&nbsp;3)<\/strong> ou le vermis c\u00e9r\u00e9belleux, o\u00f9 une r\u00e9section ouverte est associ\u00e9e \u00e0 un risque \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9ficits neurologiques permanents.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5952 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb3_oh7_s11.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/642;height:350px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"642\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb3_oh7_s11.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb3_oh7_s11-800x467.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb3_oh7_s11-120x70.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb3_oh7_s11-90x53.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb3_oh7_s11-320x187.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb3_oh7_s11-560x327.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"ensemencement-meninge\">Ensemencement m\u00e9ning\u00e9<\/h2>\n<p>L&#8217;ensemencement tumoral m\u00e9ning\u00e9 est une manifestation redoutable de la m\u00e9tastase c\u00e9r\u00e9brale, qui entra\u00eene une perte progressive des nerfs cr\u00e2niens. Si l&#8217;IRM r\u00e9v\u00e8le des signes de m\u00e9ningiome carcinomateux, il s&#8217;agit d&#8217;une maladie diss\u00e9min\u00e9e et un traitement local (chirurgie ou radiochirurgie) n&#8217;est alors plus indiqu\u00e9. Dans ces cas, une irradiation conventionnelle du cerveau entier est indiqu\u00e9e. Le risque d&#8217;ensemencement m\u00e9ning\u00e9 iatrog\u00e8ne d\u00e9pend de la proximit\u00e9 de la m\u00e9tastase avec les m\u00e9ninges, de la m\u00e9thode chirurgicale et de la tumeur primaire. Parmi les traitements locaux, la radiochirurgie pr\u00e9sente le risque le plus faible d&#8217;ensemencement leptom\u00e9ning\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"resection-microchirurgicale\">R\u00e9section microchirurgicale<\/h2>\n<p>La r\u00e9section microchirurgicale fait partie du r\u00e9pertoire standard classique du traitement des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales. Il s&#8217;agit par nature d&#8217;une th\u00e9rapie locale. Toutefois, sans irradiation conventionnelle partielle ou totale ult\u00e9rieure du cerveau, le risque de r\u00e9cidive locale est inacceptablement \u00e9lev\u00e9, de sorte que la r\u00e9section microchirurgicale est pratiquement toujours associ\u00e9e \u00e0 une irradiation conventionnelle ult\u00e9rieure. Une r\u00e9section chirurgicale est toujours indiqu\u00e9e lorsque la m\u00e9tastase c\u00e9r\u00e9brale entra\u00eene une augmentation spatiale mena\u00e7ante et que le patient n&#8217;est pas en phase terminale.<\/p>\n<p>Aux risques chirurgicaux habituels tels que les complications h\u00e9morragiques, l&#8217;infection postop\u00e9ratoire et le coussin de liquide c\u00e9phalorachidien postop\u00e9ratoire s&#8217;ajoute le risque sp\u00e9cifique d&#8217;ensemencement tumoral m\u00e9ning\u00e9. Le risque d&#8217;ensemencement tumoral m\u00e9ning\u00e9 li\u00e9 \u00e0 l&#8217;op\u00e9ration est le plus \u00e9lev\u00e9 en cas de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales superficielles, de r\u00e9section par morceaux de la m\u00e9tastase et d&#8217;utilisation d&#8217;un aspirateur \u00e0 ultrasons.<\/p>\n<h2 id=\"radiochirurgie\">Radiochirurgie<\/h2>\n<p>Entre-temps, une autre forme de traitement local a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie, la radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique en une seule s\u00e9ance. En une seule s\u00e9ance, une dose de rayonnement supral\u00e9tale pour les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales est d\u00e9pos\u00e9e dans la tumeur, tout en pr\u00e9servant au maximum le tissu c\u00e9r\u00e9bral environnant. La dose appliqu\u00e9e est ind\u00e9pendante de la tumeur primaire. Le taux de r\u00e9ussite local est de &gt;90% pour un traitement radiochirurgical primaire sans radioth\u00e9rapie conventionnelle suppl\u00e9mentaire, quelle que soit la tumeur primaire. M\u00eame les tumeurs dites radior\u00e9sistantes, telles que les m\u00e9tastases d&#8217;un m\u00e9lanome malin ou d&#8217;un carcinome r\u00e9nal, pr\u00e9sentent un taux de contr\u00f4le local de la tumeur de &gt;90% apr\u00e8s radiochirurgie comme seul traitement.<\/p>\n<p>Si de nouvelles m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales apparaissent au cours de l&#8217;\u00e9volution, elles peuvent \u00e9ventuellement \u00eatre trait\u00e9es \u00e0 nouveau par radiochirurgie.<strong> (Fig.4). <\/strong>En cas de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales de grande taille, une application hypofractionn\u00e9e de la dose de rayonnement en 3 \u00e0 5 fractions peut \u00eatre indiqu\u00e9e, mais la dose et le nombre optimaux de fractions n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9s et la sup\u00e9riorit\u00e9 par rapport \u00e0 un traitement radiochirurgical en une seule s\u00e9ance r\u00e9alis\u00e9 de mani\u00e8re optimale n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e. En tout \u00e9tat de cause, les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales de grande taille devraient plut\u00f4t \u00eatre abord\u00e9es par voie chirurgicale.<\/p>\n<p>Les risques d&#8217;un traitement radiochirurgical se limitent essentiellement \u00e0 l&#8217;apparition d&#8217;une radion\u00e9crose. Ce risque est tr\u00e8s faible ( &lt;5%) pour les tumeurs de petite et moyenne taille apr\u00e8s un traitement radiochirurgical primaire. Il d\u00e9pend de la taille de la tumeur ainsi que de l&#8217;exp\u00e9rience, des connaissances et de la technique du radiochirurgien. En cas de radiochirurgie secondaire de r\u00e9cidives tumorales apr\u00e8s irradiation du cerveau entier, le risque est nettement plus \u00e9lev\u00e9. Une utilisation simultan\u00e9e ou l&#8217;irradiation suppl\u00e9mentaire du cerveau entier ne prolonge pas l&#8217;esp\u00e9rance de vie. Une \u00e9tude prospective men\u00e9e par le MD Anderson Cancer Institute \u00e0 Houston sur cette question a d\u00fb \u00eatre interrompue pr\u00e9matur\u00e9ment, car les patients du bras d&#8217;\u00e9tude radiochirurgie plus irradiation du cerveau entier pr\u00e9sentaient d\u00e9j\u00e0 un d\u00e9clin cognitif significatif pendant l&#8217;\u00e9tude par rapport aux patients du bras d&#8217;\u00e9tude avec radiochirurgie uniquement [3].<\/p>\n<p>La radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique en une seule s\u00e9ance est aujourd&#8217;hui principalement appliqu\u00e9e avec le Gamma-Knife, le CyberKnife ou l&#8217;acc\u00e9l\u00e9rateur lin\u00e9aire Micro-multileaf-collimator. Les Gamma-Knife et CyberKnife sont des appareils d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la radiochirurgie, tandis que les acc\u00e9l\u00e9rateurs lin\u00e9aires sont des appareils adapt\u00e9s. Les diff\u00e9rentes technologies pr\u00e9sentent des avantages et des inconv\u00e9nients sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;appareil, mais l&#8217;exp\u00e9rience et les connaissances de l&#8217;op\u00e9rateur ou du chirurgien sont bien plus importantes que la technologie en question. radiochirurgiens [4].<\/p>\n<p>La radiochirurgie est une th\u00e9rapie purement ambulatoire, r\u00e9alis\u00e9e en une seule s\u00e9ance. Cette m\u00e9thode est de loin la moins agressive pour les patients atteints de cancer d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s atteints par rapport \u00e0 toutes les autres formes de traitement.<\/p>\n<h2 id=\"irradiation-conventionnelle-partielle-ou-totale-du-cerveau\">Irradiation conventionnelle partielle ou totale du cerveau<\/h2>\n<p>L&#8217;irradiation conventionnelle du cerveau entier est la forme classique de traitement non localis\u00e9 des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales. Malgr\u00e9 la r\u00e9duction de la dose et l&#8217;optimisation du fractionnement, l&#8217;irradiation du cerveau entier est toujours associ\u00e9e \u00e0 un taux relativement \u00e9lev\u00e9 d&#8217;\u00e9volutions d\u00e9mentielles subs\u00e9quentes. Souvent, cette \u00e9volution d\u00e9bute un an seulement apr\u00e8s l&#8217;irradiation. En premier lieu, l&#8217;utilisation de l&#8217;irradiation du cerveau entier devrait donc \u00eatre limit\u00e9e aux m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales du cancer bronchique non \u00e0 petites cellules, aux cas de m\u00e9ningiome carcinomateux, aux patients dont l&#8217;esp\u00e9rance de vie est inf\u00e9rieure \u00e0 un an et aux patients pr\u00e9sentant un nombre \u00e9lev\u00e9 de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales. Une combinaison avec la radiochirurgie n&#8217;est pas justifi\u00e9e, car l&#8217;esp\u00e9rance de vie n&#8217;est pas prolong\u00e9e et il faut s&#8217;attendre \u00e0 une \u00e9volution d\u00e9mentielle pr\u00e9coce. En raison du risque relativement \u00e9lev\u00e9 d&#8217;\u00e9volution vers la d\u00e9mence, il est pr\u00e9f\u00e9rable de proc\u00e9der \u00e0 une irradiation c\u00e9r\u00e9brale partielle en postop\u00e9ratoire.<\/p>\n<p>Plus d&#8217;un tiers des patients d\u00e9veloppent \u00e0 nouveau des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales apr\u00e8s une irradiation du cerveau entier. La radioth\u00e9rapie ne prot\u00e8ge donc pas contre une nouvelle atteinte du SNC. Cette forme de th\u00e9rapie non localis\u00e9e consiste \u00e0 irradier un volume de SNC d&#8217;environ 1500&nbsp;cc pour traiter un volume de m\u00e9tastases de quelques pour mille de ce volume.<\/p>\n<h2 id=\"chimiotherapie\">Chimioth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>La chimioth\u00e9rapie est le plus souvent envisag\u00e9e sous forme d&#8217;application intrath\u00e9cale en cas de m\u00e9ningite carcinomateuse. Le traitement des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales par chimioth\u00e9rapie est loin d&#8217;\u00eatre aussi efficace que la chirurgie, la radiochirurgie ou la radioth\u00e9rapie. Le temozolomide est parfois utilis\u00e9 comme chimioth\u00e9rapie adjuvante et agit \u00e9galement comme radiosensibilisateur lors des radioth\u00e9rapies. A cet \u00e9gard, nous vous recommandons la bonne revue oncologique de P\u00e9us et Hofer [5].<\/p>\n<h2 id=\"meilleur-moment-pour-la-therapie\">Meilleur moment pour la th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Il convient d&#8217;\u00e9viter toute perte de temps inutile, car les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales s&#8217;agrandissent in\u00e9vitablement, ce qui rend moins probable l&#8217;application de la forme de traitement la moins agressive.<\/p>\n<h2 id=\"ordre-des-differentes-therapies\">Ordre des diff\u00e9rentes th\u00e9rapies<\/h2>\n<p>Si la radiochirurgie est envisag\u00e9e, elle doit \u00eatre utilis\u00e9e en premier lieu. L&#8217;utilisation de la radiochirurgie en cas de r\u00e9cidive tumorale apr\u00e8s irradiation du cerveau entier est moins favorable, car on observe alors davantage de radion\u00e9croses avec \u0153d\u00e8me chronique et d\u00e9pendance aux st\u00e9ro\u00efdes qui en d\u00e9coule. En cas de r\u00e9cidive tumorale apr\u00e8s une radiochirurgie, il convient d&#8217;\u00e9valuer si une nouvelle radiochirurgie ou une irradiation du cerveau entier est indiqu\u00e9e dans un deuxi\u00e8me temps. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les traitements radiochirurgicaux r\u00e9p\u00e9t\u00e9s sont facilement r\u00e9alisables et sont m\u00eame express\u00e9ment demand\u00e9s par les patients ayant un bon score de performance de Karnofsky (KPS) <strong>(Fig.&nbsp;4).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5953 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb4_oh7_s11.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/762;height:416px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"762\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb4_oh7_s11.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb4_oh7_s11-800x554.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb4_oh7_s11-120x83.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb4_oh7_s11-90x62.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb4_oh7_s11-320x222.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb4_oh7_s11-560x388.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"previsions\">Pr\u00e9visions<\/h2>\n<p>Ce sont les facteurs pronostiques concernant l&#8217;esp\u00e9rance de vie apr\u00e8s radiochirurgie qui ont \u00e9t\u00e9 les mieux \u00e9tudi\u00e9s [6]. Un KPS &gt;70 au moment de la radiochirurgie, un cancer bronchique et mammaire comme tumeur primaire, un faible nombre de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, un faible volume tumoral et une maladie extracr\u00e2nienne inactive ont une influence favorable statistiquement prouv\u00e9e sur le pronostic.<\/p>\n<h2 id=\"suivi-de-levolution\">Suivi de l&#8217;\u00e9volution<\/h2>\n<p>Compte tenu de l&#8217;allongement de l&#8217;esp\u00e9rance de vie et de la bonne qualit\u00e9 de vie qu&#8217;offre un traitement pr\u00e9coce et agressif des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, les aspects suivants gagnent en importance : contr\u00f4le ad\u00e9quat de l&#8217;\u00e9volution par IRM et pr\u00e9servation des capacit\u00e9s cognitives. Si l&#8217;\u00e9volution est suivie de pr\u00e8s et que l&#8217;on intervient \u00e9ventuellement \u00e0 temps, les patients atteints de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales ne meurent g\u00e9n\u00e9ralement plus de la m\u00e9tastase c\u00e9r\u00e9brale, contrairement \u00e0 ce qui se passait auparavant, mais de la maladie sous-jacente progressive. Dans certains cas, on peut m\u00eame parler de traitement curatif et non plus de traitement palliatif <strong>(fig.&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5954 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb5_oh7_s12.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/883;height:482px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"883\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb5_oh7_s12.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb5_oh7_s12-800x642.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb5_oh7_s12-120x96.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb5_oh7_s12-90x72.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb5_oh7_s12-320x257.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/abb5_oh7_s12-560x450.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Salvetti DJ, et al : Gamma Knife surgery for the treatment of 5 to 15 metastases to the brain. J Neurosurg 2013 ; 118 : 1250-1257.<\/li>\n<li>Yamamoto M, et al : A case-matched study of stereotactic radiosurgery for patients with multiple brain metastases : comparing treatment results for 1-4 vs \u22655 tumors. J Neurosurg 2013 ; 118 : 1258-1268.<\/li>\n<li>Chang EL, et al : Neurocognition in patients with brain metastases treated with radiosurgery or radiosurgery plus whole-brain irradiation : a randomized controlled trial. Lancet Oncol 2009 ; 10(11) : 1037-1044.<\/li>\n<li>Mindermann T : Gamma Knife, CyberKnife ou micro-multileaf collimator LINAC pour la radiochirurgie intracr\u00e2nienne ? Acta Neurochir 2015 ; 157 : 557-558.<\/li>\n<li>P\u00e9us D, Hofer S : M\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales : \u00c9valuation du pronostic et strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques. Forum Med Suisse 2013 ; 13 : 593-597.<\/li>\n<li>Serizawa T, et al. : Testing different brain metastasis grading systems in stereotactic radiosurgery : Radiation Therapy Oncology Group&#8217;s RPA, SIR, BSBM, GPA, and modified RPA. J Neurosurg 2012 ; 117(Suppl) : 31-37.<br \/>\n\t&nbsp;<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2015 ; 3(7) : 9-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales sont un probl\u00e8me local qui peut souvent \u00eatre trait\u00e9 efficacement par un traitement local. 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