{"id":343270,"date":"2015-06-05T01:00:00","date_gmt":"2015-06-04T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/intestins-coeur-et-hormones-influencent-ils-le-risque-de-depression\/"},"modified":"2015-06-05T01:00:00","modified_gmt":"2015-06-04T23:00:00","slug":"intestins-coeur-et-hormones-influencent-ils-le-risque-de-depression","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/intestins-coeur-et-hormones-influencent-ils-le-risque-de-depression\/","title":{"rendered":"Intestins, c\u0153ur et hormones &#8211; influencent-ils le risque de d\u00e9pression ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le 16 avril 2015, la Soci\u00e9t\u00e9 suisse pour les troubles anxieux et la d\u00e9pression (SSAD) a organis\u00e9 son symposium annuel pour la sixi\u00e8me fois. Les discussions ont port\u00e9 sur les liens entre la d\u00e9pression et les maladies organiques du syst\u00e8me endocrinien, des intestins et du c\u0153ur. Un autre point du programme \u00e9tait consacr\u00e9 aux troubles alimentaires chez les enfants et les adolescents.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>En ouverture du symposium, l&#8217;ancien pr\u00e9sident de la Conf\u00e9d\u00e9ration Moritz Leuenberger a prononc\u00e9 un discours divertissant et enrichissant sur les points de contact entre la politique et la psychiatrie. Il avait personnellement assist\u00e9 \u00e0 la fermeture d&#8217;h\u00f4pitaux psychiatriques en Italie dans les ann\u00e9es 70 et \u00e0 la mis\u00e8re des toxicomanes de Platzspitz et du Lettenareal \u00e0 Zurich dans les ann\u00e9es 90.<\/p>\n<h2 id=\"psychisme-et-hormones\">Psychisme et hormones<\/h2>\n<p>Prof. Dr. rer. nat. Le Dr Martin Keck, directeur de la clinique de psychiatrie, de psychosomatique et de neurologie de l&#8217;Institut Max Planck de Munich, a pr\u00e9sent\u00e9 les interactions entre le psychisme et les hormones. Les interd\u00e9pendances sont tr\u00e8s nombreuses et les causes hormonales doivent toujours \u00eatre exclues lors du diagnostic des maladies mentales. L&#8217;orateur a cit\u00e9 l&#8217;exemple de la maladie de Cushing, qui s&#8217;accompagne souvent de sympt\u00f4mes psychologiques tels que la d\u00e9pression et l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. M\u00eame lorsque les hormones sont \u00e0 nouveau r\u00e9gul\u00e9es normalement gr\u00e2ce \u00e0 un traitement ad\u00e9quat, les sympt\u00f4mes neuropsychiatriques peuvent persister longtemps. L&#8217;insuffisance hypophysaire, avec les sympt\u00f4mes psychologiques correspondants, est \u00e9galement plus fr\u00e9quente qu&#8217;on ne le pense apr\u00e8s un traumatisme cr\u00e2nien.<\/p>\n<p>Le stress peut \u00e9galement d\u00e9clencher une d\u00e9pression, mais uniquement en cas de vuln\u00e9rabilit\u00e9. La pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique influence la r\u00e9gulation du stress : si la fixation du cortisol est moins possible que chez d&#8217;autres personnes, il existe une vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue en raison de la diminution de la r\u00e9troaction n\u00e9gative. Le g\u00e8ne qui provoque la fixation insuffisante du cortisol ne d\u00e9termine toutefois pas simplement le destin, mais n&#8217;augmente le risque de d\u00e9pression que si des influences environnementales d\u00e9favorables s&#8217;y ajoutent.<\/p>\n<p>Les r\u00e9actions typiques du corps au stress sont la glucon\u00e9ogen\u00e8se, la lipolyse, l&#8217;immunosuppression et les effets anti-inflammatoires, mais aussi l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression. En cons\u00e9quence, lors de la r\u00e9mission d&#8217;une d\u00e9pression &#8211; g\u00e9n\u00e9ralement avant m\u00eame l&#8217;am\u00e9lioration clinique &#8211; l&#8217;activit\u00e9 de l&#8217;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien se normalise \u00e9galement, ce qui peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 par le test Dex-CRH. L&#8217;absence de normalisation du test Dex-CRH augmente la probabilit\u00e9 de r\u00e9cidive de la d\u00e9pression (43% de r\u00e9cidives dans les 6 mois vs 8%), le test Dex-CRH est donc un biomarqueur utile. Le professeur Keck a plaid\u00e9 pour que la d\u00e9pression soit consid\u00e9r\u00e9e comme une maladie syst\u00e9mique, car la d\u00e9pression a des cons\u00e9quences cliniques telles que la d\u00e9mence, le syndrome m\u00e9tabolique, les maladies cardiovasculaires, les attaques c\u00e9r\u00e9brales, l&#8217;ost\u00e9oporose, la dyslipid\u00e9mie, l&#8217;hypertension, etc.<\/p>\n<h2 id=\"psychisme-et-intestin\">Psychisme et intestin<\/h2>\n<p>Christoph Beglinger, m\u00e9decin-chef en gastroent\u00e9rologie et h\u00e9patologie \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, a d\u00e9clar\u00e9 que les \u00e9motions et l&#8217;activit\u00e9 intestinale sont \u00e9troitement li\u00e9es. M\u00eame des ph\u00e9nom\u00e8nes connus de tous, comme la mauvaise humeur en cas de faim ou le fait que le chocolat aide \u00e0 lutter contre un chagrin d&#8217;amour, parlent en faveur de connexions intestin-cerveau multiples. Plus r\u00e9cemment, le microbiome, c&#8217;est-\u00e0-dire le contenu de l&#8217;intestin, a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme un organe \u00e0 part enti\u00e8re avec diff\u00e9rentes fonctions. Les fonctions \u00e9tablies du microbiome sont la motilit\u00e9 gastro-intestinale, la fonction digestive et le m\u00e9tabolisme, la r\u00e9gulation du syst\u00e8me immunitaire intestinal, l&#8217;expulsion des germes pathog\u00e8nes, etc. La fonction m\u00e9tabolique se traduit notamment par l&#8217;am\u00e9lioration de la sensibilit\u00e9 \u00e0 l&#8217;insuline chez les personnes ob\u00e8ses auxquelles on transf\u00e8re des selles de personnes de poids normal. Une dysbiose du microbiome peut alt\u00e9rer les fonctions corporelles. On postule par exemple un lien avec le diab\u00e8te, les maladies gastro-intestinales, les maladies du foie ou l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9.<\/p>\n<p>A la naissance, le tractus gastro-intestinal est encore st\u00e9rile, mais chez un enfant d&#8217;un an, le microbiome peut d\u00e9j\u00e0 \u00eatre compar\u00e9 \u00e0 celui d&#8217;un adulte. Environ 1800 genres et 40 000 esp\u00e8ces de bact\u00e9ries peuvent \u00eatre identifi\u00e9s, principalement dans le c\u00f4lon. Dans l&#8217;estomac, l&#8217;acide gastrique emp\u00eache la colonisation, et dans l&#8217;intestin gr\u00eale, le jus de pancr\u00e9as. Le profil du microbiome est propre \u00e0 chaque personne. Des \u00e9tudes r\u00e9centes indiquent que les cellules intestinales poss\u00e8dent \u00e9galement des r\u00e9cepteurs gustatifs et qu&#8217;un retour d&#8217;information vers le SNC est effectu\u00e9 depuis l&#8217;intestin. &#8220;Le r\u00e9gime alimentaire que nous suivons contr\u00f4le \u00e9galement notre faim et nos envies&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Beglinger. &#8220;Des donn\u00e9es non publi\u00e9es montrent que le fructose n&#8217;active pas le syst\u00e8me de r\u00e9compense dans le cerveau, contrairement au glucose&#8221;. On ne sait toutefois pas si les probiotiques peuvent avoir un impact positif sur les fonctions corporelles, car on ignore pour l&#8217;instant quelles souches doivent \u00eatre prises, \u00e0 quel moment et \u00e0 quelle dose. L&#8217;orateur s&#8217;est \u00e9galement montr\u00e9 sceptique quant aux pr\u00e9parations \u00e0 base de Lactobacillus : &#8220;Avec ces pr\u00e9parations, les lactobacilles vivants atteignent \u00e0 peine l&#8217;intestin. La plupart des bact\u00e9ries sont d\u00e9j\u00e0 tu\u00e9es dans le r\u00e9frig\u00e9rateur si la pr\u00e9paration est laiss\u00e9e quelques jours, et celles qui restent sont \u00e9limin\u00e9es dans l&#8217;estomac par l&#8217;acide gastrique&#8221;.<\/p>\n<p>Le psychisme est \u00e9galement influenc\u00e9 par le microbiome. Ainsi, les souris dont l&#8217;intestin est exempt de germes ont un comportement anxieux r\u00e9duit. La colonisation tardive de l&#8217;intestin chez l&#8217;animal adulte ne permet pas de corriger ce comportement. Cela sugg\u00e8re qu&#8217;une modification du microbiome (par exemple suite \u00e0 une gastro-ent\u00e9rite ou \u00e0 un traitement antibiotique) modifie \u00e9galement les sensations. Le domaine de recherche du microbiome est tr\u00e8s actuel et il reste encore beaucoup de questions auxquelles il faut r\u00e9pondre : Quelle est l&#8217;importance du microbiome pour le fonctionnement du cerveau chez les adultes ? Quel est le r\u00f4le du sexe ? Comment le microbiome influence-t-il le d\u00e9veloppement du SNC ?<\/p>\n<h2 id=\"psyche-et-coeur\">Psych\u00e9 et c\u0153ur<\/h2>\n<p>Martin Preisig, m\u00e9decin-chef du Centre d&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie psychiatrique et de psychopathologie, CHUV, Lausanne, a expliqu\u00e9 l&#8217;interaction entre la d\u00e9pression et les maladies cardiaques. Ici aussi, le langage montre d\u00e9j\u00e0 le lien \u00e9troit entre le psychisme et la circulation : &#8220;J&#8217;ai le c\u0153ur l\u00e9ger\/lourd&#8221;, &#8220;Nous sommes un seul c\u0153ur et une seule \u00e2me&#8221; ou &#8220;Cela me brise le c\u0153ur&#8221;. Les \u00e9tudes ne permettent toutefois pas d&#8217;\u00e9tablir facilement le lien, car la plupart des \u00e9tudes sur le th\u00e8me &#8220;d\u00e9pression et maladies cardiaques&#8221; pr\u00e9sentent des restrictions (\u00e9tudes cliniques sans groupes de contr\u00f4le, peu de donn\u00e9es prospectives, d\u00e9pression souvent d\u00e9termin\u00e9e par des \u00e9chelles de d\u00e9pression plut\u00f4t que par l&#8217;anamn\u00e8se, r\u00e9sultats somatiques souvent relev\u00e9s par questionnaire plut\u00f4t que par des examens).<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, on peut estimer que 16 \u00e0 23% des malades cardiaques souffrent de d\u00e9pression, et les \u00e9chelles de d\u00e9pression pr\u00e9disent parfois mieux le pronostic que les param\u00e8tres cardiologiques (les patients atteints d&#8217;infarctus du myocarde et souffrant de d\u00e9pression ont une mortalit\u00e9 augment\u00e9e d&#8217;un facteur&nbsp;2). Mais ces \u00e9chelles mesurent-elles vraiment la pr\u00e9sence d&#8217;une d\u00e9pression ou indiquent-elles simplement une maladie physique grave avec l&#8217;\u00e9tat mental correspondant ? Inversement, les d\u00e9pressifs ont un risque 2,54 fois plus \u00e9lev\u00e9 de subir un infarctus du myocarde et huit \u00e9tudes sur douze ont montr\u00e9 une augmentation de la mortalit\u00e9 cardiaque chez les patients d\u00e9pressifs.<\/p>\n<p>Certains m\u00e9canismes potentiels de cette influence mutuelle sont discut\u00e9s : Il pourrait y avoir un lien de cause \u00e0 effet entre les deux maladies ou des facteurs tiers (facteurs de risque communs) pourraient favoriser les deux de mani\u00e8re \u00e9gale (par exemple, l&#8217;alimentation, la pauvret\u00e9, les drogues, les facteurs environnementaux, la g\u00e9n\u00e9tique, le syst\u00e8me immunitaire, etc.) Les m\u00e9canismes biologiques possibles incluent la diath\u00e8se inflammatoire, la g\u00e9n\u00e9tique, la d\u00e9r\u00e9gulation neurohumorale (cortisol), la d\u00e9r\u00e9gulation du syst\u00e8me nerveux autonome (augmente les cat\u00e9cholamines), le dysfonctionnement endoth\u00e9lial, etc. La d\u00e9pression peut \u00e9galement d\u00e9clencher des changements de comportement (tabagisme, inactivit\u00e9, suralimentation, diminution de l&#8217;observance) qui favorisent les maladies cardiaques, et&nbsp;  Inversement, les maladies cardiaques, avec les sentiments de perte qu&#8217;elles entra\u00eenent (sant\u00e9, sexualit\u00e9, ind\u00e9pendance, emploi, s\u00e9curit\u00e9 financi\u00e8re), peuvent d\u00e9clencher une d\u00e9pression. Cependant, les \u00e9tudes d&#8217;intervention chez des patients d\u00e9prim\u00e9s ayant subi un infarctus du myocarde et trait\u00e9s par antid\u00e9presseurs ou th\u00e9rapie comportementale ne montrent pas d&#8217;impact significatif sur&nbsp; la mobilit\u00e9 cardiaque, la mortalit\u00e9 ou les r\u00e9hospitalisations.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude PsyCoLaus, men\u00e9e \u00e0 Lausanne, a examin\u00e9 les liens entre les maladies mentales et les maladies cardiovasculaires. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que les personnes souffrant de d\u00e9pression atypique \u00e9taient davantage touch\u00e9es par l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, le diab\u00e8te ou un syndrome m\u00e9tabolique et pr\u00e9sentaient davantage de param\u00e8tres inflammatoires. L&#8217;augmentation des param\u00e8tres inflammatoires est probablement due \u00e0 la prise de poids. Ces liens n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence chez les patients souffrant de d\u00e9pression m\u00e9lancolique. Lors du suivi \u00e0 cinq ans, les d\u00e9pressifs atypiques pr\u00e9sentaient un risque d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 presque quatre fois plus \u00e9lev\u00e9. Chez les personnes qui \u00e9taient d\u00e9prim\u00e9es au moment de l&#8217;examen initial, le risque de mortalit\u00e9 \u00e0 cinq ans \u00e9tait trois fois plus \u00e9lev\u00e9 que chez les personnes qui n&#8217;\u00e9taient pas d\u00e9prim\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"troubles-alimentaires-chez-les-enfants-et-les-adolescents\">Troubles alimentaires chez les enfants et les adolescents<\/h2>\n<p>Le Dr Dagmar Pauli, m\u00e9decin-chef du service de psychiatrie de l&#8217;enfant et de l&#8217;adolescent, Zurich, a donn\u00e9 des informations sur les troubles alimentaires chez les patients adolescents. Au niveau infraclinique, il existe diff\u00e9rents types de troubles du comportement alimentaire. L&#8217;alimentation \u00e9motionnelle consiste \u00e0 att\u00e9nuer les sentiments n\u00e9gatifs en mangeant. Dans ce cas, les personnes concern\u00e9es consomment surtout des aliments sucr\u00e9s, ce qui peut conduire \u00e0 la typique &#8220;bosse du chagrin&#8221;. Chez les &#8220;mangeurs brid\u00e9s&#8221;, l&#8217;alimentation est soumise \u00e0 un contr\u00f4le cognitif permanent afin de r\u00e9duire la prise alimentaire ; en cas de stress, d&#8217;\u00e9motions n\u00e9gatives ou de distraction, ils mangent alors davantage car le contr\u00f4le cognitif dispara\u00eet. En revanche, chez les mangeurs non brid\u00e9s qui vivent un stress, la prise alimentaire a tendance \u00e0 \u00eatre diminu\u00e9e. Les comportements alimentaires contr\u00f4l\u00e9s constituent une base pour l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, l&#8217;hyperphagie et la boulimie.<\/p>\n<p>Les traits de personnalit\u00e9 typiques des patients souffrant de troubles alimentaires sont l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 (phobie sociale), la d\u00e9pressivit\u00e9, le perfectionnisme, la rigidit\u00e9, l&#8217;obsession, la honte, la &#8220;poussi\u00e8re \u00e9motionnelle&#8221; ainsi que des d\u00e9ficits dans la r\u00e9gulation \u00e9motionnelle et le contr\u00f4le des impulsions. Plus la maladie progresse, plus ces caract\u00e9ristiques sont marqu\u00e9es, c&#8217;est pourquoi les adolescents ont un taux de comorbidit\u00e9s psychologiques encore plus faible que les adultes. Un ant\u00e9c\u00e9dent de trouble obsessionnel-compulsif ou d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 aggrave le pronostic des troubles alimentaires. &#8220;Une d\u00e9pression chez un adolescent souffrant de troubles alimentaires peut aussi \u00eatre simplement un signe de malnutrition&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;intervenante. &#8220;Lorsque le poids augmente chez ces patients, la d\u00e9pression dispara\u00eet&#8221;. Le traitement psychopharmaceutique de l&#8217;anorexie est g\u00e9n\u00e9ralement inefficace : les antipsychotiques ont certes un effet clinique chez certains patients souffrant de pens\u00e9es obsessionnelles et de fortes angoisses, mais ils n&#8217;ont aucun effet sur la prise de poids. Les antid\u00e9presseurs n&#8217;ont aucun effet sur l&#8217;insuffisance pond\u00e9rale ni sur l&#8217;am\u00e9lioration de la d\u00e9pression qui l&#8217;accompagne ; dans le cas de la boulimie, ils peuvent certes r\u00e9duire la fr\u00e9quence des crises de boulimie, mais g\u00e9n\u00e9ralement de mani\u00e8re temporaire.<\/p>\n<p>Un diagnostic et un traitement pr\u00e9coces des troubles alimentaires am\u00e9liorent le pronostic. Pour les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes et les p\u00e9diatres, il est important de savoir que ce n&#8217;est pas le poids corporel absolu qui est d\u00e9terminant, mais l&#8217;\u00e9volution du centile, qui chute typiquement de mani\u00e8re abrupte en cas d&#8217;anorexie. &#8220;L&#8217;anorexie peut \u00eatre d\u00e9j\u00e0 pleinement d\u00e9velopp\u00e9e alors que le poids corporel est encore normal&#8221;, a averti le Dr Pauli. Un r\u00e9gime \u00e0 l&#8217;adolescence est un comportement \u00e0 risque pour les troubles alimentaires !<\/p>\n<p>Le traitement vise en premier lieu \u00e0 stabiliser le comportement alimentaire et le poids, en impliquant la famille ; la th\u00e9rapie des causes du trouble alimentaire n&#8217;intervient que plus tard dans l&#8217;\u00e9volution. Il est important de motiver les patients adolescents pour le traitement, car la motivation fait d\u00e9faut chez de nombreuses personnes concern\u00e9es. Dans la plupart des cas, un traitement ambulatoire est possible.<\/p>\n<p><em>Source : 6e r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse pour l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression (SSAD), 16 avril 2015, Zurich<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2015 ; 13(3) : 25-27<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 16 avril 2015, la Soci\u00e9t\u00e9 suisse pour les troubles anxieux et la d\u00e9pression (SSAD) a organis\u00e9 son symposium annuel pour la sixi\u00e8me fois. Les discussions ont port\u00e9 sur les&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":50984,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Congr\u00e8s annuel de la SSAD","footnotes":""},"category":[11378,11404,11414,11410,11489,11535,11549],"tags":[22367,14976,30463,17022],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343270","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-endocrinologie-et-diabetologie","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-nutrition-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-boulimie","tag-depression-fr","tag-sgad-fr","tag-trouble-anxieux","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-30 12:28:50","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343273,"slug":"intestino-cuore-e-ormoni-influenzano-il-rischio-di-depressione","post_title":"Intestino, cuore e ormoni: influenzano il rischio di depressione?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/intestino-cuore-e-ormoni-influenzano-il-rischio-di-depressione\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343040,"slug":"intestino-coracao-e-hormonas-sera-que-influenciam-o-risco-de-depressao","post_title":"Intestino, cora\u00e7\u00e3o e hormonas - ser\u00e1 que influenciam o risco de depress\u00e3o?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/intestino-coracao-e-hormonas-sera-que-influenciam-o-risco-de-depressao\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343046,"slug":"el-intestino-el-corazon-y-las-hormonas-influyen-en-el-riesgo-de-depresion","post_title":"El intestino, el coraz\u00f3n y las hormonas: \u00bfinfluyen en el riesgo de depresi\u00f3n?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/el-intestino-el-corazon-y-las-hormonas-influyen-en-el-riesgo-de-depresion\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343270","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343270"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343270\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343270"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343270"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343270"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343270"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}